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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:40
Mal entendu – Michel Duprez
 
 
 
 
 
Nous lui faisons observer
qu'il avait mal entendu
dès qu'il a mis le doigt
sur la pensée odorante
dont la saveur de sa langue
tirait presque tout son miel.
 
Ayant bien mal entendu
et l'intention de reconnaître
le fait qu'il s'était planté,
il s'est dit réjoui à l'idée
que des propos si délicats
aient pu germer dans son esprit.
 
Encore un malentendu ?
Peut-être...
Mais si ce qu'attend le poète
n'est pas toujours ce qu'il entend,
pourquoi n'apprécierait-il pas
tous ces moments de délice
survenus à l'improviste
et donc, bien entendu,
tout à fait par hasard ?
 
©Michel Duprez
 
 
 
 
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:45
Mon rêve, mon utopie – Djida Cherfi
 
 
 
 
J'ai jeté l'ancre il y a longtemps,
pour aimer sans condition.
Mon lieu de prédilection,
une terre déserte d'ambition.
J'y ai créé et bâti des rêves avec talent.
J'y ai logé des gens,
des femmes et des hommes différents.
J'ai fait place à la joie de vivre avec les éclats de rire de l'innocence.
J'y ai abrité la différence, l'amour et la nonchalance.
De cette terre j'étais devenue la reine,
pour un temps, unique souveraine.
Temps ou bonheur rimait avec soleil et,
ou je croyais mon utopie éternelle, sans aucun danger potentiel.
L'esprit tranquille là-bas,
je laissais passer le temps et le monde devant moi...
J'ai donné vie à des enfants,
certains sont morts d'autres vivants.
Ils ont grandi dans l'innocence et la prudence,
ils ont basculé dans le le monde de Blake et son expérience !
J'ai essayé de donner la vie à la vie,
ça reste mon rêve, mon utopie.
 
©Djida Cherfi
06/04/2016.
 
 
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:42
Hommage à l’œuvre du peintre « intuitiste » Franco Cossutta « Le Christ évanescent » - Michel Bénard
©Franco Cossutta Le Christ évanescent
 
 
 
 
On dit de Lui
Qu’il fût le fils de « l’Homme ».
Aujourd’hui il n’est plus
Qu’une lumineuse espérance,
Une fragile et volatile évanescence,
Une inconsciente entité.
Il est là, telle une blessure
En souffrance d’humanité.
Ses ondes vibrent à l’infini,
Se font l’émanation du sublime
Du souffle universel,
De la respiration cosmique.
Christ de douleur,
Christ de torpeur,
Christ de la passion
Et des hautes transcendances,
Témoin de l’effroyable constat,
Du chaos pandémiques des religions.
Issu de l’inconnu, modelé
Aux mystères de la création.
Avatar miroir de deux mille ans d’histoire
D’une humanité humiliée, bafouée, stigmatisée.
Christ rédempteur d’un monde
Où chacun tente de retrouver
Les fragments perdus,
Non pas d’une éphémère vérité,
Mais d’une hypothétique Parole prophétique.
 
©Michel Bénard.

 
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:38
Et si tu venais – Ode
Oeuvre en titre de Jennifer Emmet-Weyland©
 
 
 
 
Et si tu venais avant la chute du jour
Mon grand oiseau de lune
Que tu me prennes avant que le soleil se couche
Mon grand oiseau de rêve

Et si tu venais caresser ma main asséchée par ton absence
Mon grand oiseau de soleil
Que tu me rendes belle juste par ta présence
Mon grand oiseau de mer


Et si tu venais vivre jusqu'au bout de ma vie
Mon grand oiseau fou
Et si tu venais tuer le chaos de ma nuit
Mon grand oiseau d'étoiles

Et si tu venais jusqu'au bout de mes rêves
Jusqu'aux voiles de mon navire
Jusqu'au confins de ma lune
Jusqu'au bout de ma folie
Jusqu'à mon Étoile
Et si tu venais
Amour


Ode©
 
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 07:42
Couleur de terre, couleur d’argent – Jean Dornac
 
 
 
 
 
La terre a changé de couleur
De bleue, elle est devenue grise
La vie ne sera plus un bonheur
Avec des pôles sans banquise…
 
Pour des fortunes à prendre
Certains nous ont condamnés
Ils ont couvert la terre de cendres
Et fait de nous tous des damnés…
 
Niant la vérité des crimes industriels
Le meurtre de la vie et de la nature
Ils ont engrangé des fortunes plurielles
Et souillé nos jours de jargon-cyanure…
 
Le plus amusant, je vous l’assure
C’est qu’en rien ils ne profiteront
De l’argent car, pour sûr
Comme nous tous, ils y passeront !
 
C’est l’éclatante leçon qu’ils ne comprennent pas
L’argent rend bêtes ceux qui le prennent pour dieu
Bardés de diplômes ou fils à papa
Ils ont choisi l’enfer plutôt que les cieux !
 
Les sociétés sont ainsi faites qu’il faut de l’argent
Mais point trop n’en faut pour rester libres
Mieux vaut choisir la douce corde des amants
Plutôt que chuter avec l’argent faute d’équilibre…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 1er janvier 2017



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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 07:37
La Lugubre – Salah Bekka
Gustav Klimt
 
 
 
 
 
Elle m’a pris par le bras et me parla en ami,
Ensuite, elle décolla le clou de ses ennuis,
Elle m’a ouvert son cœur pour laisser ruisseler
Ses sueurs de noirceur qui m’ont fait secouer ;
 
Elle a attaché ses yeux au milieu de mon front,
Comme pour faire un adieu à tout ce qui parait bon,
Elle sortait de sa bouche des mots à teinte sèche,
Qu’elle retirait par couche de son espace rêche ;
 
Les traits de sa beauté ont fissuré mon cœur,
Elle manquait de santé, comme une fanée fleur,
Isolée dans son monde au milieu de ses proches,
Son recouvrant climat lui redoutait approche ;
 
Dans la mélancolie, elle noyait son esprit,
Chargé de nostalgie, qui lui refuse l’oubli,
Elle a fait de la tristesse une enveloppe de vie,
Qui souvent la caresse sans germer son avis ;
 
Elle a vécu lugubre au milieu de ses ruines,
À elle manque le calibre qui modifie la mine,
J’ai cherché dans ses yeux la serrure du portail,
Agrippée à mon regard, elle vit le gouvernail ;
 
J’ai allumé un feu au lourd épouvantail,
J’ai ressenti son cœur se remettre au travail,
Je l’ai prise silencieuse sur mon épaule mouillée,
Par ses muettes larmes qu’elle voulait me cacher,
 
Elle s’est blottie à moi en me serrant la taille,
Sa bouche manquait de voix au nid de mon oreille,
Elle tremblotait d’envie et du manque d’amitié,
Ses lèvres trouvèrent chemin des sourires oubliés ;
 
Elle parla à mon cou pour masquer son appel
De timide du moment, aux désirs retrouvés,
Elle m’a dit du regard qu’elle quitte cette citadelle,
Aux vastes loges de tristesse et d’incommodité.
 
Elle largua son passé qui l’avait asphyxiée,
Dans une sueur brûlante qui lui mouillait le corps,
Tel un volcan bouillant, je voyais les fumées,
De ses larves invisibles flotter dans les remords ;
 
Elle m’a ouvert son cœur à la page du plaisir,
Comme pour régler son heure aux strophes du désir,
Elle essuya ses larmes dans des sourires timides,
Ensuite, elle a chassé les stigmates de son vide ;
 
Elle a vécu lugubre quelques années de sa vie,
En se pliant aux lois qui étouffent les envies,
Elle attendait durant une espérée venue,
Et, cette rencontre imprévue l’a enfin secourue.
 
©Salah BEKKA. Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France



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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:20
Sous les ors du Vatican – Jean Dornac
Pour les 80 ans du pape, ce petit poème en modeste cadeau… Bon anniversaire pape François !!
 
 
 
 
 
 
Sous les ors du Vatican
Vit un petit homme vêtu de blanc
Il vient d’un pays lointain
Jadis habité par des Indiens
 
Il a été élu grand chef de l’Eglise
Et compte régner ! Qu’on se le dise !
Certes, il a un air bonhomme
Mais ne le prenez pas pour une bonne pomme !
 
J’ai beau être un humble agnostique
Et pratiquer, parfois, l’humour caustique
Je l’aime bien cette nouvelle Sainteté
Qui a envie de tout bousculer !
 
Les « monsignores », plus ou moins mafieux
Les trop hauts prélats ambitieux
Il va les aider à retrouver l’âme de pauvreté
Afin qu’ils puissent, un jour, croiser l’humilité…
 
Le Vatican serait plus proche des cieux
Si l’Esprit du Seigneur régnait en ses lieux
Cet Esprit qui est Puissance et Tendresse
Douce fermeté sans aucune faiblesse
 
Le Vatican deviendrait un miracle
Si certains de ses puissants devenaient agneaux
Alors, Dieu sorti de la cage d’or du tabernacle
Serait plus visible comme berger de son troupeau…
 
Le poète sait et dit que l’évêque de Rome
Doit déranger les coutumes et traditions
Il doit déployer ses ailes au-dessus des dômes
Pour chasser le vent des mauvaises ambitions…
 
La puissance, le pouvoir, l’orgueil des palais
Sont des poisons qui font chuter les fidèles !
Alors, que François assèche les marais
Et renverse des faux dieux les tristes stèles…
 
Sous les ors du Vatican
Vit un petit homme vêtu de blanc
Il nous guidera vers le Paradis
S’il reste fidèle à l’humilité de l’Esprit…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 16 décembre 2016



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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:51
J'ouvre à ton pas... - Marie Dauguet
 
 
 
 
J'ouvre à ton pas joyeux le seuil de ma chaumière,
Merveilleux jouvenceau que j'aime et que j'attends ;
Sous la cuirasse de diamant, ô Printemps,
Casqué d'or flamboyant, chevauchant la lumière,
 
Avance et montre-toi ! - Tes caresses premières
Ecartent déjà les chèvrefeuilles flottants
A ma fenêtre; et, parmi les vols palpitants
Des phalènes au coeur de mes roses trémières,
 
Ce sont tes baisers que j'entends. - Beau chevalier,
Prends ta lance d'argent et pourfends le geôlier
De mon âme, cette princesse ensorcelée
 
Qu'enferma le maléfique Hiver dans sa tour ;
En croupe, conduis-la vers ces bois où, voilée,
Ressuscite la fleur de l'éternel amour.
 
Marie Dauguet
 
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 07:37
Au Cinéma - Lucie Delarue-Mardrus
Lucie Delarue-Mardrus (1868-1949) photographiée par Paul Nadar
 
 
 
 
Parce que je suis gentille,
On m'a menée au cinéma.
J'y étais avec ma famille,
Papa, maman, ma tante Emma.  
 
C'était une histoire épatante,
Oui, mais je ne sais pas pourquoi,
Mon papa, ma maman, ma tante
S'amusaient beaucoup plus que moi.  
 
Je suis une petite fille,
Alors Guignol me va bien mieux.
Le cinéma c'est sérieux...
C'est le Guignol de la famille
 
Lucie Delarue-Mardrus
 
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:42
Tout ce temps qui s’écoule – Denise Bernhardt
Edvard Munch - Jeune fille a la fenêtre
 
 
 
Le jour perce les nuées
 
Tout ce temps qui s’écoule
Au sablier de l’absence.
Retenant loin de moi
Les ciels transfigurés,
Les gestes insensés
Où la vie prend son sens.
De nos heures divergentes
S’abreuvent les journées.
Et tu brûles ta vie
Quand je rêve la mienne.
Pourtant il en faudrait si peu
Pour que tu me reviennes,
Un soleil amoureux
Se levant sur Paris,
La route méridienne
Déroulant son attente,
Un brin de temps
Que tu aurais volé
Pour éblouir mon cœur.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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