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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 07:26

 

 

 

 

Prête à tout pour casser les oreilles du silence,

elle a jeté un pavé dans la mare.

 

Flic flac, flic flac…

 

On peut y aller, la voix est libre,

attendant qu’une fois de plus

quelqu’un, parmi nous, la polisse,

elle, tour à tour musicale, agréable au toucher

et visiblement séduisante à l’œil nu.

 

Oui, je sais, moi aussi, j’en perds mon alphabet,

étant d’autre part de moins en moins au courant

depuis que la censure a ordonné des coupures.

Tous les documents enregistrés dans mon dossier

Seraient par contre à son entière disposition.

 

Et maintenant, vous comprenez pourquoi mes majuscules, elles-mêmes,

à côté d’elle, ont l’air si minuscules,

moi qui avais mis ma vie entre parenthèses

afin de rester en liaison permanente avec cette beauté rebelle

dans l’espoir qu’elle m’accorde un jour autre chose

qu’une simple accolade.

 

Ah bon ? Vous êtes ma nouvelle police de caractères.

Écoutez, puisque c’est ainsi,

inutile de tourner autour du pot :

arrêtez-moi si je me trompe

et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes !  

 

©Michel Duprez

 



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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 07:56
©Christine Mourgues : portrait

 

 

 

Au plus profond des chemins assoupis

En ces nuits de neige, de brume et de glace,

Ton visage m’apparaît lumineux

Telle une icône roumaine

Rayonnant sur la ténébreuse toile

Au cœur d’une aurore boréale.

Je ferme les yeux pour mieux

Encore cerner l’imaginaire

Des courbes secrètes de ton corps,

Dont je m’imprègne et pénètre

Jusqu’au secret de ton âme,

Jusqu’au velours de l’intime,

Pour déposer en ton sein

La chaleur de ma semence.  

 

©Michel Bénard.







  

 

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 07:39
L’autodafé des savoirs à imposer aux peuples est le combat des puissants comme des fanatiques

 

 

 

Je dédie ce poème aux « gilets jaunes », ceux qui n’ont participé à aucune violence et aux innocentes victimes de Strasbourg assassinés au nom du vide de l’âme et de l'esprit… Jean Dornac

 

 

 

 

 

L’obscurantisme des puissants

Rend leurs actes saignants

Ne leur demandez pas de compatir

Ils vous répondraient par un éclat de rire !

 

Ils vous exploitent jusqu’à la misère

Mais que leur importe !

Vous n’êtes pas de leur terre

Toujours ils claqueront leurs portes !

 

Les uns après les autres

En dépit de quelques têtes coupées

Se jettent sur nos rares biens et s’y vautrent

Parfois jusqu’à la nausée…

 

Nous, gens de peu et sans puissance

Nous souffrons également de l’arrogance

De soi-disant religieux

Tueurs sans pitié jamais courageux

 

Ils tuent de préférence les femmes

Les vieux, les gens sans défense

Au nom de leur dieu infâme

Dans une sinistre danse

 

Horribles sont ces pitres

Affirmant détenir la vérité

Entendue au pied des pupitres

D’enseignants cruels à jamais égarés !

 

Qu’il s’agisse des puissants

Ou des fanatiques d’un autre temps

Ils sont champions pour détruire la vie

Car par nature, leur esprit est maudit…

 

La pourriture est gangrène

Écartons-nous de ces fous furieux

Que ce soit les voraces d’argent miteux

Ou les esprits dérangés débordants de haine…

 

©Jean Dornac

Lyon, le 13 décembre 2018

 

 

 

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 07:28

 

 

 

 

Le monde est à l'envers, le monde va de travers, le monde est fou, fou à lier les ailes du condor, à crever les yeux des arbres, démantibuler les forêts, détériorer la terre et l'eau et l'air et les légumes et les fruits et les abeilles. Pardon alouette de t'avoir tant plumée. Il est grand temps de larguer la peur, la bêtise, la corruption, l'indifférence, la haine et la cruauté, il est temps de rallumer les étoiles, de voir refleurir les bleuets avec les coquelicots.

 

Que l'homme à l'homme enfin soit doux. Qu'il soit étincelle plutôt qu'éteignoir.

L'heure est venue de chatouiller le violon, de violoniser la vie, d'écosser les grenades, de fleurir le goudron, la pierre et le fusil, de chouchouter en nous l'amour de la paix durable, de crier haut et fort notre désir ardent de vivre ensemble, tous ensemble, unis dans nos différences avec le rire comme liant, ce rire qui désarme et fortifie.

 

Malgré tout, la vie est belle. Choyons-la de tout notre coeur, comme un enfant, une fleur fragile, un petit arbre.

 

Et puis, choyons-nous les uns les autres. La vie est à respecter, à protéger, à aimer, à savourer car c'est le bien le plus précieux, le plus fragile, une pure merveille.

 

Vivre et se sentir vivre ! Vivre et laisser être l’Être !

Vivre !

 

©Michèle Freud

 





 

 

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 07:42
Oeuvre en titre de Ode©

 

 

 

 

 

Novembre arrive déjà

Avec son sombre manteau de deuil

Il annonce les froids

Et la neige blanche au seuil

 

Partis les oiseaux migrateurs

Vers des pays plus accueillants

Partis les papillons aux cent mille couleurs

Reviendront-ils au clair printemps

 

Et moi je m'enferme dans mes ailleurs

Je me retire ainsi dans mes appartements

Comme le faisaient autrefois les Dames

Non visibles à la Cour pour un temps

 

Et je pense aux étoiles

Aux magnifiques soirs d'été

Et de mon âme ôte le voile

Une nouvelle toile est née

 

Ce bleu de ciel du mois d'août

Ces myriades de luminaires

Ô ! Que j'en cherche les tons doux

Pour en peindre les lumières

 

Et je bâtis mon ciel

À la lueur du clair pinceau

Pas un ciel bagatelle

Un beau ciel ritournelle

 

Et je danse avec les étoiles

Car elles me font, oui, penser à toi

Et nous sommes là sur la toile

Que je suis bien entre tes bras !

 

Ode©



1er novembre 2001



Création Ode©

 

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/dansetoi.htm
 


 


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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 07:28
Photo Jean Dornac© (Fêtes de la Lumière, Lyon 2018)

 

 

 

 

J’éteins les feux d’enfance au souffle de la vie


Quand l’horloge s’arrête un instant simplement


Sans comprendre parfois ce que l’amour vraiment


Sait des chagrins épris de la mélancolie…

 

© Christian Boeswillwald

 

 

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 07:25

 

 

 

C’est le retour de l’une des toutes premières poètes à m’avoir proposé certaines de ses œuvres lorsque j’habitais encore à Paris. J’espère qu’a elle aussi, vous réserverez un bel accueil ! Jean Dornac

 

 

 

 

 

 

 

Dans ta cave le désordre des armoires

Comme pour souligner la fin d'une histoire

Sommes-nous faits de ces débris ?

Reliquats d’un passé qui s'enfuit

 

Il aurait fallu m'extraire

Laisser le jour suivre son cours

A m'agiter dans la poussière

Mes mains hésitent tout autour

 

Les objets inertes ont-ils une âme ?

Nous les prisonniers de leurs flammes

A charge de détisser les souvenirs

Ces fantômes que l’on dresse à loisir

 

On gardera le peignoir de Rémi


Je l'imagine contre toi si petit


Mon cœur trésaille et puis s'épanche

De quoi sera fait notre Dimanche ?

 

Brasser, balayer, trier, vider

Affranchir l'Esprit encombré

Ai-je aperçu dans ton regard ?


La joie inquiète de ce nouveau départ

 

Le petit vélo rouge sur le trottoir

A peine posé il est déjà parti

Je vois l’enfant dans les miroirs


Qui va et rit, va petit vélo vis !

 

Les derniers rayons sur la terrasse


De sa caresse nous embrasse

Laissons nos ailes se déployer

Uniquement portés par les baisers



 

© Florence Issac


Sa bio : http://www.florenceissac.com/  

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/  

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 07:26

 

 

 

 

À force d'agiter tous les moulins à vent

À force de se battre comme insecte englué

Aux prises avec l'instant qui semble le dernier

La vraie vie se dissout : « Dix sous, la Vérité ! »

 

Personne pour enchérir, c'est de l'histoire ancienne

Et l'ancien n'a plus cours, on brade le présent

Crédit sur l'Avenir qui frissonne toujours

Comme peau de chagrin et sème l'épouvante

Au chant du CAC quarante avant le chant du coq

 

Personne pour pleurer le temps qu'on a perdu

En couacs, en larmes bues, en rentabilité

Sonnante et trébuchante, avec sa faux sanglante

Sans aucune vision, à corps et fonds perdus

La vie s'en va-t-en guerre contre sa vérité

La vie s'en va t-en guerre contre l'humanité

 

Oubliée la tendresse et le temps qui roucoule

Dans les bras du printemps qui prenait tout son temps

Et l'odeur de la pluie au bord de la fenêtre

Et les prés dévalés de roulade en roulade

Et les bois si secrets et si clairs à la fois

Nous n'entretenons plus la paix de nos forêts

L'écureuil désormais représente une banque

 

La vie s'en va en guerre contre l'humanité

La vraie vie se dissout : « Dix sous la Vérité ! »

 

( Mes magnifiques bois d'enfance ont été vendus, rasés ;

on y a implanté un bâtiment géant du Crédit Agricole ! 

'' Le bon sens près de chez vous '')  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:26
©Photo J.Dornac

 

 

 

 

 

à la base même du bourgeon

où s’étreignent

suc

et soleil

quand s’émaillent les carmins

de corolles enceintes

 

juste au renflement insensé

à l’embranchement

entre ronces

et délires

de couleurs en gésine

 

tout au ventre

fécond

d’une rose très fr^le

où s’ébrouent les gouttes

au matin des partages

 

où l’on devine

le scandale des pétales

 

lèvres en désir

pour impudiques abeilles

 

où fantasment les silences

de la chlorophylle

et les moires

de limbes

offertes

 

juste là, ne riez pas :

les noces d’un puceron

attendant en vain

sa belle puceronne 

 

©Claude Luezior

 

 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

https://editions-lgr.fr/claude-luezior/  

 

 

 

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 07:33
Le calumet comme symbole de concorde

 

 

 

 

Mon ami, entends la clameur de haine,

Vienne l’aurore et son ruban d’or

Qu’il nous donne en offrande

Ses fleurs de soleil

Rayonnant du nectar divin,

Que résonne le bruissement

Des soldats de la paix

Qui se profilent au secret des cœurs,

Qu’ils révèlent le lien d’argent invisible

Et délivrent à l’oiseau en pleurs

Le fil d’ange​ opalescent,

Abolissant les chaines de la discorde,

Vienne l’aurore et son ruban d’or

Que les ailes de la concorde

Prennent leur envol !  

 

©Nicole Portay

 

 

 

 

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