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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 07:53

Dessin de Gérard Beaulieu


Blanche apparition,
Gracile silhouette,
Votre âme se profile en filigrane
Aux portes de l’imaginaire,
Là, où naissent les rêves.
Belle comme une espérance
Miroitant sur l’eau claire
D’une oasis ombragée,
Belle comme la musique
De votre corps dévoilé,
Qui se fait symphonie.

 

©Michel Bénard.                          
 
 
 
 

 

 

 

 

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 07:41

La guerre de Troie - Sculpture de Liliane Caumont

 

Poème dédié à Liliane Caumont, pour sa sculpture « La guerre de Troie. »

 

 


La guerre de Troie,
Légende homérique ou réalité ?
A l’origine se profile une femme
Belle à damner les âmes,
L’aveugle crédulité des hommes,
L’orgueil, la passion, la jalousie,
Anéantiront la cité troyenne,
Pilleront les joyaux de la reine,
Le feu s’étendra à la terre
Sur les ruines d’un lointain passé.
Reviendra encore l’ombre du pouvoir,
La folie chronique et pandémique
De la sempiternelle désolation,
L’histoire sans cesse se renouvelle,
Génocide des innocents
Subissant l’opprobre et l’anathème,   
Ce sont toujours et encore
Les temps mauvais recommencés,
Les ventres de femmes exsangues,
Les visages de l’effroi face
A l’avancée mortifère des boucliers,
Les yeux stigmatisés
Des mères pleurant leurs enfants
Recouverts de froids linceuls.
La fiancée du vent
Interroge le temps,
Afin de porter simplement
Un regard nouveau sur la vie,
Où l’œuvre prendra tout son sens
En rejetant le spectre de la guerre,
Des exactions, des ignorances, des différences,
Généré par l’épopée humaine.


©Michel Bénard.                      
 
 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 06:40

Recension : Ara Alexandre Shishmanian – Orphée lunaire
Edition L’Harmattan. Collection -Accent tonique- Poésie. Novembre 2021.
Préface et traduction du roumain Dana Shishmanian.
Illustrations : 1ère de couverture. Jean Delville. Orphée mort. Huile sur toile 1893
                         4ème de couverture. Autoportrait 1981
Format 13 ½ X 21 ½.  Nombre de pages 96.

 

Comme tous les poètes, philosophes, écrivains, épris de liberté et de la défense des droits de l’homme, Ara Alexandre Shishmanian a connu les persécutions de la terrible police politique roumaine, sombre époque du communisme sous le joug implacable de Nicolae Ceausescu. Précautions impératives de survie, il lui fallut quitter son pays.    


Cependant, la philosophie, l’histoire des religions, la poésie, lui permirent de maintenir la tête hors de l’eau et de poursuivre son chemin de vie intellectuelle par des publications, colloques, conférences, en de nombreux pays. Sous l’égide de l’ INALCO il organise à Paris le colloque international d’histoire des religions « Psychanodia.»   


Aujourd’hui je découvre un de ses derniers recueils « Orphée lunaire. » Il s’agit ici d’une œuvre reposant sur le socle des hautes traditions, mais très éclectique et ouverte à la modernité, à la vision de son temps où l’esprit de l’immense, penseur, philosophe et écrivain roumain Mircea Eliade véritable référant n’est jamais bien loin.


L’œuvre d’Ara Alexandre Shishmanian révèle une poésie qu’il ne faut pas forcer, qui impose d’être lue en filigrane et dans laquelle nous devons nous laisser porter, lâcher prise pour être transporté par notre imaginaire et les images qui y naissent.


Proche de l’esprit cistercien, notre poète a besoin de rigueur, de sobriété, de dépouillement, dans cette crise de modernité en total étiolement, une nécessité s’impose à lui, la renaissance des mythes fondateurs et le retour au sacré dans la ligne conductrice de Mircea Eliade dont la vison gnoséologique, fit de lui un restaurateur et fondateur de l’histoire contemporaine des religions.


A ce propos d’un retour au sacré, je serai tenté d’en associer l’œuvre d’un immense artiste roumain, Silviu Oravitzan, dont l’œuvre côtoie la transcendance.    


Le poète porte en lui tout le chaos du monde, il en subit les variations, comme une secousse dans le cœur et une déchirure dans l’âme. Il place sur l’abécédaire de son orgue à senteurs, toutes le nuances qui le conduiront au parfum de l’âme, celui que l’on voudrait absolu, proche du Divin. C’est une poésie qui impose la réflexion et s’estompe dans l’ombre d’Orphée.


Ara Alexandre Shishmanian compose des poèmes qui prennent la forme d’un requiem. Il porte un regard sur notre société en sa folie un peu comme son compatriote le grand peintre Corneliu Baba. D’ailleurs ne nous rapprochons nous pas ici de « L’éloge de la folie » d’Erasme.


Notre poète est dans l’observance de l’humanité et voit les dangers de la folie des hommes, dont nous sommes actuellement au cœur, il y voit une sorte de tsunami en haillons, des anges anxieux, des rêves crucifiés. Le poète a parfois ce sentiment d’être perdu, d’être en situation d’absence, alors il se met en quête des valeurs fondamentales oubliées : « .../...mon indifférence vomit le désert de l’exode où j’ai grandi.../... »


Toujours très délicat que de vouloir poser un regard sur la poésie d’un philosophe, de surcroît un gnostique où le béotien se heurte le plus souvent à la barrière de la connaissance.


Il est vrai que l’œuvre d’Ara Alexandre Shishmanian peut paraitre parfois quelque peu hermétique, cependant, il faut savoir doucement en franchir le seuil et s’en imprégner.
Le mythe d’Orphée est le fil d’argent de ce recueil, dont l’auteur voit en la poésie un rayonnement universel, un chemin de vie qui pourrait améliorer la destinée humaine, où tout est fugitif, temporaire, fragile et évanescent.    


Par la pensée orphique, qui fut également début XXème siècle un mouvement artistique cher à Apollinaire, notre poète tente lui aussi, d’ouvrir les portes du mystère, sans doute est-ce la raison pour laquelle il use de formules alchimiques et place dans son athanor l’alphabet de la connaissance, pour peut-être y transmuter le poème d’or.


La poésie est un énigmatique voyage, : « .../... je fabrique des barques à traverser le Styx.../... » une périlleuse traversée qui n’est pas sans nous évoquer l’œuvre fameuse d’Arnold Böcklin « L’ile des morts».


En compagnie de la poésie d’Ara Alexandre Shishmanian, nous traversons des espaces dignes du plus pur surréalisme où : « Les chiens se dessinent tout seuls en disparaissant ../... » Ce qui d’ailleurs me fait songer au film surréaliste de Luis Buñuel : « Le chien andalou. »


Par la poésie notre poète, transforme les mains jointes en coupe sacrée, pour y préserver le sang de la vérité et pourquoi pas métaphoriquement celui du Graal. Il s’interroge sur lui-même au risque de se perdre de nouveau, car après une chute avec les « .../...avalanches ténébreuses des soleils » il est toujours délicat de remonter vers la lumière face aux « .../...avalanches des ombres avec leur noir lent » qu’on boit « en des coupes extatiques ».


Ara Alexandre Shishmanian, fait le constat lucide de notre société où nous ne percevons qu’une sorte de chaos permanent, les leçons des expériences passées ne servant à rien : « Rien n’est plus près du néant qui l’illusion.../... »


Le poète éveillé, initié, oscille entre l’espérance personnelle et l’aliénation où se profile le spectre de la pensée unique


Le constat est irrévocable, pertinent et amer, le fil d’espoir attribué à l’homme est ténu !


La poésie d’Ara Alexandre Shishmanian nous entraine dans un tourbillon d’images rivalisant avec l’insolite : « .../... l’invisible assassine les mirages.../... »


Par le sourire de son intimité, Ariane serait-elle la passeuse du mystère des syllabes, la porteuse d’espoir au sourire enjôleur, celle pour qui le poète prend conscience que l’amour ne doit pas se faire pesanteur, mais bien au contraire devenir un état de grâce. : « Un souvenir qui caresse les cheveux. »

 

Michel Bénard.  

 

 

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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 06:33

 

Pareils à un songe chimérique,
Vous m'offrez de vous-même
La plus intime essence
De votre corps en offrande,
Porté au seuil de l'abandon.
Alors laissez-moi m'évader
De votre mirage hypnotique,
Afin que mon regard glisse
De votre lumineuse épaule,
A l'échancrure de vos seins
S'arrondissant sous les sèves du desir,
Votre peau révèle les nuances
Des premières heures de nos errances.
Pareils à un songe chimérique
Vous m'offrez vos sèves pubiennes
Telles de délicates confidences
Se faisant calice polonisé
Dans l'euphorie de notre jardin.

 


©Michel Bénard.                
 
 
 

 

 

 

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:23

 

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 06:48

 

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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 06:29
©L’Aurore - Gérard Beaulieu


 

 


De tous mes Vœux,
J’en appelle
Aux rêveurs d’éternité,
Aux porteurs de flambeaux
Aux chanteurs de chimères,
Aux danseurs d’éphémère,
Aux androgynes de l’origine,
Ceux de la semence
En prémices
A la beauté des anges.
De tous mes Vœux
J’en appelle
Aux naufragés de la vie,
Qui doivent chercher encore
Les sources de la mansuétude,
Dans la lumière révélée
Des livres racines.
De tous mes Vœux
J’en appelle
Aux rêveurs d’intemporel,
Aux porteurs d’ oriflammes,
Aux poètes de l’espoir
Ecrivant simplement le poème
Au fronton du ciel
Pour que l’on n’assassine plus la beauté.
De tous mes Vœux
J’en appelle
A nos frères d’âmes
Et de bienveillance.


©Michel Bénard.                
 
 
 

 

 

 

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 06:38

 

BON DE COMMANDE SOUSCRIPTION
 

   Vient de paraître le 25 mars 2022
         « Sur les pas du silence… »
                 Livre de luxe  21 x 21 cm
80 pages Quadri rect/verso 140g/m2
Couverture rigide pelliculage mat
Fragments des toiles de
Daniel Convenant artiste peintre
Préface et poèmes
Michel Bénard Lauréat de l’Académie Française

Editions Les Poètes Français
ISBN : 978-2-84529-345-8
                                                                        Nom :………………………………………………………
                                                                      Prénom :…………………………………………………….

Adresse :…………………………………………………….

Ville :………………………………………………………….

Code postal……………………………………Pays………

Email :………………………………………………………….
     
L’exemplaire : 35 €   ( pour la France métropolitaine)

 Nombre exemplaire :………………Total :…………………€  

               Bon de commande et règlement par chèque à l’ordre de  Daniel CONVENANT à envoyer à  
                                                             
                                                           24 avenue de Paris 78000 Versailles


                        MERCI POUR VOTRE AIMABLE SOUTIEN GRACE AUQUEL CE LIVRE VIVRA

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 06:37
La Guerre, d'Otto Dix, triptyque peint entre 1929 et 1932


 

 

Mais qui sont ces ignobles
Fossoyeurs des droits de l’homme,
A propos de qui, de quoi,
En fonction de quel droit,
Au nom de quelle loi
Brisent-ils l’écho de nos voix,
En raison de quel pouvoir osent-ils
Déclencher une tragédie mondialisée.
Mégalomanie démesurée,
Insoutenable paranoïa
Aveuglée des fumées de la vanité.
Mais qui sont ces hommes
Plus proches du Léviathan
Que de l’apparence humaine,
Nous rapprochant de l’immonde.
Aucune guerre, aucune violence,
N’ont de justes raisons
Sinon celle de l’aliénation.
Sur ce linceul silencieux ,
Seul perce le cri prédateur,
Le ricanement cynisme
Sidérant symbole du chaos.
Mais qui sont ces créatures
Profanant le sens même de la croix,
Mais qui sont ces hommes
Sans nulle compassion
Pour leurs frères de sang
Portant la mort au fond du regard.

©Michel Bénard.        
 
 
 
 

 

 

 

 

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 07:46
Le Christ en croix - Salvador Dali


 


Il avait dans les yeux
Tous les feux merveilleux
De la lumière des cieux,
Il avait dans les mains
Toutes les lignes du chemin
Elevant jusqu’au divin.
Etait-ce bien un homme,
Etait-ce bien un ange,
Nul ne le savait,
Seul un rossignol le nomme
Tant sa beauté l’étonne.
Il allait en silence
De nuage en nuage
Effeuillant d’un geste lent
Les lys de la tempérance,
Effaçant par compassion
Ce que ce monde perdu
Porte de plus terrifiant.
Etait-ce bien un homme,
Etait-ce bien un ange,
Nul ne le savait,
Trop de sang lui coulait sur les mains.

 

©Michel Bénard.        
 

 

 

 

 


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