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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 07:36

 

 

 

 

Comme tout être humain qui médite et qui pense,

Ignorant d’où je viens, ne sachant où je vais,

Je me suis bien souvent demandé qui j’étais

Sur le chemin pentu de mon adolescence,

 

Je ne sais toujours pas, mais, de toute évidence,

Du gamin d’autrefois qui déjà se cherchait,

Ou du portrait d’hier, aussi fin soit le trait,

Je ne suis qu’un reflet qui change en permanence.

 

Mon image a terni, perdu de son brillant,

D’heure en heure, il est vrai, je deviens moins vaillant.

Qui sait ce qui demain restera dans ma tête.

 

En attendant je suis chaque matin qui vient

Un enfant qui renaît, la vie est une fête.

Tourne, tourne manège un jour tu n’es plus rien.

 

©Gérard Cazé

 

 

 

 

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 07:21
Sidonie s’est vraiment fâchée

 

 

 


Sidonie, arrête de vociférer, de crier à tue-tête à longueur de journée : ça m'ébrèche, m'écorche, me ronge, ça m'encrasse, me transforme la cervelle en huile de vidange et la tête en fagot d'épines. Si encore tu m'en faisais voir de toutes les couleurs car la couleur suscite l'allégresse, l'enthousiasme, mais tu m'en cercles d'une épaisse grisaille. Même une simple pomme a le goût d'amertume, du désespoir. Et puis j'en ai soupé de tes soupes à la grimace. Mais qu'est-ce qui ne va pas dans ta citrouille ? Tu es devenue une rabotée du cœur, une ratiboisée du ciboulot, un étouffoir d'ardeur. Est-ce si compliqué de laisser le bon temps rouler ? C'est hélas bien vrai que nous portons en nous, notre enfer ou notre paradis. Mais si nous le voulons vraiment, tout peut changer.


Quand trouverais-je dans tes mots, du délicieux ? Quand tisserons-nous ensemble, de délicats fils d'or ?


Mais pour l'heure, je reprends mes billes et je dis : Stop ! Si la colère m'étouffe, aujourd'hui, je ne veux pourtant pas t'offrir une soupe aux gnons. Je préfère prendre le large, le temps de me secouer la pulpe, de m'aérer, refaire peau neuve.


Et il s'éclipsa sans un mot.


La nuit le prit dans ses bras et l'apaisa.  La nuit n'était plus la nuit, elle était comme ensoleillée...    

 

©Michèle Freud

 

 

 

 

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 05:35
Photo JDornac©

 

 

 

Comme la mer lorsqu’elle lance ses jupons d’écume pour faire l’amour avec le goéland

comme le roc tremblant sous l’effleurement

de la bruyère blanche

comme la neige épanouie contre l’épaule

du versant aux rêves océaniques

comme la pirouette de la cascade

certaine de l’attente du torrent.

VIVRE

en Ophélie que l’en entendrait enfin rire

en Orante de liturgies secrètes

en Amante des noces marines

vivre.

 

©Nicole Hardouin

 

 

 

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 07:31

 

 

 

 

 

Deux larmes de cristal

Saisissent l’étrange silence

De la nuit

 

 

Un souffle d’amour

Vibre dans l’air parfumé

Dispersant à tous vents

L’arôme d’un rêve étoilé. 

 

 

©Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 07:31

Nouvel auteur, proposé par Michel Bénard, que j'accueille avec plaisir ! J'espère que vous lui réserverez un bon accueil !!

 

Nativité par Rosa Schweninger (1849–1918)

 

 

                                                           dédié à mon amie Elisabeth Mathieu
 

 

 

 

Dans l’obscurité d’une pauvre étable,

Avec l’âne et le bœuf pour seuls témoins,

En ce lieu, entre tous, le plus misérable,

Marie, donnant la vie, a serré les poings

 

Tenant emmailloté, contre elle, son tout petit,

Elle ne peut songer aux tourments de demain,

Et, tout en rendant grâce à Dieu de l’avoir choisie,

Sur le bras de Joseph, elle a posé sa main

 

Emerveillés par la présence de leur enfant,

Ils se regardent et se sourient avec tendresse,

Car le miracle pour eux maintenant,

C’est cet amour pour lui qui les transperce

 

Voilà que se font entendre des sonnailles,

Joseph et Marie voient, près de leur nouveau-né,

Des inconnus mettre un genou sur la paille,

Ce sont des troupeaux accourus, les bergers

 

Mais plus grand encore est leur étonnement,

Lorsque des vastes horizons lointains,

Des rois étrangers sont venus adorer l’enfant,

Et déposer à ses pieds de précieux parfums

 

Dans le ciel étoilé de cette nuit à nulle autre pareille,

Les anges ont porté au monde l’incroyable nouvelle,

L’humanité ne pouvait espérer plus grande merveille,

Que la naissance de son Sauveur, sa lumière éternelle

 

©Jean François Di Murro

 

Fait à Hendaye, le 01 décembre 2019

( Premier dimanche de l’Avent )  

 

 

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 07:39

 

 

 

 

 

Voilà trois siècles, le Livradois-Forez était pratiquement dépourvu de forêt.
Avec l’exode progressif vers les grandes villes, la forêt a conquis ce territoire auvergnat jusqu’aux portes des villages.

 

Besace sur l’épaule avec leur ample blouse bleu foncé, c’est d’ici, de novembre à avril, que les scieurs de long partaient pour la Franche-Comté et le Nivernais jusqu’en Normandie.

 

Sur la roche-mère sont venus le soleil, la pluie et le vent.

Granite et roches cristallines ont accueilli l’humus, et l’équilibre s’est installé avec l’arbre.

 

Quittant le village de Saint-Amant-Roche-Savine, une ensoleillée d’octobre éclaire le coude d’un chemin pentu où s’égaye une colonie de fougères en robe d’automne.

Les fougères sont un monde sans fleur, sans fruit, sans graine, pareilles aux mousses.

Quand l’air se dessèche comme cet été durant les fortes chaleurs, la fougère laisse tomber sur le sol des quantités de cellules microscopiques appelées spores. Minuscules organes, elles évoquent le tissu primitif de l’algue ancestrale qu’on appelle le thalle où aura lieu la fécondation entre un organe mâle et un organe femelle ; alors la fougère prendra forme.

Ce qui est extraordinaire, c’est que la fougère s’obstine à témoigner, après des centaines de millions d’années, de ce que fut la première conquête de la terre.

 

Après avoir croisé l’alisier et le sorbier, je les aperçois dans l’air vif et le chant des grives.

Silhouette parfaitement conique s’élevant jusqu’à soixante mètres, tronc droit, écorce lisse gris argenté, le sapin pectiné est ici dans son aire naturelle.

Il côtoie le pin sylvestre, arbre de lumière à l’écorce moirée de craquelures roses. Son architecture se pare de mille fantaisies, ses branches se tordent, se coudent, s’élancent toujours vers la lumière.

Heureux des étés chauds et des hivers rigoureux, le pin sylvestre peut atteindre trois siècles.

 

L’arbre, compagnon de vie n’est jamais seul , il vit en symbiose avec les champignons ; les filaments souterrains des bolets et des chanterelles enserrent, étreignent les racines de l’arbre. Ces commensaux, hôtes bienfaisants aident l’arbre à déliter minéraux et roches, à libérer les indispensables éléments qui, sans eux, resteraient gîtés, inutiles dans le sol. C’est par eux que l’inerte azote de l’air entre dans le tourbillon de la vie, énorme fabrique d’aliments et engrais naturel pour l’arbre.

 

A l’orée d’une sapinière à myrtilles, le farouche pic noir attend, comme chaque année, la bécasse.

Tandis que là-haut, franchissant avec aisance le col du Béal, le milan nous dit :

            «  On va dans les étoiles et on ne sait toujours pas ce qui se passe sur le talus en face de chez soi… »

 

                                                         Automne deux mille dix-neuf,

                                                  au pays de Gaspard des Montagnes

 

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 07:39

 

 

 

 

Dans le sillage incertain

Des signes jumelés

De nos flammes ravivées

Par le secret voilé,

Je me surprends à rêver

De peindre le poème

Et d’écrire l’icône,

Sur le désert d’une plage

Au sable mordoré.

Simples concordances

Entre lettrines rouges et or,

Juste à ce point où veille

Une forme nouvelle d’amour,

Que fertilisent l’écume et le sel

Sur l’orbe nacré

Des lèvres irisées

De la naissance du jour.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 07:36
Image du film « La Source des femmes »

 

 

 

J’ai le plaisir d’accueillir dans l’équipe des poètes de Couleurs Poésies une poète présentée par Nicole Portay. Son nom : Yannick Resch. Bienvenue à elle !

 

 

Elles sont venues

de loin

portées

par le hasard

des routes

 

avec leurs mots

fatigués

de s’expliquer

 

leurs marche

alourdie

de nuits

 d’insomnie

 

leurs yeux

desséchés

d’attendre

le jour

 

elles sont venues

de loin

pour vivre ici

 

et prendre

demeure.

 

 **

 

Rebelles

à la mélancolie

elles ont

croisé

 

leurs rêves

leurs souvenirs

l’odeur

de leurs pays  

 

elles ont

forgé

leur patience

à l’aplomb

de nos regards

 

elles ont mêlé

leurs voix

à nos voix

 

puis

un jour

 

il fallait

bien qu’un jour

 

leur chant

longtemps retenu

traverse l’espace

 

fasse danser

leur corps

 

et de la gorge

et des lèvres

jaillisse

 

un youyou

strident

interminable

 

comme un fabuleux

cri de joie.

 

©Yannick Resch  

 

 

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 07:21

 

 

 

 


I
Du Feu
Je viens te parler de mon amour
Du feu qui consume
Jusqu'à l'âme de la chair
Jusqu'à la chair de l'âme
Engrossé par les vents venus de loin

 

Ce feu dont la braise brûle
Les entrailles du cœur
Du corps et des mots

 

Feu de joie, de chagrins, de douleurs
Feu qui à l'ombre des longues attentes
S'essouffle au fil de l'absence
S'enflamme de nouveau
À l'approche de son regard

 

Ce feu qui s'éteint lorsque la mer se déchaîne
Lorsque son désert atteint mes terres
Ce feu qui me consume entière
Se fait de braises et s'éteint au petit mat

 

 

II
De mes Terres

 

Je viens te parler de mon amour
Qui a conquis mes terres
A donné ses couleurs au printemps
A dévalé mes plaines
Avant même que je ne le connaisse

 

Le visage de mon amour
Est aux odeurs de mes rêves
Des hautes herbes de mon enfance
Ancré en moi avant même ma naissance

 

Il s'est roulé dans mes fleurs sauvages
Reposé à l'ombre de mes arbres
Il a marché mes forêts boréales
A sculpté des châteaux de sable
Dans les aires de mes sept ans

 

Je viens te parler de mon amour
Je l'ai rêvé avant même de le reconnaître
Venu des temps anciens
Un jour, il est venu à ma rencontre

 

III

À mon Amour

 

Que je te parle, amour
Laisseras-tu tes lèvres asséchées
Absentes aux miennes
Jusqu'à la fin des matins du monde
Laisseras-tu mes terres craqueler
Retenant la pluie de tes larmes
Laisseras-tu le feu les raser
Jusqu'à devenir terres brûlées

 

Me laisseras-tu sans réponse, amour
Comme tu l'as fait dans tes toujours
Le dialogue des amants se fait jour

 

J'ai posé mon âme sur la tienne
Tu l'as accueillie à âme ouverte
Jusqu'à allumer les feux du ciel
Jusqu'à embraser mes plaines vertes

 

Et mon corps qui tend vers toi
De l'heure bleue à l'heure bleue
Ne sens-tu pas poindre le jour
Ce jour attendu de ton retour

 

IV
De l'Amour, des Odeurs

 

Que je te parle de mon amour
Il court avec moi sur le sable
Il est mon ombre, je suis la sienne
Il a redonné vie à mon corps
Au jardin secret retrouvé

 

Au désir suspendu à ses ivresses
Il a posé son regard de feu sur moi
Je suis devenue peau de soie
Neige fondue

 

Saveurs nouvelles des passions
Braises aux milles images
Qu'il était bon le temps
De la rencontre de nous deux

 

C'était au temps des chevaux
Qui courraient dans la plaine
Doux souvenirs des tendres aveux
Aux odeurs de la Fleur de Lys

 

V
Du Souvenir, de Maintenant

 

Que je te parle de mon amour
Un jour a sonné l'heure du départ
Avait-il un visage
Je ne m'en souviens plus

 

Je me souviens du feu qui brûlait
Plus que d'habitude
Le feu qui détruit tout sur son passage
Pour ne laisser que cendres

 

Finie la caresse du songe
Je me suis réveillée seule
Sur mes terres intérieures consumées
Des mois, des années sans pluie
Sans aucune larme de rosée

 

Je cours seule sur le sable
Ne me reste que le fantôme de son ombre
Ce jour de mai, le feu s'est éteint
Il n'y avait plus rien à brûler

 

Me reste aussi l'oiseau, il me reste ses couleurs
Ainsi ma terre et la pousse d'arbre qui renaît
Me reste le muguet, sans oublier le lilas
Me reste moi
Que moi et la vie

 

Ode©


Extrait du recueil :
Le Fleuve donne Naissance aux Enfants des Étoiles

 

 

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 07:39

 

 

 

 
 
 
La musique est vivante
La musique est femme
Écoute combien elle t’envoûte
Combien elle tourne ta tête !
Elle s’enroule autour de ton âme
Avant d’emporter ton cœur !

J’ai vu l’impossible frémissement
Qui ta saisi au plus sublime de la mélodie
J’ai compris ton émotion
Par tes yeux soudain humides
Ton souffle plus rapide
Et les vibrations de ton corps

Tu écoutais s’égrener les notes
Mais tu craquais devant la rondeur
Et l’exquise sensualité
De toutes les notes assemblées
Pour mieux te faire délirer
Jusqu’au point de te lever et danser

Vous ne faisiez plus qu’un
La femme-mélodie
La magicienne féerique
Et ton cœur en folie !
Ce n’était plus un pas de deux
Mais une sarabande infernale !

Et tu tournais
Tenant dans tes bras tendus
Un être invisible
Une femme merveilleuse
Que toi seul voyais
Que toi seul embrassais

Les compositeurs
Sont des magiciens
Qui tiennent nos cœurs
Au bout de leur plume
Au bout de leurs baguettes
Au bout de leurs notes divines !

Et toi, l’être si sensible
Tu ne demandes pas mieux
Que d’être emporté aux septièmes cieux
Par Dame Mélodie
Pour te fondre à jamais
Dans la céleste romance… 

 

©Jean Dornac

Lannion, le 27 novembre 2019  
 

 


 
 
 
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