Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 07:41
De Rodin, « l’Homme et sa pensée » photo Stéphane Bily

 

 

 

L’homme a-t-il seulement pensé

à se vêtir de lui-même

pour échapper enfin

à l’anonyme semence

qui fertilise en aveugle

et que le souffle d’une chanson

disperse dans l’allégresse !

 

A-t-il eu le temps

d’entrouvrir une corolle

et de parler aux fleurs

comme la chevelure de la pluie

qui pétille et bruisse

sur l’ombre de leurs tiges ?

 

A-t-il dans sa jeunesse

dévêtu le ruisseau

de ces cailloux mystérieux

qui ressemblent aux arbres

et portent fièrement

un collier de bulles claires

irradié de rayons ?

 

Ah ! Comment ne pas entrer

dans toutes ces merveilles

et assaillir le jour

pour en oublier la limite !

 

Mourir… mourir déjà

sous le regard du silence

qui pleure la beauté

et la joie de la vie…

mourir dans un cœur

mourir dans un cri

éphémères souffrances

où le poème demeure…  

 

© Victor Varjac

Antibes, sptembre 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 07:41
laplumegothique.blogspot.com

 

 

 

 

Dérange les démons

Qui volent la raison

Des enfants de la vie...

 Jouant sous la pluie.

Barbouille de douceur

Le visage de la terreur

Et peins de lumière

Leur cœur de prière.

Trouble de tes mots purs

Les armes et les armures,

Grave couleur de Paix

Ce monde convoité ;

Il oubliera le mot guerre,

Nos enfants seront fiers

Et les seuls éclairs

Seront ceux du tonnerre...

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 07:26
loveandco.over-blog.com

 

 

 

 

A vivre en décalage

Au long de l’existence,

Il se perdait en route.

 

Maint tourment, mainte énigme,

Mainte voie sans issue,

Maint élan incompris,

Maint dialogue étréci.

 

Il cherchait le bon carrefour,

Suppliait la rose des vents.

Ayant épuisé les recours,

Il se rongeait d’isolement.

 

Un jour, à bout, il décida

De déplier tous les zigzags,

D’aplanir les hauts et les bas.

Il sut dès lors apprivoiser

La plus directe ligne droite !

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 07:26
paysdesabbayes.com

 
L’eau verte et claire de la rivière
Aux bras grands ouverts
Paressait dans le verger du silence,
Protégeant du vent
L’ombelle froissée
Du timide cyste si frêle.
Mes pas dansant sur un ballet
D’ombre et lumière,
J’ai gouté à la mirabelle
À sa rondeur dorée
Sous mon arbre oiselé
De poèmes ambrés
Comme des pierres de soleil.
Elles étaient de cornaline veloutée,
Rose chair veiné et caramel
À la transparence diaphane.
Une lueur cristalline de fleur de sel
A caressé d’un sourire les fruits miellés
Révélant la flamme de la réconciliation.
 
©Nicole Portay
 
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 07:25
Gisants, abbaye de Beauport, Paimpol - Photo J.Dornac©

 

 

 

 

 

Il était nu, le voici vert.

 

Le printemps sur la pierre  tranche son manteau. Vent et pluie

l’essaiment. La lumière fait racines et la pierre germe. L’ivraie

vient et solitaire elle croît. Manteau, elle épouse l’injure.

 

Il était sable, le voici herbe.

 

 

Jongle vert,

Passe au ciel,

Le vent est aux feuilles.

La lumière s’égaie, folle.

 

Le jardin, corps lassé

Au  printemps boit le temps.

 

L’humide transpire.

Un goût de miel est sur l’air.

Le soleil mûrit.   

 

©Béatrice Pailler  

 

Revue Traversées n°89

Automne 2018  

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:45
nospensees.fr

 

 

 

 

Un jour, tout se déchire

En fragments d’azur blanc

Griffés d’encre,

En veines carminées

Lacérant les laves délétères

Où divaguent

Des flocons de lumière.

Un jour, tout prend la saveur

Des feuilles achevées

Enluminant de rose les étangs.

Et l’âme défaite

Se sent devenir l’âme

Des roseaux frissonnants,

Quand les mots

Désertent l’espace

Où seuls les regards

Répondent au silence.

Au fond des eaux voilées

Se diluent la nudité des corps

Et des mains émouvantes,

Qui s’étaient tant cherchés,

Qui croyaient renaître,

Là où le plaisir

N’est qu’un leurre pour l’âme.  

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 07:20
missionamesoeur.fr

 

 

 

 

Donne-moi ce doux plaisir

De t’aimer sans déplaisir

 

Donne-moi des mots doux

Ou pas de mot du tout

 

Donne-moi toi

Et prends donc moi  

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 07:27
oliviermommer.com

 

 

 

 

 

Son silence est un cri déchirant.

 

Alors, je l’attends,

l’inattendue,

je lacère

la certitude

et recommence à douter

dans l’espoir qu’elle s’emballe à nouveau.

 

Car, il faut me croire sur parole,

je n’y suis pour rien :

l’inspiration mange dans ma main.

Ouiiiiii, seulement dans ma main,

celle qui écrit,

non pas en se tournant les pouces

ou sans se fouler le poignet,

mais en relevant le gant.

 

Ma main qui écrit parle.

Elle ne fait que relater

tout ce que son petit doigt lui dit

et a fini par connaître

sur le bout des ongles.

 

Hélas,

la plupart d’entre vous ont du mal

à accorder la moindre attention

à ma version des faits,

puisque, invariablement,

j’en suis le seul témoin.  

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 07:32
L’homme à la pipe de Paul Cézanne

 

 

 

Il tire comme un forcené

Sur sa vieille pipe en écume.

De jour en jour il s’accoutume

A devenir un condamné.

 

Les tuyaux sont bien goudronnés,

Les poumons couverts de bitume,

L’homme sachant qu’il se consume,

Fait à la vie un pied-de-nez.

 

Mais quand un jour la mort le touche,

Brûlant sa dernière cartouche,

Face au destin qui le poursuit,

 

Qui le rattrape et qui l’agrippe,

Le fumeur, voyant qu’il est cuit,

Se décide à casser sa pipe.  

 

©Gérard Cazé
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 07:29
©photo de reine-claude

 

 

 

 

Depuis une heure, Mélanie était perdue dans la grisaille d'une forêt, une grisaille poisseuse, épaisse comme un rideau, une grisaille qui vous collait à la peau, vous habillait d'une carapace rigide. L'atmosphère était pesante, angoissante. Il régnait un silence criblé de menaces. Mélanie se sentait surveillée par d'invisibles regards, observée à travers les branches, guettée derrière chaque tronc. Elle  n'osait pas avancer, elle était comme clouée au sol. La part de nuit qui dormait dans son corps, semblait l'habiter à fleur de peau.

 

Surtout ne pas paniquer mais maîtriser, amadouer sa peur. Certains connaissent l'art de l'enluminer. Elle se contenta de respirer amplement pour mieux contrôler ses émotions.

 

Soudain, elle sentit un souffle léger sur ses épaules. C'était le vent qui rôdait. D'abord tranquillement, il s'ébroua, gesticula, presque sans bruit. Puis d'une façon imprévisible, il se mit à grimper aux arbres, arracha, par lambeaux, le rideau de grisaille.

 

Alors comme par magie, la forêt redevint forêt, mais cette fois, dans une ambiance féerique. Une lumière de fête coulait, ruisselait de partout. Quelques pans de brume s'effilochant de ci delà, ajoutaient une note de mystère. Mélanie ouvrait grands les yeux, regardait, s'imprégnait de ce décor irréel, n'en finissait pas de boire à la coupe de la beauté. Oui, l'instant fugace, peut être une éternité ouverte sur l'infini cosmique.

 

Avec une joie légère au bord du cœur, elle sourit au matin, un matin tout frais, tout pur, tout clair...    

 

©Michèle Freud

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche