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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 07:41
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Le sexe nous abuse

et scelle à jamais

nos désirs invisibles

à la potence de la chair !

 

Pourquoi tant de hâte

la sagesse serait-elle décevante ?

 

La beauté possède

doit-on le croire

un terrible maléfice…

 

L’empressement du destin

sculpte nos visages

comme une présence

qu’on doit anéantir…

 

Faut-il sans cesse

recommencer

l’accomplissement

de l’impossible ?

 

Étrange obstination

qui pénètre

chaque fibre

de chaque mouvement

et nous entraîne dans la demeure

de la faute éternelle !

 

Mais qui marche

comme des ombres voûtées

derrière nos visages

et tient les ailes

de notre âme

pour mieux s’emparer

du tressaillement

de nos vies ?

Tout brûle et disparaît

à l’approche du présent…

 

La révolte de nos cœurs

face à l’inexplicable

jette sa lance

dans le vide…

 

© Victor Varjac

Antibes, mai 1997

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 07:15
blog.monolecte.fr

 

 

 

- "Ho la la ! Qui est là ? "

 

- "C'est moi !"

 

- "Que lis-tu là ?

 

- "Ce livre-là : "Lilas" !

Et toi ? Tu l'as lu ?"

 

- "Déjà lu !... Il m'a plu,

Mais n'en lis plus...

 

- "Par dépit ?"

 

- "Non dépité,

Je l'eu fait,

De-ci de-là,

Mais j'en fais fi !

Je suis comme l'eau

Comme l'air,

A présent je ne lis plus :

Je suis libre... J'écris !...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 07:41
Photo J.Dornac©

 

 

 

Accepter peu à peu

De chercher sans trouver,

De frôler la réponse

Impossible à cerner,

 

Laisser les choses dans le flou

Comme brume au petit matin

Ou brouillard au soleil couchant,

Peut-être sans les dégager,

 

Naviguer dans l’imprécision,

L’à-peu-près, l’insécurité,

Donner sa chance à l’imprévu,

L’invisible et l’impondérable,

 

Rester entre deux eaux,

mi-poisson, mi-canard,

Dans un jeu de nageoires

Et de pattes palmées 

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 07:22
Photo J.Dornac©

 

 

Avant que les larmes de la nuit

N’altèrent les fruits alloués

Par ma terre désarmée,


Caresser la sève fertile du sol matriciel,
Se repaître des gerbes éblouissantes

De cascatelles essaimant leur étincelle de vie,
Savourer les gouttes de la source première,

Et les mille nuances vertes

Du feuillage lissé de lumière,
Respirer en forêt la douceur

De la fougère et les teintes boisées,
S’imprégner du sel de la mer,

Se complaire de l’envol d’un oiseau

Et sur ses ailes décliner le ciel,
Jouir de l’or solaire

Jouant sur les jupons radieux du tournesol,
Se gorger jusqu’à l’ivresse

De la rousseur des grappes d’automne,
Savourer le grain fastueux de la nature,


Se relever

Saisir l’invisible
Recueillir la semence de l’esprit

Germe de l’espérance,

Et à la sueur du cœur

Ciseler les sillons tracés par nos aînés. 

 

©Nicole Portay

 

Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

site: www.societedespoetesfrancais.eu    
blog:
www.societedespoetesfrancais.net    



 

 
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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 07:29

 

Note de lecture écrite par Françoise Varenne (poète et "performeuse") pour mon recueil ALBEDO. Françoise a créé une association Le Bruissement pour promouvoir la lecture de texte et la transmission orale.

Des ténèbres de la mine aux sculptures mystiques de la cathédrale de Reims, la langue riche et imagée de Béatrice Pailler suit deux routes, l'une en prose, l'autre en vers libres, tantôt récit poétique, tantôt poésie de la vie.

 

On reconnaît à chaque page du recueil ce qui constitue le force de  l'écriture de Béatrice  Pailler : la musicalité, la mélodie, le rythme : «  Il respirait ainsi sa terre, aux boues en flaques battues, talochée de la claque des galoches », le souci de trouver le mot exact, juste dans son sens premier : « dans l'ombre initiée, au respir du soir, là, sur la moire des pierres, le clair des colonnes jubile et les saintes extatiques exultent »., l'importance de la couleur et des images : « Veine noire / ombre/ au puits de l'œil » « soleil infini / véhémence de l'or / du blanc / Soleil primat/ brûlé / incessant ».

 

ALBEDO chant nostalgique et vrai mais sans amertume et plein de foi en la force de l'humain est un trajet entre le Nord et la Champagne, entre la jeunesse et l'âge mûr, entre la pierre noire et la pierre blanche, entre le souterrain et le ciel.

 

Françoise Varenne

 

 

Croisée des chemins,

Croix en calvaire

Absente au socle de pierre,

À peine dressée

Ne reste qu’une ombre.

Dans l’usure du temps

Pliée

Avalée

Aux trames de verdure

Elle gît.

 

(Extrait de Gaillette)

 

 

 

Montée trouble de la nuit

Là, dans les bas-fonds du lointain,

Une pèche plate d’or éclaté.

La pierre prend vie,

Et l’ombre s’éprend de ses foules.

Montée trouble de la nuit

Sur la pierre, comme un fard

Un vernis d’écarlate se répand.

 

(Extrait d’Asile)

 

 

ALBEDO - Béatrice Pailler, poèmes en proses et vers libres collection Encres Blanches aux éditions Encres Vives (Commande chez Michel Cosem : 2 Allée des Allobroges, 31770 Colomiers. Prix public 6,10 €   https://encresvives.wixsite.com/michelcosem  )

 

Françoise Varenne est passionnée par l'oralité sous toutes ses formes, elle oscille entre conte, poésie et théâtre comme lectrice et comédienne, en dilettante bien sûr. Son goût du partage la mène en France et en Belgique à participer à de nombreux festivals. Au sein de son association "Le Bruissement" Françoise Varenne œuvre pour la transmission des textes à travers la performance; elle crée du lien s'adressant à tous les publics.

 

©Béatrice Pailler  

 

 

 

 

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 07:26
Photo J.Dornac©

 

 

 

 

L'INSTANT flottait, très pur, comme une onde qui CHANTE,

QUI plane et qui palpite, au ciel, pourquoi ?, pour QUI ?

CHANTE donc bel oiseau !, profite de L’INSTANT !

 

RB - Acrostiche double inversée

 

©Robert Bonnefoy

 

 

 

 

 

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 07:51
www.e-venise.com/index

 

 

 

 

Tu es ma « plus que lente »

Sur une place de Venise,

Près des canaux où les gondoles

Défont les reflets des palais

Dans l’eau.

Tu es ma rencontre de l’aube

Sur la lagune grise.

Ton visage prend la lumière

De ces tableaux anciens

Qui naissaient sous les doigts

Des maîtres vénitiens.

Viens, les marbres roses, verts, et noirs,

Nous attendent au secret des églises.

Les autels, les colonnes torses,

Les ostensoirs.

Tout est dentelles de pierre,

Feuilles d’or,

Vitraux, profusions bleues

Sur les drapés laiteux

Des statuaires.

Retenons notre souffle

Et donne-moi ta main,

Ici des peintres fous

Tout exaltés d’amour,

Surprirent le vol des anges

Dans l’azur des coupoles,

Et l’on croirait voir Dieu

Comme dans la Sixtine,

Etendre son bras divin

Pour engendrer l’humain.  

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 07:16
« L’ange du Foyer », Max Ernst

 

 

Qu’un fou furieux s’empare de moi

Qu’il m’attache à toi

Qu’il nous permette la fusion

L’effusion

Que ce fou (qu’il soit béni !) nous enferme dans un cachot

Avec juste ce qu’il faut d’eau

Qu’il me déshabille et me recouvre d’un pagne

Qu’il me tape, que tu me soignes

Dans la belle obscurité

De notre promiscuité

Que ce fou demeure à notre porte

Qu’il fasse en sorte

Nous faire oublier du monde

Nous laisser mourir dans la pénombre

Qu’un fou furieux s’empare de moi

Qu’il s’attache à tout ça 

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

 

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 07:27

 

 

 

Encore une nouvelle année.

Va-t-elle être pire que l'ancienne ?

A l'aurore de mes matinées,

Mes yeux s'ouvrent comme des persiennes.

 

Je sens tout en ce "MOI" qui craque

On me parle de sénescence,

Au déclin de ce monde patraque,

Je vis encore de mon enfance.

 

PAIX s'est éteinte à ma naissance,

Les lois m'ont fait perdre la FOI,

Mon quotidien perd tout son sens

L'AMOUR même vacille en moi.

 

Ma vie n'est pas encore éteinte.

Je guette les instants de bonheur,

L'espoir d'une nouvellle étreinte

Glanée jusqu'à ma dernière heure.

 

Une luciolle reste allumée.

Créature d'une Transcendance,

Notre vie en est animée,

On la nomme PETITE ESPERANCE !

 

Pierfetz©

 

***

 

*CATHARSIS

 

Aristote désigne ainsi l'effet de "PURIFICATION" produit sur les spectateurs par une représentation dramatique. En Psychothérapie, on pratique cette méthode en provoquant une décharge émotionnelle par l'extériorisation du souvenir d'événements traumatisants ou refoulés.

 

Nous sommes des ordinateurs dont il faut balayer les dossiers négatifs pour ne garder que le positif, sans oublier d'éliminer les virus de la culpabilité, de la violence, de la haine...Tout ce qui peut nous empêcher de faire voler haut dans le ciel notre cerf-volant de coeur!!!

 

Ainsi libérés et purifiés, nous goûterons au pouvoir de l'Amour dans ce monde où l'on recherche plutôt l'amour du pouvoir... Pour cela, il n'est pas nécessaire de brûler ce qu'on a aimé, mais de brûler l'inutile impossible pour aborder la réalité de notre croisière en ce monde. P.F.

 

 

Sources : http://plumarlequin.over-blog.com/

Pierfetz©





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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 07:37
www.formatrieti.it

 

 

 

 

Ça, c’est tout moi :

après tant d’efforts pour trouver le mot juste

jusqu’à la Saint-Glinglin et sans bien sûr

obtenir le moindre résultat,

après être devenu celui qui remporta le Grand Prix

consistant à maintenir un premier vers en hibernation

sur le bout de la langue,

celui qui devait comprendre tout de travers

avant de parvenir à marcher droit,

imaginez-vous un peu quel soupir de soulagement

ai-je bien pu pousser aussitôt libéré,

et d’autant plus profond

qu’il mit un terme à toutes ces nuits blanches

au cours desquelles mon esprit tournait en rond,

un peu comme si j’avais laissé ma raison au fond d’un vers.

 

Mais ici, vous me voyez vraiment ravi que l’affaire soit résolue

et qu’au final la conclusion tombe sous le sens.

 

Le plus fort dans tout ça, c’est justement

parce que l’idée en question ne ressemble à rien

que j’ai à coup sûr la certitude de tenir à présent quelque chose

et surtout réussi à l’écrire en toutes lettres

en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

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