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25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 07:21
www.mairie-mondouzil.fr

 

 

 

 

Avec des violences d’ouragan

le vent déconcerte la neige.

 

Les flocons affolés s’ébrouent

surlignent les ruines de l’abbaye

mortaisent les fissures

sculptent voussures et piliers

emmitouflent les choucas endormis

esquissent les ailes d’un ange égaré

éveillent le jour

et abandonnent le ciel ;

 

Lentement la neige escalade les les moignons pierreux

se fige au tympan d’un arc épargné

par la mutilation du temps et des hommes

face à l’Orient

la pierre sourit.

 

Il neige sur l’épine en fleurs.  

 

©Nicole Hardouin

 

 

 

 

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 07:38
Photo Jean Dornac© - Côte des granites roses – Côtes d’Armor

 

 

 

 

La mémoire des pierres

Se cristallise en fleur

Lorsqu’un rayon de soleil

Effleure les tuiles vernissées

Pour les faire briller de mille feux

Avec force et délicatesse.

 

Féerie onirique du temple de l’amour

Où les couleurs de l’intime

Se déposent au gré du vent

Sur les portes closes du silence.  

 

©Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 07:49
La reine Élisabeth de Grèce par Philip de László en 1925

 

 

 

                        Dédié à Sa Majesté la reine Élisabeth de Grèce, née princesse de Roumanie

 

 

 

Vous mettiez tant de grâce, à vous abandonner

quand du peintre la trace, ce portrait a laissé

 

D’un mouvement du buste, la silhouette élancée

vous êtes au plus juste, toute la féminité

 

Une épaule en partie découverte, à la blancheur nacrée,

esquisse votre poitrine offerte, sous le tulle moiré

 

Le grand manteau de cour, ne parvient à cacher

De ce mystère si lourd, l’évanescente beauté

 

Votre main gracile, aux longs doigts effilés

retient à peine, fragiles, deux lys immaculés

 

D’un royal passé dès lors, ils sont le symbole brisé

le saviez-vous alors, lorsque vous les teniez ?

 

Point de couronne, peu de bijoux, seule pour la rehausser

votre parure en tout, c’est votre chair illuminée

 

Le regard nostalgique, cherche la Roumanie

adorée lorsque sur la Grèce tragique, il vous faut en vain régner

 

Tristes sont les devoirs, de celle que l’État a désignée

quand il lui revient de voir, le sacrifice de sa destinée

 

Mais le menton volontaire, semble dire : Liberté !

que, sauvage et fière, vous finirez par retrouver...  

 

©Jean François Di Murro

 

 

 

 

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 07:04
poetesenberry.over-blog.com

 

 

 

 

Dans L’onirisme imprévu

D’une parenthèse de vie,

S’imaginer pouvoir un jour

Se situer en marge du temps

Pour écrire l’infini du poème,

De l’univers capter l’énergie,

Se laisser porter en un fol envol,

S’inventer l’indicible du monde.

Juste le temps d’un vers

Composer une musique stellaire,

S’imaginer pouvoir un jour

De la partition déchiffrer l’éternel,

Puis au gré d’une turbulence

Danser avec les galaxies

Sur les pouponnières d’étoiles,

Jusqu’à la naissance sublime

De la ronde des mondes

Pour l’insolite de l’amour.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 07:11
Photo Roland Souchon

 

 

Lorsque vient décembre aux ailes d’une mésange


Mésange bleue aux reflets de jade, tu es caresse au frimas de décembre
 
Oiseau aux rectrices et rémiges de ciel ardoisé, ton duvet vert anisé retient le parfum du noisetier
 
Le bandeau noir de ton collier souligne tes joues blanches d’aube gelée
 
Lorsque tu descends bleuir le buisson, ton plastron jaune paille s’enroule au bouquet d’hiver
 
Paridé coiffé d’une calotte bleue, tu zinzinules à l’heure où s’enfuient les chatoyantes sonorités de l’automne
 
Quand vient le soir, le velours d’un soleil couchant accueille le mystère de ton chant

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 07:30
Photo en titre : « Marée montante à Des Aulnaies » de Ode ©

 

 

 

Le beau temps, la pluie
Le soleil, le temps gris

Cocktail monotone

~*~

Tes longs silences
Ces heures sans dormir
Tu deviens l'exilé de ton corps
Et pourtant, le bonheur semble gagner tes lèvres
Malgré l'oiseau noir qui s'attarde sans fin
Sur les plages de ton destin

~*~

Tu es de tous les courages
Dans la lumière de l'achèvement du jour
Dans les ombres lunaires de la nuit

~*~

Il y a tant de fleurs
Tant d'oiseaux
Tant de plaines et de fleuves
Que tu n'ais vus encor
Mais toutes, tous, savent ton nom
Te donnent rendez-vous au tournant du chemin

~*~

Et les envolées du vent
Emporteront tes pas
Dans les charpentes des délices
La rivière conduira ta vie
Entre les galets et le jeu des branches
Ton cœur touchera l'amour aux frontières du don

Cocktail des réjouissances

~*~

Ode©

17 mai 2005

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/cocktail.htm  

 

 

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 07:39
©Photo Jean Dornac - Il suffit parfois d'un autre regard pour aimer...

 

 

 

Il suffit parfois

D’un sourire inattendu

Qu’une inconnue nous offre

Comme cadeau immatériel

Qui vient s’écrire dans nos cœurs

Pour quelques moments

D’intenses bonheurs.

 

Il suffit parfois

De recevoir le sourire

D’un nourrisson

Qui découvre la vie

Et lui sourit librement

Comme une caresse

A un ami cher

 

Il suffit parfois

De plonger dans les yeux

D’un animal

Pour découvrir

Au-delà des apparences

Un être de grande dignité

Que l’on doit respecter naturellement

 

Il suffit parfois

D’écouter notre cœur

Qui voyant un mendiant

Meurtri par sa misère

Pleure en se disant

Qu’on aurait bien pu

Se trouver à sa place

 

Il suffit parfois

De ne croiser

Aucun sourire

Pour se dire au fond de soi

Que la vie est cruelle

Que parler de chance

N’est pas suffisant pour consoler

 

Il suffit parfois

D’un tout petit rien

Pour que nos choix

Changent de chemins

Ce n’est que plus tard

Qu’on se rend compte

Que ce petit rien fut grand

 

Et, il suffit parfois

De croiser le regard

D’un enfant malade

D’un être cassé par l’âge

Mais qui, tous,

Nous offrent le sourire

Du bonheur de vivre

Pour nous redonner l’envie

De continuer chaque jour, l’ami…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 16 décembre 2019
 

 


 
 

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 08:23
Imbécillité crasse des humains avec leur amour de la guerre – photo INRAP: fureur-meurtriere-neolithique-achenheim

 

Surréalistes jeux de mots, jeux de vilains ?

 

 

 

Pour déclarer la guerre, naguère :

Insultes, provoque à Sion, flèches, coutelas, cris d'olifan

Batailles de coqs, de gladiators et de serpents

Bleuets, coquelicots et tatatsouère

fleurissant la boutonnière...

On faisait déjà un sacré foin !

Et en avant les arrières

trompettes et tambours à rebours

escarmouche à la cartouch'hier

et pan  ! des rangées entières de fantastiques fantassins

dansant et flambant la crémaillère ailleurs

Fantasmagorie des fandangos des francs dingos   !

Bien sûr, ça faisait froid dans le dos et les reins

froid dans le do et le dodo de la clarinette

Jamais ni claire ni bien nette la clarinette

plutôt enrouée ou bien rouée pour surjouer la gaieté

en rouet de laine l'hiver, la haine miteuse mi-tueuse

Fallait l'entendre avec sa gai-thé à lamente...

Fallait l'an tendre tout l'an tendu, parfois cent ans !

Naguère, la guerre...

 

Aujourd' huit ou neuf, rien de neuf

à part qu'on ne déclare rien du tout

ni impôt, ni amour, ni haine ; on y va Franco

On a tué Dieu, tous les dieux, dans le dos

pas avec le dos de la cuillère, ni le do de la clarinette

alors les hommes... il y en aura toujours trop !

On fait la guerre tout de go à la Terre Entière !

On expose sa foi en soi et on s'explose de J à D

Histoire d'atterrer, une bonne fois, la terre

et qui sait ? Pourquoi pas, de l'enterrer ?

 

Plus bas et plus lâche c'est impossible !

On se barbiturique la conscience

On croit avoir gagné la guerre

On se paradise les idées fausses,

On s'étrangle de fausses routes célestes

On se promet des rais qu'on pense pour soi-même

( rais de soleil et d'or, raies de barbe parfumée et huilée

et brochettes de vierges consentantes, sans tante, sans tente... )

On appelle ça courage ( cou-rage )

Plus moche et plus lâche c'est impossible ! Im-peau-cible  !

Ensuite, on est tout n'oeuf  ! On est zéro  !

On sert d'exemple au Néant, le nez en sang,

le reste en char-pie pour les corbeaux

On a toujours un poignard en son sein

ON ? C'est qui ? Sinon le voisin ?  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 07:35
www.terresacree.org

 

 

Nous nous tricotons d’un côté et nous détricotons d’un autre.

 

 

 

Homme, tu es en train de soigner ton suicide

Jour après jour, tu détruis le monde vivant ;

Mais de quoi te nourriras-tu les jours suivants

Quand il ne restera que des plaines arides ?

 

Et lorsque tes greniers, tes frigos seront vides,

Que, pour polliniser, ne seront que les vents ?

Ne vois-tu que le mal ne va qu’en s’aggravant,

Que ton progrès, petit, débouche sur le bide ?

 

Resteront la mémoire et les ordinateurs,

Les giga, les téra de tes disques menteurs !

Peut-être un peu d’intelligence artificielle

 

Qui s’auto-produira, s’auto-réparera,

S’auto-énergira, se croyant immortelle…

Quelques homo sapiens, chus dans des trous à rats.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 07:43
Peinture de Béatrice Gaudy

 

 

                                 Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

Un nom prédestiné pour souffler

Non le chaud ou le froid

mais sur d’infinies distances

la lumière

millénaire

d’une terre 

 

N.B. Frédéric Mistral (1830 -1914) : Poète, nouvelliste, dramaturge bilingue (occitan provençal – français), également auteur de l’incomparable dictionnaire occitan – français « Lou Trésor dou Felibrige », et l’un des fondateur du Félibrige, il reçut le Prix Nobel de Littérature en 1904.

 

* * *

 

Mistral - Béatrice Gaudy

 

Un noum predestina per bufa

noun pal ou chaud o lou fre

ma sur d’infinida distancia

lo lumieiro

milenario

d’uno terro

 

* * *

 

Mistral

 

Un nome predestinato per soffiare

non il caldo od il freddo

ma su delle infinite distanze

la luce

millenaria

di una terra  

 

©Béatrice GAUDY

 

 

N.B. Frederic Mistral (1830 – 1914): Poeta, novellista, drammaturgo bilingue (lingua d’Oc – francese), anche autore d’el l’incomprablile dizionario occitano – francese “Lou Trésor dou Felibrige”, e uno dei fondatori del Felibrige, ricevé il Premio Nobel di Letteratura nel 1904

 

 

 

 

 

 

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  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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