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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 07:55
Le jeu – Denise Bernhardt
 
 
 
 
Viens près de moi
Pour que s’inverse le temps
De la désespérance.
Et que se déploient
Les éventails nacrés de la nuit.
Viens à la clarté
Vaporeuse des lampes,
Me livrer ton visage
Quand se ferment tes yeux
Sour le halo d’une caresse.
Alors du bout de mes doigts
Je lirai sur tes lèvres
Les lignes sinueuses
De tes brèves amours,
De tes passions secrètes,
Et je pardonnerai les mots
Des hautes trahisons.  
 
© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 


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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 07:53
LA MÊME CORDE – Luce Péclard
 
 
 
Là où tu seras, je serai
Et partout je te rejoindrai,
Fusses-tu rêvé ou vécu,
Homme errant venu, disparu.
 
Je t’aurai perdu maintes fois
Dans la même existence à deux,
Retrouvé tel et différent
Sous tes habits de convenance
Ou tes déguisements de fuite.
 
Toujours je te ramènerai
Vers le point de départ austère,
Tressant nos courses solitaires
Pour la même corde à tirer.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier




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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 07:49
Afrique 4 : Le Baobab – Abderrahmane Zakad
 
 
 
 
Verrons-nous en Ardennes
Sur les tombes africaines
pousser un baobab
sur la terre arrosée
du sang des poilus
des nègres et des tabors
et du soldat inconnu
 
Un après-midi de dimanche
verrons-nous le corps frêle
des vierges en robes blanches
et le regard envieux
des dernières sentinelles
les cadavres dans les planches
et l’odeur de leur peur
 
Verrons-nous enfin pousser
la blancheur fondamentale
et dans les mares tranquilles
des amours qui s’attardent
l’appel étouffé des oubliés
aux femmes qui les attendent
les seins sous les ombrelles
 
Verrons-nous en Ardennes
Plantée près d’un baobab
la stèle obélisque
d’un africain inconnu.
sur la terre arrosée
du sang des poilus
des nègres et des tabors
 
©Abderrahmane Zakad



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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 08:41
La première tache d’ombre – Victor Varjac
Photo J.Dornac©
 
 
 
La première tache d’ombre
se pose nue
sur la plus haute branche
et tout le paysage
se retourne et regarde
la créature noire
dont l’insolite présence
fascine par sa beauté…
Bientôt le frisson
qui agite et bouleverse
la chair végétale
se métamorphose
en douleur de brume
que l’aube fiance
à la blessure des heures…
Le sang bleu de lumière
ensorcelle la cathédrale
des forêts et des bois…
La robe verte cède
aux avances de l’ocre
qui grignote et roussit
les feuilles imprudentes…
Le soleil ne perçoit plus
le sommet du ciel
et son trône s’écroule
enfoui dans les brouillards
d’un si long crépuscule…
A présent le jour
est un oiseau blessé
par la course des saisons…
La terre baisse la tête
tel un jardin
qui se referme
sur un espace condamné…
La nuit sans indulgence
tourmente le feuillage
de ses griffes de gel…
L’Automne change les arbres
en bûchers de couleurs
empourprant la campagne
de ses mèches de feu…
et Septembre abandonne
son paradis d’enfance
et cède le voyage
à la grande ombre nue
dont la beauté perverse
fascine l’avenir
sur la plus haute branche…

© Victor Varjac
Antibes, le 30 octobre 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:33
Là où les Reines… - Béatrice Pailler
© Adolphe Lalire
    
 
Là où les Reines pirates avides de sang sillonnent les océans,
Les flots luisant d’écarlate qui saignent au ponant.
Là où s’ébrouent les courants furieux, tels les  silènes facétieux,
Loin vers la demeure du Léviathan, prés des sirènes aux doux  chants fastueux.
Dans les profondeurs ombreuses parmi les phosphorescences abyssales
Ces lointaines réminiscences des splendeurs vespérales.
La Mer repose les flancs alourdis, ivre d’espace, grosse de vent.
Sans émoi,  sans douleur elle engendre fils et filles, délivre ses enfants.
Hors du grand corps se ruent Typhons et Tempêtes hurlant sous les rafales ingrates
Et voici que pour les joutes guerrières d’un jeu féroce entrent en lice les vagues scélérates.
Déferlent sur l’onde d’impitoyables lames de fond qui s’entrechoquent, que rien ne brisent.
Horde impétueuse s’élançant avec violence vers le pâle orient d’une aube grise,
Vers les  paisibles grèves  de sable grège, humides et soyeuses sous le baiser des embruns.
Au pied des promontoires d’airain  mollement elles s’assoupissent sous le souffle marin.
Belles endormies oublieuses du temps qui passe ne voyez- vous pas que l’orage
menace ?
Ne sentez-vous pas sur la soie de votre peau l’odeur funeste de son haleine
tenace ?
Il n’est plus temps de gémir. Crevassés et boursoufflés les nuages cuirassés de
plomb noircissent la nue.
Il vous faut l’accueillir. Préliminaires meurtriers les longs traits aigus de la pluie
Lapident le littoral nu.
 
© Béatrice Pailler



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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 07:43
Infinitude – Michel Duprez
© Joan Miro
 
 
Je veille sur ma récolte,
Les raisins de tes paroles
Qui ont mûri dans mes songes.
Je songe à tous ces symboles,
Apparemment désinvoltes,
Dont le sens profond me ronge.
Je pense à toi quand je vis,
Quand je vois, quand je désire,
Dans l'ivresse de tes fruits
Et les chants de mon délire,
Ce bonheur presque infini
Qui me rend fou jour et nuit.
 
© Michel DUPREZ



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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:45
Le Renard et le Corbeau – Djida Cherfi
Dessin de © Roslane Cherfi
 
 
 
Maître Renard sur un arbre perché,
Le museau orné d’un fromage chipé.
Maître Corbeau qui sur ses pattes déambulait,
Lui dit d’un air fâché :
« Hey, Monsieur du Renard ! Vous paraissez bien pénard
A squatter comme un cafard !
Votre fromage est-il bon ?
Serait-ce du gruyère ou du cheddar ?
J’avoue que je ne sais pas,
Il faut dire qu’il m’a été chapardé avant que je n’aie eu le temps d’y goûter !
Mais il y a là, et vous en conviendrez, des grènes dont je me contenterais. »
Maître Renard ne voulant point converser,
De peur de voir « son » fromage tomber,
Sauta croyant qu’il pourrait s’envoler.
Mais voilà qu’i Il atterrit sur le corbeau aplati,
Et qu’il se brise le museau à présent dégarni.   
 
© Djida Cherfi
03/03/2015 



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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 15:14
Imaginaire… encore que – Jean Dornac (rappel)
Pourquoi écrire des nouvelles ? Mais également, pourquoi acheter ce recueil et le lire ?
 
La forme de la nouvelle est idéale pour un écrivain. Le récit étant court, (dans ce recueil, en moyenne, une histoire ne fait pas plus de quinze pages) l’auteur peut plus facilement laisser vagabonder son imagination. Il peut explorer toutes les pistes qu’il veut ou que l’inspiration lui dicte. La nouvelle est un creuset pour l’imaginaire d’un écrivain, plus, à mon sens, qu’un roman.
 
Dans une nouvelle, l’important est de dire beaucoup en peu de lignes et, surtout, il faut absolument que la conclusion de l’histoire soit inattendue et surprenne le lecteur.
 
Pourquoi acheter un recueil de nouvelles ? Pour un lecteur peu habitué à la lecture, ce qui n’est pas rare à notre époque, le format de la nouvelle courte est intéressante en ce sens qu’il n’est pas obligé, pour connaître la fin, de lire deux ou trois cents pages ! Le rythme de l’histoire, si la nouvelle est réussie, fait que le lecteur n’a pas le sentiment de faire un effort pour lire. Quinze pages, ce n’est pas long. Imaginez une personne qui prend le métro, le bus, n’importe quel transport en commun, il n’aura, le plus souvent, pas la frustration de devoir attendre la fin de sa journée de travail pour retrouver ses héros !
 
Pour celles et ceux qui me connaissent, acheter mon recueil est aussi un acte de solidarité envers moi, pour me donner une chance d’exister et donc de continuer à écrire. En effet, ce sont toujours les lecteurs qui font l’écrivain, personne d’autre !
 
Il reste à présent 32 jours pour l’acheter. Le système adopté par Bibliocratie impose qu’après 60 jours le livre disparaisse du site et ne peut donc plus être acheté, sauf à relancer une nouvelle souscription du même livre, mais il vaut mieux assurer son succès dès maintenant !
 
A vous donc, si vous aimez lire, si vous aimez les histoires courtes au dénouement inattendu d’acheter mon recueil avant qu’il ne soit trop tard !
 
Mais également, si vous avez des proches, des amis, des relations de travail dont vous connaissez l’amour de la lecture et le goût de la découverte des nouveaux auteurs, de leur offrir mon recueil ou de leur conseiller de l’acheter…
 
 
Côté pratique : Lorsque vous arrivez sur la page donnée par le lien ci-dessus, sous les trois grands chiffres, vous verrez « Ajouter au panier ». Vous cliquez à cet endroit. Une nouvelle page s’ouvre et il vous suffit de remplir les cases obligatoires pour passer commande.
 
Si vous rencontrez des difficultés n’hésitez pas à téléphoner au 06 85 48 41 53. On vous aidera sans hésiter.
 
Le port est compris dans le prix de 17 euros pour la France métropolitaine. Ailleurs, pour tous les pays, il faut ajouter 5 euros de port, soit un prix total de 22 euros. Si vous disposez d’une carte bancaire ou si vous passez par un virement bancaire l’opération de change se fera automatiquement.
 
Il me reste, à présent, à espérer que vous serez nombreuses et nombreux à désirer me lire, à avoir envie de voyager avec moi, dans mon imaginaire…
 
Jean Dornac
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 07:55
Temps planificateur – Michel Bénard
© Joséphine Wall
 
 
                                                                    Dans l’atelier du peintre Gérard Stricher.
 
 
Temps planificateur, temps destructeur,
Ambiance suave et sensuelle
Ponctuée de larmes de sang,
Jaillissement silencieux
D’ombre et de lumière.
Caresser la matière charnelle
D’une innocence éblouie,
Transmettre l’aveugle émotion
A l’oiseau de feu
Qui regarde bruler
La corde du pendu.
Inconsciemment, laisser fuir
Le secret du temps,
Sur la mémoire d’un noir profond.
 
© Michel Bénard.



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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:04
Mémoire – Ode
 © Vladimir Kush
 
 


Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse

De mots tendres, de toujours
De nuits bleues d'étoiles
De corps vierges aux ventres chauds offerts
Dérive des libertés
Tanguant aux mouvements de la mer

Sources secrètes où le sang monte
Jusqu'au souffle du rêve

~*~

Là, au creux de mon cou, ta voix qui me chuchote :
« Je ne suis que l'écho que crée ta présence
Tu m'y rencontres. Je t'y entends.
Nous sommes les deux parts d'une même chose »

~*~

Nous sommes aussi les deux parts d'un même lieu
De cette île où la mer monte, berçante
Alourdie d'algues que l'on récolte à marée basse
Entraînant l'enfance et ses châteaux de rêves
Nous sommes les deux parts d'un même tout
De cette même scène où se joue le théâtre de nos vies

Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse

…Et je pleure jusqu'au bout de mes aimances…
 
© Ode



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