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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 06:49
DIS... POURQUOI ? – Pierfetz
L'Amour aux quatre saisons - Anne ( PFT ) 2005 ©
 
 

                           (Il y a des questions sans réponse ) 
 
 
Printemps, été, automne hiver,
La VIE marchande ses quat'saisons
aux passants de son univers
Sans leur en donner la raison.
 
L'être soumis à son destin
Recherche le "pourquoi" des choses,
Il ne vit pas chaque matin
Comme l'éphémère et la rose.
 
Avant de poser les questions,
L'enfant vit bien près de sa mère.
Le sage perçoit la solution
Car jamais il ne désespère.
 
 A certains moments de la vie,
La question n'est plus de savoir.*
Quittons le " pourquoi " qui nous lie,
Sans le chercher dans un miroir.
 
En nous sommeille un grand trésor,
Parfois perçu comme un bastion,
Fermé aux grands vents du dehors.
L'Amour vrai n'est pas en question.
 
Je t'aime pour ce que tu me donnes,
Les questions deviennent moins lourdes,
Avec toi, je les abandonne,
Enfouies sous plages comme palourdes.
 
J'aime tes regards émerveillés,
Ma réponse est tendresse pour toi,
Amour, tu nous tiens éveillés,
Sans nous détruire sous les "Pourquoi"!
 
Pierfetz ©
 




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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 06:47
Révolution – Thierry Deschamps
" L’arrestation de Louise Michel " JULES GIRARDET
 


Réveillez-vous pantins, esclaves et oubliés !
Échappez-vous enfin de ce monde vermoulu !
Voici venir votre heure ! Faites-vous respecter !
Oubliez votre peur, descendez dans la rue !
La Liberté est chère, il vous faut La gagner !
Unis dans la galère, par la lutte maintenant,
Tracez votre chemin vers une autre destinée !
Inventez des lendemains sans despotes ni manants !
Osez ! N'attendez plus que l'on vous prenne la main !
Ne laissez plus personne vous traiter tels des chiens !

~~*~~
 
©Thierry Deschamps
 
http://www.jets-de-mots.le-spleen-de-zarathoustra.fr/revolution.html  



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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 07:20
Rosalie – Michèle Freud
 
 
 
 
C’est un personnage, la Rosalie : elle est pareille au champagne qui pétille et l’hymne à la joie résonne au plus profond de son être pour une fête d’amour et de paix. Son cœur est un champ de coquelicots qu’elle offre à tous ceux qui lui font l’amitié de l’écouter.
 
Elle sillonne les sentiers de France avec son âne et dans deux couffins, elle a mis un duvet, une tente, des habits de pluie, quelques vêtements de rechange, des friandises et des livres à distribuer.
 
Sa vie est une errance mais cette vie-là, elle l’a choisie, elle y tient, elle la défend contre tous ceux qui « n’aiment pas qu’on suive une autre route qu’eux ». Elle se frotte au vent, à la nuit, s’abandonne au bleu du ciel, y boit de la douceur, de la pureté, de la jeunesse. Autour d’elle, l’air vibre de tendresse, de confiance et de sérénité, autour d’elle, il fait plus clair et plus beau.
 
C’est un drôle d’oiseau, la Rosalie, affamée de paysages, de grands espaces, de rencontres. Elle vieillit sans être vieille, on dirait que la vie glisse sur elle comme la lumière sur du cristal.
 
A 70 ans, elle a encore envie de courir, de danser et de déployer ses ailes. Quelquefois, elle éprouve une sensation de félicité comme si elle venait d’avaler un morceau de soleil. Et puis, c’est une résiliente, capable d’encaisser les chocs, de rebondir et de s’adapter.
 
Pour Rosalie, tout devient fil de soie pour tisser la trame d’une existence enthousiasmante. Elle n’en finit pas d’ouvrir son cœur à l’enchantement du monde, de goûter à la saveur des choses et de sentir en elle tout un engouffrement de vie.
 
©Michèle Freud
 



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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:00
Kabylie – Kacem Issad
 
 
 
 
Au milieu des hameaux chapeautés de rouge 
Qui surplombent les montagnes où il n’y a nul bouge1,
Un poète naguère chantait la misère
Et l’amour qui berçaient la vie de ses congénères.
Une main sans index perchée au ciel
Prit le nom des neveux à Ismaël2.
Et les saisons étalent leurs arts
Devant les étrangers séduits par ce regard.
Cette terre noble est kabyle
Créatrice d’hommes dignes et habiles.
Chaque buisson, arbre ou pierre
Raconte l’histoire de ce peuple fier.
Et de chaque bout de terre un cordon
Nourrit ses racines et chaque printemps.
Et les oliviers, les figuiers et les fleurs
Coiffent  de jaune et de vert toutes les odeurs.
 
1.Bouge (n.m.) signifie un logement malpropre ou un taudis .
2.Thaletat, aussi appelé la Main du Juif,  est l'un des sommets du Djurdjura en Kabylie.
 
©Kacem Issad



 
 
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:48
Les simples – Denise Bernhardt
 
 
 
 
Je cueillerai pour toi
Les plantes gorgées de lune
Mêlées aux écorces souveraines.
J’appliquerai sur tes blessures
Les baumes oubliés
Et les herbes anciennes,
Traçant doucement les signes
Qui ôteront le mal
De ton corps, de ton âme.
Les forces inconnues
Feront taire les angoisses,
Et si tu le veux
L’étreinte du silence
Au travers de nos mains.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 06:51
MINCE ESPOIR – Luce Péclard
©Vladimir Kush
 
 
 
Sur le chemin de vie,
Rien de lisse en surface.
Les trous et les crevasses guettent,
On peut sauter sur une mine !
Des amis disparaissent,
Des ennemis s’effondrent.
Sur qui compter ? Ne pas compter ?
La marée en se retirant
Nous laisse à gésir sur la grève,
Horizon nu, sans point d’appui.
Mais sous la main des coquillages
Etoilent d’or le ciel de sable.
C’est le filon du mince espoir.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 


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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:32
PLUS QUE PARFAIT - Nancy Turnier-Férère
 
 
 
Quand au centre de mon corps la vie féconde s’épanouit
Elle éclot bourgeonne et comble nos quatre saisons embellies
Tout comme de la terre humide la semence aspergée fleurit
 
Quand tu caresses mon regard mon cœur s’embrase et luit
Il rayonne exalte et illumine nos lendemains sans ennuis
Tout comme une pluie d’étoiles étincelle la clarté de la nuit
 
Quand s’entrouvrent tes douces lèvres juste pour me plaire
Elles m’emportent au loin dans la forêt aux sapins verts
Tout comme le sucre de ta fraîche haleine parfume l’air
 
Quand je m’enlise dans tes bras je m’évade le reste j’oublie
Ils réchauffent nourrissent mon heureux sort et ma vie
Tout comme l’oiseau mère inlassablement protège son nid
 
Quand lentement nous captivent et nous fascinent nos mains
Elles séduisent envoûtent caressent nos êtres dociles et câlins
Tout comme le jour naissant resplendit à l’horizon du matin
 
©Nancy Turnier-Férère
 
 
 
 
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 06:59
Etouffée sous la ténèbre – Victor Varjac
 
 
 
 
Etouffée sous la ténèbre
profonde et lourde
l’âme neuve de l’aube
cherche le fil magique
qui dessine d’un trait
le commencement
du monde…
Octobre
néglige l’heure
et la nuit ne pense plus
à ses bagages d’ombre
ni aux nuages assoupis
en un désordre immobile…
Le mouvement céleste
pousse la lumière
sur l’échelle matinale
et l’aube peut enfin
choisir la transparence
de ses métamorphoses
ouvrant l’espace infini
aux flammes des couleurs !...
 
©Victor Varjac
Antibes, le 18 octobre 2012


Extrait du recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 07:26
Mandragore - Béatrice Pailler
 
 
 
La connais-tu l’humaine racine ? Mâle ou Femelle ? L’immémoriale présence ? Celle qui puise sa force, aux sources de folie, au sein des ténèbres obscènes. Sache que loin aux entrailles de glaise, dissimulée au pied des gibets honnis, germe, vénéneuse, la Mandragore des suppliciés. Issue de la semence de l’innocence châtiée, sous la lune amie qui la berce, elle s’épanouit belle et perverse. Plante maudite, odieuse d’une vie à d’autre dérobée, ici, aux mâts de souffrance, vers les corps décharnés, elle se dresse.
 
Pauvre insensé, ton rêve de possession fera de toi le jouet de sa passion car l’insane consumera jusqu’à ton âme profane. Pour croître, l’inflorescence carnassière se nourrira de toi, s’abreuvant longuement de ton corps, t’empoisonnant d’une infernale hantise. Enracinée à l’humus de sève souillée, il te faudra l’arracher à sa terre soumise. Longtemps, tu creuseras l’argile croupissant. Pourfendant la matrice fertile, tes mains saigneront. Ainsi sous l’impérieuse demande de tes doigts inquisiteurs, comblée de ce premier sang, elle cédera dans un long gémissement. Entre tes mains balbutiantes qui n’oseront plus, tu verras l’impure bruire haletante de vie, changer et devenir selon ton vœu, mâle ou femelle. C’est alors que sous le miaulement de sa plainte abyssale, tu comprendras que c’est l’enfer qui s’offre à toi.
 
Ecoute… N’entends-tu pas son cri d’enfantelet difforme ?
 
Sous des cieux de misère, elle vient de naître. Volée à la nuit de sa gangue nourricière, la racine vagissante hurle sa loi.
 
©Béatrice Pailler




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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 07:08
AMOUREUSE AFFECTION – Michel Duprez
 
 
 
 
Je n'insinue pas,
je m'insinue.
 
Ici et maintenant,
je me propage dans l'air,
non pas celui que vous respirez,
mais l'autre, accordé aux paroles
accouchant d'une joie indescriptible.
 
On m'attrape et le tour est joué :
la tension monte,
le pouls soudain s'accélère,
on arrive à peine à retenir son souffle.
Il est trop tard,
j'ai déjà pénétré en vous,
mon riche terreau, ma substance active.
 
Je viens de franchir le seuil
où les sentinelles de la raison
montaient la garde,
de recommencer à semer le trouble,
à germer sur le chant dans la plus totale euphorie
pour devenir contagion, fièvre, exaltation.
 
Tout cela en ton nom,
ma main serrant la tienne,
Poésie, Ô maladie d'amour !
 
©Michel DUPREZ 




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