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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 06:26

 

venise.jpg

http://mayamumu.centerblog.net/rub-carnaval-de-venise.html



Vous seriez mousquetaire,
Piquée de la pointe de votre épée,
Je pousserais un petit cri,
Pour mieux vous laisser être mon corsaire.

Sans préliminaire,
Je vous laisserais nu-propriétaire de mon repaire.
(elle est facile, je vous l’accorde !)
J’aime tellement vous plaire.

Dans vos bras voluptuaires (si, ça existe !),
Pour deux sous pas sectaire,
Au-delà de ce qui est réglementaire,
Vous seriez largement prioritaire.

Pour vous je me ferais signe lunaire,
De mon amour vous seriez le dépositaire,
Et moi de vous récipiendaire,

Non, non ! je ne me contenterai pas du bon vieux truc du missionnaire !
Que diable, soyez téméraire, que dis-je, Solaire !
Osez votre savoir-faire,
Osez le spectaculaire,

L’imaginaire, mon mousquetaire, l’imaginaire !

Mais vous … toujours lapidaire.
Oui, vous me l’avez déjà dit.

Vous n’en avez rien à faire.

© Dominique Dupuy



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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 07:49

 

mine.jpg

http://chlem.skynetblogs.be/tag/immigration



Ce regard de forçat tellement effaré !
Pourquoi ? A la retraite, il a quitté la mine,
Depuis longtemps ! Mais le poursuit qu’il abomine,
Un reliquat d’angoisse en ses jours égaré

Trente ans, pour sa pitance il s’est aventuré,
Dans la houillère froide où l’angoisse rumine,
Et le traque toujours ; et dans son cœur chemine,
Comme un risque têtu de finir emmuré.

Le masque oblitéré par l’infernale combe,
Défié trop de fois par l’antre où tout succombe :
Espoir, sans-Dieu ni nom, orgueils et vanité.

Rien n’a changé pour lui, car le tiendront sans trêve,
D’irréversibles fers, à perpétuité :
Ses quatre fils ont pris dantesque, sa relève.

© Claude Gauthier



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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:35

 

nng_images.jpg

© Yvanel



Nos songes nous rassemblent,
Nous y croisons beauté,
Extase et volupté.
Alors, pareil au semeur
Je place en votre sein
La graine fertile,
Et sa virgule de lumière
Pour y pérenniser
L’hymne du libre amour,
Qui insuffle la vie
Jusqu’aux jachères du désert.

© Michel Bénard



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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 05:41

 

recueil ima

© Création de Ode - « Testament de Pénélope » sculpture de porcelaine.



Entre deux sommeils,
l'écriture
Entre deux soleils,
sculpture, peinture
Entre deux réveils,
toi, mon amour

~*~

Largue tes amarres
au cœur de mon âme
avant que le temps
ne me prenne entière
que les voiles embarquent le ciel
que le quai de mon amour
ne soit enfoui sous le sable de la plage

~*~

Nos amours marines
au goût de sel
préparent les grands voyages
au-delà de la mer océane

~*~

Dépassées les frontières de l'abandon
je parcours mes jours et mes nuits
à attendre qu'exultent
nos amours grandissantes

~*~

Ce ventre enfiévré à tes mots
peut souffrir mille maux
dans la seule espérance
que tu reviennes de ton errance

~*~

La faim exaspère ma chair
Mon art dévore mes énergies
Tes mots me ramènent à la santé
Je ne crains pas la famine

~*~

Tout est bouleversement
Dans le ciel de tes yeux
J'y vole, je m'y noie, je te bois
Ma vie en est toute retournée

~*~

La page blanche du silence
de nos amours-distance
a été griffonnée par nous
à l'encre sympathique
Langage encodé
Mots gardés secrets
Cryptés à jamais

~*~

Vole bel oiseau des montagnes
jusqu'à l'espace haut des neiges éternelles
Vole, être ailé
le soleil te réclame

~*~

L'oiseau vise la cible
pour ne pas improviser sa chute
De ses ailes majestueuses,
il pointe vers le sol

Magnifique puissance de la descente

~*~

Je bois le vin nouveau
du feu des entrailles
de la terre, des cépages
tortueux et anciens

Transgresser la soif
pour la seule aventure
de t'aimer

~*~

Les plages de l'aube
emportent la fatigue
de nos corps épuisés
de tant de jouissance

Survie de la nuit

~*~

Tel un Picasso
Formes insérées
Je me sculpte à toi

Oeuvre bicéphale

~*~

Sublimer en un langage sibyllin
Comme runes obscures
Comme lunes à rebours d'étoiles
Je garde mon mystère

~*~

J'exulte de bonheur
à la seule pensée de ton visage
J'exalte de toute mon âme
à la seule pensée que tu m'aimes

~*~

À l'infini du point de fuite
il y a la plage,
les galets de l'enfance
Itinéraire des grands oiseaux

À l'infini du point de fuite
il y a toi le mystère
perdu dans le magma
du chaos primitif

À l'infini du point de fuite
il y a l'initiation
Grandeur de la Connaissance
des secrets révélés

~*~

Nos grandes nuits blanches
à s'aimer, enveloppés de rayons de lune
Vermeille clarté, nous volons
comme dans un tableau bleu de Chagall

~*~

À ta fontaine, j'étanche ma soif
À tes fleurs, je me parfume
Dans tes hautes herbes, je t'aime
Dans tes nuages, je rêve

~*~

À l'ombre de la stèle du Temps,
portant des runes d'antan
des puissances occultes
protègent les amours interdites

À l'ombre de la stèle du Temps
une prêtresse veille
à ce que s'accomplisse le Jour
de la Grande Révélation

~*~

De nos amours-frontières
À l'extrême limite du désir
Je vois poindre de l'ombre la lisière
Des jours et des nuits torrides à venir

~*~

Silence, plus un mot
écoutons le cri des vagues !
Savourons ce langage
qui chante nos origines !

~*~

© Ode



Il est strictement interdit de copier et publier ces « Petits Recueils » qui sont sous copyright sur quelque site que ce soit.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 07:41

 

le-chaos-Aivazovsky.jpg

Ivan Konstantinovich Aivazovsky



Qu’est ce monde de démagogues,
D’argentiers présomptueux,
Muet devant l’ineffable,
Qui accepte le crime quotidien
Commis contre trop d’humains ?

Fureur et désolation…

Qu’est ce monde d’Officiels
Qui, pour expier un génocide,
Couvre d’un voile pudique
Une autre épouvante
En terre de Palestine ?

Hypocrite et odieux…

Qu’est ce monde de dirigeants,
De pesants affairistes,
Sinistre terroir de possédants,
Qui abandonne le Tibet
Aux potentats de Pékin ?

Pitoyable et honteux…

Qu’est ce monde de voraces,
Qui du pouvoir, qui de l’argent,
Fait ses seules ambitions,
Et pour mieux y parvenir,
Affame les peuples innocents ?

Egoïste et cupide…

Qu’est ce monde de pervers,
Méprisant jusqu’à la lie
L’univers des femmes,
Le transformant en potiche
Ou décor de ses fantasmes ?

Infecte et ignare…

Qu’est ce monde tant rêvé ?
Cette humanité que j’ai tant aimée ?
Qu’est la vie sous la haine
Des propriétaires du pouvoir,
Ces manipulateurs des libertés ?

Prairie de sang et champ de ruines…

Ce Monde fait l’amour au peuple
Pour mieux l’asservir et l’humilier ;
Il est le lisier de l’humanité.

Face aux méfaits et avidités,
Le poète fait la nique,
Et chantera la liberté
En dépit des interdits !

© Jean Dornac
Paris, le 18 mars 2010



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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 06:50

 

ill_film_lloyd_harold_clock.jpg

Harold Lloyd dans « Safety Last »



Depuis que le Pouvoir
peut se moquer de nous
attrapant notre vie
par les cheveux de l’heure
pour prolonger le jour
et racornir la nuit
la nature interdite
ne nous reconnaît plus
comme « enfants du Soleil » !...

Tous les êtres fragiles
depuis plus de trente ans
subissent je le sais
cette stupidité !...

Technocrates obscurs
au service du vide
pensez-vous que Phébus
à qui nous devons tout
modifiera la course
de son char merveilleux ?...

Comment pouvez-vous croire
que pousser une aiguille
en ajoutant un tour
nous fera oublier
que l’heure « disparue »
pour les hommes soumis
n’existe pas encore
dans le cœur d’une étoile !...

Pourquoi ne pas nous dire
au lieu de ce mensonge
de nous lever plus tôt
abandonnant nos rêves
sur le bord du sommeil ?...

Marcher à contre sens
froisse à jamais nos âmes
lorsque le nourrisson
face à l’heure perdue
cherche sa nourriture
d’une voix haletante …

C’est bien tout l’univers
dans sa petite main
qui accuse les hommes
d’être des créatures
au-delà de l’Amour !...

© Victor Varjac
Antibes, le 29 Mars 2009.

(La Rouille des Jours)



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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 06:48

 

renoir-auguste-17.jpg

© Auguste Renoir



Pose tes lèvres sur ma bouche
Pose tes lèvres sur mon cœur
Vois comme il bat il bat ce cœur
Pour toi mon amour ma peur

Je sais tu ne m’as rien promis
Aucune de ces amours toujours
Tu ne m’as même pas fait la cour
Je t’aime tu m’aimes et tout est dit

Mais je ne peux vivre sans toi
Otée de toi ôtée de tout
Je pose tout ne retiens rien
Rien qui mérite le nom de vie

Et quand au fil de nos caresses
Ta tendresse vient à fléchir
Je tremble soumise à tes désirs
Que tes désirs ne soient plus qu’un

Un mot un seul mais qui déchire
Un mot qui rime avec mourir
Partir !... si tu partais
Mon cœur de battre s’arrêterait

© Annie Mullenbach-Nigay



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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:30

 

60396521.jpg



Je ne sais si mon horloge sonne les mêmes heures que ma montre
Dans ma ville de fous ou tous les rêves se retrouvent empalés aux pieds des Cathédrales
Les rêves éventrés face à la bouche hideuse des Christ solitaires de l’après-désastre
Ah ! L’insupportable claque du destin sur le fil tenu entre le réel et l’irréel


Nomade de mes errances, je m’en vais danser le tango de la folle
Etirant l’ennui de mes nuits interdites de sommeil et hors d’amour
Je tangue à travers les rues désertes ou mes bras moulinent a la recherche de l’oubli dans les pointillés de lune filtrant les regards lugubres des fenêtres borgnes balafrant le passage de la mort avide


Je danse ma langoureuse mélopée sur les traces disloquées
Seuls témoins des pas en lambeaux et ivres des orphelins du bonheur
Je me colle à ma peau dans l’inutile combat de mon âme aux larmes rebelles à l’amnésie


J’ai froid dans chaque repli de mon corps qui piège la saveur des souvenirs d’eau douce et de déraison
Une semaine, rien qu’une semaine pour te trouver et te perdre oh mon amour de ma saison de mangue mûre et de confetti d’argent


Le tango de la folle gargouille la tournure risible de la rime vide d’inspiration et avide de compassion Innombrables sont mes efforts dérisoires sur la scène de cette histoire ou Valentin a quelques années de distance a déposé l’amour en moi
Il vient, il s’en va, tapir au plus profond de mon tréfonds
Branlant mes pensées osées dans l’extravagante dance des désirs irrépressibles de l’attraction des interdits entre toi le libertaire et moi l’exclusive


Impossible au sein de l’horreur
Impossible de censurer les pulsions intimes de mon crépuscule épousant la chaleur de ton mitan du jour Notre amour naît d’un coup de hasard et tout devient possible
Le tango de la folle chevauche l’envie de séduire les ballottements internes
Marée haute, marée basse, l’ensorcelante magie de l’absolue beauté de ton sourire email Recousant les fissures étranges des empreintes de mon âme


Tanguent toutes ces notes séduisant le silence pour en tirer la sonate d'une folle mémoire
Mais le malheur est tout près, tapi
Dans ma ville de fous ou tout est gris
Et une folle de plus dance seule sur la piste zébré du sang mêlé des êtres trop tôt partis


J’ai les bras engourdis pour avoir serré de trop près cet amour éphémère et son ombre ensevelie parmi mes chimères
Dignes, indignes, on meurt tous dans ma ville de fin du monde et cela semble assez ordinaire
Unis dans un même vice ou une jumelle vertu, on consume sa sève l’œil aride et le pas émouvant
Sous le ciel d’un bleu éclatant
Et l’on se dit en dodelinant :
« portez- vous bien !


© MARIE ALICE THEARD



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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:40

 

portrait-polichinelle.jpg

http://stephane-antoine.com/EXPOSITIONS.html



L’homme porte en l’état, singulière triade,
Tressés ensemble reins, âme aussi cœur,
Dont le canevas tend, libre pléiade,
L’étoffe d’options que règle son humeur.

De ce monde intangible, aux fins de transparence
Le sort les décryptant en a vêtu nos peaux,
Ecailles, plumes, poils, c’est la fine émergence
Des humaines valeurs traduites en fourreaux.
Tout brasse aux fonds des cuves
La nature y puisant leurs si distincts portraits,
S’active en règle les effluves :
Dénonçant aux dehors, tels dedans à longs traits.
Mais l’Eden décidait libre, qu’un arbitrage
Brouillant la ligne y pût interférer,
Au point qu’après jargons en l’air, autre plumage
En puisse différer.

Finis les liens ; la balance indocile
Récuse le signal, ajoute en codicille
Un ne varietur près de trahir tout œuf,
Dont il en sortira, le plus souvent du bluff.
Dès lors, c’est le pays de la sombre apparence,
Le mensonger miroir,
Ses cagoules de riens, messagers de l’offense,
Un déni de fibule épinglée en sautoir ;
Car aussi belle était la crosse,
Comme aujourd’hui, demain sera !
Mais qui, le poing de Carabosse
En toute fin, ne le verra ?

Mea culpa ! Ayant fait dire à mon exergue,
Que la nature elle, ne ment,
Tel propos doit en bout de vergue,
Purger le prix du boniment.
Puisqu’aussi loin qu’elle fut faite,
Chafouine elle avait quelques tours,
Pour tourner victoire en défaite,
Et prendre assez, sots à rebours.
Je verrais bien nos politiques,
Porter au revers des vestons,
La drosera. Révisez dans vos botaniques
Leurs attributs un rien marrons,
Les traîtres mots de leurs calices
Gavés de pollens et de miels,
Jusqu’à l’urne consorts, au-delà peu complices,
Dont l’antique recette engrange tous les fiels !
Est-ce un hasard à la française,
Que ces deux mots riment à l’aise ?
Quand l’une amorce un « m » qui vous fait le méchant,
Et la seconde un « f » sur un air mécréant !

Un bipède averti, c’est le bel avantage
De n’aller plus comme à loisir,
Tomber aux pieds de leurs ramages,
A peine d’y - refrains gobés – piteux, gésir.

© Claude Gauthier



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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 07:57

 

Jean-Claude-BEMBEN.jpg

© Jean-Claude Bemben



Fuir l’oppression du siècle,
Fuir l’incertitude programmée,
Du train des civilisations,
Des wagons de l’ailleurs
Vomissant leurs lots d’indignés.
Fuir l’illusion des temps
Et l’usurpation de l’histoire,
Pour oser aller s’exiler
Vers les vallées de l’espérance
Aux lisières du silence.

© Michel Bénard.



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