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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 06:11
Philippe Geluck et son chat

 

 

 

 

 

Allons gaspiller la vie

Au diable les frileux du gaspillage !

– le gaspillage n’est qu’une vue de l’esprit

Allons au plus haut, au plus profond

Dans le ciel

Dans les excavations

Voyons tout ce qu’il faut voir

Sur terre de la vie

 

...

 

Et quand la mort surgira

Qu’elle vienne nous surprendre

Ailleurs que dans l’inertie  

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 06:33
Photo Soeren Stache/DPA/AFP – Source : La Croix (Quotidien)

 

 

 

 

 

 

Naître,

affirmer n’être qu’un être à penser que je suis

après avoir passé plusieurs dizaines de printemps,

tantôt à savourer mon bonheur,

de préférence en tenue d’été,

tantôt à panser mes blessures

sans jamais rien laisser paraître.

 

N’être qu’un être

avec être pour tout avoir,

mais aussi tellement d’espoirs.

 

être celui qui se vit revivre

et retourner sa dernière heure en poussière

à tant de reprises

que sa mémoire, à nouveau effacée,

redevient l’angle mort

auquel il doit une fois de plus son salut,

soutenant sans relâche et presque depuis toujours

n’y être pour rien

si quelqu’un d’autre,

éternellement attaché à ses pas,

lui remet sans arrêt le pied à l’étrier.


©Michel Duprez

 

 

 

 

 

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 06:26
Sources : La Croix (quotidien)

 

 

 

 


On l'appelait le Perçant à cause de son regard inquiétant qui vous fouillait, vous transperçait, vous mettait à nu. C'était un homme sec comme la branche d'un arbre mort. Il se nourrissait de pain et de silence. Chaque matin, il lui fallait un percement. Que perçait-il d'ailleurs ? Les chaises, les oreilles, les tonneaux, le bois, la pierre et le secret des choses. Il adorait aussi percer des trous dans les mémoires qui devenaient alors un panier pertuisé, juste ce qu'il fallait pour y planter des touffes de bonne humeur. Or la bonne humeur est une richesse, une joie, un petit coin de ciel bleu. Quand vous êtes de bonne humeur, vous avez envie d'attraper des bouts de nuages et de bonheur bien frais, d'escalader des feux rouges et le rire de grand-père. Ne pensez pas seulement à vos soucis et à votre chat qui pêche. Inventez un art de vivre et une nouvelle recette de pavé lunaire, dessinez les chemins du vent dans les champs de graminées. Oui la bonne humeur suscite la création...


Mais voilà qu'un jour, le Perçant se mit à percer les âmes, à les cambrioler, les violer, les espionner, les mettre sous haute surveillance. Gare à tous ceux qui n'étaient pas vigilants ni résistants et qui laissèrent s'éteindre leurs feux intérieurs. Ils furent alors dépossédés d'eux-mêmes.


" Tu deviens fou, le Perçant, un fou dangereux. Va plutôt percer jusqu'à la pulvérisation, tous les engins de guerre. Ce serait une belle façon d'offrir des giclées de lumière à notre belle et fragile planète, d'entendre à nouveau le chant du monde, le souffle du jasmin et des gens heureux...

   

©Michèle Freud

 

 

 

 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 06:30

 

 

 

 

Votre langue cherche la mienne pour un

Siège de palais.

 

         Nos chemins s’écartèlent en tendres violences,

mon souffle part en croisade, vous encercle. Je

bouscule vos intimités, votre arc se tend à la saveur

de mes effluves.

 

         Attente.

 

©Nicole Hardouin.

 

Extrait du recueil « Fontaines carnivores » diffusion : Libraire Galerie Racine





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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 06:25
©Tableau d’Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

En refermant l’herbier

Rempli d’essences étoilées

J’ai rêvé de notre complicité

Aux perles de rosée.

 

Instant d’émotion,

Aux couleurs de l’intime,

Masqué par un voile de silence

Sur la palette du poète aimé.

 

Multiples sons d’un chant passionnel

Qu’une simple fleur

Aura su ressusciter.

 

©Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 06:15
Photo J.Dornac©

 

 

 

Me voici au jardin des senteurs pour y semer quelques mots et y voir fleurir la rime.

 

               Symbiose avec les herbes rêches et le parfum du chèvrefeuille.

 

                                  Jamais bonheur plus intense n’éclot si près lorsque se dévoile le corsage d’une rose sauvage.

           

             

 

Lorsque naît la fraîche aurore frémissante, le paon du jour fait escale à la source des parfums

Plus loin, la révérence d’une digitale suscite l’ondoiement de l’âme

Haussé par le vent, l’astre blanc, proue de lumière, réveille la toison ambrée des collines

Pâturins et vulpins, aériennes graminées, vous savez fort bien que javelles, gerbes et meules ne reviendront pas

Mais, sur l’ourlet herbacé, le roncier reste le témoin d’une indomptable vigueur lorsque s’endort la sève

Au chant du grillon, le pied nu d’Aphrodite s’est posé sur le velours d’un arc-en-ciel

Ce concert pastoral est pour l’irrésistible peau blanche des muses au théâtre de l’idylle

Sur les plis du vallon s’installent les premières broderies de l’automne

L’ombre encore tiède d’un sourire a rejoint la soie du crépuscule

 

                                  Voici la muse

 

                                            Nymphe couronnée d’azur aux sept couleurs du vent

                                            Lumineuse des paupières de l’aube au couchant

                                            Chapeau d’onde pure au vent d’autan

                                            Tu embaumes les vastes prairies de nos vies

               

                            Dis la muse, viendras-tu boire à la source où fleurit la clef des songes ?  

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 06:27

 

 

 

 

Soudain tout nous devient

Intense rayon de vie,

Couleur et lumière,

Renaissance éblouie,

Embellie insoupçonnée,

Que rêve de composer

Le peintre ou le poète,

Sur la blancheur virginale

De l’adamantine surface.  

 

©Michel Bénard 

 

 

 

 

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 06:08
Photo en titre : « ... car nous sommes des ombres... » de Claude Gauthier© Maroc 2007.


 

Vers les levants je pars,
Mais en miroir demeure
Mon ombre et que ne meure
Tel jour en bris épars.


Claude Gauthier©
In Memoriam.  janvier 2008

 

 

 

 

 

Toi qui pars
Toi qui t’éloignes vers les levants
Regarde pour moi ton pays bleu
Retrouve les gammes de ton enfance
Ne me perds pas dans ce vaste océan
Regarde vers l’Ouest et plus tard
De l’autre côté du miroir
Peut-être m'y verras-tu ?

Un océan infini nous sépare
Nous en connaissons les rives opposées
Il porte les mêmes eaux
Il porte l’immensité
Des chagrins

Je me tiendrai au bord de mon fleuve
Au miroir de l'eau, j'y verrai ton ombre
Regarderai partir ses eaux vers l’océane tristesse
Un peu de moi s’en ira sur ta plage
De là où tu es, me verras-tu ?

Dans les parfums de cannelle et de chair
Dans les feux de mer et de sang
Dans ton éternel sommeil de sable
Dans les sueurs de ce que furent tes rêves
Tu entendras la vérité qui m’habite
Que je ne tais plus

Et mon désir ira mourir sous le tien
Là-bas, loin, très loin…

De l’autre côté des Grandes Eaux
Au grand jour de la fin
La promesse tant attendue
Y sera-t-elle
Pour honorer l’amour de son Amour ?


Ode©
27 février 2008

 

Création Ode©



Il me fallait te dire les choses
Avant que nos archives ne soient closes
Elles meurent aussi, les roses...


Ode©

 

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/toiquipars.htm  

 

 

 

 

 

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 06:36

 

 

 

 

Petit, tu viens de naître

Tu n’as rien dit, rien fait

Mais tu bouleverses ma vie

Et celles de ta famille

 

Ta puissance est vaste

Alors que tu ne fais qu’une chose

Tu vis, c’est tout, mais c’est immense

Et c’est incroyable !

 

Ton sourire radieux

Est mon dernier avenir

Il dit que tu m’adoptes

Que tu acceptes ton grand-père !

 

Tu es le plus jeune

Je suis le plus vieux

Une chaîne d’amour

Nous relie tous les deux

 

Des mondes et des ans

Font un gouffre sans fond

Entre toi et moi

Mais ton nom est écrit dans mon cœur

 

Dans ton regard

Si insistant et beau

Quand tu le poses sur moi

Tu me parles si fort

 

Tu me dis que tu es

L’un des nôtres

Le nouveau maillon

De la chaîne des générations

 

Il me dit que tu es, certes, des nôtres

Mais qu’au-delà tu es enfant d’un monde

Sans frontières ni races

Qu’il n’y a pas d’étrangers !

Dans ton monde d’amour il n’y a

Aucune de ces horreurs qui font la haine !

 

Dans ce monde d’où tu viens

Cette vie d’avant que tu as quittée

Dans cette douce et chaude quiétude

Où tu as grandi

Avant de franchir la porte de la vie

Seul compte l’amour, le reste n’est juste rien !

 

Je suis déjà fier de toi

De l’être humain que tu es

De l’homme que tu seras

Un jour, mon tout petit Yanaël !…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 15 octobre 2019  
 

 


 
 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 06:17

 

 

 

 

Espérance,

En notre Belle Bretagne,

Que le temps qui passe puisse voir

S’estomper les relents pétainistes

Faire tomber les frontières invisibles,

Artificielles,

Œuvre d’esprits néfastes,

Irresponsables

D’obscurantistes

Valets du centralisme

Niant et reniant l’Histoire

Les richesses

Des Terroirs, des Patrimoines,

De l’Humain, de l’Histoire,

Des Cultures, des Langues,

De la Diversité, des Racines,

Pour créer un Monde sans âme,

Et, ubuesques, seulement nourrir

Leur éphémère pouvoir, leurs égos.

Que le temps qui passe, puisse,

Comme celui de Berlin,

En Belle Bretagne,

Voir tomber le mur

De l’ignorance

De la vassalité

Voir  renaître

Les Marches de Bretagne

 

 

 

 

©Gérard GAUTIER

 15 octobre 2019

 

 

 

 

 

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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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