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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 06:49
Décryptement – Luce Péclard
 
 
 
 
N’importe qui m’approche
A son code secret.
Comment le deviner ?
 
Il s’agit de trouver la clé
A défaut de passe-partout.
 
Et c’est ainsi que mon trousseau
Devient de jour en jour plus lourd.
 
Un sourire et un mot
Ouvrent bien des serrures,
Et même à peu près toutes.
 
Mais certaines restent rouillées,
Gardant à jamais leur mystère.  
 
 © Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 06:54
La terre est bleue – Paul Eluard
 
 
 
 
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue. 
 
Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.
 
Paul Eluard
 
http://www.poesies.net/pauleluardlamourlapoesie.txt



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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:20
Comme on chasse une chandelle – Victor Varjac
 
 
 
 
A Honoré de Balzac
 
Comme on chasse une chandelle
qui brise le sommeil
le temps souffle la mémoire
pour effacer le destin
qui pousse dans la vie…
 
Au sein même du secret
de veines et d’artères
le labyrinthe accomplit
la merveilleuse mission
du voyageur incertain
qui avance en aveugle
croyant reconnaître
le tracé de sa route !
 
Les hommes de ce monde
ne savent plus entendre
la grande voix du silence
qui bruisse dans le sang
comme un Chef d’œuvre inconnu
oublié dans le noir…

©Victor Varjac
Le Vauban, juin 1999

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 06:40
Traversée - Béatrice Pailler
Henri Delacroix-Cross
 
 
 
Nuitamment je navigue navrée
Sous la bruine brunâtre,
Nimbée des noctambules nuées
D’un brouillard bellâtre.
 
Et ces nues si nerveuses,
Sont des bulles brillantes et boursouflées
D’une noirceur nauséeuse
Balbutiante d’une si brûlante beauté.
 
Alors dans la nuit nauséabonde et naufragée
Pleine de brume bruyante
Le navire nébuleux seul, négligé,
Attend la bourrasque brisante.
 
Et l’on voit les petits noyés nouveau-nés
Blafards dessous la boue ils blêmissent,
Sous l’œil des nurses nécrosées
Qui blasphémant, benoîtement les bénissent.
 
Dans cette narcotique et nuisible noyade
Certains bataillent bellement
Avec les naïades et les narvals nomades,
Eux-mêmes blessés brutalement.
 
Alors repêchés par les névropathes novices
Au bivouac loin du bateau et de ses bruits,
Ranimés par de nyctalopes nourrices
Sous la banquise, bleuis survivent bannis.
 
©Béatrice Pailler



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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 06:46
Mode d’emploi  - Michel Duprez
 
 
 
 
Comment ça marche ?
Justement, ça ne marche pas,
Ça va, ça vient
Quand on y pense le moins.
On prend la chose au mot
Et  le mot pousse la chose
Avant de l’expulser comme un cri.
On se livre,
On se délivre,
On met tout en œuvre
Pour que tout ce qui est écrit
Reste écrit.
Une fille aux formes scripturales
Passe alors devant nous,
Laissant flotter derrière elle tous les mystères du monde.
Qui pourrait l’oublier ? Elle est si belle
Qu’elle me coupe le souffle !
Et puis, depuis le temps qu’entre elle et moi
Ça roule,
À quoi bon se poser tant de questions.
Ça roule,
Et si ça marche pour elle,
Forcément,
Ça marche aussi pour moi.
 
©Michel Duprez



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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:40
Aime-moi Poésie ! – Djida Cherfi
Paul Cézanne – Le rêve du poète
 
 
 
Éblouis-moi de tes mots
comme un soleil dans mon sommeil.
Réveille en moi des sens nouveaux,
orne-moi de grâce éternelle.
Débarrasse-moi de mes fardeaux,
envole-moi vers les cieux,
plume légère en perdition,
qui danse dans la mousson.
Caresse mon âme pour toucher mon cœur,
cherche en moi les vibrations de mon corps.
Anime mon univers, emplis-le de tendresse,
éclaire mon regard sur le monde
avec ta  magique délicatesse.
 
Je ne suis rien ni personne mais,
avec toi mon esprit résonne. 
Quand je ne suis que l’ombre de moi-même
c’est à toi que j’abandonne mon âme.
Ta douceur et ta beauté m’ensorcellent,
tu es la splendeur des émotions sensuelles,
un fort intérieur renfermant des merveilles.
 
Tu m’obsèdes, tu m’enivres ;
Tu me tues et tu m’obliges à survivre.
Je te perds, tu me laisses par la rupture,
Je te perds, je perds ce que je suis de nature.
 
Je t’ai déçue,
Enfant capricieuse et nonchalante.
Je t’ai déçue,
J’en suis bien consciente.
Reprends-moi, embrasse ma chair et mon sang
Laisse-moi t’aimer à en perdre la raison
 
Quel est ce charme ce châtiment ?
Ma belle au bois dormant !
Réveille-toi, je suis toujours là,
haleine sensible, reviens-moi.
Possède-moi, offre-moi tes belles mélodies,
aime-moi encore, ô poésie !
 
©Djida Cherfi
11/05/2016.



 
 
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 06:35
Les corps momifiés se drapent – Michel Bénard
 
 
                                           Dédié au sculpteur-céramiste Vincent Lallier.
 
Les corps momifiés se drapent de pérennes fiertés,
Parures stratifiées de la mémoire,
Sous les langues d’argile,
Patinées, brunies à la flamme  de paille
Octroyant renaissance à la femme.
Alors elle devient veilleuse, sentinelle, vigie,
Scrutant dans les eaux sablonneuses
Les fragments d’une terre promise,
Que seule l’éternelle première
Peut porter au secret de son sein   
Et préserver dans les fibres
Intimes de son ventre.
 
©Michel Bénard.



 
 
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 06:44
Le Polyptyque - Ode
Création de * Ode©
 
 
 
 
Des espaces créés en une harmonie secrète
Les formes archétypales sont là offertes
Au regard de qui sait voir et s'y reconnaître
Sous le filet bleu qui les recouvre comme fenêtres
 
Ajours ouverts sur le vide des formes du temps
C'est moi qui les ai créés, les ai servies en ruban
Aux bleus et ocres de mon sang, ma vie
De mes joies, mes espérances et mes dits
 
Polyptyque en suite mélodieuse et ondulatoire
Nostalgique chant qui berce ma fugitive solitude
Bleu de nuit, bleu de clairs, bleu d'azur, bleu de soir
Funambule néophyte des amours infinitudes
 
Ajouterais-je du bleu encore ? Dis, tu le feras toi ?
Je le regarde, le quitte, reviens, repars, n'y touche pas
Tu n'y es pas...  pas encore... et sèchent mes lèvres
J'attends un signe des symboles et aussi de toi, l'orfèvre
 
Et mes pensées voguent sur les toiles alignées
Du rêve, je mets les voiles à la rencontre de la réalité
Éprouvante et longue attente pendant que tu t'affaires
À des choses plus importantes que mon petit univers
 
Une joie soudaine m'habite pendant que les heures se lassent
Un parfum d'Orient vient à moi à l'instant et son odeur tenace
Me fait promesse de fleurs et de tapis d'étoiles bleues
Que j'ajouterai aux sept toiles de traits de pinceaux heureux
 
Aux bleus clairs de mes rives, des aurores et du couchant
À nos mondes intimes de l'intérieur, de dedans
Nous arpenterons les sables, en transformerons les battures
En ferons nos espaces, formidable polyptyque du futur
 
Ode©
25 avril de l'An Deux
 
 
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:46
Regards – Jean Dornac

 

Photo J.Dornac©
 
Poème inspiré par l’œuvre de « Anne B. Sculptures » nommée « Regard » que j’ai prise en photo avec son autorisation.
 
 
 
Plonger mon regard dans le tien
Comme s’il ne devait plus y avoir de lendemain
Me fondre dans ton visage
Qui jamais plus n’aura d’âge
Tant je te trouve belle
Tant ta beauté sera éternelle
 
Trouver le mystère de ton âme
Dans le vert de tes tendres yeux
Découvrir dans tes pupilles la femme
Celle qui me fait gravir les cieux…
Ecouter battre ton cœur
Criant l’intensité du bonheur…
 
Plonger mon regard dans le tien
Celui d’un homme si tendre et beau
Et savoir que tu te donnes pour devenir mien
Prendre avec toi enfin le bateau
Qui nous mènera sur l’archipel et les Îles
Que forment tes superbes cils…
 
Trouver les failles de ton cœur
Pour m’y glisser à toute heure
Rechercher tes faiblesses
Pour vaincre toutes nos détresses
Etre de ton cœur la tutrice
Et de ton âme la cantatrice…
 
Plonger nos regards dans notre amour
Face à face, main dans la main
Pour vivre chaque instant de chaque jour
En osmose et cœurs carmin
Marcher ensemble vers l’avenir
Pour que nul ne puisse nous désunir…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 18 juin 2016
 

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« Anne B. Sculptures » - Photo J.Dornac©
Regards – Jean Dornac
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:35
LE VOYAGE – Pierfetz
D'où vient-il, ce pêcheur dans la barque qui rentre au port ?
 
 
 
 
Je connais cet attachement qui nous ramène
sans cesse à la terre de nos racines.
Cette terre qui parfois se voile d'un crépuscule
enveloppé d'un ciel en nuages où le noir domine peu à peu.
  
Celle qui nous donne la vie a revêtu, pour la circonstance,
un tulle vaporeux, éthéré.
Il est l'heure de rentrer en son sein pour s'y ressourcer.
  
C'est à ce moment que le rêve me saisit
avant l'endormissement nocturne.
 
Me voici déjà reparti pour une nouvelle aurore. 
Ma barque fait face à la belle endormie.
Je la trouve belle comme une espérance.
Je suis déjà parti pour le grand large.
 
*
  
L'important n'est pas le départ ou l'arrivée,
la naissance ou la mort,
mais la VIE : le VOYAGE.
 
 
S'ouvrir au monde sans s'y perdre.
Au large, l'Ineffable cohabite mieux avec l'horizon sans fin.
 
Pierfetz©
 
 
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