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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 06:30

Proposé par la

SOCIETE DES POETES FRANCAIS
 
  Du 20 juin 2020 au 15 février 2021
                                                
 


Concours gratuit ouvert à tous les jeunes poètes francophones de la classe de CP à 25 ans révolus (scolarisés ou non).
Travaux collectifs acceptés.
 
Tous les modes d'écriture poétique - classique, néoclassique ou libérée, prose poétique, haïkus – sont acceptés, thème libre.
 
Voir les modalités sur règlement et affiche ci-joints.

Nicole Portay, Responsable du concours jeunesse
spfconcours.jeunes@gmail.com

 

 

---
Nicole Portay
Poétesse, Déléguée des Bouches-du-Rhône et
Responsable du concours international de poésie jeunesse de la
SOCIÉTÉ DES POÈTES FRANÇAIS

 

site: www.societedespoetesfrancais.eu
blog: www.societedespoetesfrancais.net
https://www.facebook.com/societe.lespoetesfrancais.7
You Tube N Portay - https://www.youtube.com/channel/UCirP_Re8FqYW19ttpePcpcQ

 

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 06:03
Giovanni Strazza a sculpté la transparence dans le marbre. Résultat, 170 ans après avoir été sculptée, sa Vierge voilée reste fascinante.

 

 

 

 

Elle ne pouvait créer

que dans la respiration des étoiles

 

 

 

Heureuse celle

Qui a reçu ton chant

Où les mots ont tissé

La beauté en filigrane

Dans les soies de l’amour.

 

Heureuse la femme

Qui par toi, renaît

Voilée de transparences,

Irriguée des sèves oubliées

Et du sang resurgi.

 

Heureuse celle

Qui attend perdue,

Dans les neiges de l’absence

Un envol d’oiseaux blancs

Traversant le silence.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 06:25
Auguste Renoir, Femme à la lettre - Paris, musée de l'Orangerie

 

 

 

…Blondeur tiède du levant sur les chaumes,

Luminosités de terre et d’eau : translucides,

Émerillonnés, l’ocre et le rouille flambent…

Avec le jour la vie afflue. Des clartés de jaune léger nuancent les toits. Du figé des vitres, des reflets en pluie tombent sur le blanc des coiffes. Au dénuement du matin, dans sa genèse, l’homme à la fenêtre ferme les yeux. Le temps passe, une voix vient.

- Maître, j’ai gâté le pigment, il a tourné, je n’ai pas su.

L’homme, ses yeux clos sur la lumière, murmure.

- D’elle seule tu apprendras.

…Un soleil lent dore les toits…paille et blé, foin coupé…

 

Miroir, l’eau du canal.

Miroir, l’eau du ciel.

Au pli de l’œil, l’encre des mots,

Gris ciel au canal des eaux.

Reflets d’encre au miroir d’une lettre,

Reflets d’encre au ciel des fenêtres,

Au lit des lettres, l’encre des eaux.

Elle est debout à sa fenêtre.

Elle est debout près du miroir

Et, près du miroir, tient une lettre.

Une lettre lue au pas de la fenêtre

Une lettre au pas de sa mémoire.

 

 

Béatrice Pailler /Recueil SACRE

Éditions Racine & Icare 2019

http://www.editions-racine-icare.weonea.com/

Carine Roucan : 10 rue Jean Lemarcis 76610 Le Havre

Prix public 13€

 

©Béatrice Pailler 

 

 

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 04:33
Le chat de Geluck

 

 

 

 

 

D’avoir vécu
Toute la vie
Depuis le premier jour
Je peux dire plein de choses

 

Je peux parler de la vie
Sans l’exagération qui convienne

– exagération répandue –
Parler de CE QUE JE VOIS

 

Ce que je vois c’est que le bonheur

Échappe à tous,
C’est que le bonheur est une fumisterie

Et aussi : Dieu, c’est l’homme

C’est une idée très répandue

Apollinaire et Brel l’ont dit avant moi

 

© David Chomier

  

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 06:32
Jan Davidsz de Heem (1606-1684), Vanité

 


Malgré qu’il n’y ait pas le moindre doute
sur le fait que son message si criant de vérité,
aujourd’hui encore, nous interpelle,
on est bien d’accord :
un livre ne parle pas.
Lorsqu’il s’adresse à vous,
un livre exprime sans s’exprimer
ni avoir la faculté de vous interrompre.
Et pourtant, il dénonce,
il ose aborder certains sujets qui dérangent.
Un livre, il est vrai, je le reconnais,
ne parle pas.
Et pourtant, s’il le pouvait,
si parler faisait partie de ses fonctions vitales,
je suis sûr qu’il vous confierait d’abord à voix basse :
« Au nom de notre longue amitié
et du plaisir que je vous dois
dès que vos doigts effleurent mes feuilles,
j’ai le devoir de vous informer
que chacune et chacun d’entre vous
représentez pour moi un merveilleux cadeau
et que, si l’on prend un vieux dicton à contre-sens,
les présents ont toujours raison. »
 

©Michel Duprez
 
 
 
 
 

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 06:27

 

À cœur ouvert de Kathleen Hyden-David

Préface de Stephen Blanchard

Éd. France libris, 60 p.

 

 

Se dévoiler à cœur ouvert : opération périlleuse, s'il en est. La poésie est-elle une circulation extracorporelle permettant, par la magie des mots, l'oxygénation de l'âme ?

 

Ce recueil montre tout d'abord des qualités de cœur, une sincérité à fleur de peau, une sorte de véracité sans fioritures, une pudeur qui voile la souffrance contenue tout au fond du thorax. Il est vrai que la poésie permet cette approche à la fois intimiste et artistique.

 

L'amour /  n'est pas toujours / une robe blanche qui ondule (p.30) (...) Pourquoi ces amours-là / qui n'en sont pas ? (p.32) (...) Avant que se croisent nos regards / Me voici prise à ton sourire / Aussitôt je songe au départ /  Maintenant tu me regardes /  Moi la guerrière désarmée (p.34) : dans un texte dont le titre est Tango...

 

C'est bien dans ce corps à corps, dans cette danse de l'amour que s'inscrivent ces vers faits de remous, où alternent pulsions et retenue, désir et souffrance, abandon et manque : J'ai su la morsure du loup / Sous le doux baiser de l'amant (p.20). C'est le Je sens que je vais trop t'aimer (p.34) mais aussi le Je sens que tu vas trop m'aimer (p.35) comme finale du même poème.

 

Et l'auteur de se réfugier, quelque part, dans les souvenirs  de son père décédé avant sa naissance (mes rêves ont façonné / un père à ma mesure / un héros sans reproche) (p.16) mais également dans les réminiscences d'une mère-courage dont l'image sacrée ricoche sur la page blanche :  J'ai osé la poésie et elle m'a rendu ma mère / ma source (p.18).

 

Kathleen Hyden-David trouve également son oxygène dans la nature, dans une solitude fructifère, dans la peinture, dans la réflexion créatrice : Souvenirs, laissez-moi / Je vous aime trop / Pour ne pas vous fuir (p.48).  Elle respire, elle assume et va de l'avant.

 

La plume est saine. S'établit d'emblée une connivence de bon aloi entre l'écrivain et le lecteur. Le préfacier Stephen Blanchard relève que Kathleen Hyden-David, est de facto (au-delà de ses propres sentiments)  à l'écoute de l'autre. La photo de la couverture, prise par cette grande amatrice d'art, montre des arbres qui se penchent les uns vers les autres, en une sorte de complicité, de souffle partagé, de haie d'honneur sur chemin de l'existence.

 

Et circule en douce aisance le sang nouveau. Et battent des pulsations retrouvées.

 

Claude Luezior

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 06:38
fleur du désert

 

 

 

 

Une petite fleur, sentant sa fin venir,

En voyant que faner lui donnait des migraines,

Afin de préparer, au mieux, son avenir,

S’empressa sur le champ de fabriquer des graines.

 

L'une d'elles, bohème, avec le vent d'Autan,

Partit à l'aventure à travers les nuages

Et vola jusqu'au jour où le vent, s'essoufflant,

Décida qu'il fallait mettre un terme au voyage.

 

Il posa la pauvrette au milieu d'un désert,

L'abandonnant en prise avec des grains de sable

Qui, tous, la regardaient plus ou moins de travers.

Une étrangère, ici, ce n'était pas pensable !

 

Elle eut beau déclarer que sa mère était fleur,

Qu'un jour, en grandissant, elle deviendrait belle,

Très vite, elle comprit que, n'étant pas des leurs,

Chacun s'efforcerait de lui chercher querelle.

 

La graine s'endormit pour oublier ses maux

Mais fut, lors d'un orage éclatant sur la dune,

Réveillée en sursaut par une goutte d'eau

Qui lui dit : « Permettez que je vous importune ! »

 

Un germe se forma, une tige, un bouton,

Puis une marguerite apparut souveraine.

Alors, les grains de sable, épris d'amour, dit-on,

Se battirent entre eux pour épouser la reine.

 

À la fin des combats, le valeureux vainqueur

Que l'on couronna roi pour prix de son mérite,

Prit la main de la fleur qui lui offrit son cœur

Et s’en fut effeuiller la Reine Marguerite. »

 

©Gérard Cazé

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 06:29
pinterest.fr, Gota, la dernière goutte de lumière


 

 

 


Les ronces s'écartèrent sur son passage, les arbres le saluèrent de toutes leurs feuilles, les branches basses le caressèrent doucement, les oiseaux se mirent à raconter leurs nids, les insectes à s'agiter, un vent léger l'enroula de toute sa tendresse.


Sur le pelucheux de la mousse, courut un rire de soie. La lumière frémissait et clignotait en guise de bienvenue. Le ciel se déchira, se fit myosotis. C'était comme une fleur offerte...


La forêt parlait, exprimait sa joie de le revoir. L'homme rentrait au bercail après trente ans d'absence. Il n'était pas seul. Il avait même cru voir un cheval blanc qui hennissait comme pour l'appeler. Il se sentait aussi léger qu'un frisson de flûte.


Dans l'air, frétilla une lueur d'espoir.
Oui chaque jour contient une goutte de lumière...

 

©Michèle Freud

 

 

 

 

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 06:41

 

 

 

Mais où sont les rires des enfants ?

 

C’est un étrange silence

En ce printemps- là

Nous ne l’avons pas même vu venir.

Le marronnier est déjà en fleurs

Et les œillets de poètes

Eclatent en plein soleil,

Les roses couvertes de perles de rosée

Attendent le regard enjôleur

Et les clochettes de muguet

Osent à peine lever leur corolle.

 

Mais où sont les rires des enfants ?

 

Aux éclats lumineux,

Aux projets merveilleux

Aux turbulences dissipées

Dans ce monde insensé

Où le vide s’installe doucement.

L’homme a-t-il prit conscience

De sa responsabilité ?

 

C’est le temps du « coronavirus »

 

...où sont les rires des enfants

 

©Eliane Hurtado


 

 
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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 06:30

 

 

J'ai partagé un baiser avec un temps du passé,
Il m'a été envoyé avec un ange à son chevet,
Ce passé vécu et un peu rêvé,
Semble être de retour comme ressuscité,
Moi qui me croyais malade,
Et qui vomissais,
Au rythme de mes ballades,
Et tout ce que j'ai raté,
Je pensais que l'avenir n'était plus qu'accessoire,
Qu'il ferait de mon passé la voie du désespoir,
Je vois l'avant après
Quand j'ai fini mes traversées,
Aurais-je été aveugle ou juste désintéressé ?
Je vois l'avant après
Quand j'ai fini d'exister
L'avant m'arrive après
Je le revis en replay
Avec un goût de nostalgie et le regret avancé,
L'avant qui vient après
Me fait réaliser que,
Ce que j'ai raté
Je peux le rectifier.
 

©Djida Cherfi
19/06/2020
 
 

 
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