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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 07:40

 

 

 

 

 

 

 

De nos liens tissés depuis la Nuit des Temps

nous nous délecterons comme des amants

de l’Antique

du Paléolithique

de la Magna Dea

et de Gaia

Tout capter du cosmique

du réel, de l’irréel

du rêve, même,

pourvu que tous les deux

on continue, on s’aime

de cet amour amitié,

bonheur d’éternité

Mon âme, mon ami

 

~*~

 

Dei nostri legami intessuti dalla Notte dei Tempi

ci diletteremo come amanti

dell’Antico

del Paleolitico

della Magna Dea

e di Gaia

Tutto captare del cosmico

del reale, dell’irreale

del sogno, persino,

a patto che entrambi

continuiamo ad amarci

di questo amore amicizia,

felicità d’eternità

Anima mia, amico mio

 

~*~~*~

 

Ode©

 

Extrait du nouveau recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction de Mario Selvaggio
 
 

 

 
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:46
Photo J.Dornac©

 

Comme une histoire ordinaire…

 

 

Lorsque j’ai été embarqué

Dans le luxueux train

On ne m’avait pas dit

Qu’on me jetait dans la vie…

 

Curieux voyage, dès ses débuts

Après le passage d’un rude tunnel

Ce fut une éblouissante lumière

Qui me donna l’envie du retour

 

Mais un infranchissable sens interdit

Me bloqua pour de bon dans cette vie !

Sur le moment, j’ai eu très froid et puis tant de bruit !

Et, de plus, on m’obligea brutalement à respirer !

 

Mais fort heureusement, je reçu une consolation

Un peu de merveilleuse douceur au sein

Avec le délicieux parfum du lait de maman

Et, en prime, le sentiment étonnant d’être aimé !

 

Soudain, j’entendis une grosse voix

C’était celle de papa !

Et une beaucoup plus chétive

Celle de mon grand frère, ce cadeau !

 

Pouvait alors commencer

Cet étrange voyage que, par ici, on nomme la vie

Avec, très vite, la certitude, rien n’étant parfait

Qu’il y aurait un cruel terminus !

 

Ah si j’avais su…

Serais-je seulement venu ?

Serais-je monté dans ce train

En sachant que c’était sans retour ?

 

Pourquoi l’aurais-je pris ce direct

Qui m’éloignait du Paradis

Pour me mener vers un tragique enfer

Peuplé, il est vrai, de quelques joies…

 

Mais je découvris trop vite

Que la vie d’ici était surtout

Un océan de souffrances et de larmes

Et que personne, aucune vie, n’y échappe !

 

J’aurais préféré ne jamais venir

Ne pas perdre si vite mon innocence

Au contact des envies et de la folie

Qui nous prend si vite dans ce monde

 

Ce monde cruel par ses maladies

Ce monde abominable imposé par les tyrans

Ce monde ridicule qui n’attache d’importance

Qu’aux fumiers qu’il nomme argent, fortune, pouvoir !

 

On me dit, parfois

Qu’avant le voyage

C’est moi qui ai choisi

Ce que j’aurai comme vie !

 

Si telle est la vérité

Ô combien je fus stupide

Au moment du choix

Pour ne pas hurler mon refus !

 

J’espérais longtemps

Que tout cela ne fut

Qu’un mauvais rêve…

Las, ce fut un cauchemar vrai et sans fin

 

Qui me fut servi

Année après année !

Désormais, et déjà

C’est la sortie qui m’attend…

 

Je ne sais sous quelle forme

Ni avec quelles souffrances

Je sais juste que la noire sorcière

Celle qui tous nous emporte

 

Me guette déjà, hideuse à souhait

L’œil méchant

Et un sourire mauvais

Sur sa face de serpent !

 

A nouveau, je n’ai nul droit

De refuser, de crier NON

Au sort funeste

De tous les vivants !

 

C’était bien une cruelle farce

Ce voyage qu’on vente tant

Cette beauté qui ne dure pas longtemps

Avant les premiers outrages de la mort…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 30 janvier 2020

 

 

 

 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 05:05
www.gaiapresse.ca

 

 

 

 

 

Inutile de filmer juste en accéléré

Les moments d'une vie pour bien réaliser

Le cycle programmé qui file en un éclair

Quatre saisons pressées du printemps à l'hiver

 

De la graine germée au fruit mûr récolté

Plein de similitudes sont toujours observables

Pour ce qui est de l'homme, deux saisons enviables

Un boisseau de printemps suivis d'autant d'étés

 

Qui ne devine pas une fin de l'histoire

Quand apparaît l'automne et son hiver minable

Faire de bons vieux os est-il signe de gloire ?

 

Autant s'habituer au déclin misérable

Etre là simplement dans un corps provisoire

S'être cru né falaise et se révéler sable

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 07:26


 

 


Il a perdu son boulot de manutention.
C'était pourtant dans une usine de pétrole !
C'est vrai qu'il n'avait jamais fait beaucoup d'école,
Qu'on n'avait pas beaucoup soigné sa condition.

 

On lui a fait faire une longue formation :
Maintien, comportement, prise de la parole,
Écouter, s'impliquer : on vous braque, on vous viole :
C'était là tout un travail de motivation.

 

Il est trop de voleurs qui freinent l'abondance
Des grands supermarchés ; oh ! l'horrible existence !
Ceux qui chapardent, hélas ! ce sont de pauvres gens !

 

Qui ne peuvent pas faire autrement car leur vie
Ne peut suivre la route et ça pour de l'argent...
Il a fui, s'est enfui de son âme asservie.  
 

©Louis Delorme   
 
 
 
 

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 07:19
www.pinterest.fr

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

 

Ils ont arraché arraché

         Des arbres

Un bombardement

n’eut fait plus de mal

Et le cœur de Rambouillet

         pleure

Ils ont mutilé le parc

nos décennies

parfois toute une existence

de souvenirs heureux

Ils ont saccagé notre vie 

 

©Béatrice GAUDY

N.B. D’après les journaux locaux, plus de 600 arbres ont été coupés à la fin de l’automne 2019 dans le parc de Rambouillet, ville de la région parisienne

 

 

 

* * *

 

 

LOÛ DEVASTAIREI

 

 

An ‘ranca ‘ranca ‘ranca  

         daû aubrei

Un boumbardamen

n’aguè pa fa mai de mau

E lou cuer de Rambouillet

         pluro

An mutila lou parc

notra decennia

pèr fe touto ‘no existenço

de souvenir urous

An saqueja notro vido

 

©Béatrice GAUDY

N.B. Segound loû journau loucau, mai de 600 aubrei soun eita ‘ranca a lo fin de l’autouno 2019 din lou parc Rambouillet, vilo de lo regioun parisenco.

 

 

 

* * *

 

 

I DEVASTATORI

 

 

Hanno sradicato sradicato sradicato

         Degli alberi

Un bombardamento

non avrebbe devastato di più

E il cuore di Rambouillet

         piange

Hanno mutilato il parco

i nostri decenni

talvota un’intera esistenza

di ricordi felici

Hanno danneggiato la nostra vita

 

©Béatrice GAUDY

N.B. Secondo i giornali locali, oltre 600 alberi sono stati sradicati alla fine dell’autunno del 2019 nel parco di Rambouillet, città della regione parigina.



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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 05:20
www.breizh-info.com

 

 

 

                  toujours

                  tisser

                  les apparences

                  à l’endroit

                  du jour,

 

alors que les chimères s’agitent

en nos légendes et que foisonnent

les étincelles

 

                  drogue

                  électrique

                  d’un tournant

                  à l’envers

                  du décors

 

         alors que le désir s’embrase

         en nos failles convulsives et

         qu’hésitent nos certitudes

 

                  alcool

                  clandestin

                  où s’enfièvre

                  l’évangile

                  d’aimer

 

         alors que la vie tend ses décors

         ambigus et que s’inquiètent les

         années sans retour

 

                  à jamais

                  renoncer

                  au paraître

                  dans la folie

                  du jour ?  

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 07:17
Dante et virgile aus enfers – William Bouguereau (Musée d’Orsay)

 

 

 

 

 

La nuit

la nuit toute neuve

surprise au milieu

de ses draps de ténèbres

la nuit a peur…

a peur du vent…

 

La nuit

la nuit tremble

comme la torche

des étoiles

sur le ventre du ciel…

 

Elle danse

danse et virevolte

sur la soie

du monde endormi…

elle ressemble au rêve

qui enlace le temps…

 

Elle écrit

elle écrit avec sa bouche

les mots qu’on pense

avec le cœur…

 

Insouciante et souveraine

la nuit

la nuit toute nue

chevauche l’aventure imprécise

des ombres…

 

Voilés de silence

les mystères changeants

de l’heure

enivrent la nuit

qui doucement s’évapore

comme un étrange

murmure

sur les lèvres

de l’aube…

 

La nuit

la nuit toute neuve

à peur du vent…  

 

© Victor Varjac

Antibes, mai 1997

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 07:34
www.telerama.fr

 

 

Ce n’est pas forcément le

« trop plein »

qui nous comble et sature notre vie,

Mais plutôt le

« trop vide »

qui nous anéantit ...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 07:21
mediter-pour-etre-heureux.com

 

 

 

 

J’ai mis beaucoup de temps

A cesser de m’en faire,

Ne plus prendre sur moi

Tous les malheurs du monde,

Ne plus ouvrir les bras

Aux douleurs indicibles

Ni porter les fardeaux

D’un poids indivisible.

 

J’ai mis beaucoup de temps

A rassembler mon être

Et à me protéger

Des excès d’empathie,

A regagner le centre

D’où sourd, continûment,

Réserve de secours,

La force inextinguible.  

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 07:30
madeinperpignan.com

 

 

 

Féminicides.

Jour après jour

Dire les voix éteintes

Dans le silence hurlant

Sa sordide violence,

Dénoncer l’écho acide

Des cris de peur saignant

Leur désespérance.

Féminicides.

Jour après jour,

Triste refrain,

Brocarder la guerre perfide

De poings souverains,

Anéantir cette force avide

Qui se veut virile,

Haranguer les consciences

Siégeant au sommet de la pyramide.

Chaque jour,

Révéler désigner

Ce que j’ose nommer, génocide !

Invectiver requérir inculper,

Pour rêver un jour

A la rime féminine

Fluide et lucide

Émanant de pensées chrysalides

Qui seraient semées

Par un envol de sylphides.  

 

©Nicole Portay

 

Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

site: www.societedespoetesfrancais.eu    
blog:
www.societedespoetesfrancais.net    


 

 
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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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