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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:43
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Editions du Madrier – Illustrations Ingrid Ulla Mehlart – (personnages poétiques) 122 pages – format 20 ½ x 14 ½ -
 
Poétesse confirmée, connue et reconnue, Luce Péclard nous propose pour notre plus grand plaisir de lecteurs fidèles son dernier ouvrage publié: « Poésie état de grâce » un joyau déposé sur un écrin.
Ainsi que le confirme le vieil adage : « Lorsque l’on aime on ne compte pas » mieux vaut alors de ne pas comptabiliser son œuvre poétique et littéraire, la liste est déjà bien longue. Quant aux prix couronnant son œuvre en sa globalité, ils sont nombreux. Cependant je n’en mentionnerai que quatre, le Prix Anna de Noailles de la Société des Poètes français, le Prix Henry Meillant et le Prix Luc Vuagnat de la Société des Poètes et Artistes de France et le Prix Léopold Sédar Senghor de poésie, du Cénacle européen des Arts & des Lettres.
Découvrons aujourd’hui à pas comptés son nouveau recueil : « Poésie état de grâce. »
L’œuvre est aboutie, achevée et d’une parfaite maîtrise, charpentée de la plus solide maturité.
La seule introduction avec l’extrait d’un texte de Lanza del Vasto est des plus rassurantes.
L’intention est annoncée : « Réveiller le sens endormi des mots. » et provoquer quelques rencontres avec les autres. Transmettre, oser le passage du relais !
C’est Rabindranath Tagore qui nous accueille au seuil de ce recueil. Notons que le premier contact positif avec cet ouvrage nous vient d’une artiste plasticienne et costumière de la plus haute délicatesse et détentrice d’un immense talent, Ingrid Ulla Mehlhart, créatrice de mannequins et personnes oniriques tout autant que précieux. Nous pourrions voir en elle : « La Dame aux étoffes enluminées. » « La génitrice des rêves de soies. »
La poésie est une effervescence de bulles d’âme qui s’élèvent vers le ciel. La grâce étant une affaire de correspondance où chacun peut trouver sa correspondance. Alors le grand voyage peut commencer !
Cet ouvrage est celui de la liberté, de l’envolée libre comme l’est devenue la poésie.
Vivre la poésie comme une voie initiatique, un pèlerinage aux sources qui révèle l’évidence même du sens de l’existence.
Parfois nous sommes emprisonnés dans un souffle de nostalgie qui passe entre les murs des fermes d’antan où sommeille la mémoire des pierres.
Luce Péclard demeure attachée aux véritables valeurs humaines et spirituelles, elle attire l’attention sur les dangers d’un monde miné par la corruption, où tout est frelaté, même la pensée qui est manipulée. Elle s’indigne comme bon nombre d’entre nous de tant d’impostures.
Alors il faut faire vite son choix si l’on veut voir encore de vraies graines en plein miracle de germination, loin des espèces hybrides et des puces numériques préludant une génétique risquant bien de se diaboliser
Luce Péclard joue d’une certaine modernité de langage, qui parfois frôle une forme hermétique, pour réapparaitre soudain en pleine lumière.
Au détour d’un poème un questionnement soudain sur les amis qui vont, viennent et disparaissent. Notre poétesse se met en observance, elle veille sur les promesses et les racines du monde.
Le parcours se veut initiatique, sorte de grande communion incantatoire sous les feux du ciel et rituel entre le poète et la mère nature.
 
« .../...se recueillir longuement
Pour renaître au printemps
A la transmutation nouvelle,
Suprême initiation ! »
 
Interrogation encore, sur l’indifférence de l’objet qui traverse le temps de la superficialité des événements, du quotidien, tout juste évoqué et déjà oublié. Tout n’est plus que fragilité de surface dans l’univers « internet » et mensonges orientés avec effets de sensations dans les « médias »
Luce Péclard imprégnée de sagesse s’oriente :
 
« Vers l’aube émerveillée
De la Résurrection ! »
 
Tout en ayant besoin parfois de légèreté, pour retrouver son équilibre. Chez elle l’équilibre vient de la convergence, de la coïncidence des pensées où à ce point de jonction se construit l’harmonie, magie de l’imprévu.
Notre poétesse se met toujours en phase d’attente et d’espérance du miracle de la rose en Décembre.
Lorsque la société n’est plus que suspicion, mensonge, escroqueries, Luce Péclard bifurque et rêve de la grande délivrance, élan sublime du seul salut demeurant encore un peu crédible, l’art ou plutôt la création face à son secret. Car l’art lui aussi est devenu quelque peu douteux.
 
« Camisoles de forces vives
Et mort de l’esprit créateur.../... »
 
« Chacun cherche une issue
Pour ne pas éclater,.../... »
 
« C’est alors la grande envolée
Des couleurs, des mots et des sons.../...
..............................................................
« Du compositeur en extase ! »
 
Comme écrit précédemment Luce Péclard est en quête d’unité dans la vie comme en poésie.
Et si la poésie c’était de retrouver la position fœtale, le souffle initial ?
L’œuvre de notre amie laisse transparaitre une forte interrogation, une nécessité de réflexion, l’incertitude est sous-jacente, l’inquiétude bien qu’occultée est palpable.
 
« Je me construis un monde à part
Où je transforme en positif
Les événements négatifs. »
 
L’esprit de Rabindranath Tagore, de Krishnamurti, de Khalil Gibran, d’ Hafiz, de Lanza del Vasto, valeurs incontournables de la pensée universelle survolent les nouveaux textes. Son rêve est de vivre la poésie comme un miracle. Forte de sa foi et en poétesse accomplie, Luce Péclard poursuit avec opiniâtreté sa vie, sans omettre au passage d’attirer l’attention sur les risques de quelques expériences métaphysiques ou dérivées qui pourraient égarer le corps, mais aussi l’âme et l’esprit.
 
« Ils font fausse route à l’envers
Ceux qui croient pouvoir imposer
Une idéologie extrême. »
 
Au travers de ses vers Luce Péclard nous entraine sur une voie épurée, vers un monde différent à l’écart des rumeurs, elle nous suggère des chemins isolés préservant l’Amour et la Paix.
 
« Retrouver la confiance
De la vision élargie.../... »
 
Souvent nous sommes soumis aux vents contraires, mais cela n’est-il pas positif pour une remise en question de nous même.
Il nous faut lutter contre les incertitudes où nous nous sentons perdus dans les brumes du doute.
Il est cependant une évidence, la poésie de Luce Péclard bat au rythme des saisons, s’ouvre, se replie offre ses parfums et nuances à qui sait les révéler. C’est tout simplement une poésie donnant un sens à la vie en s’offrant aux splendeurs du monde dans la communion et qui nous met en « état de grâce. »
 
Michel Bénard.
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:39
A la barre d’un vaisseau fantôme – Michel Bénard
 
 
 
 
A la barre d’un vaisseau fantôme
Traverser les ombres diaphanes
De paysages invisibles,
Franchir les portes de l’intemporel,
Et voir soudain apparaître
Un port de lumière
Où le mirage devient réalité.
Il s’exhume de l’oubli,
Les codes de l’origine,
Les chants de l’éternel,
Gravés dans les abysses
Des grottes aux traces pariétales
Veillant sur la mémoire du monde
Comme des figures de proues
Belles, telles des reines orientales
Aux chevelures de jais.
 
©Michel Bénard.
 


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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:41
Un vent chaud – Michel Bénard
 
 
 
 
 
Un vent chaud caresse le silence
Et le bleu d’un ciel immaculé,
Au cœur d’une corolle d’or
J’effleure les veines de l’éternité,
Butine le pollen précieux
Du mystère de la création.
L’instant présent se charge d’intemporel,
Voici déjà le voile du soir,
L’astre solaire amplifie
L’orange de sa sphère,
La nuit tombe vite en terres d’Afrique
Laissant place aux esprits des anciens
Qui se font passeurs de mémoire,
Traducteurs du livre des morts,
Mais aussi de celui des vivants,
En ravivant les cendres
Des feux abandonnés
Jusqu’à l’embrasement
Des premières heures du lever du jour.
 
©Michel Bénard.
 
 


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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 07:45
Recension : « Les chemins de lumière » de Véronique Flabat-Piot – Michel Bénard
Editions Les Poètes français – 2016 – 77 pages – format 15 x 21 - Postface Vital Heurtebize. (Illustration de couverture : Roland Flabat.)
 
 
 
Ce nouvel ouvrage de Véronique Flabat-Piot « Les chemins de lumière » s’offre à l’espace de liberté d’un ciel parsemé de routes informelles s’ouvrant sur autant de destinations inconnues et soulevant mille et une interrogations et réflexions. Où vais-je ? Qui suis-je ?
Avant de poursuivre, est-il bien nécessaire de rappeler ici combien Véronique Flabat-Piot maîtrise toutes les techniques et formes d’expressions poétiques, passant du plus rigoureux classicisme, sonnets, triolets etc. ...allant jusqu’aux textes les plus libérés.
Sans en abuser il me semble judicieux de souligner, car le fait devient de plus en plus rarissime, notre amie sait ce que poésie est sensée impliquer et surtout ce que cela veut dire.
Quittons cependant la forme pour nous retrouver et débattre sur le fond, auquel je demeure très sensible.
Telle des pierres angulaires, l’importance de l’art et de son cortège réside sur les chemins de l’humain et quelles qu’en soient les sources, elle se fait le révélateur de l’amour.
 
« Si l’artiste parvient à murmurer « je t’aime »,
Des arcanes du doute, il sortira vainqueur ! »
 
« Les chemins de lumière » renvoient l’homme aux arts et à leurs créateurs afin de les extirper du doute.
L’art devient une possibilité de côtoyer une forme de vérité, de vivre une certaine idée de l’absolu.
Par sa passion de l’art et de la poésie Véronique Flabat-Piot rapproche les oppositions, le feu et l’eau, le verre et le plomb, l’encre et le parchemin. Ne rejoignons-nous pas la symbolique du vitrail, des passeurs de lumière ? Des « oeuvriers » pour reprendre un terme qui nous tient au cœur.
Questionnement, révélations, la ligne de conduite est tracée, elle devient transcendance.
Véronique Flabat-Piot effleure l’intemporalité d’un monde informel en gestation sous les doigts de l’artiste, de l’artisan, du poète.
Tout ceci est souligné avec délicatesse, finesse à l’aune de l’expérience.
Le « dit » sonne clair et juste.
Poursuivons ces chemins qui nous conduisent sur les degrés du sacré où de l’ésotérisme.
La poésie, l’art ne sont-ils pas des actes sacrés ? Si assurément !
 
« Tu toucheras l’occulte, en regardant les choses
Et verras le réel, en palpant le Divin... »
 
Etre poète c’est aussi savoir s’effacer au profit de l’humilité, de la pure beauté, d’une certaine vérité le plus souvent intangible, ineffable.
 
« N’être qu’un souffle
dernière expiration
de l’âme qui s’envole... »
 
Le poète est drapé de sensibilité, de vibrations profondes, de résonances intérieures, c’est peut-être pourquoi il en appelle encore plus à la tendresse.
 
« .../...je trouve, en mon tréfonds,
les fleuves de tendresse.../... »
 
Ingrédient difficilement dissociable de la poésie, le mysticisme n’est parfois pas bien loin, il frôle l’invisible, l’impalpable, il pressent un nouveau « prophète » qui pourrait dispenser des promesses d’amour à l’infini.
Au détour d’un poème, d’un vers, il nous arrive de rencontre une étrange allégorie, avec sa faux sur le dos : la camarde... Mais le poète est confiant, provoquant, il la défie, l’attend sans la craindre, car il sait que seul l’Amour perdure.
 
« Et j’aimerai,
j’aimerai,
j’aimerai...
...de toute la force de ma Vie,
aux confins de l’Eternité ! »
 
Permettez-moi ici de vous conseiller d’emprunter « Les chemins de lumière », faites en bel usage, en espérant qu’ils vous conduisent loin. Osez vous laisser transporter de l’humain au Divin, précisément là où :
 
« .../...tout et rien fusionnent,.../... »
 
Michel Bénard.
Recension : « Les chemins de lumière » de Véronique Flabat-Piot – Michel Bénard
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:43
Recension Jean-Paul Person « L’état crépusculaire » - Michel Bénard
De Jean-Paul Person « L’état crépusculaire » éditions La Nouvelle Pléiade – 2016-79 pages. Format 15x21.
 
 
Le poète se fait parfois chineur de mots patinés, de rêves délavés afin d’élaborer son poème, il fouille dans son grenier aux souvenirs.
Jean-Paul Person ouvre en grand sa fenêtre afin de mieux s’envoler et rejoindre la cohorte de ses songes, il porte en lui cette sorte de personnage volant dessiné par Folon.
Il s’invente souvent les amours les plus improbables, à sa manière il transcende d’idylliques images en hommage à la vie et aux amours virtuelles.
 
« Je sais, du moins pressens,
A fleur de peau, à fleur diaphane,
Chaque battement de son sang.../... »
 
Il lui arrive de rattacher le rêve à la réalité, il devient alors délicat de faire la part de réel ou de l’imaginaire, nous traversons alors une sorte d’entre deux indéfini, un « état crépusculaire. »
Le langage tente de rompre avec l’expression usuelle, il étonne, intrigue, interroge, mais en aucun cas ne nous laisse indifférent. L’écriture se veut libérée, tout en rythmes brisés, en fractures verbales, en ruptures mélodiques.
 
« Rampant,
je m’immondice,
m’emboue,
me sépulcre. »
 
Jean-Paul Person porte un peu en lui cet esprit du « poète maudit » qui retrouve au fond de ses poches la charpie de ses rêves mêlée à sa vie.
Ce besoin de rêve, folle course vers les chimères, est omniprésent, Jean-Paul Person lui offre son ciel étoilé et s’envole avec lui.
Oui, notre poète rêveur sème sur son chemin des idylles interdites, des amours clandestines, des courtisanes éphémères autant qu’inaccessibles.
L’éclat d’un simple regard le trouble, l’intrigue, le transporte et lui noue le ventre, alors il tisse le poème d’amour au rythme de ses fantasmes.
 
« J’ai retrouvé ton visage,
tes yeux,
obsessionnellement différents.
 
Trop tardif, j’étais celui
Dont tu n’espérais plus la venue. »
Pour cela il lui arrive d’user de néologismes improbables, mais mot après mot, il érige une œuvre singulière et personnelle.
L’insignifiance quotidienne l’afflige, il joue alors de la déraison ou de la dérision, il se construit tout un monde dans la tête qu’il convertit progressivement en poème.
Il s’approprie un langage nouveau, une existence marginale, il bouscule l’ordre établi, le bon sens et la raison..
Il révise le dictionnaire à en faire perdre les cheveux qu’ils restent à nos « immortels » !
A sa façon Jean-Paul Person inverse le monde, il donne un passeport crédible à ses illusions.
  1. joue à la marelle avec l’inconsistance du monde.
 
« Pourquoi existe-t-il des hommes
qui ne font que passer ? »
 
Parce que sans doute n’ont-ils pas compris que la poésie est peut-être l’ultime voie d’espérance qui leur soit encore offerte.
 
Michel Bénard.
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:42
Hommage à l’œuvre du peintre « intuitiste » Franco Cossutta « Le Christ évanescent » - Michel Bénard
©Franco Cossutta Le Christ évanescent
 
 
 
 
On dit de Lui
Qu’il fût le fils de « l’Homme ».
Aujourd’hui il n’est plus
Qu’une lumineuse espérance,
Une fragile et volatile évanescence,
Une inconsciente entité.
Il est là, telle une blessure
En souffrance d’humanité.
Ses ondes vibrent à l’infini,
Se font l’émanation du sublime
Du souffle universel,
De la respiration cosmique.
Christ de douleur,
Christ de torpeur,
Christ de la passion
Et des hautes transcendances,
Témoin de l’effroyable constat,
Du chaos pandémiques des religions.
Issu de l’inconnu, modelé
Aux mystères de la création.
Avatar miroir de deux mille ans d’histoire
D’une humanité humiliée, bafouée, stigmatisée.
Christ rédempteur d’un monde
Où chacun tente de retrouver
Les fragments perdus,
Non pas d’une éphémère vérité,
Mais d’une hypothétique Parole prophétique.
 
©Michel Bénard.

 
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 07:45
En bout des terres rouges – Michel Bénard
 
 
 
 
En bout des terres rouges,
L’océan !
La grève que ramassent les femmes.
Terme du paysage des savanes,
Des espaces infinis parcourus
D’ombres furtives qui se profilent
Sous la voute étoilée,
Au cœur d’une nuit opiacée.
Des rumeurs lointaines s’élèvent,
Tam-tams, complaintes séculières,
Magiques litanies, monde transfiguré
Par le mystère céleste,
Les braseros des marabouts
Et les prophéties des griots.
 
©Michel Bénard



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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:42
Le passage du silence – Michel Bénard
 
 
 
 
                                                   Dédié à la poétesse, essayiste et amie Jin Siyan.
 
 
 
 
C’est le passage du silence,
L’heure des hautes solitudes,
Où d’énigmatiques signes nocturnes
Calligraphient d’inexplicables paysages,
Sur les replis  diaprés
De rêves transparents.
C’est le passage du silence,
L’heure des longues solitudes,
Où doucement s’efface
La silhouette de la lune.
 
©Michel Bénard.

 
 
 
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:45
Victor Hugo et Eros, l’ambivalence d’une enivrante fragilité. – Michel Bénard
Œuvre de Victor Hugo :« Sub clara nuda lucerna », (Nue sous la claire lumière de la lampe)
 
 
«  Elles viennent vous embrassent,
Vous éblouissent et passent.../... » VH(1)
 
L’érotisme chez Victor Hugo est un véritable paradoxe entre la retenue littéraire discrète et la passion humaine et physique effrénée.
L’œuvre dans sa généralité occulte plus ou moins l’aspect sensuel, charnel pratiquement passé sous silence. En filigrane.
Nul n’ignore cependant combien l’immense écrivain, poète et artiste aussi, que fût Victor Hugo avait une renommée bien fondée d’être une forte nature, insatiable amoureux.
Cependant son œuvre est assez peu révélatrice lorsqu’il s’agit de sensualité exacerbée, la sexualité est drapée d’un voile pudique et pourtant Victor Hugo était plutôt très libéré sur le plan charnel, volupté, passion, voire un certain désir de débauche qui ne l’effrayait nullement et d’amours idylliques, puritaines, il basculait aisément à des jeux érotiques des plus sulfureux. Voici ce qu’il en dit :
 
« Ce qu’on appelle passion, volupté, libertinage, débauche, n’est pas autre chose qu’une violence que nous fait la vie. »
 
La pudeur, la retenue est pratiquement de règle avec son épouse Adèle Foucher au début tout du moins, mais pour ses amours illégitimes qui furent, en premier lieu Juliette Drouet la favorite, mais également Léonie Biard, Blanche Lanvin, sans oublier ses odalisques comme la jolie actrice et modèle Alice Ozy (Justine Pilloy) que peignit magnifiquement Théodore Chassériau. Victor Hugo leur écrivit des textes extrêmement sensuels, quant à la révélation de ces écrits il fût des plus discrets.
Grande ambivalence de la vie amoureuse officielle, clandestine et de l’œuvre.
Néanmoins, oui, dans certains de ses écrits il sacrifie au dieu Eros, il suffit de songer au recueil « Les Orientales » au roman « Notre Dame de Paris » avec la troublante sauvageonne Esméralda qui rendit encore un peu plus fou le pauvre Quasimodo transfiguré. Nous pensons aussi à «  L’homme qui rit » où certaines pages flirtent avec l’imagerie érotique de l’époque. Et Victor Hugo souligne :
 
« Platon disait, à l’heure où le couchant pâlit :
Dieu du ciel, montrez-moi Venus sortant de l’onde !
Moi, je dis, le cœur pleure d’une ardeur plus profonde :
Madame montrez-moi Vénus entrant au lit ! »
 
La poésie intimiste chez Victor Hugo transpose un univers pétri de désirs, de pulsions, de fougues, d’énergie émotionnelle, ce dont ne manque pas Victor Hugo, lui qui était habité par une sexualité épanouie et florissante.
Il est bien connu, que durant le XIX ème siècle ses contemporains et lui sont épris de sensations orientalistes, exotiques, liées à une grande soif d’aventure, de rêve et de phantasme.
Victor Hugo écrit :
 
« La liberté d’aimer n’est pas moins que la liberté de penser. »
 
Excellent artiste, Victor Hugo comme nous le savons, dessina ou peignit un certain nombre de nus, sortes d’odalisques selon la tendance de l’époque. Il nous laissa quelques petites ébauches délicieuses et délicates un tantinet subjectives.
Sa fougue sexuelle débridée est tout à fait en adéquation avec son œuvre, puissante, débordante, lyrique, dithyrambique, théâtrale, phénomène qui d’ailleurs est tout à fait approprié à l’esprit du XIX ème siècle dans certaines couches de la société disons bourgeoise, où emprisonnée dans le puritanisme ambiant et l’entrave de la religion, vont se confesser à l’église avec femmes et familles, afin de mieux pouvoir aller s’encanailler au bobinard ou autres salons mondains.
Victor Hugo n’est pas dupe car même s’il les provoque, il a conscience des risques encourus, et voici ce qu’il écrit :
 
« À l’instant où la femme naquit est morte l’innocence. » Elle est «  l’être en qui Satan avec Dieu se confond. »
 
Nous clôturerons ce survol «  érotico-poétique » sur l’image de la remarquable sculpture préparatoire d’Auguste Rodin, puisqu’il s’agit d’un grand plâtre représentant Victor Hugo en vieil homme, intégralement nu, assis sur un improbable rocher, face à une œuvre du célèbre peintre symboliste suisse Arnold Böcklin où le dieu Pan jouant de sa flûte semble inviter le poète pour encore une ultime fois à écouter le chant des sirènes pour vivre encore une fois les folles ivresses de l’amour. Et de conclure :
 
«  Certes, elle n’était pas femme et charmante en vain,
Mais le terrestre en elle avait un air Divin.../...
Elle acceptait l’amour et tous ses incendies.../...
Ne se refusait point et ne se livrait pas ;
Elle savait se faire esclave et rester reine,
Suprême grâce !.../...
Que d’avoir tout donné sans avoir rien perdu !.../...
Et couchée sur le lit, semblait sur une cime.../...
Et c’était la grandeur de cette femme étrange
Qu’en cessant d’être vierge elle devenait un ange. »  (Extraits)
 
Fermons ce paragraphe sur ce qui fut toujours le paradoxe de l’homme qui fut l’un des plus grands poètes de tous les temps.
Pris dans l’étau d’un œuvre existentiellement magistrale et de l’embrasement d’une charnelle et brûlante passion amoureuse.
 
©Michel Bénard.
 
(1) extrait du poème «  Femmes »
Michel Bénard a lu son texte à la fin octobre au Panthéon en hommage à Victor Hugo
 
Je remercie Michel de m’avoir confié son texte pour mon blog. C’est un honneur et une joie (Jean Dornac)

 
 
 
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 06:45
Au gré de l'astrolabe de Michel Bénard - par Marcella Leopizzi
Marcella Leopizzi
Università di Bari Aldo Moro
 
De monde en monde ‘au gré de l’astrolabe’ pour rencontrer l’Autre.
Michel Bénard et sa recherche de l’universel 
 
L'art ne reproduit pas le visible ;
il le rend visible.
Paul Klee
 
        Préfacé par Barnabé Laye et introduit par une calligraphie sur la couverture de Ghani Alani, Au gré de l’astrolabe de Michel Bénard (Paris, Éditions les Poètes Français, 2015, 118 p.) est divisé en deux parties : Terra Incognita et Terra Africa.
Dans ce très passionnant recueil de poèmes, Bénard part, par le biais de son je-lyrique, au gré de l’astrolabe. Il traverse les monts et les vaux, la terre et la mer pour rencontrer l’Autre. Et, en voyageant il s’entrelace à l’Autre jusqu’à devenir autre-que-celui-du-départ. La recherche de l’Autre coïncide, en effet, avec la tentative de parvenir à l’harmonisation, voire à l’unité de l’humain avec l’universel.
Pourquoi parcourt-il ce chemin au gré de l’astrolabe ? Instrument désuet, l’astrolabe implique à la fois le choix d’un retour en arrière ainsi que le désir d’un rythme plus lent, hors contexte, si ce n’est anachronique. Le fait de se servir d’un astrolabe permet d’une certaine façon de tenir le globe du monde dans sa main et donc d’établir un contact complet avec tout ce qui est Autre.
Au fil du recueil, l’astrolabe apparaît tel un outil permettant le trait d’union entre les deux « Terres » : la Terra Incognita du territoire inexploré et la Terra Africa des vastes espaces au sud du Sahara (le Congo, les Grands Lacs, le fleuve Zambèze et le fleuve Limpopo). Ces deux « Terres » entrent en fusion, en une osmose intime et chaleureuse, et s’accompagnent d’autres espaces, réels et imaginaires, passés et présents : ce qui crée une passerelle entre l’Orient et l’Occident, la réalité et la fiction, l’histoire et l’actualité. Aussi l’astrolabe devient-il un instrument de voyage et de rêve, porteur de lumière et d’espérance, qui favorise la connaissance de l’Autre au sens le plus vaste : des civilisations perdues et contemporaines, des terres inconnues, des contrées ensoleillées, des plages coralliennes, des îles lointaines, etc.
Autant physique que mental, ce voyage effectué au gré de l’astrolabe vers d’autres horizons subsume le ‘voyage’ de l’homme à la ‘découverte’ de la femme (« L’Afrique est une femme » p. 77) ainsi que le chemin qui mène à l’amour le cœur amoureux :
 
Alors, dans la rousse spirale
D’une mèche de vos cheveux
J’ai posé mon astrolabe (p. 33)
 
En toi, j’ai défloré une « Terra Incognita » 
[…]
En toi, j’ai fertilisé une terre inconnue,
En respirant ton sang
J’ai repris goût à la vie. (p. 20)
 
Cet élancement est une faim d’infini et une soif d’absolu :
 
Boire les sèves de la femme désirée
Toute parfumée de fleurs de Tiaré,
Parcourir l’ovale de son ventre
En s’abreuvant de ses seins,
Avoir cette impression d’extase
D’être aux sources du ciel
Au cœur d’une île idyllique.  (p. 25)
 
En anhélant à la femme comme un voyageur en « quête de l’ultime astre orange » (p. 25), et en rêvant d’enivrantes extases, l’homme atteint une harmonisation avec la nature. Il devient un tout-qui-se-tient avec le macrocosme, comme en témoigne le fait que le je-lyrique assume un langage aux traits universels (c’est pourquoi le lexique utilisé en référence à lui-même ainsi qu’à l’homme et à la femme en général se rapporte souvent à celui des astres et du cosmos) :
 
Lorsque je prends votre main
Pour la serrer dans la mienne,
Je touche à la musique de votre cœur,
Je ferme les yeux pour mieux cerner vos secrets,
Lorsque sous la magie de l’amour
Votre corps se met en habit de lumière,
Laissez-moi-vous déposer sur un croissant de lune,
Laissez-moi-vous écrire le livre
Que l’on ne peut lire qu’à deux.
Lorsque je pense à vos paysages,
J’entends les pulsions du monde
Qui battent aux quatre points cardinaux,
Enfin vous voilà devant moi,
Rayonnante et belle
Comme une icône d’Orient. (p. 29)
 
La rencontre homme-femme est envisageable tout au long de ces poèmes comme une recherche de l’Autre, une ouverture à l’Autre et un retour pour l’homme à la source originelle : la femme étant l’être où l’homme se forme et d’où l’homme naît… Par conséquent, l’union homme-femme n’est que l’emblème d’un processus générateur de vie, et, en tant que principe vital, elle est prélude à l’espoir. 
La femme accouche l’homme et ce lien si étroit fait d’elle une image tutélaire, au point qu’elle apparaît comme une sorte de refuge pour l’homme :
 
Lorsque la mer dépose
Sur tes seins enfiévrés
Ses cristaux de sel,
Dans le silence
Bleu de la nuit,
Je rejoins la confrérie
Des passeurs de rêves. (p. 43)
 
Vers après vers, ce recueil suggère des figures féminines qui ont parfois les traits d’une femme ange / mère (« les femmes y nourrissaient de miel et de lait / les enfants de la tradition » p. 24) et souvent ceux de femme-amante : « la photo d’une indigène aux seins nus » (p. 20), au visage « beau comme une fleur sauvage / exhalant les parfums subtils / de ses essences enivrantes » (p. 23).
Assimilée à la vie et à l’amour, la femme assume une fonction salvatrice pour l’homme parce qu’elle permet le dépassement de la solitude et du mal :
 
Femme noire, femme blanche,
Femme comme une source
Sous l’écume soyeuse d’une vague bleue,
Femme dansant au cœur du désert,
Pour célébrer la vie.
Femme où es-tu ?
Femme que fais-tu ?
Femme où vas-tu ?
J’ai vu le ciel s’éclaircir et ton visage s’incliner,
Tout en dispensant l’amour et la paix. (p. 61)
 
 
Femmes d’Afrique,
Femmes d’Asie,
Femmes d’Arabie,
Femmes d’Occident,
Plurielles singularités,
Surprenantes et imprévues
Comme une pluie tropicale
Sourires radieux et visages nouveaux,
Jeunes patries de la beauté,
Regards féconds,
Matrices métissées de l’humanité,
La destinée de l’homme
Est votre bien,
Elle vous appartient
Préservez-en le lien !
Seule espérance porteuse
D’une nouvelle lumière crépusculaire. (p. 86)
 
En voyageant d’un lieu à l’autre à travers des territoires inexplorés, symboles de ce qui est désirable et attirant, le je-lyrique contemple le soleil et l’océan, il admire les danses, les cérémonies, les liturgies tribales, il écoute les chants et les sons de la flûte, du luth, du violoncelle, de la lyre, et il goûte les odeurs d’algues et d’encens ainsi que les parfums d’herbes fraîches, d’orangers, d’eucalyptus et de jasmins. De ce fait, au fur et à mesure, il compose « le portrait de la femme ‘‘idéale’’ » (p. 93) et il trace un amour passionnel, charnel et spirituel qui chante les arcanes de l’existence, la nécessité de la rencontre je-tu, et la correspondance-incorporation terre ↔ femme, toutes deux étant matrices de vie :
 
Sous le mystère d’une nuit tropicale
Nous nous sommes aimés sur les mousses
D’un vieux faré abandonné. (p. 25)
 
Les portes de l’invisible
S’ouvrent au point ultime où la passion
Cède sa place aux plus folles passions. (p. 64)
 
Des passeurs de lumière.
Tous les deux réunis
Sur un paysage flottant
Jusqu’à l’infini des brumes,
Nous irons glaner les épis
D’une complicité frissonnant
Au diapason d’un amour
Tout imprégné des sèves
De la terre qui germent
Aux ventres des femmes. (p. 73)
 
Source et souche de vie, la femme apparaît dans tous ces vers comme le plus bel être  au monde. Et pourtant, suggèrent quelques vers, il faut se mettre en garde contre un danger qui guette : car parfois il suffit « du rappel de la promesse d’un sein, / pour perdre à jamais / le sens du chemin » (p. 48). S’embarquer… au gré de l’astrolabe… signifie donc laisser migrer les rêves en liberté mais en s’orientant toujours à la boussole. La rencontre de l’Autre – destination principale et but primaire pour le je-lyrique – s’insère, en effet, à l’intérieur d’un parcours qui, loin d’être ‘dérèglement de tous les sens’, s’effectue le long d’un chemin qui croise la sagesse, comme en témoignent les occurrences (sous leurs diverses morphologies) de ce mot : « sage humilité » (p. 42), « la parole des sages » (p. 62), « l’homme sage » (p. 75), « sages paroles » (p. 81),  « sagesse » (p. 104).
Le voyage poétique suggéré dans ce recueil se veut, d’ailleurs, un voyage de l’âme à la recherche d’une « silencieuse symphonie d’amour universel » (p. 23). Seul cet état d’âme permet une mise en communion avec le monde environnant et confère un sens de l’assouvissement propre à saisir la vie dans toute sa force :
 
Les pêcheurs de rêves et d’utopie
Lancent vers l’azur marin
Leurs filets d’étoiles et de lunes,
Avec pour espoir ultime
Celui de reconduite
Une pêche miraculeuse. (p. 95)
 
Par cet ouvrage, convaincu que le poème est « transmission, partage » (p. 104 » qui « s’envole avec les oiseaux migrateurs / pour pérenniser la mémoire d’un peuple, / en drapant les hommes / de sagesse et de bonté » (p. 104), Bénard vise à ‘bâtir’ un « temple où les déclinations / Du Verbe Amour prendraient / Soudain toutes leurs nuances » (p. 109). Cela afin d’« ériger une maison / à mesure d’homme » (p. 112) et de fuir « les temples / destinés aux mensonges » (p. 112).
Riche en adjectifs, couleurs, souvenirs, émotions et joies enfantines, la poésie de Bénard relève d’une âme très sensible capable de saisir à la fois ce qui demeure et ce qui fuit. Artiste extraordinaire, il donne à voir et à écouter ce dont il est question dans ses poèmes, car sa poésie est une vibration de l’âme. De par son talent inné relevant de sa veine artistique, Bénard parvient à rendre concrètes les images sous-tendues à ses vers et à créer un va-et-vient continuel entre Poésie et Peinture :
 
Lorsque du bout des doigts
Je donne naissance à tes sourires,
Et te contemple de chair et d’âme,
Avec cette étincelle que portent
Au fond des yeux les enfants de l’amour,
Au cœur de nos hiéroglyphiques errances,
Je maroufle ton image égyptienne
Sur l’opacité nocturne,
Je veille sur ton sommeil
Estompant les ombres
Qui te drapent pour y incruster
Quelques arches de lumière,
Enluminant ton corps de clairs-obscurs.
Scribe d’icônes,
De la pointe de mon calame,
Je te calligraphie
Le premier poème du jour. (p. 22)
 
En considérant le poète comme un « enfant de l’imaginaire » (p. 17) et comme un « semeur de mots qui rêve à la récolte de la beauté et de l’amour éternel » (p. 17), dans ses vers, il navigue entre étonnement et innocence et pratique un cheminement intérieur pour entrer en communion avec l’Autre. Dans le sillon d’Arthur Rimbaud et de son bateau ivre (p. 19), il parcourt des espaces de silence, il côtoie l’indicible et offre ses voyelles afin qu’elles puissent constituer de « nouvelles symphonies » (p. 19).
L’art pour Bénard est un souffle expressif libérateur, un geste créateur spontané, une respiration salvatrice qui transmet harmonie et équilibre via l’universel. Pour lui, le fait d’écrire des poèmes est non seulement une passion mais surtout un besoin. Il écrit ses poèmes en tout lieu où il se trouve et les envoie par mél à ses amis pour le plaisir du partage. D’ailleurs pour lui la poésie et l’Art en général relèvent de l’échange : ils sont le langage de la musique intérieure qui émerge des couches les plus intimes du moi pour établir un contact avec l’Autre, afin, au moins, de lui communiquer un petit quelque chose qui n’est pas rien.
Peintre, critique d’art, poète de renommée internationale récompensé par de nombreux prix, lauréat de l’Académie française et Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, Bénard conduit par ses œuvres dans les espaces profonds de l’âme : dans les terres du rêve, de l’imagination, de la réflexion, de l’espoir et de l’amour. Ses mots et ses couleurs si chaudes, si brillantes et si lumineuses transportent ailleurs : vers un ailleurs gisant presque toujours dans les cavités du moi.
Convaincu que l’Art donne à l’homme l’accès à sa métamorphose, il se déplace de sa dimension contingente embarqué au fil de la parole et de la couleur (première parmi toutes : la couleur bleue) ; et, en accédant à une élévation de l’âme atemporelle et transpersonnelle, il vit l’enchantement de l’Art… et il invite à rechercher ce lien avec l’universel : autrement dit, à (re)prendre goût à la vie et à la vivre avec une pétillante joie enfantine.
 
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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