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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 06:48
Ma mémoire des raisins marins raisins de mer - Marie Alice Théard
 
 
 
 
Un ami est venu réveiller les parfums de ma fin d’adolescence
Par l’image d’un bouquet de raisins marins raisins de mer
Dans la mémoire de mes souvenirs d’automne rares et précieux
Se trouvent les beaux sentiers d’amour de l’âge des aventures folles
Dans ces mondes de brassage d’adolescents aux intrépides escapades
Robes de cotonnade, culottes courtes, espadrilles et sandales de corde                       
Cheveux décoiffés, on se conte fleurettes
Dans  les lieux de hasard ou la chance fait son ancrage
Au cours de nos voyages fabuleux
Parsemés d’émotions pures
Les morsures de l’injustice et des déceptions
Ne  pouvant briser l’élan des réussites liées
Au courant des jours
Acteurs étourdis sur la scène 
De nos jubilations et de nos jouissances
Nous appelons de nos vœux
Les légendes que nous prenons pour des vérités
Je revois les plaisirs innocents
Que l’on croit interdits
Sentant sur nos papilles la délectation
De la douceur acre des raisins marins
Raisins de mer aux longues grappes vertes
Coulissant le long des branches aux larges feuilles
Marbrées par les perles cristallines des pluies d’été
Tout est beauté dans la nature sauvage
Auréolant la béance de la mer étale
Toile de fond des agréables moments
Ou l’horizon se pare de nos illusions
Et semble attendre impatiemment les marques de nos pas métissés
Cascadant à la recherche de nos rêves nichés au bout du temps
Tous poètes de nos mots d’amour suggérés par nos sens en fusion
Assujettis à nos seuls battements de cœur et notre imaginaire
Mêlant des serments pour la vie, caprices et inconstances
Les heures glissant sur l’écho excentrique de nos prouesses nouvelles
Effleurent de leurs audaces nos corps épanouis
D’impatiences entretenues
Les filles sont belles et font tout pour séduire
Les hommes sont d’intrépides conquérants de croisades de tendresse
D’amitié et de passions effrontées
Quand perdant les voiles
Nous plongeons dans les débordements de nos délires
Voyageurs maladroits et insatiables d’irréels désirs  
Tissant des rimes à l’ombre des envies éphémères
Nous nous croyons les maitres du monde
Interprétant l’éveil de nos frissons pour des amours démesurées
La musique de l’air salin chante la jeunesse de nos espérances
Ignorants des affres de la vie d’adulte
Nous sommes oublieux des absences
Et de leurs tumultueuses lunaisons dans le silence de nos éclats de cœur
Dans ma saison des souvenirs
Demeure encore le parfum des raisins marins raisins de mer
 
©MARIE ALICE THEARD
14-4-16



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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 07:48
LES AMOURS DE NOUS – Marie Alice Théard
 
 
                              
 
L’absence retient son souffle dans les chemins ombrageux de la pénombre du petit matin
Virevoltent tes cendres  au vent de novembre qui se lamente
Au jardin tant aimé, ton voyage est léger vers l’envers du visible
Pourtant les arcs de nos couleurs sont blêmes au seuil de ce dernier adieu
Le passé se présente, enlaçant le bruissement de nos larmes
Et s’arc-boute au présent de douleurs chaviré
L’écheveau de notre histoire silhouettant la légende
Traverse les souvenirs, ravivant la complicité de nos amours d’antan
S’épanchant sur les accords du temps 
Nos états désirables et nos rêves avortés
Revivent dans cette chambre de notre hyménée
Se dessine à nouveau ton sourire imprécis près du goût de ma peau nue
Nos promesses de bonheur au creux de nos corps alanguis
Mon merveilleux amour les heures marchent 
Au loin l’ocre du matin t’entraîne vers les poussières d’étoiles 
Scintillant de l’autre coté du temps
Tu leur dis ma photo gardée si longtemps dans ton antre secret
Cette image de moi par tes soins conservée
Ton dernier aveu á mon âme froissée
Toi qui es parti sans un adieu
Comment oublier ce talisman des amours de nous
Dans mes combats du jour, c’est  un souvenir lourd à porter        
                                   
©Marie Alice Théard
14 février 2016


 
 

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 08:42
POUR TOI‎ QUI T'EN VAS - Marie Alice Theard
 
 
 
 
Elles sont belles les roses que tu m'as offertes hors saison‎
Sur les flancs de la colline de Thomassin il y a si longtemps
 
Baisers esquissés, euphorie langagière nous apprivoisons nos cœurs de vingt ans
 
Hardis et téméraires, nous nous aventurons sur les voies du temps en nous aimant follement
 
Saturant l'air de nos chansons d'amour
Embellissant nos attentes jumelles
 
Alliances, fêtes, confettis, failles et repentances vont souder notre compagnonnage
Forgeant des jours  bâtisseurs d'histoires à raconter
Turbulences en cascades, notre jeunesse vacille sur l'effritement du bonheur
 
Sur les contours de l'écritoire des passions adultères
Sont suppliciés nos serments d'hyménées
‎Jusqu'au bon sens perd ses droits dans le flux orageux des océans dévastateurs‎
 
L'enfer courtise les déchirements tus et les renoncements intimes enfantent de la douleur
Le temps coule sur les écornures de l'âge
Palissent les amours ‎passionnelles
Sombrent les rancunes dans le contre-jour des rivages de sel et de sable
 
Franchissant les hasards des souvenirs endoloris
La langueur du poème est un long sanglot sur l'amertume des fruits trop tôt mûris
 
Aujourd'hui au seuil des départs
Je garde nos enfants, semences de nos délectations et gardiens de notre souffle de vie
 
Je dépose à tes pieds les pétales fanés du bouquet que tu m'as confié il y a tant d'années
Leurs fragrances entêtantes, mêlées à leur charge d'amour, malgré le passage des vents contraires, vont franchir avec toi les sentiers menant à la gloire de l'infinie bonté de Dieu
 
©Marie Alice Theard



 
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:16
FEMME – Marie Alice Théard
 
 
 
Il suffit d'être femme
Mère amante ou amie
Canal du divin et
Terre natale de nos joies
D'Isis à Salomé de Marie à Fréda
De la fille de joie à l'icone pérennisée
Te chanter change la banalité en moments de bonheur délirant
De l'homme tu portes les fruits
En hommage à sa sève
Dont tu te nourris
Jusqu'au bout de la vie
Erzulie ou Marie
Tes scarifications sont estampes des lieux de passage de l'exil à l'amour
Femme que tes pas soient bénis en ce jour.
 
© Marie Alice Théard



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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:02
LA RUMEUR – Marie Alice Théard
 
 
 
Une autre lune se lève sur la rumeur
L'empuantissement de la haine fissure de sa purulence les fenêtres de nos
âmes
La douleur, l'angoisse, la révolte, la rage
se ramassent pêle-mêle pour courir la frontière
La passion et ses délires intensifient les giclures de nos joutes oratoires
Un haïtien est pendu en terre voisine
Son drapeau est mis en lambeaux
On retrace son histoire au gré des envies assassines
La discorde occupe le passage du temps
Je suis lasse de tous ces combats nous chavirant dans le désastre
Nos chemins ne conduisant qu'à des amours endolories
Nos narines jaillissant des peurs pérennes
Nos voix sifflant l'odeur de nos anathèmes
Echappés de l'enfer tous les démons préparant le cortège des veufs du bonheur
Qu'avons nous fait à Dieu pour  hériter de l'île de tous les sacrilèges
Pars en paix mon frère
Le paradis est ailleurs
 
© Marie Alice Théard



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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 08:41
La Saint Valentin – Marie Alice Théard
© Photo J. Dornac
 
 
 
J'ai tant aimé que tu m'aimes
passager du tempo de ma musique sans note
Toi cherchant à séduire l'érotisme de mon histoire sensuelle
Me glisse des mains
le souffle de nos moments de passion emportés
par le vent des fragments de vie
Pourtant la scansion de mes vers chante  avec la même folie
l'ancrage du bonheur feutré de nos illusions partagées l'espace d'une saison
ou d"une vie.
J'ai tant aimé que tu m'aimes.
 
© Marie Alice Théard
14/2/15
 



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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 07:02
Illusion d'octave – Marie Alice Théard
 
 
 
 
Dans l'irrationnel de ma vie
J'aurais aimé que l'on se fasse des rendez-vous d'amour dans un paysage de fin de jour
 
Chanter la même attente tutoyant l'octave du charme insidieux du bonheur
 
Faire naître l'aventure aux creux de nos reins
de sueurs mêlées et d'haleines confondues
 
Saturer l'air du débordement de nos âmes dont la jouissance engendre des souvenirs longs à partir
 
Mais ici il fait matin dans le vent annonceur d'un temps de bourrasques et les gués découpés à contre-jour sont de solitude        
 
© Marie Alice Théard
 
 
 
 
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:14
VERTIGE D’AMOUR – Marie Alice Théard
 
 
Depuis des temps immémoriaux
Sous le ciel aux couleurs indigo
Le parfum des tambours de l’ile parle clandestinement
Du sort émouvant de ces deux amants
Dont le vertige s’est nourri des caprices des lieux où se mêlent en abondance
Les essences côtoyant intimement l’attache des algues marines
Larguant leurs entraves en partance
Pour les flots mouvants d’imprévisibles amours naissantes
 
Le parfum des tambours de l’ile flotte en chantant
Des irisées tressant les récits friands de souvenirs
Du ruban de voyage portant ces deux amants
Lune et soleil unis perpétuant la sérénade du devant-jour
Attentifs aux hasards en maraude
Colportant les rires de nuits blanches
Dans l’esquisse de matin naissant
Filant le bonheur jusqu'à l’obsession
Pour la joie d’être aimé
Dans d’étranges tentatives annulant la migration des errances
Les dérives en eaux troubles
Les balades à travers les avenues balafrées où se bousculent
Les souvenirs des alliances sans devenir
Unions abusives dispersées perdues et ballottées
Par la démesure et les manigances d’un imaginaire trompeur
Leurs corps s’emmêlent inlassablement chuchotant
Comme pour dire ces choses interdites de passage
Et gonflées de promesses
S’apparentant à la conquête des légendes
Osant échapper à la vigilance et à l’austérité singulière de la raison
 
Sur l’ile l’éloquence des tambours multiplie les notes aux
reflets cristallins perpétuant cet amour de tous les temps
 
© Marie Alice Théard
 
 
 
 
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 07:29
Un moment avec toi – Marie Alice Théard
 
 
 
Comme une touche isolée sur le piano que l’on effleure du doigt
La main qui caresse l’épaule par simple fantaisie
Se laisse aller à se reposer dans la joie
Pour revivre les moindres détails d’une fleur à la boutonnière
Jeter son dévolu sur la poésie cristalline de l’heure
Où l’empreinte du pied séduit le sablier du cœur
Laisser planer le mystère et me pencher câline
À l’écoute d’un rien qui devient quelque chose
Et danser ce délicieux moment de tous les privilèges
Quand le clocher de la petite église au loin s’affine
S’enivrant des effluves de la rose
Avec fièvre rencontrer le sourire attaché à tes lèvres
Dans l’air tout est imprévoyance
Au sortir du jour rentrer dans les profondeurs de l’éternité
Prendre goût à la déterminance
Du chant de l’oiseau de plein vent
Le temps de se rappeler nos êtres aimés
Au cours de nos revenances et de nos cheminements
Les paillettes de soleil dans nos yeux ravis
Font une place à l’hallucinant attelage
De la nuit qui remonte comme un point sur un i
Le chemin des guirlandes de feuillage
Des bougainvilliers redessinant les balustres du balcon
Autour des courbes surannées des effets consolateurs
De la nostalgie de ton sourire coquin et de tes façons
Il passe nous voir ce souvenir visiteur
Éblouissant il s’assoit dans un bruit de cristal
Réécrivant le meilleur roman du siècle, un gars, une fille
S’invitent à l’écoute du caquètement des oiseaux
De la plage tropicale
Et toutes les chan
sons d’amour filent
Au long de la danse du volcan des idylles
Penché sur la margelle de mon épaule je t’aperçois
Apprivoisant l’arc-en-ciel des revenir
Toujours toi
Encore moi
Dans nos accoutumances d’hier et du futur
 
© Marie Alice Théard
(Extrait de " Pays des doubles " )



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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 07:18
Mon île – Marie Alice Théard
Mon île – Marie Alice Théard

 

Tabernacle de toutes les ignominies

Haïti s'immole sur l'horloge déréglée de la haine.

Aveugles, nous pataugeons dans le labyrinthe des folies assassines.

Pourtant, au-delà des remparts de la peur se dessine

le halo des brises vagabondes, porteuses de renaissance et d'amour.

La perle sur ta joue mon aimé, dans ce nouveau matin, sera de volupté.

 

Dieu le veut !

 

© Marie Alice Théard



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