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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 07:02
MEMOIRE D'IVOIRE – Pierfetz
 
 
 
 
La Parole peut être d'argent,
Mais s'oxyde avec le temps.
Quand l'automne tue le printemps
On oublie vite les chauds instants.
 
Avec son blanc manteau d'hiver,
La neige recouvre tout dehors,
Silence momifie la vie d'hier,
Et avec lui l'Amour s'endort.
 
On oublie parfois ses malheurs,
Mais ils restent enfouis à jamais.
Au lieu de tuer le bonheur,
L'écrit rappelle que tu aimais !
 
Ainsi l'écriture est d'ivoire.
Elle ne fond pas comme la neige,
Mais perpétue toute une histoire
Et du temps passé nous protège.
 
Bien loin des yeux, bien loin du cœur,
L'Espoir, comme bouteille en mer,
Navigue en nous durant des heures ;
La vie nous paraît moins amère.
 
Un vol de papillon,
Un écrit de mémoire,
Une feuille de saison,
Un souvenir d'Ivoire.
 
Pierfetz - © 
 
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/V%20-14Memoire%20dIvoire.htm



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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 07:05
Je plie – Mouloudi Mustapha

 

  
 
Peut-on imaginer ce que nous perdons comme papiers et encre sur les droits de l’homme ?
Peut-on imaginer ce qu’on confisque au droit à la santé, à l’éducation, à la promotion de l’humain qui restent les premières exigences du droit de l’homme pour financier ce que nous appelons les associations des droits de l’homme ?
Le mal est-il ainsi devenu l’autre moitié de l’humain ?
Pourquoi nul ne parle de droits de l’homme dès que nous avons une naissance alors dès que quelqu’un à tort ou à raison est interpellé par ce qui semble être une autorité, les ONG et autres assurent tout leur vacarme ?
Pourquoi quand tout un pan de société s’écroule sous le fardeau de l’indifférence nul n’ouvre la bouche ne serait-ce que pour dénoncer mais dès que tel ou tel lié pour telle ou telle raison à tel ou tel intérêt les médias parlées et écrites aiguisent alors leurs griffes… ?
Qui est derrière cette situation ?
Si le soleil a un droit sur le jour et les étoiles et la lune ont un autre sur la nuit, lequel est à même de nous dire pourquoi la couche profonde n’a le droit qu’aux éternelles attentes ?
 
 

 

(Première partie dédiée à mon frère
Athanase Vantchev de Thracy)
 
 
A chaque jour son soir
A chaque nuit son aurore
De déboires en déboires
Rien ne sort de nos pores.
 
Je plie ton histoire
Ce père m’a tout dit
Sur la lumière, sur le noir
Sur ce qu’était la vie.
 
Je plie ton histoire
L’œil sur celle de cette mère
Comment ne pas l’a croire
Elle a enfanté sur cette terre.
 
Je plie ton histoire
Exagérée, fausse ou vraie
Qui aime doit voir et revoir
Et non tirer des traits.
 
Bon ou mauvais ton songe
Tu parles sans rien écrire
La vérité use le mensonge
Qui s’allonge peut dormir.
 
Bon ou mauvais ton songe
Ton regard n’est pas sain
Tu cèles, gènes et déranges
Avec dieu, point de malin.
 
Bon ou mauvais ton songe
Le passé n’est pas une base
Que la vermine ronge
Le courant a deux phases.
 
On fait le deuil de la liberté
Tu feras celui de ton honneur
Ne nous parle plus de fierté
Le frère a besoin d’une sœur.
 
On fait le deuil du droit
Tu fais celui des valeurs
Ne nous parle plus de foi
Le diable ravive ta sueur.
 
On fait le deuil de l’espoir
Tu fais celui du respect
Nul ne  veut plus te voir
Tu restes le grand suspect.
avec tous mes respects
 
© Mouloudi Mustapha 
Alger, le 08-08-2014



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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 06:53
Élections – Thierry Deschamps
Infographie © Thierry Deschamps
 
 

Je suis Français mais je me soigne !
Quand arrivent les élections
Je mate cette foire d'empoigne
Qui agite tous ces cons !
Toutes ces faces de gargouille
Qui promettent à tour de bras,
Tous ces rois de la magouille
Qui se battent comme chiens et chats.

Je mate, mais je ne joue pas...
Non, je n'irai pas aux urnes !
Voter pour ces faces de rats ?
Plutôt me couper les burnes !

Qu'ils soient de gauche ou de droite
Ils vous aiment chers électeurs
Mettez un bulletin dans la boîte
Ils vous mèneront au bonheur.
Moi, le cirque à la télé,
Les débats contradictoires,
J'trouve ça chouette comme variétés,
Mais j'ai du mal à y croire !

Les tracts dans les boîtes aux lettres,
C'est comme la publicité,
J'en tapisse les toilettes,
Ça m'aide à mieux "digérer"...

Quand ils vous font un meeting
Le public est du même bord,
Ils peuvent monter sur le ring
Sans risque de désaccord.
S'il n'y a pas assez de braques,
Pour applaudir leurs discours,
Ils peuvent se payer une claque
Afin d'éviter un four...

Quand j'entends leurs belles phrases,
Langage stéréotypé,
J'me dis qu'il faut être bien nase,
Pour croire à leurs belles idées...

Votez donc si vous voulez
C'est ça la démocratie
Mais, n'croyez pas décider
Ils font ce qu'ils ont envie...
Une seule chose les intéresse
Cela s'appelle le pouvoir.
C'est régner sur la détresse,
Qui a cru aux belles histoires !

J'vous laisse choisir nos élus,
Rêvez donc, si ça vous plaît !
Depuis longtemps j'n'y crois plus,
Je suis un mauvais Français...

~~*~~
©Thierry Deschamps
 
http://www.societe.le-spleen-de-zarathoustra.fr/election.html



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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 07:11
Initiation – Denise Bernhardt
Photos J.Dornac©
 
 
 
Retrouver l’instant miraculeux
Où vous êtes entré
Dans une église bleue,
Dont les vitraux
Tamisaient la lumière
En poussière d’azur.
Tandis que les voûtes romanes
Baignaient dans la clarté diaphane
D’un lac cristallin.
Revivre avec vous ce moment
Où les colonnes et les fresques,
Le marbre des autels
Les lys aux baisers d’or,
Tout bruissait
D’une unique note bleue…
Et votre visage même revêtait
La couleur de vos yeux.
 
© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 


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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 07:00
LES COMPAGNONS SOLIDES – Luce Péclard
Photo J. Dornac©
 
 
Les arbres et la haie
Autour de la maison,
Capturés en photo
Juste avant qu’ils ne prennent
Leur envol de printemps
Grâce aux mille ailes de leurs feuilles !
 
Ah ! Que serait notre existence
Sans ces compagnons au long cours,
Rivés à leur devoir de plantes,
Enracinés dans notre sol ?
 
Que serions-nous sans cette armée
Echevelée et pacifique
Si elle abandonnait son poste
Et nous laissait désemparés
Dans un désert d’herbe et de ciel,
Sans nul repère à l’horizon ?  

© Luce Péclard


Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier




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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 07:02
Illusion d'octave – Marie Alice Théard
 
 
 
 
Dans l'irrationnel de ma vie
J'aurais aimé que l'on se fasse des rendez-vous d'amour dans un paysage de fin de jour
 
Chanter la même attente tutoyant l'octave du charme insidieux du bonheur
 
Faire naître l'aventure aux creux de nos reins
de sueurs mêlées et d'haleines confondues
 
Saturer l'air du débordement de nos âmes dont la jouissance engendre des souvenirs longs à partir
 
Mais ici il fait matin dans le vent annonceur d'un temps de bourrasques et les gués découpés à contre-jour sont de solitude        
 
© Marie Alice Théard
 
 
 
 
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 07:38
Détruire par le feu – Victor Varjac
Photo J. Dornac ©
 
 
Détruire par le feu
retenir par le geste
ou murer la parole
pour échapper aux tourments
à l’incertitude
à la grande folie
de ce rêve incroyable
que la mort convoite
sans jamais l’emporter…
Le chemin de l’Amour
apparaît sous les pas
comme une absence retrouvée
une rose offerte
sur la tige d’un baiser…
Mirage au corps d’ange
à la fièvre de chair
traversant le décor
aux heures indécises
sous le regard terrible
de l’angoisse du soir…
L’espérance veille
le désir s’impatiente
la rencontre devient
le brûlant secret
qui brise en deux
la solitude noire…
Déjà sur l’autre rive
apparaît la silhouette
incertaine et blafarde
surgie de la mémoire…
Une jeune passion
caresse l’avenir
moment inattendu
mais follement espéré…
La nature déborde
en un ballet sensuel…
Le quotidien n’est plus
un long couloir triste…
Les lèvres et les mains
changent le monde
en découvrant l’étreinte
qui donne la jouissance…
Le cœur
a reconnu le cœur
et le Temps s’évapore…
Passage de l’éphémère
au royaume suprême
où l’homme périssable
devient immortel
sous les traits de l’orgasme !...

© Victor Varjac
Antibes, le 6 juin 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 07:26
Tromperie – Béatrice Pailler
© Raphaël
 
 
Pomme acidulée  
Je mords dedans.
Juteuse
D’acide de lait,
Mordante,
Juste tueuse
Morte en dedans.
 
© Béatrice Pailler        




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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 07:26
Ma Gaspésie – Blanche Lamontagne
Blanche Lamontagne (1889-1958)
 
 
Fille du Saint-Laurent aux magiques contours, 
C’est un pays de monts, de coteaux pittoresques, 
Où les rochers, flanqués de parois gigantesques, 
Voisinent la montagne aux gracieux détours. 
La mer baise ses pieds, la vague enchanteresse, 
Y jette ses refrains dans le couchant vermeil ; 
Et la vigueur de ses norois et son soleil 
Nous font lever le front, sous leur rude caresse... 
Ses collines, ses caps qui dominent la mer 
Sont comme des géants, résistant aux années, 
Que ni les vagues, ni les brises déchaînées 
Ne peuvent ébranler sur leur socle de fer... 
Au-dessus de ses monts à la haute corniche 
Les cèdres et les pins forment de verts bouquets, 
Et dans la profondeur des bois et des bosquets 
Le vorace épervier auprès des pinsons niche...  
 
Si blancs sont les bateaux qu’on y voit louvoyer, 
Si large est l’horizon dans la brise légère, 
Que notre âme, à son tour éprise de lumière, 
Pour des cieux inconnus voudrait appareiller... 
Il n’est pas de pays, pas d’endroit sur la terre 
Où souffle un vent plus pur, où vit plus de beauté. 
La poésie éclate en sa rusticité, 
Et l’aigle et ma pensée habitent dans son aire... 
Ma pensée inlassable, avide d’infini, 
Battant de l’aile aux murs des sublimes rivages, 
Revient obstinément à ces rives sauvages 
Comme l’aigle revient mourir près de son nid !... 
 
Blanche Lamontagne
 
http://www.poesies.net/blanchelamontagnegaspesie.txt





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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 09:39
TRACE – Michel Duprez
 
 
 
Dans la poussière du silence,
les feux poussent comme des fleurs,
mais on les coupe sans répit.
Le corps n'a qu'un temps pour brûler
et même pas l'entièreté
d'une page pour amortir
sa chute en piqué presque aveugle ?
Les mots deviennent menaçants
et l'envol serré des syllabes
s'abat tout à coup sur le monde.
 
© Michel Duprez





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