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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 06:53

Photo Hélène Bourgès©

 


Ultime arrêt avant la nuit
Plonger au plus profond
Dans le récif de nos vies.
Que d’épaves échouées
Que de caps oubliés
D’espoirs abandonnés
Aux lames qui cassaient
Et repartaient au large
Chargées de nos regrets
Dans des vapeurs de larmes
Et soudain ta lumière,
Au loin, dans les nuées
Tu reviens me chercher
Me prendre par la main
Plus de peur dans nos yeux
Les chagrins oubliés
Le jour va se lever
Pour nous sauver enfin

 ©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 07:08
Il y a des mots qui entourent l’amour - Bernard Delpech

Photo Hélène Bourgès©

Il y a des mots qui entourent l’amour,
sentiments, émotions,
manque, émoi, toujours.
il ne faut pas les croire,
ils peuvent faire semblant.
Il faut les ouvrir, comme on coupe un fruit,
découvrir l’intérieur,
parfum, chair et pépins,
en goûter le jus, sucré, doux, subtil.
 

Le vrai amour se nourrit d’autre mots,
admirer la forme et la couleur,
fendre l’écorce,
soulever la peau, aller au cœur,
mordre à pleine bouche la pulpe sucrée,
savourer le nectar qui coule au bord des lèvres.
Parfois le fruit mûrit trop vite,
un peu passé, déjà sec,
plus rien à partager,
on le laisse tomber et puis on s’éloigne.
 

L’amour finit souvent ainsi
et laisse le souvenir
de la première fois où on l’a goûté,
le grain d’une peau douce,
au parfum jamais retrouvé.
 

©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 08:47

 

Photo Hélène Bourgès©

 

 


A la semelle des vieux souliers,
Tant de départs à l’aube,
Un rai de soleil perce la brume,
Chaque pas est abandon.

 

Fine poudre des sentes du causse,
Rebond des cailloux, rapiettes effarouchées,
La boue du ruisseau, caché dans les herbes,
L’eau qui s’insinue, morsure glacée.

 

De trop de route, le lacet cassé,
La ficelle bleue de la botte de foin,
Les pieds las, la fatigue joyeuse,
La cendre du feu au soir finissant.

 

Marcher sur les chemins de pluie,
Ou happé par la dune au désert,
Oublieux du monde, couper à travers,
Sans laisser de trace, serrer mon chemin.


 
©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 

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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 07:31
Photo Hélène Bourgès©

       

Au bord de ma rivière
La guinguette a disparu
Et les fritures de goujons
Le vin blanc qui fait tourner les têtes
Les danseurs du dimanche
Et la complainte de l’accordéon
Plus rien que quelques planches verdies
Et une fenêtre ouverte sur des souvenirs
La vie n’est que sable qui file entre les doigts
À mes yeux clos glissent les rires des filles
Les cris joyeux des baigneurs
L’amour ne donne jamais assez d’amour
Serre-toi contre moi, ton corps effarouché
Nos baisers éblouis de leur audace
Abandonnés l’un à l’autre
Nos yeux émerveillés
Notre solitude aimante
Demande toujours plus
D’amour et de solitude
Le temps nous oubliera.
 
©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 07:30
Photo Hélène Bourgès©


 

 

Grand-père, dis-moi, c’est comment une âme ?
Mon petit, l’âme, ça ne se sait pas,
Ça ne se raconte pas.
Peut-être en verras-tu, un jour,
Si tu sais ouvrir tes yeux et ton cœur.
Peut-être…
Dans les cris joyeux des enfants, sautant dans la vague,
Dans les yeux du chaton à la patte cassée,
Dans les doigts des amants qui désirent et se serrent,
Au souffle du vieillard à ses derniers instants,
Dans les mains gercées du bûcheron fourbu,
Au fil de l’araignée volant à tous les vents,
Dans le tendre sourire de l’amante,
Dans le silence d’un matin ou d’une nuit,
Au détour du chemin qui, sans fin, serpente.
Je sais une âme qui dort, au cœur d’une pivoine,
Lassée d’avoir trop vu, trop déçue par les hommes.
Cherche sans vouloir, mon petit,
Tourne tes yeux vers le soleil et la lune, 
Écoute la joie, elle te guidera.
 
©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 06:34
Photo Hélène Bourgès©


 

 


Un hameau du Val d’Aoste,
Dans la douceur de fin d’été.
Blotti contre la vieille église,
Un cimetière de poche, oublié,
Brillait comme un sou neuf
Au soleil un peu voilé.
Des tombes anciennes, serrées,
Sur chaque croix, un portrait émaillé
Et un nom presque effacé.
Il n’y avait personne.
Au bord d’une tombe, je me suis assis,
J’ai écrit les mots qui venaient,
Des mots de mort, des mots de vie,
Des mots tristes, des mots gais.
Un souffle, soudain, m’a effleuré,
Je me suis retourné,
Il n’y avait personne.
Sur la croix, j’ai lu Angela – 1923-1936.
Quand j’ai repris mon cahier
Les mots ne venaient plus
Sur la page blanche, une larme coulait.
Dans la douceur de fin d’été
Dans mon cœur dansait un ange.
 
 ©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 

 
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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 07:49
Photo Hélène Bourgès©

 
 
De larmes de joie
de larmes de peine
j’ai mouillé mes couleurs
et j’ai repeint ton cœur.
Sur le mur du fond
d’un bleu très profond
j’ai tracé une porte
et je l’ai ouverte.

Un oiseau est entré
pour tout visiter
longtemps silencieux
il a enfin chanté
un refrain très triste
des couplets très gais.
J’ai jeté le refrain
j’ai gardé les couplets
pour orner les murs
de ta chambre verte
comme mon espérance
comme une forêt.

Je m’y suis endormi
contre ton amour
dans tes rêves bercé
 
©  Bernard Delpech 
 
 
 
 
 
 
 

 
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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 06:40
Photo Hélène Bourgès©


 

 

Pourquoi les nuages
Échevelés et fous
Cavaliers de passage
Au ciel en son courroux
Loin, gronde l’orage
Vengeur ou messager
De son éclair sauvage
Il sait nous effrayer
 
Pourquoi le ruisselet
Bavard et malicieux
Court à travers les prés
Éternel amoureux
D’une libellule
Tendre et irisée
Qui, sur sa campanule
Lui fait un pied de nez

Pourquoi ce bel amour
Plus fort que les remords
Plus doux que le velours
Nous éblouit toujours
Il n’a pas de dessein
Que de semer la joie
L’évidence en son sein
Mon cœur rien que pour toi
 
©  Bernard Delpech  
 
 
 
 
 
 
 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 06:33
Photo : Hélène Bourgès


 

 


Près de la source du bonheur
Vit une rainette verte,
La nuit elle me casse la tête
À rire jusqu’à plus d’heure


Quand elle s’endort au matin
Et m’accorde un peu de repos
Le rouge-gorge vient faire le beau
À tue-tête siffler ses potins


Quand il s’envole au marché 
Faire sa provision d’histoires
La quiétude me ferait bien croire
Que vient la grasse matinée


Des pas feutrés effleurent le silence
Le lit craque quand vous vous glissez
Tout contre moi, ma tendre aimée,
Affolées, mes mains sont en transe


Votre corps tout chaud est une promesse
Mes baisers voudraient le célébrer
Mais déjà, apaisée, vous vous endormez
Mon désir de vous s’habille de tendresse


Le bonheur est une quête étrange et douce
Fugace et timide, il se fait désirer
À son chevet on peut se pencher
Sans trouver la clé, cachée sous la mousse


©Bernard Delpech  
 

 

 

 


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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 06:37

Jean, la lecture de vos poèmes m’en a inspiré un, en remerciement, pour vous.
Amicalement


Poète mon ami, ton chant désespéré
Tout au long de ta rue, et de tes chemins creux
Appelle la femme, qui un jour t’a manqué
Oiseau insouciant, parti sous d’autres cieux.

 

Tu n’as pas oublié, miné par le chagrin
Ta colère se tourne vers ce monde insensé
Que tu ne comprends plus, lassé de son dédain
Pour les êtres blessés,
Pauvres, désemparés.

 

La révolte t’étreint, tes mots sont des brûlots
Tu appelles au sursaut des hommes oublieux
De la vie d’avant, quand tout était plus beau
Joie et insouciance, loin des calculs haineux.

 

Par leur véhémence et leur sincérité
Reflets de ta tristesse et de ton désespoir
Tes paroles interpellent, disent ta vérité
À la fin dispersées par la brise du soir.

 

Un matin joyeux dissipe ta détresse
C’est dans les mots d’amour, émouvant messager
Que tu trouves la paix, que plus rien ne te blesse
Animé par l’espoir d’aimer et d’être aimé.

 

©Bernard Delpech 
 
 

 

 


 
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