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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 06:44

Une info importante pour moi et ceux qui me suivent et m’apprécient : J’ai appris mercredi soir que le jury du Prix Naji Naaman, prix international, m’a décerné un prix d’honneur pour mon recueil « Au carrefour des tristesses ». Énorme bonheur que je voulais partager avec vous toutes et tous

 

Je dois avouer que cette reconnaissance est une profonde joie ! Je n'oublie pas Sonia Elvireanu, c'est elle qui m'a présenté au concours, il fallait un parrain ou une marraine ! Et de même, je n’oublie pas Ode, merveilleuse artiste et poète  québécoise qui, la première, a cru en moi et m’a convaincu que j’étais poète.

Jean Dornac

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 06:24
www.lemoniteur77.com/le-cid-de-corneille


 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 

Inspiré du Cid ; I, 7 : « Le monologue de Rodrigue »

 

Que mes larmes coulent sur mon visage pâle,
Comme je souffre, mon cœur meurtri me fait mal,
Je devrais peut-être y mettre un peu de pommade.  
Mon père ou mon amant ? Dois-je choisir un camp ?
Pourquoi ? Car face à ce choix mon âme se fend !

 

Choisissant le Grand Amour mon père me blâme,
Mais si je choisis l’honneur, je trahis ma flamme !
N’y a-t-il vraiment aucune autre solution ?
Ne puis-je rien pour apaiser cette tension ?
Dans un duel à l’épée, par le fer de l’un
L’autre sera tué, se sera battu en vain.

 

Malgré ce choix douloureux pour moi l’amour prime,
Amant innocent, père ayant commis un crime.
Malgré ce choix cruel et tant d’hésitations,
Mon âme penche du côté de ma passion.
Malgré ce choix déchirant le feu de mon âme
Gagne contre un père qui déclencha ce drame.

 

Mon âme est ravie de voir ce choix enfin fait
Devant ce grand dilemme et sa difficulté.
Mon cœur est content de voir mon esprit choisir
Cupidon et de succomber à mes désirs.
Ce grand homme que j’admire amoureusement,
Depuis longtemps a reçu mon cœur dignement.

 

Mais mon digne père mérite mon soutien
Car sans lui aujourd’hui mon combat serait vain.
Alors que l’honneur a eu raison de l’amour,
J’aimerai Rodrigue à jamais et pour toujours !
Je dois tout de même soutenir ma maison
Même si ce choix n’est pas sans hésitations.

 

Les lauriers de ma famille sont si nombreux,
Tous appartenant à mon sang si valeureux.
Je choisis mon père, la gloire de mon sang,
J’aurais voulu choisir ma passion vaillamment !
Mais la dignité, le courage et la vertu,
Valent plus que mon cœur et mon âme perdus !

 

©Mélody CAILLER

– 4ème – PRIX PIERRE CORNEILLE 2020-2021
     
 

 

 


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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 06:34


collection Fibre.s, éditions la tête à l’envers  (6€+ 1, 50 de frais postaux)


« Décembre a ses louves comme le temps ses heures : femelles efflanquées portant le don. Le silence inscrit dans leurs yeux se prolonge dans leurs pelages et l’amble de leurs pas, voué aux forêts, émarge au réel…. »


ce quelque chose de sauvage
........................
La nature règne, l’instinct ne demande qu’à vivre, et dans ces mouvements l’écriture parfois nous devance, bouscule nos prudences – alors naissent des apparitions, un sentiment de retrouvailles. Dans l’enfance déjà, les contes parlaient une autre langue qui traversait les apparences.

Avec Béatrice Pailler, cela s’éprouve par le corps – et le corps de la langue –, les jubilations qui naissent en sont végétales, animales, nocturnes et langagières.
Dans ses dessins, Valérie Rouillier porte une liberté, trace une sente plutôt qu’une route – elle incarne une spontanéité affranchie. L’acte poétique est fait de cette sincérité aventureuse.

Ainsi deux libertés ouvrent un bel espace où lire Louves devient une expérience, un ‘morceau de temps’ unique où le lecteur touche et déplie ce qu’il aime en lui de sauvage et d’amour de la langue, et à l’unisson des signes et des rythmes, des nuits, des forêts et des pages, nous touchons à la beauté.

Jean-Marc Barrier directeur de la collection Fibre.s


« Vieilles pierres, vieilles maisons, douceurs des pluies sur la mousse, vieux sentiers écornés du jour. Terre enceinte du destin, vert-dire. Un cerf, bois en feu, remonte à la source, une louve enfantine mord la bure des ombres, ici se parle encore la langue des oiseaux.. »


« La poésie de Béatrice Pailler est une quête. Elle vise, à travers une langue sensuelle et musicale, à réconcilier l’être et le Monde à la faveur d’une écologie mentale et généreuse. Qu’elle célèbre l’animal ou la nature, c’est toujours à la recherche d’une beauté qu’elle nous convie. Elle nous invite à la redécouvrir au plus secret du Monde et de l’intime. Poésie précieuse, pure, poésie du partage. L’œuvre de Béatrice Pailler nous invite à retrouver l’émotion des origines. Sa voix offre, en l’écrin ciselé du poème, tout un foisonnement d’images. Une gerbe d’inventivité, rare aujourd’hui. Lire Béatrice Pailler, c’est participer à une fête où l’intelligence et l’émotion célèbrent, par leur chant la beauté de la vie. »


Michel Lamart Poète


Louves poèmes en prose de Béatrice Pailler
collection Fibre,s / 6€+1,50 de frais postaux
Éditions la tête à l’envers, / 9 Petit ménetreuil58330 Crux La Ville
https://www.editions-latetalenvers.com/Louves.PF.htm

 

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 06:55
 
 
 
 
Mettre sous les verrous
les rumeurs féroces
qui rôdent et flottent
sans quille
 
sous les verrous, la faconde
celle d’un ténébreux tribun
qui bûcheronne son verbe
sans éloquence
 
Mettre sour pli
le brin subtil
d’un parfum
sans âge
 
le pli incertain
qui habite le murmure
de lèvres
sans péché
 
Mettre la main
à la pâte humaine
pour la soulager
sans merci
 
à la pâte qui lève
même sur les sables
d’un désert
sans ressource
 
Mettre le blé
en gerbes
pour honorer un soleil
sans détour
 
le blé en rayons de paille
furieusement dressés
hallebardes nourricières
sans effroi
 
Mettre le feu
aux parcelles du rêve
qui habitent nos cervelles
sans sommeil
 
le feu à ces urgences
que l’on croit si vitales
et qui nous dévorent
sans coup férir
 
Mettre la couleur
à ce caléidoscope
qui nous traverse
non sans peine
 
les couleurs qu’un infini
transfuse dans nos veines
et nos chairs attentives
sans que mort s’en suive
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Clames » aux éditions Tituli
 
 
 
 

 
 
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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 06:16
Photo : Isabelle GUEGAN

 

 
 
"Je rêve d'une clarté,
À même hiver à même été.
Je rêve d'heures claires
Sous les fracas, ou dans la joie,
Je rêve d'une parole où s'unissent
la parole de l'un et la parole de l'autre."
 
©MILOUD KEDDAR  
Extrait(s) de CHEMINS DE SOI de MILOUD KEDDAR aux Éditions « Flammes Vives »
 
 
 
 
 
 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 08:23
Masques de Théâtre - Grèce Antiques


 

 

Les mots ne parlent plus.
Ils se tournent le dos pour mieux s’entendre tus.
Ils sont fâchés les mots
Ils se perdent en chimères, se noient dans leurs sanglots.

 

Que s’est-il donc passé qui les mette en rage ?
Ont-ils eu à subir de crapuleux outrages ?
Furent-ils violentés ?
Les a-t-on insultés ou les a-t-on trahis
Pour qu’ils s’en aillent ainsi
Les larmes au bord des lettres
Le cœur à l’aveuglette ?

 

Les mots ne parlent plus.
C’est à cause de ces deux qui se sont tant aimés
Qui se sont déchirés
Qui se sont retrouvés
Qui se sont re-aimés
Qui se sont réprouvés
Qui se sont méprisés.

 

Ils ont tout oublié les mots
Leurs peines, leurs amours
Leur bonheur au grand jour.

 

Les mots ne parlent plus
Depuis l’aube maudite
Où la rancœur fut dite
Où l’un d’eux s’éleva, porté par sa colère
Brandissant son orgueil plus haut que son derrière.
Et puis le ton monta
Jusqu’à la lettre “A”.
Et un autre cria
Et puis on s’empoigna
Et puis on s’étripa.

 

Au son du pugilat les académiciens
Sortirent de leurs chapeaux les sabres rhétoriciens
Qu’on leur avait offerts
Pour leur anniversaire.
On les saisit les mots
Et on les menotta.
Puis on les condamna
À la perpétuité
Entre les murs épais
D’un poussiéreux Littré.

 

Fleurissant autrefois en rimes et en danses
Le chœur s’est abstenu.
Les mots ne parlent plus.
Confinés au silence
Ils succombent à l’absence
Des regards ingénus et des sous-entendus.
Condamnés à l’oubli
Les mots se sont perdus.


©Serge Lascar

Du Sang dans l’Encrier - LGR 2002
 

 

 


 
 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 04:19
Empathie


 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 


Y’en a qui rigolent
Et c’est même pire à l’école
J’ai écrit une première version
De cette chanson
Qui ne m’a pas satisfaite
Alors je l’ai refaite
D’une autre façon

 

C’est des gens comme nous…
Ils peuvent être très gentils et doux.
C’est des gens comme nous.

 

Mon ami a deux mamans
Quand il me l’a dit…
Je l’ai regardé
Et je ne me suis pas moquée.
En plus il a chuchoté
Il avait peur.
Et ça c’est une grave erreur.
Beaucoup de gens auraient ri
Mais moi j’ai de l’empathie.

 

C’est des gens comme nous…
Ils peuvent être très gentils et doux.
C’est des gens comme nous.

 

Quand je pense
A tous ces nazis
Qui les ont exterminés
Que ce soient les juifs, les homos ou les handicapés.
Et même aujourd’hui
Le comportement de certaines gens n’a pas changé.

 

C’est des gens comme nous…
Ils peuvent être très gentils et doux.
C’est des gens comme nous.

 

Mon amie avant aimait
Une fille moi j’étais choquée
Jusqu’au jour où j’ai rencontré Mélanie
Je l’ai aimée mais maintenant c’est fini.
Mais c’était une expérience de la vie.

 

C’est des gens comme nous…
Ils peuvent être très gentils et doux.
C’est des gens comme nous.

 

Bref la morale de tout ça
C’est qu’on est tous des gens
Et c’est le plus important.

 

© Romane TRESCAZES
– CM1 – 1er PRIX SECTION CP ET CM1
 
 
 
 

 


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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 06:43
« Le rêve », Douanier Rousseau

 

 
 
 
 
Temps léger de l’enfance,
temps d’espoir en partance ;
un jardin d’oeillet blancs
au parfum émouvant.
 
Temps de l’adolescence,
temps de l’effervescence ;
c’est le jardin ombreux
au parfum hasardeux.
 
Temps bleu de la jeunesse,
temps des folles ivresses ;
c’est le jardin fleuri
au parfum favori.
 
Temps de la maturité,
temps du chemin tracé ;
c’est le jardin planté
au chaud parfum fruité.
 
Temps gris de vieillesse,
mais temps de la sagesse ;
c’est le jardin fané
au parfum suranné.
 
©Ellen Fernex
 
 
 
 
 
 
 
 
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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 06:47
œuvre de Jim Warren


 

 

 


Je voudrais être fontaine
    aux sources des solitudes.

 

        Eau jaillissante
            porteuse du souffle de vie,
            matrice du chant d’amour.

 

        Je voudrais être fontaine
            palpitante des pluies d’ivresse,
            gonflée des ondées de l’âme.

 

                    Je voudrais être fontaine
                    chaude comme le liquide premier
                          au corps de la mère,
                        au cœur de la maternité.
Je voudrais être fontaine
    fraîche comme la peau d’une femme
        frémissante de virginité.

 

        Je voudrais être fontaine
            aux mots suintant par les mille pores du Verbe
        pour rejoindre la chair des chagrins et des incertitudes,
                    la pulpe des joies et des convictions.

 

                            Je voudrais être fontaine
                    pour que joue dans la lumière
                        l’éclatement de l’Etre
                             en gouttes de pardon.


                
Je voudrais être fontaine d’Amour
                pour tracer le lit
des fleuves d’Espérance
aux rives d’Eternité !

 

© Véronique Flabat-Piot  
 

 

 

 

 


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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 06:34
Peinture de Roland Souchon

 


 
Plume d’azur, femme enjouée de Messanges, vit sur l’airial* dans sa maison blanchie à la chaux, ornée d’une treille, quadrillée de colombages avec ses murs à briquettes en fougères.
Trois moutons paissent sous les grands nuages du noroît.
Près d’un chêne-liège, le four à pain s’abrite sous un auvent de bois.
De temps en temps, l’horloge s’arrête au chant du maître de céans, le coq gascon.
 
Le sourire enjôleur sous un chapeau fleuri, Plume d’azur déroule son allégresse tout au long de ses contes.
Sa passion va-et-vient entre océan, dune et pinède que l’on nomme le pignada dans les Landes de Gascogne.
 
D’une aile de libellule s’échappe le bleu d’un rêve, tandis que l’osmonde balance ses larges palmes sur le miroir de l’étang de Moïsan, lentement gravé par la lumière venue de l’océan.
 
Féline, Plume d’azur grimpe la dune entre oyats et chardons bleus, et là, comme par enchantement, le rouleau des vagues devient théâtre de la magie où les lointains se rapprochent sur l’immensité intime zébrée par le souffle d’Eole. Beauté de l’inachèvement.
 
Le cœur poétique, Plume d’azur aime la quiétude et le profond silence qui habitent la sylve landaise.
Les pins droits éploient leur verte canopée à demi effacée sous les vibrations d’air et de lumière.
Femme à la fraîche beauté d’une rose des dunes, elle est persuadée d’une fusion, d’une communion entre l’homme, le végétal et l’animal. Mystère des origines.
Sa jeunesse rêveuse ensauvagée sait glaner d’infimes émerveillements ourlés de bruyère infinie.
Au cœur de la pinède, ses pas résonnent le long des sentiers sablonneux sur lesquels le temps n’a plus de prise.
La forêt landaise est digne d’écrire les plus belles pages d’un conte de fée.
Résiniers et gemmeurs ne passent plus que dans nos mémoires, mais, sur les bruyères de l’errance, se pose toujours le papillon.
 
Avec sa chaude voix pleine d’allant, Plume d’azur incarne la vibrante harmonie intemporelle des Landes de Gascogne : corps et esprit se confondent avec le bleu de l’océan, l’ocre des dunes et le vert de la pinède.
 
En ce soir de pleine lune, Plume d’azur danse sur l’airial, happée d’une lumière d’apparition, celle qui, dans sa tendre enfance, inondait les reposoirs croulant sous les pétales de roses.
 
                                                                                    à Messanges, juin 2021
 
                                                                                                                    
Morpho

L’airial est un lieu, une aire non clôturée sur une pelouse plantée de chênes où sont installées maison d’habitation et dépendances.

 
 

©Roland Souchon
www.rolandsouchon.com  
 
 
 
 

 

 


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