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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 06:28
Collage de Michel Bénard©

 

 

 

 

Dans l’ultime repli

De l’énigme d’une grotte isolée,

Les légendes clandestines

Se font balayer par les turbulences

D’écume et de sable,

Jusqu’à oublier pesanteur et temps.

C’est comme un défi lancé

Aux rythmes des marées

Jusqu’au bout de la vie,

Pour s’adonner aux douceurs

D’une main caressant dans l’étreinte

La source frémissante de la femme.    

 

©Michel Bénard.

 

 

 

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:23

 

 

 

 

 

Pendant que tu œuvres à tes structures

J’œuvre à mes créations, mes sculptures

Ces mots, je les écris pour toi

Je dessine tes lèvres à la noblesse d’un baiser

 

 

~*~

 

 

Mentre tu lavori alle tue strutture

Io lavoro alle mie creazioni, le mie sculture

Queste parole, le scrivo per te

Disegno le tue labbra alla nobiltà di un bacio  

 

~*~~*~

 

Ode©

 

Extrait du nouveau recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction de Mario Selvaggio
 
 

 

 
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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 06:21
PHOTO Personnels du Centre hospitalier de Dunkerque

 

 

 

 

J’ai vu et j’ai lu tant et tant de sottises sur la liberté ces temps derniers, que mon cœur de poète vieillissant  a besoin de rappeler à ceux qui l’ont oublié ce qu’est la liberté bien comprise même si beaucoup d’autres le feraient mieux que moi… je vais tenter de l’écrire sous forme de poème libre, plus proche de la prose que de la poésie… Jean Dornac

 

 

La liberté, l’un des biens les plus précieux

Dont tout humain devrait bénéficier

Ne va pas sans esprit de responsabilité

Ce dont trop de confinés n’ont que faire

Sous les cieux d’un été précoce…

Ils oublient que « la liberté des uns

S’arrête où commence celle des autres »…

 

Parmi eux, certains se pensent libres

Ayant le droit de se livrer

A toutes leurs envies

Tous leurs désirs

Et qu’importe le reste du monde !

 

Oui le virus rôde partout

Mais ces fiers citoyens ignorent

Qu’ils sont volontaires pour le disséminer !

Ils sont libres n’est-ce pas

Alors qu’importe si d’autres vont mourir…

 

Puisqu’ils sont libres

Ce n’est pas de leur faute

Si des médecins

Et des infirmières n’en peuvent plus !

 

Ils pensent encore

Que le confinement est une loi

Voulue par le pouvoir

Pour réduire la liberté du peuple

Car eux, « les libres » savent

En gourmands des thèses complotistes !

 

Ils ne réalisent pas

A quel point, ils sont manipulés

A quel point, ils piétinent

Leur propre liberté

En parfaits ignorants !

 

 

On oublie ou on n’a jamais su

Que nous faisons partie

D’un énorme tout ;

Nous sommes responsables

De chaque vie, connue ou inconnue

D’ici comme d’ailleurs !

Et chaque vivant, sur cette terre

Est responsable de notre propre vie !

Le lien de la vie nous unis tous !

 

Si nous voulons être

Des relais sincères d’amour

Avec ou sans religion

Le confinement et ses légers sacrifices

Ne peuvent être un poids

Puisque nous sauvons des vies !

 

Cela s’appelle aussi, respect

Et le respect est synonyme d’Amour !

Proclamer que l’on rejette au nom d’une fallacieuse liberté

Le confinement, seule arme aujourd’hui certaine contre le virus

C’est refuser l’amour, c’est rejeter l’amour

Et au bout, ce rejet, tue !

 

©Jean Dornac

Lannion, le 10 avril 2020 

 

 

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 06:40

 

 

 

Des pieds qui marchent seuls

dans le métro et dans la ville

systématiquement

et mécaniquement,

sans cerveau pour les commander.

 

Parce qu’il faut vaquer

à ses inutiles affaires,

puisqu’il faut les recommencer

chaque jour que Dieu fait.

 

J’aimerais mieux les voir déambuler

dans la campagne, la forêt,

vagabonder, flâner

parmi les fleurs qui se lamentent

de ne plus voir personne les cueillir

bien qu’elles soient à profusion

et qu’elles aient délégué

quelques-unes des leurs

pour nous tenir compagnie

et profiter de nos conversations.

 

©Louis Delorme  

 

Extrait du recueil « Alternances » aux éditions Thierry Sajat

 

 

 

 

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 06:23
Soignants en grève et en souffrance, les urgentistes (ici à l’hôpital Necker) sont à bout. LP/Louise Méresse – Ah si on les avait écoutées !!!

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

Ils reprennent le travail

battus

mais pas vaincus

Une boule de feu dans leur ventre

est leur colère

prête à exploser

Ils reprennent le travail

plus de sous pour faire grève

et le gouvernement

indifférent

à la volonté populaire

Ils étaient en colère contre une loi

ils sont à présent aussi en colère

contre un mésusage du pouvoir

Demain leur colère explosera

pas à coups de grèves

pas à coups de poings

A coups de votes !

 

* * *

 

Grevista

 

I reprennen lou trabail

batu

ma pa vencu

Uno boulo de fio din lour ventre

è lour couleiro

prèito à esplousa

I reprennen lou trabail

plus de sou pèr fa grèvo

e lou gouvernamen

endiferent

à lo voulounta poupulàrio

Erian en couleiro countre uno lei

soun ouro tambè en couleiro

countre un mau usage dau poudei

Demo lour couleiro esplousaro

pa à cop de greva

pa à cop de pounh

A cop de votei !

 

* * *

 

Scioperanti

 

Tornano al lavoro

battuti

ma non vinti

Una palla di fuoco nel loro ventre

è la loro ira

pronta ad esplodere

Tornano al lavoro

non più quattrini per scioperare

e il governo

inifferente

alla volontà popolare

Erano irati contro una legge

sono ora anche irati

contro un cattivo uso del potere

Domani la loro ira esploderà

non a colpi di scioperi

non a colpi di pugni

A colpi di voti !

 

©Béatrice GAUDY

 

 

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:09
Crédit Média : RTLnet | Date : 27/04/2017

 

 

 

difficile à dire

si ces pluies torrentielles

laveront le phosphore

qui ronge mes veinules

 

difficile à dire

si mes essieux grinçants

tiendront la route

jusqu’à la connaissance

 

difficile à dire

si la hampe de nos oriflammes

ne se brisera pas d’un coup sec

à la prochaine tornade

 

difficile à dire

si ton sein guérira

de ces ivresses offertes

à mes virils assauts

 

difficile à dire

si le panache du cavalier

restera au faîte

de tes exhortations

 

difficile à dire

s’il faut croire

à la magicienne

et mourir de sa main 

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 06:30
cliché: P. Lombard

 

 

 

 

Dans un repli tout verdoyant de l'apparence

le désir et l'espoir se font du mouron pour les oiseaux

pourtant une branche d'ozone bourgeonne

dans le bleu du chant d'incandescence

S'agite alors l'arbre des paumes

serrant les mains de l'espérance

à force de bonheur d'aumône

jusqu'à l'effacements des digitales

L'évidence vous échappe encore

une envie d'ascension vous grimpe au cœur

tout griffé de joie dans le touffu des ronces

 

Une petite vigilance d'escarpolette

vous balance une demi pensée à l'heure

tantôt vivace, tantôt fanée, tantôt alerte...

Qui peut détacher ses étoiles brûlées

du néant bleu d'apparence printanier

qui vous plafonne les idées ?

Et pourtant...le sort nous sépare

 

À l'ici du monde on s'étreint de solitude

accompagné de sept violes d'habitude

Comment se défaire de cette soif de l'autre ?

Marcher près de l'eau, si possible

la fraîcheur....et la paix si sensible

À défaut, attendre que l'horizon se rapproche

si vite et si près... si près de rompre

que le proche et l'ailleurs se confondent

 

Pourtant, il faut croire que la lumière croit

à la Lumière qui balaie les scories de la terre

de la folie et de la terreur

Le vent passe sa douce main sur le front des cercueils

puis s'en va cajoler le cœur des fleurs

des regrets, des peurs et des rancœurs

 

Qui pourra de ce jour définir les manques

qui vous emplissent et vous débordent

jusqu'au son creux de la voix blanche ?

Les fenêtres ont le regard qui penche

vers les chemins et les rues vides

c'est une transe répétitive qui chemine

mine de rien de confiteor en amen

Le soleil même a des élans de suicide

 

Qui a ressenti un surcroit d'être dans ce néant ?

Il semblerait que nos limites spirituelles tantôt s'éloignent

tantôt se restreignent à l'infiniment petit

laissant le vide et le chaos pleins de stupeur derrière elles

tout comme l'univers en expansion de la bêtise

 

Ô éternelle insignifiance que féconde la force du rêve

Réalités humaines décevantes seriez-vous inextinguibles ?

L'épeire de la mort retisse, inlassable, sa trame de soie

Le vautour refait son nid encore au même endroit

Ils savent que l'arbre de vie ne meurt pas au premier orage

Un coq chante deux fois,

trois fois, cinq fois, vingt fois...

Qui va trahir la vie ? Ce jour, combien de fois ?

 

Qui va sauver les petits gestes de la joie

semer son blé au-delà de la fleur de l'âge

et chanter les moissons de paix à plein convoi ?  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 06:27

 

 

 

 

Avant de prendre ma plume

je m’allonge

sur l’aile d’un mirage

à cheval

sur ses plus hautes branches

qui se balancent

au bras d’une promesse…

J’ouvre la cage imaginaire

et les mots s’échappent

ivres d’espace…

Oiseaux multicolores

feux follets insolites

tourbillons éphémères

caprices féeriques…

… comme ils sont beaux

à la lisière de l’éveil !...

Je suis seul à les voir

sur la lande changeante…

En cercles incroyables

ils s’approchent… s’éloignent

se rapprochent encore

avant de s’évanouir

dans l’alcôve du rêve…

et une seconde plus tard

la farandole recommence…

Tourbillons errants

à la recherche

d’un ciel vagabond

toujours en devenir…

Les morts tournent

sauvages et fiers

comme les passions

à l’ombre de mon souffle…

Image inquiète

où flambe l’espérance…

Heures de sable

qui sucent mes songes

comme une gourmandise !...

… et donnent peu à peu

naissance à cette voix

au timbre d’encre…

Un à un

ils métamorphosent

la transparence de ma feuille

en un royaume où l’aube

accueille des pièges

qui finissent tous

dans la gueule du Temps !...

Les mots entrent

dans mon cœur

mon sang se cabre

la vie me dépasse

l’impossible vient d’éclore !...  

 

© Victor Varjac

Antibes, 6 août 2011

 

Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 06:32
www.pinterest.fr

 

 

 

Ouvrez les volets dans le matin

En éclaboussant la rosée

De vos rêves inachevés

Envolés jusqu'à demain

 

Fermez les volets dans le soir

Comme pour retenir l'espoir

Et le garder douillettement

Serré contre votre cœur tremblant

 

Entrouvrez les volets mystérieux

D'un monde aux couleurs éphémères,

Les amours solaires et stellaires

Les traverseront sages et précieux...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 06:27

Informations reçues de Nicole Portay, responsable de ce concours au coeur de la SFP

 

 

 

 

 

 

Sources : Nicole Portay et http://www.societedespoetesfrancais.net/palmares-concours-jeunes-2018-2019-a161026916

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