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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 07:25
Essuie-Laisse-Pour une fois (2ere partie) - Mouloudi Mustapha
Dédié à mon frère Athanase Vantchev et  
mon grand ami Jean Dornac
 
 
 
Le plein n’est pas une solution
Quand on s’accroche au futile
Mon Dieu, que de questions
Comme si la foi était inutile.
 
Il n’y a pas mille chemins
Le soleil, un parfait exemple
Peindre ce qui est déjà peint
Ne rajeunit pas un temple.
 
Il n’y a pas mille chemins
A chaque sol ses blessures
Ne noircit plus le destin
Oh ! Créateur des murs.
 
Il n’y a pas mille chemins
A chaque porte sa serrure
Celui qui a froid, soif, faim
N’a pas besoin de tournures.
 
Hâbleur, qu’as-tu ramené
Demain, tout s’écrira
Jeunes et vieux, peinés
L’histoire te maudira.
 
Hâbleur, à chacun sa nuit
La tombe n’est pas en or
Que tu élèves le déjà instruit
A chaque port son apport.
 
Hâbleur, qu’es-tu sans air ?
Sans eau, tu ne peux vivre
Tel le poisson sans la mer
Au diable tu te livres.
 
Dans notre bilan l’écoute
Soupirs, regrets et remords
Dans le tien le doute
Le mensonge pour décor.
 
Dans notre bilan, la vérité
La voie n’est pas un non-sens
Le tien aux comptes truqués
Se joue bien de la balance.
 
Dans notre bilan, une suite
Le respect sur le reste veille
Dans le tien tout s’ébruite
Droit et devoir en sommeil.
 
Je conte, je ne mens pas
Peux-tu me contredire ?
Fatigué, j’ai compté tes pas
Abattu, tu m’as vu souffrir.
 
Je conte, je ne mens pas,
Douze années d’écriture
Sur les mères et les papas
Sur leurs profondes blessures.
 
Je conte, je ne mens pas
J’observe une minute de silence
À la mémoire de mon papa
Qui n’a jamais perdu patience.
 
© Mouloudi Mustapha
Alger, le 16 juin 2014



Dans mon monde, certains, se voulant ce qu’ils se veulent, se posent bien des questions tout aussi bien à droite qu’à gauche, en largeur qu’en hauteur. Le plus souvent, ces questions sont matérielles et quand elles sont morales elles ne dépassent pas tel ou tel intérêt et comme toujours individuel… Ils se posent bien des questions dont comment atteindre et comment dépasser, comment classer et comment déclasser, comment refouler et comment chasser, comment négliger et comment ignorer, comment tourner et comment retourner... Mais lequel d’entre ces hommes s’est dit un jour : mon dieu pourquoi le linceul n’a-t-il pas de poche ou encore la tombe n’a-t-elle pas de fenêtre ? Lequel de ces hommes s’est un jour posé la question : nous avons inventé et perfectionné bien de choses et même trop de choses les unes parfois utiles et souvent inutiles les autres tout simplement nuisibles. Pourquoi nous ne pouvons rien contre ce souffle qui fait battre notre cœur et nous permet de vivre ? Pourquoi, quand on est riche ou pauvre, le linceul est-il toujours de la même couleur et ne nécessite ni tailleur ni brodeur et encore moins de fer à repasser ? Malheureusement, nous vivons dans le monde de l’abject et dans ce dit monde, il faut soit toujours et sans cesse attendre soit s’attendre ? Lequel d’entre-nous préfère le monde de l’incantation au monde des actes nobles et sincères ? Ces certains se posent et continueront de se poser des questions et des questions et sans aucun doute ils trouveront toujours les réponses parfois vagues et souvent ridicules et nous, si nous n’osons même plus questionner ou nous questionner, c’est tout simplement parce que nous sommes sûrs que demain ou dans un mois ou dans une année ou même dans dix ans nous partirons de ce monde avec moins de bruit que nous sommes venus. Nous partirons peut-être plus lourd peut-être aussi légers que nous sommes venus… Si le  tyran d’hier se donnait le droit de mettre ce que nous appelons le citoyen à genoux ceux d’aujourd’hui ne lui permettent même plus de ramper… Ils parlent de démocratie mais oublient que la démocratie au creux de l’indifférence n’est pas une démocratie… Que peut-il bien représenter un choix sous le sifflement du fouet ? À toutes fins utiles seul le respect du droit et du devoir est la plus solide base d’une gouvernance.
 
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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 07:09
"H" – Thierry  Deschamps
Infographie © Thierry Deschamps
 


J'ai la cervelle qui se crashe
Et le corps qui se relâche
De noires idées je remâche,
De la vie je me détache.
Si de la foule je me cache,
Ce n'est pas que je sois lâche,
Mais je hais toutes ces taches
Qui sourient sous leurs moustaches.

Il faut bien que tu le saches
C'est pour ça que je m'arrache,
En fumant un joint de hasch,
M'injectant un super flash.
Ne dis pas que je rabâche,
Car moi alors je me fâche
Et là, tes dents tu recraches
Après t'être pris un bon smash.

Dans ma tête y'a eu un clash
J'ai perdu toutes mes attaches.
Je me prends pour un Apache
C'est du peyotl que je mâche,
Bien meilleur que les pistaches !
Si t'en veux faut payer cash
Au dealer de Saint Eustache,
Sinon, tu auras macache...

        H'i soit-il !...


~~*~~
 
   ©Thierry Deschamps
 
http://www.societe.le-spleen-de-zarathoustra.fr/h.html



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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:40
Regain – Denise Bernhardt
Fragonard
 
 
 
Toi, mon ami retrouvé
Mon cœur connaît déjà
Ce que tu n’as pu dire,
De ta peine, de tes blessures
De ta vie même,
Tremblante d’incertitudes.
Mais ne crains pas,
L’azur demeure sur la ville
Dans l’embrasement du soir,
Quand s’étire le fleuve
Comme un serpent d’étoiles.
Sans impatience,
J’attendrai que ton âme
Se déverse en mon âme
Telle une résurgence
Pour recueillir tes larmes
Dans le silence d’un regard,
Et glisser sur ta joue,
Le tendre frisson d’un baiser.

© Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.



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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 07:41
PLOC PLOC – Luce Péclard
 
 
Ploc ploc, il fait gros temps,
Une tuile a quitté le toit,
Une gouttière dégouline.
 
Ploc ploc, chante la pluie,
Laissant ses larmes dissidentes
Endeuiller la paix du salon.
 
Ploc ploc, le pleur du monde
S’est infiltré dans la maison
Et coule soudain du plafond.
 
Ploc ploc, le seau s’emplit…
J’irai vider tous les malheurs
Dehors, après le mauvais temps.  

© Luce Péclard


Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier




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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 07:16
De flamme et de feu – Carmen
 
 
 
Dans les flammes du feu
Consumant mon corps et mon cœur
Qui se meurent
Trempe le calame !
 
Trace rouge sur blanc
Écris, décris
Les maux d’amour de mon âme
Criant au souvenir de lui, sa nostalgie
 
Conte, comment mon esprit, en cette nuit d’insomnie
Souffle sur des braises et ne recueille que des cendres
Au foyer d’une passion de flamme et de feu
S’éteignant peu à peu…
 
Narre cet amour de flamme et de feu
Brûlant encore et encore en moi
Et qui tel un brasier me consume
En cette nuit de glace
 
© Carmen 2014 – Tout droits réservés
 
 
 
 
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 07:33
Certains regards – Victor Varjac
© Jean-Gabriel Domergue
 
 
 
                           
Certains regards
cicatrisent le plaie
d’où s’échappe notre souffle
épuisant notre monde…
Pourtant je le sais
nous devons accomplir
la traversée de l’âge
avant de céder
notre chair flétrie
aux avances terribles
de la triste poussière…
Provisoire est notre marche
incertain notre avenir
éphémère notre passage
mais au-delà de ce vertige
un autre commencement
hors des quatre saisons
près de la source déchirée
a retenu notre détresse…
Peut-on franchir le mur
qui garde le secret
de l’immortalité ?...
 
Point d’élixir
point de formule
ni de charme
pour se rendre
au pays de « toujours »
il suffit d’apercevoir
et de retenir
ce qui doit être aimé…
L’imprudence
accélère le sang
dans l’artère du ciel
alors le Temps
fasciné par un cœur
à l’audace d’archange
replie ses ailes…
… Mais toi
toi qui m’obsèdes
et me poursuis
du feu de ta beauté
que fais-tu à présent
assise sur ma nuit
comme une ombre jalouse
à la coulée du rêve ? …
 
Et la bouche étonnée
murmure un nom
mais j’ignore encore
s’il s’agit du mien !...
J’ai voulu enlacer
cette image désir
moi… l’ignorant
de mon être
et je n’ai serré
que la douce transparence
du vide
et la défaite amère
de ma naïveté !...
Le Temps déçu
par mon attitude
a repris sa course
et chaque nuit
je cherche
celle que mon cœur
n’a pas su reconnaître
alors je me souviens
du pays de « toujours »
et je dessine
dans l’ombre
l’étrange destinée
dont j’ai perdu le visage
avant même
de l’avoir aimée !...  
 
© Victor Varjac
Antibes, le 23 décembre 2012


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 07:40
Qui Frappe – Béatrice Pailler
 
 
 
Tic-tac, Tic-tac,
Patience, patience,
L’aiguille tressaute, grimace,
Et l’horloge sans heurt grignote les pleurs.
 
Tic-tac, Tic-tac,
Bientôt, bientôt,
L’aiguille trépigne, s’énerve
Devant le temps et son labeur, devant le temps et sa lenteur.
 
Tic-tac, Tic-tac,
Je suis là, je suis là,
Et l’aiguille réclame mais cède le pas
Face à la Mort qui festoie, dévore les heures.
 
© Béatrice Pailler



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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:12
A la folie – Michel Duprez
Bernardo Luini
 
 
 
Je lui dit « Je te hume ! »,
elle rit de bon cœur.
Ah, l'humour ! Quand l'humeur
dirige votre plume
 
jusqu'à ce que s'allume
en vous cette ferveur
d'aller vers le bonheur
sans aucune amertume.
 
Je la hume, elle rit :
c'est l'amour qui fleurit
sur ses lèvres, je rêve,
 
elle rêve et, tous deux,
nous revivons sans trêve
ces instants délicieux.
 
© Michel Duprez



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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:25
J'ai tant rêvé par vous... - Anna De Noailles
Anna-Elisabeth, comtesse de Noailles par Philip Alexius de László, 1913
 
 
 
J'ai tant rêvé par vous, et d'un coeur si prodigue,
Qu'il m'a fallu vous vaincre ainsi qu'en un combat ;
J'ai construit ma raison comme on fait une digue,
Pour que l'eau de la mer ne m'envahisse pas. 
 
J'avais tant confondu votre aspect et le monde,
Les senteurs que l'espace échangeait avec vous,
Que, dans ma solitude éparse et vagabonde,
J'ai partout retrouvé vos mains et vos genoux. 
 
Je vous voyais pareil à la neuve campagne,
Réticente et gonflée au mois de mars ; pareil
Au lis, dans le sermon divin sur la montagne ;
Pareil à ces soirs clairs qui tombent du soleil ; 
 
Pareil au groupe étroit de l'agneau et du pâtre,
Et vos yeux, où le temps flâne et semble en retard,
M'enveloppaient ainsi que ces vapeurs bleuâtres
Qui s'échappent des bois comme un plus long regard. 
 
Si j'avais, chaque fois que la douleur s'exhale,
Ajouté quelque pierre à quelque monument,
Mon amour monterait comme une cathédrale
Compacte, transparente, où Dieu luit par moment. 
 
Aussi, quand vous viendrez, je serai triste et sage,
Je me tairai, je veux, les yeux larges ouverts,
Regarder quel éclat a votre vrai visage,
Et si vous ressemblez à ce que j'ai souffert...
 
Anna De Noailles. (1876-1933)
 
Source : http://www.poesies.net/20eme.html



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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:15
Lorsque le paysage… - Michel Bénard
 
 
Lorsque le paysage devient irréel
Les portes de l’imaginaire s’ouvrent
Sur le mystère des beautés célestes.
Immobiles et silencieux
Nous devenons veilleurs
D’espaces aux brumes lactées,
Sentinelles des constellations
Gravitant dans les ondes hypnotiques
De la musique des sphères.
Lorsque le paysage devient intemporel
Les portes du ciel se referment
Sur l’éternel mystère des rêves.
 
© Michel Bénard.



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