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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:42
Sur les chemins de cendres – Michel Bénard
 
 
 
 
 
Sur les chemins de cendres,

J’irai brûler les bois d’absence

En observant le miroir des eaux

Du lavoir où rêva Rimbaud,

De l’ivresse d’un bateau

A l’enfer des saisons.

Parfois rassemblés, si souvent séparés,
Nous côtoyons l’indicible

D’une harmonie sauvage, d’un théâtre
Au seuil de la folie, de l’incertitude
D’un imaginaire à recomposer.
Oiseleurs de paroles envoûtées
Bergers d’icônes brisées,
Comme la vie, la poésie nous appartient
Elle sera notre chemin, notre parade,
Mes voyelles reposent entre tes mains,
Tu en feras une nouvelle symphonie.
 
©Michel Bénard
 
 
 
 
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:38
Voyez c’est l’arche – Michel Bénard
 
 
 
 
Voyez c’est l’arche de passage
Où je retrouve la position fœtale,
Le sang de la terre et la sève de l’univers.
Je voyage au cœur des pierres dressées
Au pays des elfes et des légendes de Brocéliande,
Céleste parure de jade et de turquoise.
L’instant se voulant hors du temps,
Devient transfiguration.
Un rayon vert descend du ciel
Sur l’officiant du temple.
Les voix célestes des femmes se fondent
Aux volutes des fumées d’encens,
La nef s’est inversée
Pour le grand voyage initiatique.
Voyez c’est l’arche de passage
Où je retrouve la position fœtale,
Le miel de ciel et les poussières d’étoiles.
 
©Michel Bénard

 


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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:43
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Editions du Madrier – Illustrations Ingrid Ulla Mehlart – (personnages poétiques) 122 pages – format 20 ½ x 14 ½ -
 
Poétesse confirmée, connue et reconnue, Luce Péclard nous propose pour notre plus grand plaisir de lecteurs fidèles son dernier ouvrage publié: « Poésie état de grâce » un joyau déposé sur un écrin.
Ainsi que le confirme le vieil adage : « Lorsque l’on aime on ne compte pas » mieux vaut alors de ne pas comptabiliser son œuvre poétique et littéraire, la liste est déjà bien longue. Quant aux prix couronnant son œuvre en sa globalité, ils sont nombreux. Cependant je n’en mentionnerai que quatre, le Prix Anna de Noailles de la Société des Poètes français, le Prix Henry Meillant et le Prix Luc Vuagnat de la Société des Poètes et Artistes de France et le Prix Léopold Sédar Senghor de poésie, du Cénacle européen des Arts & des Lettres.
Découvrons aujourd’hui à pas comptés son nouveau recueil : « Poésie état de grâce. »
L’œuvre est aboutie, achevée et d’une parfaite maîtrise, charpentée de la plus solide maturité.
La seule introduction avec l’extrait d’un texte de Lanza del Vasto est des plus rassurantes.
L’intention est annoncée : « Réveiller le sens endormi des mots. » et provoquer quelques rencontres avec les autres. Transmettre, oser le passage du relais !
C’est Rabindranath Tagore qui nous accueille au seuil de ce recueil. Notons que le premier contact positif avec cet ouvrage nous vient d’une artiste plasticienne et costumière de la plus haute délicatesse et détentrice d’un immense talent, Ingrid Ulla Mehlhart, créatrice de mannequins et personnes oniriques tout autant que précieux. Nous pourrions voir en elle : « La Dame aux étoffes enluminées. » « La génitrice des rêves de soies. »
La poésie est une effervescence de bulles d’âme qui s’élèvent vers le ciel. La grâce étant une affaire de correspondance où chacun peut trouver sa correspondance. Alors le grand voyage peut commencer !
Cet ouvrage est celui de la liberté, de l’envolée libre comme l’est devenue la poésie.
Vivre la poésie comme une voie initiatique, un pèlerinage aux sources qui révèle l’évidence même du sens de l’existence.
Parfois nous sommes emprisonnés dans un souffle de nostalgie qui passe entre les murs des fermes d’antan où sommeille la mémoire des pierres.
Luce Péclard demeure attachée aux véritables valeurs humaines et spirituelles, elle attire l’attention sur les dangers d’un monde miné par la corruption, où tout est frelaté, même la pensée qui est manipulée. Elle s’indigne comme bon nombre d’entre nous de tant d’impostures.
Alors il faut faire vite son choix si l’on veut voir encore de vraies graines en plein miracle de germination, loin des espèces hybrides et des puces numériques préludant une génétique risquant bien de se diaboliser
Luce Péclard joue d’une certaine modernité de langage, qui parfois frôle une forme hermétique, pour réapparaitre soudain en pleine lumière.
Au détour d’un poème un questionnement soudain sur les amis qui vont, viennent et disparaissent. Notre poétesse se met en observance, elle veille sur les promesses et les racines du monde.
Le parcours se veut initiatique, sorte de grande communion incantatoire sous les feux du ciel et rituel entre le poète et la mère nature.
 
« .../...se recueillir longuement
Pour renaître au printemps
A la transmutation nouvelle,
Suprême initiation ! »
 
Interrogation encore, sur l’indifférence de l’objet qui traverse le temps de la superficialité des événements, du quotidien, tout juste évoqué et déjà oublié. Tout n’est plus que fragilité de surface dans l’univers « internet » et mensonges orientés avec effets de sensations dans les « médias »
Luce Péclard imprégnée de sagesse s’oriente :
 
« Vers l’aube émerveillée
De la Résurrection ! »
 
Tout en ayant besoin parfois de légèreté, pour retrouver son équilibre. Chez elle l’équilibre vient de la convergence, de la coïncidence des pensées où à ce point de jonction se construit l’harmonie, magie de l’imprévu.
Notre poétesse se met toujours en phase d’attente et d’espérance du miracle de la rose en Décembre.
Lorsque la société n’est plus que suspicion, mensonge, escroqueries, Luce Péclard bifurque et rêve de la grande délivrance, élan sublime du seul salut demeurant encore un peu crédible, l’art ou plutôt la création face à son secret. Car l’art lui aussi est devenu quelque peu douteux.
 
« Camisoles de forces vives
Et mort de l’esprit créateur.../... »
 
« Chacun cherche une issue
Pour ne pas éclater,.../... »
 
« C’est alors la grande envolée
Des couleurs, des mots et des sons.../...
..............................................................
« Du compositeur en extase ! »
 
Comme écrit précédemment Luce Péclard est en quête d’unité dans la vie comme en poésie.
Et si la poésie c’était de retrouver la position fœtale, le souffle initial ?
L’œuvre de notre amie laisse transparaitre une forte interrogation, une nécessité de réflexion, l’incertitude est sous-jacente, l’inquiétude bien qu’occultée est palpable.
 
« Je me construis un monde à part
Où je transforme en positif
Les événements négatifs. »
 
L’esprit de Rabindranath Tagore, de Krishnamurti, de Khalil Gibran, d’ Hafiz, de Lanza del Vasto, valeurs incontournables de la pensée universelle survolent les nouveaux textes. Son rêve est de vivre la poésie comme un miracle. Forte de sa foi et en poétesse accomplie, Luce Péclard poursuit avec opiniâtreté sa vie, sans omettre au passage d’attirer l’attention sur les risques de quelques expériences métaphysiques ou dérivées qui pourraient égarer le corps, mais aussi l’âme et l’esprit.
 
« Ils font fausse route à l’envers
Ceux qui croient pouvoir imposer
Une idéologie extrême. »
 
Au travers de ses vers Luce Péclard nous entraine sur une voie épurée, vers un monde différent à l’écart des rumeurs, elle nous suggère des chemins isolés préservant l’Amour et la Paix.
 
« Retrouver la confiance
De la vision élargie.../... »
 
Souvent nous sommes soumis aux vents contraires, mais cela n’est-il pas positif pour une remise en question de nous même.
Il nous faut lutter contre les incertitudes où nous nous sentons perdus dans les brumes du doute.
Il est cependant une évidence, la poésie de Luce Péclard bat au rythme des saisons, s’ouvre, se replie offre ses parfums et nuances à qui sait les révéler. C’est tout simplement une poésie donnant un sens à la vie en s’offrant aux splendeurs du monde dans la communion et qui nous met en « état de grâce. »
 
Michel Bénard.
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:39
A la barre d’un vaisseau fantôme – Michel Bénard
 
 
 
 
A la barre d’un vaisseau fantôme
Traverser les ombres diaphanes
De paysages invisibles,
Franchir les portes de l’intemporel,
Et voir soudain apparaître
Un port de lumière
Où le mirage devient réalité.
Il s’exhume de l’oubli,
Les codes de l’origine,
Les chants de l’éternel,
Gravés dans les abysses
Des grottes aux traces pariétales
Veillant sur la mémoire du monde
Comme des figures de proues
Belles, telles des reines orientales
Aux chevelures de jais.
 
©Michel Bénard.
 


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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:41
Un vent chaud – Michel Bénard
 
 
 
 
 
Un vent chaud caresse le silence
Et le bleu d’un ciel immaculé,
Au cœur d’une corolle d’or
J’effleure les veines de l’éternité,
Butine le pollen précieux
Du mystère de la création.
L’instant présent se charge d’intemporel,
Voici déjà le voile du soir,
L’astre solaire amplifie
L’orange de sa sphère,
La nuit tombe vite en terres d’Afrique
Laissant place aux esprits des anciens
Qui se font passeurs de mémoire,
Traducteurs du livre des morts,
Mais aussi de celui des vivants,
En ravivant les cendres
Des feux abandonnés
Jusqu’à l’embrasement
Des premières heures du lever du jour.
 
©Michel Bénard.
 
 


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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 07:45
Recension : « Les chemins de lumière » de Véronique Flabat-Piot – Michel Bénard
Editions Les Poètes français – 2016 – 77 pages – format 15 x 21 - Postface Vital Heurtebize. (Illustration de couverture : Roland Flabat.)
 
 
 
Ce nouvel ouvrage de Véronique Flabat-Piot « Les chemins de lumière » s’offre à l’espace de liberté d’un ciel parsemé de routes informelles s’ouvrant sur autant de destinations inconnues et soulevant mille et une interrogations et réflexions. Où vais-je ? Qui suis-je ?
Avant de poursuivre, est-il bien nécessaire de rappeler ici combien Véronique Flabat-Piot maîtrise toutes les techniques et formes d’expressions poétiques, passant du plus rigoureux classicisme, sonnets, triolets etc. ...allant jusqu’aux textes les plus libérés.
Sans en abuser il me semble judicieux de souligner, car le fait devient de plus en plus rarissime, notre amie sait ce que poésie est sensée impliquer et surtout ce que cela veut dire.
Quittons cependant la forme pour nous retrouver et débattre sur le fond, auquel je demeure très sensible.
Telle des pierres angulaires, l’importance de l’art et de son cortège réside sur les chemins de l’humain et quelles qu’en soient les sources, elle se fait le révélateur de l’amour.
 
« Si l’artiste parvient à murmurer « je t’aime »,
Des arcanes du doute, il sortira vainqueur ! »
 
« Les chemins de lumière » renvoient l’homme aux arts et à leurs créateurs afin de les extirper du doute.
L’art devient une possibilité de côtoyer une forme de vérité, de vivre une certaine idée de l’absolu.
Par sa passion de l’art et de la poésie Véronique Flabat-Piot rapproche les oppositions, le feu et l’eau, le verre et le plomb, l’encre et le parchemin. Ne rejoignons-nous pas la symbolique du vitrail, des passeurs de lumière ? Des « oeuvriers » pour reprendre un terme qui nous tient au cœur.
Questionnement, révélations, la ligne de conduite est tracée, elle devient transcendance.
Véronique Flabat-Piot effleure l’intemporalité d’un monde informel en gestation sous les doigts de l’artiste, de l’artisan, du poète.
Tout ceci est souligné avec délicatesse, finesse à l’aune de l’expérience.
Le « dit » sonne clair et juste.
Poursuivons ces chemins qui nous conduisent sur les degrés du sacré où de l’ésotérisme.
La poésie, l’art ne sont-ils pas des actes sacrés ? Si assurément !
 
« Tu toucheras l’occulte, en regardant les choses
Et verras le réel, en palpant le Divin... »
 
Etre poète c’est aussi savoir s’effacer au profit de l’humilité, de la pure beauté, d’une certaine vérité le plus souvent intangible, ineffable.
 
« N’être qu’un souffle
dernière expiration
de l’âme qui s’envole... »
 
Le poète est drapé de sensibilité, de vibrations profondes, de résonances intérieures, c’est peut-être pourquoi il en appelle encore plus à la tendresse.
 
« .../...je trouve, en mon tréfonds,
les fleuves de tendresse.../... »
 
Ingrédient difficilement dissociable de la poésie, le mysticisme n’est parfois pas bien loin, il frôle l’invisible, l’impalpable, il pressent un nouveau « prophète » qui pourrait dispenser des promesses d’amour à l’infini.
Au détour d’un poème, d’un vers, il nous arrive de rencontre une étrange allégorie, avec sa faux sur le dos : la camarde... Mais le poète est confiant, provoquant, il la défie, l’attend sans la craindre, car il sait que seul l’Amour perdure.
 
« Et j’aimerai,
j’aimerai,
j’aimerai...
...de toute la force de ma Vie,
aux confins de l’Eternité ! »
 
Permettez-moi ici de vous conseiller d’emprunter « Les chemins de lumière », faites en bel usage, en espérant qu’ils vous conduisent loin. Osez vous laisser transporter de l’humain au Divin, précisément là où :
 
« .../...tout et rien fusionnent,.../... »
 
Michel Bénard.
Recension : « Les chemins de lumière » de Véronique Flabat-Piot – Michel Bénard
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:43
Recension Jean-Paul Person « L’état crépusculaire » - Michel Bénard
De Jean-Paul Person « L’état crépusculaire » éditions La Nouvelle Pléiade – 2016-79 pages. Format 15x21.
 
 
Le poète se fait parfois chineur de mots patinés, de rêves délavés afin d’élaborer son poème, il fouille dans son grenier aux souvenirs.
Jean-Paul Person ouvre en grand sa fenêtre afin de mieux s’envoler et rejoindre la cohorte de ses songes, il porte en lui cette sorte de personnage volant dessiné par Folon.
Il s’invente souvent les amours les plus improbables, à sa manière il transcende d’idylliques images en hommage à la vie et aux amours virtuelles.
 
« Je sais, du moins pressens,
A fleur de peau, à fleur diaphane,
Chaque battement de son sang.../... »
 
Il lui arrive de rattacher le rêve à la réalité, il devient alors délicat de faire la part de réel ou de l’imaginaire, nous traversons alors une sorte d’entre deux indéfini, un « état crépusculaire. »
Le langage tente de rompre avec l’expression usuelle, il étonne, intrigue, interroge, mais en aucun cas ne nous laisse indifférent. L’écriture se veut libérée, tout en rythmes brisés, en fractures verbales, en ruptures mélodiques.
 
« Rampant,
je m’immondice,
m’emboue,
me sépulcre. »
 
Jean-Paul Person porte un peu en lui cet esprit du « poète maudit » qui retrouve au fond de ses poches la charpie de ses rêves mêlée à sa vie.
Ce besoin de rêve, folle course vers les chimères, est omniprésent, Jean-Paul Person lui offre son ciel étoilé et s’envole avec lui.
Oui, notre poète rêveur sème sur son chemin des idylles interdites, des amours clandestines, des courtisanes éphémères autant qu’inaccessibles.
L’éclat d’un simple regard le trouble, l’intrigue, le transporte et lui noue le ventre, alors il tisse le poème d’amour au rythme de ses fantasmes.
 
« J’ai retrouvé ton visage,
tes yeux,
obsessionnellement différents.
 
Trop tardif, j’étais celui
Dont tu n’espérais plus la venue. »
Pour cela il lui arrive d’user de néologismes improbables, mais mot après mot, il érige une œuvre singulière et personnelle.
L’insignifiance quotidienne l’afflige, il joue alors de la déraison ou de la dérision, il se construit tout un monde dans la tête qu’il convertit progressivement en poème.
Il s’approprie un langage nouveau, une existence marginale, il bouscule l’ordre établi, le bon sens et la raison..
Il révise le dictionnaire à en faire perdre les cheveux qu’ils restent à nos « immortels » !
A sa façon Jean-Paul Person inverse le monde, il donne un passeport crédible à ses illusions.
  1. joue à la marelle avec l’inconsistance du monde.
 
« Pourquoi existe-t-il des hommes
qui ne font que passer ? »
 
Parce que sans doute n’ont-ils pas compris que la poésie est peut-être l’ultime voie d’espérance qui leur soit encore offerte.
 
Michel Bénard.
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:42
Hommage à l’œuvre du peintre « intuitiste » Franco Cossutta « Le Christ évanescent » - Michel Bénard
©Franco Cossutta Le Christ évanescent
 
 
 
 
On dit de Lui
Qu’il fût le fils de « l’Homme ».
Aujourd’hui il n’est plus
Qu’une lumineuse espérance,
Une fragile et volatile évanescence,
Une inconsciente entité.
Il est là, telle une blessure
En souffrance d’humanité.
Ses ondes vibrent à l’infini,
Se font l’émanation du sublime
Du souffle universel,
De la respiration cosmique.
Christ de douleur,
Christ de torpeur,
Christ de la passion
Et des hautes transcendances,
Témoin de l’effroyable constat,
Du chaos pandémiques des religions.
Issu de l’inconnu, modelé
Aux mystères de la création.
Avatar miroir de deux mille ans d’histoire
D’une humanité humiliée, bafouée, stigmatisée.
Christ rédempteur d’un monde
Où chacun tente de retrouver
Les fragments perdus,
Non pas d’une éphémère vérité,
Mais d’une hypothétique Parole prophétique.
 
©Michel Bénard.

 
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 07:45
En bout des terres rouges – Michel Bénard
 
 
 
 
En bout des terres rouges,
L’océan !
La grève que ramassent les femmes.
Terme du paysage des savanes,
Des espaces infinis parcourus
D’ombres furtives qui se profilent
Sous la voute étoilée,
Au cœur d’une nuit opiacée.
Des rumeurs lointaines s’élèvent,
Tam-tams, complaintes séculières,
Magiques litanies, monde transfiguré
Par le mystère céleste,
Les braseros des marabouts
Et les prophéties des griots.
 
©Michel Bénard



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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:42
Le passage du silence – Michel Bénard
 
 
 
 
                                                   Dédié à la poétesse, essayiste et amie Jin Siyan.
 
 
 
 
C’est le passage du silence,
L’heure des hautes solitudes,
Où d’énigmatiques signes nocturnes
Calligraphient d’inexplicables paysages,
Sur les replis  diaprés
De rêves transparents.
C’est le passage du silence,
L’heure des longues solitudes,
Où doucement s’efface
La silhouette de la lune.
 
©Michel Bénard.

 
 
 
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