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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:43
©Salvatore Gucciardo : La révélation

 

 

 

Humer et me délecter
De tes sèves de femme,
Avidement parcourir
L’orbe de ton ventre,
La courbe de tes reins,
Ouvrir ta nacre polissonne
En m’abreuvant de tes seins.
Et  dans l’instant,
Me laisser griser
Par cet élan d’extase.
 
©Michel Bénard.




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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 06:39
Rêverie – Martine Dinet©

 

 

 
Beauté du corps révélé
S’identifiant au mystère
Intime et germinal de la terre.
Corps immaculé,
Corps dépouillé,
Corps princier et nu
D’un grain de peau soyeux,
Baignant dans un halo
De lumière irisée.
Corps en gloire,
Sexe des origines du monde,
Fruit absolu de l’amour
Doux et chaud,
Gorgé des sèves
Des nacres polynésiennes.
Beauté du corps révélé
Impénétrable mystère
De la création.
 
©Michel Bénard.
 
 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:28
Aux lueurs frémissantes de l’aube – Michel Bénard
Eros, de J.C. Bemben©
 
 
 
 
 
Aux lueurs frémissantes de l’aube
Sur la soie des draps,
Les lignes de ton visage se profilent,
Doux, serein et sage reflétant
Ses nuances d’adolescence
Sur le grand miroir silencieux
Des parcelles délitées de la nuit.
Les chaudes sèves de l’amour
Montent à l’orbe de tes seins,
Ton corps parfumé d’essence huilée
Devient cette image de rêve
Où j’entends battre le cœur du monde.
 
©Michel Bénard.
 
 
 
 
 
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:44
Voici l’heure coquine – Michel Bénard
©Christine Mourgues
 
 
 
 
 
Voici l’heure coquine du soir,
Permettez belle âme malicieuse
Que j’effleure votre intimité,
Que j’écarte vos dentelles
D’une informelle parade,
Pour y découvrir
La rose perle marine
A la nacre parfumée
D’évanescences de miel salé.
Et dans mon heure de gloire
Du mâle conquérant,
Laissez-moi mouiller
Fier galion princier
En votre intime baie.
Animé du désir
De caresse et d’ivresse
De vous faire crier
D’amour et de jouissance.
Voici l’heure coquine du soir,
Permettez noble et douce dame
Que j’esquisse l’acte ultime
De la tendresse,
Où ma main s’égare
Jusqu’aux écumes
De votre nacre perlante.
 
©Michel Bénard.





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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:40
Sur le paysage de nuit – Michel Bénard
 
 
 
Texte dédié au peintre Joseph Ladislas Domjan.
 
 
 
 
Sur le paysage de nuit
Apparaît un visage diaphane,
Sa chevelure serpentine
Embrase la féerique forêt,
Des ruines aux reflets soufrés
Lentement se consument,
Sous l’énigmatique regard
D’une jeune fille en rose.
Insolite portrait caressé
Par un souffle de liberté,
Etrange cohorte humaine
Louvoyant en procession
Vers une terre promise
A cette heure encore innomée,
Dont se détournent
Un couple d’anges effrayé,
Défiant un monde luttant
Contre le métronome du temps.
 
©Michel Bénard.




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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 06:42
Voici revenu le printemps – Michel Bénard
Champs au printemps – Claude Monet
 
 
 
 
 
Voici revenu le printemps,
La terre est en effervescence,
Toute l’arborescence n’est plus
Qu’une explosion colorée
De rose, de blanc, de mauve,
Une fulgurance parfumée
D’essences légères et de sèves.
A la haute cime d’un grand platane,
Au cœur des jeunes frondaisons
Un merle siffle sa ritournelle
Vers l’azur à l’unisson.
De frêles violettes constellent le gazon
Où s’enlacent jonquilles et narcisses,
Secrète une pâquerette s’effeuille
Sous les premiers émois de l’amour.
De parades en roucoulements
Deux colombes amoureuses
Défient le monde innocemment,
Le printemps est revenu.
 
©Michel Bénard




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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:40
Dans l’intime silence du ciel – Michel Bénard
©Franco Cossutta
 
 
 
 
Dans l’intime silence du ciel
Se forme une calligraphie
Au linéaire informel, sensuel,
S’exprimant en fulgurances pigmentées,
Où même les mots se sentent perdus.
Et pour ce poème de l’inconnu
Gravé de matière irisée,
Dans l’embrasement du couchant
L’oiseau un instant aveuglé
Se fît voleur de feu.
 
©Michel Bénard.
 
 
 
 
 
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:42
Sur les chemins de cendres – Michel Bénard
 
 
 
 
 
Sur les chemins de cendres,

J’irai brûler les bois d’absence

En observant le miroir des eaux

Du lavoir où rêva Rimbaud,

De l’ivresse d’un bateau

A l’enfer des saisons.

Parfois rassemblés, si souvent séparés,
Nous côtoyons l’indicible

D’une harmonie sauvage, d’un théâtre
Au seuil de la folie, de l’incertitude
D’un imaginaire à recomposer.
Oiseleurs de paroles envoûtées
Bergers d’icônes brisées,
Comme la vie, la poésie nous appartient
Elle sera notre chemin, notre parade,
Mes voyelles reposent entre tes mains,
Tu en feras une nouvelle symphonie.
 
©Michel Bénard
 
 
 
 
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:38
Voyez c’est l’arche – Michel Bénard
 
 
 
 
Voyez c’est l’arche de passage
Où je retrouve la position fœtale,
Le sang de la terre et la sève de l’univers.
Je voyage au cœur des pierres dressées
Au pays des elfes et des légendes de Brocéliande,
Céleste parure de jade et de turquoise.
L’instant se voulant hors du temps,
Devient transfiguration.
Un rayon vert descend du ciel
Sur l’officiant du temple.
Les voix célestes des femmes se fondent
Aux volutes des fumées d’encens,
La nef s’est inversée
Pour le grand voyage initiatique.
Voyez c’est l’arche de passage
Où je retrouve la position fœtale,
Le miel de ciel et les poussières d’étoiles.
 
©Michel Bénard

 


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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:43
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Editions du Madrier – Illustrations Ingrid Ulla Mehlart – (personnages poétiques) 122 pages – format 20 ½ x 14 ½ -
 
Poétesse confirmée, connue et reconnue, Luce Péclard nous propose pour notre plus grand plaisir de lecteurs fidèles son dernier ouvrage publié: « Poésie état de grâce » un joyau déposé sur un écrin.
Ainsi que le confirme le vieil adage : « Lorsque l’on aime on ne compte pas » mieux vaut alors de ne pas comptabiliser son œuvre poétique et littéraire, la liste est déjà bien longue. Quant aux prix couronnant son œuvre en sa globalité, ils sont nombreux. Cependant je n’en mentionnerai que quatre, le Prix Anna de Noailles de la Société des Poètes français, le Prix Henry Meillant et le Prix Luc Vuagnat de la Société des Poètes et Artistes de France et le Prix Léopold Sédar Senghor de poésie, du Cénacle européen des Arts & des Lettres.
Découvrons aujourd’hui à pas comptés son nouveau recueil : « Poésie état de grâce. »
L’œuvre est aboutie, achevée et d’une parfaite maîtrise, charpentée de la plus solide maturité.
La seule introduction avec l’extrait d’un texte de Lanza del Vasto est des plus rassurantes.
L’intention est annoncée : « Réveiller le sens endormi des mots. » et provoquer quelques rencontres avec les autres. Transmettre, oser le passage du relais !
C’est Rabindranath Tagore qui nous accueille au seuil de ce recueil. Notons que le premier contact positif avec cet ouvrage nous vient d’une artiste plasticienne et costumière de la plus haute délicatesse et détentrice d’un immense talent, Ingrid Ulla Mehlhart, créatrice de mannequins et personnes oniriques tout autant que précieux. Nous pourrions voir en elle : « La Dame aux étoffes enluminées. » « La génitrice des rêves de soies. »
La poésie est une effervescence de bulles d’âme qui s’élèvent vers le ciel. La grâce étant une affaire de correspondance où chacun peut trouver sa correspondance. Alors le grand voyage peut commencer !
Cet ouvrage est celui de la liberté, de l’envolée libre comme l’est devenue la poésie.
Vivre la poésie comme une voie initiatique, un pèlerinage aux sources qui révèle l’évidence même du sens de l’existence.
Parfois nous sommes emprisonnés dans un souffle de nostalgie qui passe entre les murs des fermes d’antan où sommeille la mémoire des pierres.
Luce Péclard demeure attachée aux véritables valeurs humaines et spirituelles, elle attire l’attention sur les dangers d’un monde miné par la corruption, où tout est frelaté, même la pensée qui est manipulée. Elle s’indigne comme bon nombre d’entre nous de tant d’impostures.
Alors il faut faire vite son choix si l’on veut voir encore de vraies graines en plein miracle de germination, loin des espèces hybrides et des puces numériques préludant une génétique risquant bien de se diaboliser
Luce Péclard joue d’une certaine modernité de langage, qui parfois frôle une forme hermétique, pour réapparaitre soudain en pleine lumière.
Au détour d’un poème un questionnement soudain sur les amis qui vont, viennent et disparaissent. Notre poétesse se met en observance, elle veille sur les promesses et les racines du monde.
Le parcours se veut initiatique, sorte de grande communion incantatoire sous les feux du ciel et rituel entre le poète et la mère nature.
 
« .../...se recueillir longuement
Pour renaître au printemps
A la transmutation nouvelle,
Suprême initiation ! »
 
Interrogation encore, sur l’indifférence de l’objet qui traverse le temps de la superficialité des événements, du quotidien, tout juste évoqué et déjà oublié. Tout n’est plus que fragilité de surface dans l’univers « internet » et mensonges orientés avec effets de sensations dans les « médias »
Luce Péclard imprégnée de sagesse s’oriente :
 
« Vers l’aube émerveillée
De la Résurrection ! »
 
Tout en ayant besoin parfois de légèreté, pour retrouver son équilibre. Chez elle l’équilibre vient de la convergence, de la coïncidence des pensées où à ce point de jonction se construit l’harmonie, magie de l’imprévu.
Notre poétesse se met toujours en phase d’attente et d’espérance du miracle de la rose en Décembre.
Lorsque la société n’est plus que suspicion, mensonge, escroqueries, Luce Péclard bifurque et rêve de la grande délivrance, élan sublime du seul salut demeurant encore un peu crédible, l’art ou plutôt la création face à son secret. Car l’art lui aussi est devenu quelque peu douteux.
 
« Camisoles de forces vives
Et mort de l’esprit créateur.../... »
 
« Chacun cherche une issue
Pour ne pas éclater,.../... »
 
« C’est alors la grande envolée
Des couleurs, des mots et des sons.../...
..............................................................
« Du compositeur en extase ! »
 
Comme écrit précédemment Luce Péclard est en quête d’unité dans la vie comme en poésie.
Et si la poésie c’était de retrouver la position fœtale, le souffle initial ?
L’œuvre de notre amie laisse transparaitre une forte interrogation, une nécessité de réflexion, l’incertitude est sous-jacente, l’inquiétude bien qu’occultée est palpable.
 
« Je me construis un monde à part
Où je transforme en positif
Les événements négatifs. »
 
L’esprit de Rabindranath Tagore, de Krishnamurti, de Khalil Gibran, d’ Hafiz, de Lanza del Vasto, valeurs incontournables de la pensée universelle survolent les nouveaux textes. Son rêve est de vivre la poésie comme un miracle. Forte de sa foi et en poétesse accomplie, Luce Péclard poursuit avec opiniâtreté sa vie, sans omettre au passage d’attirer l’attention sur les risques de quelques expériences métaphysiques ou dérivées qui pourraient égarer le corps, mais aussi l’âme et l’esprit.
 
« Ils font fausse route à l’envers
Ceux qui croient pouvoir imposer
Une idéologie extrême. »
 
Au travers de ses vers Luce Péclard nous entraine sur une voie épurée, vers un monde différent à l’écart des rumeurs, elle nous suggère des chemins isolés préservant l’Amour et la Paix.
 
« Retrouver la confiance
De la vision élargie.../... »
 
Souvent nous sommes soumis aux vents contraires, mais cela n’est-il pas positif pour une remise en question de nous même.
Il nous faut lutter contre les incertitudes où nous nous sentons perdus dans les brumes du doute.
Il est cependant une évidence, la poésie de Luce Péclard bat au rythme des saisons, s’ouvre, se replie offre ses parfums et nuances à qui sait les révéler. C’est tout simplement une poésie donnant un sens à la vie en s’offrant aux splendeurs du monde dans la communion et qui nous met en « état de grâce. »
 
Michel Bénard.
Recension de : « Poésie état de grâce » par Luce Péclard – Michel Bénard
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