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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 04:31
Photo de Kathleen Hyden-David©


 

 

Tant de branches
en haut de l’arbre
Trop peu d’espace
pour famille nombreuse

 

Profiter du soleil
Réparer les engelures
d’un long hiver
S’offrir aux caresses
d’un vent amoureux

 

En quête désespérée
de l’espace vital
comment ne pas
se chamailler
se bousculer
s’invectiver
oublier d’aimer

 

Branches dressées vers le ciel
Manifestations syndicales
ou prière à l’autorité divine ?

 

La puissance de l’image
démultiplie la réponse


©Kathleen HYDEN-DAVID
 

 

 


 
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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 07:37
photo de Kathleen Hyden-David©


 

 

coeur qui chavire
tout à l’envers
terre en amour
du ciel

 

dans le miroir
que du bleu
mon coeur oiseau
en vol céleste

 

instantané
reflet
de l’impossible


 
©Kathleen HYDEN-DAVID
 

 

 


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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 07:28


 

Je n’ai plus le temps
Je ne l’ai pas perdu
Il m’a juste échappé
Il s’est enfuit
L’espace d’une souffrance
J’ai ouvert la main
Il a filé

 

Mais je le sais
Le temps reviendra
Sur l’aile du bonheur
Quand ta main
Se posera sur la mienne
Je refermerai les doigts
Et le temps s’arrêtera

 

©Kathleen HYDEN-DAVID
 
Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019

 

 


 
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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 07:31
 
 

Laissez, Mesdames et Messieurs les politiques,
laissez-vous croquer en première page du journal,
vos expressions, vos gestes, vos mimiques,
et surtout n’y voyez aucun mal.
Pour nous avoir fait rire,
vous n’en serez que mieux aimés.
Le « Charivari »* de l’insolence ne sera jamais pire
Que l’indifférence silencieuse et blasée.

Permettez-nous, Mesdames et Messieurs les élus,
Permettez-nous cette « jouissance exquise »,**
celle de voir portraiturer des gens connus
à grands coups de crayon manié avec maîtrise.
Et s’il vous arrive d’en avoir marre
d’être le sujet de caricatures,
dites-vous bien que derrière tout ce « Tintamarre »*
seuls vos actes politiques sont jetés en pâture.

Réjouissez-vous, Mesdames et Messieurs les ministres,
de faire ainsi gaiement  la une des journaux,
plutôt que paraître sinistres
sous le masque soi-disant souriant d’une photo.
Et si ces quelques images rigolotes
pouvaient vous inciter un jour
à décrocher « La Lune »* pour vos chers compatriotes,
on fêterait en fanfare la victoire de l’humour.

* Journaux satiriques du XIXe siècle
** Balzac

©Kathleen HYDEN-DAVID
 
Extrait de « Les mots du regard » Éditions Paroles & poésie – Collection de l’Eglantier

 
 

 


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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 06:46
Image : www.realite-virtuelle.com

 

             dédié à Jean Dornac
 
 
 
Comment aurais-je pu imaginer qu’Internet
m’inspire un jour la moindre ligne,
si ce n’est les mots du deuil de l’Ecrit ?
Il a fallu que vienne le temps de la solitude,
que commence à se faire sentir le poids des années
pour que le numérique me devienne oiseau messager.
Et voilà que les mots osent enfin concurrencer l’image.
Ils me font vivre toutes leurs nuances d’amitiés et d’amour,
tous leurs éclats passionnés et foudroyants,
révélant des sentiments inattendus dans l’univers virtuel.
Parodiant Gilbert Bécaud, j’aurais envie de dire :
« La solitude, ça n’existe pas. C’est pas fait pour les chiens... »
les blogs, les sites et les messageries…
Au lieu de prétendre remplacer l’écrit,
l’image demande souvent à se parer de mots
afin de mieux survivre dans nos mémoires.
Il lui arrive d’être carrément délaissée quand s’installe le dialogue,
un dialogue entre deux âmes empreintes d’amitié ou d’amour.
Ouvrir la messagerie rend alors fébrile
comme ouvrir l’enveloppe d’une lettre attendue.
Les mots viennent d’aussi loin mais plus vite que sur le papier
et sans la plume ni l’encre, nous touchent avec autant de force.
N’est-il pas jusqu’aux livres eux-mêmes,
ces ouvrages solides construits en pierres de mots
dont on prédisait la disparition prochaine,
qui offrent l’image de leurs façades sur les sites.
Et maintenant quel futur pour nos mots ?
Puissent-ils ne pas être emportés par un flot numérique
aussi destructeurs que certaines rivières à la saison des pluies…
 
©Kathleen HYDEN-DAVID
 

 
 
 
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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:40

 

 

 
 
Avoir le droit de crier
de raconter
avoir le droit de s’arrêter
de poser son bagage
Ouvrir la maison de l’enfance
comme on ouvre les yeux
chasser cette ombre
où se cachent les secrets
où somnolent les regrets
confier les mots du passé
à la bienveillance du présent
laisser le vent de l’automne
effeuiller les souvenirs
avant que l’hiver ne les balaye
Respirer s’asseoir
et écrire... enfin
 
©Kathleen HYDEN-DAVID
 
Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019


 
 
 
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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 06:56
auxbellespensees.centerblog.net

 

 

 

 

Pourquoi ces amours-là

qui n’en sont pas ?

 

Gestes désespérés

cherchant le plaisir

 

illusion envolée au matin

telle un oiseau craintif

 

vide de l’âme

repoussant le souvenir

 

frissons du corps

contre cœur meurtri

 

vif désir à peine né

fragile comme un nourrisson

 

Pourquoi ces amours-là

qui n’en sont pas ?

 

©Kathleen HYDEN-DAVID

 

Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019



 

 

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 06:33
© Romolo Tavani Adobe Stock

 

 

 

 

 

Nous avions tout pour réussir

une belle rupture.

La vie nous avait doucement séparés

Tu ne faisais plus partie de mon quotidien

J’avais cessé d’occuper tes pensées.

Fini le temps des appels pour rien

Juste pour le plaisir d’entendre une voix.

De l’amour et sa bruyante impatience

Nous passions à l’affection de bon aloi

Sans explication inutile, en silence.

Dès lors tu n’insistais guère pour me voir.

A dire vrai, je n’en étais ni triste ni surprise.

Et puis, lors d’une rencontre de hasard

Tu as suggéré que peut-être un jour

Quelqu’un nous présenterait l’un à l’autre.

Derrière ton rire, dans l’éclat du regard

Ce que je n’avais pas su voir

m’apparut évident.

Nous l’avions bien ratée notre belle rupture…

 

©Kathleen HYDEN-DAVID

 

Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019



 

 

 

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  • : Couleurs Poésies 2
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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