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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 07:49
Photo Hélène Bourgès©

 
 
De larmes de joie
de larmes de peine
j’ai mouillé mes couleurs
et j’ai repeint ton cœur.
Sur le mur du fond
d’un bleu très profond
j’ai tracé une porte
et je l’ai ouverte.

Un oiseau est entré
pour tout visiter
longtemps silencieux
il a enfin chanté
un refrain très triste
des couplets très gais.
J’ai jeté le refrain
j’ai gardé les couplets
pour orner les murs
de ta chambre verte
comme mon espérance
comme une forêt.

Je m’y suis endormi
contre ton amour
dans tes rêves bercé
 
©  Bernard Delpech 
 
 
 
 
 
 
 

 
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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 06:40
Photo Hélène Bourgès©


 

 

Pourquoi les nuages
Échevelés et fous
Cavaliers de passage
Au ciel en son courroux
Loin, gronde l’orage
Vengeur ou messager
De son éclair sauvage
Il sait nous effrayer
 
Pourquoi le ruisselet
Bavard et malicieux
Court à travers les prés
Éternel amoureux
D’une libellule
Tendre et irisée
Qui, sur sa campanule
Lui fait un pied de nez

Pourquoi ce bel amour
Plus fort que les remords
Plus doux que le velours
Nous éblouit toujours
Il n’a pas de dessein
Que de semer la joie
L’évidence en son sein
Mon cœur rien que pour toi
 
©  Bernard Delpech  
 
 
 
 
 
 
 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 06:33
Photo : Hélène Bourgès


 

 


Près de la source du bonheur
Vit une rainette verte,
La nuit elle me casse la tête
À rire jusqu’à plus d’heure


Quand elle s’endort au matin
Et m’accorde un peu de repos
Le rouge-gorge vient faire le beau
À tue-tête siffler ses potins


Quand il s’envole au marché 
Faire sa provision d’histoires
La quiétude me ferait bien croire
Que vient la grasse matinée


Des pas feutrés effleurent le silence
Le lit craque quand vous vous glissez
Tout contre moi, ma tendre aimée,
Affolées, mes mains sont en transe


Votre corps tout chaud est une promesse
Mes baisers voudraient le célébrer
Mais déjà, apaisée, vous vous endormez
Mon désir de vous s’habille de tendresse


Le bonheur est une quête étrange et douce
Fugace et timide, il se fait désirer
À son chevet on peut se pencher
Sans trouver la clé, cachée sous la mousse


©Bernard Delpech  
 

 

 

 


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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 06:37

Jean, la lecture de vos poèmes m’en a inspiré un, en remerciement, pour vous.
Amicalement


Poète mon ami, ton chant désespéré
Tout au long de ta rue, et de tes chemins creux
Appelle la femme, qui un jour t’a manqué
Oiseau insouciant, parti sous d’autres cieux.

 

Tu n’as pas oublié, miné par le chagrin
Ta colère se tourne vers ce monde insensé
Que tu ne comprends plus, lassé de son dédain
Pour les êtres blessés,
Pauvres, désemparés.

 

La révolte t’étreint, tes mots sont des brûlots
Tu appelles au sursaut des hommes oublieux
De la vie d’avant, quand tout était plus beau
Joie et insouciance, loin des calculs haineux.

 

Par leur véhémence et leur sincérité
Reflets de ta tristesse et de ton désespoir
Tes paroles interpellent, disent ta vérité
À la fin dispersées par la brise du soir.

 

Un matin joyeux dissipe ta détresse
C’est dans les mots d’amour, émouvant messager
Que tu trouves la paix, que plus rien ne te blesse
Animé par l’espoir d’aimer et d’être aimé.

 

©Bernard Delpech 
 
 

 

 


 
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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 06:54
Photo Hélène Bourgès

 

 
 
Chaque matin l’homme attend
Immobile à l’arrêt du car
Sa haute silhouette balayée par le vent
Mouillée par la pluie, transie par le gel     
              Il attend
Il repart seul quand le car est passé
Coupant à travers les labours
Elle est partie, il y a si longtemps
En lui disant je reviendrai
Il est fou disent les gens
Qui le croisent en riant

Un matin, le car est reparti
La laissant devant l’arrêt
Figés, ils se sont regardés
             Longtemps
Et sans rien dire
Sans rien demander
Consumés d’espérance
Ils se sont serrés     
              Longtemps
Puis ils sont repartis, à pied à travers champs
Éblouis du soleil d’un amour évident
 
©Bernard Delpech 
 
 
 
 
 
 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 07:52
Photo Hélène Bourges©


 

Au jardin de ma folie
Il y a un âne gris
Sa grosse tête fait toujours oui
Ou bien parfois han
S’il n’est pas content
 
Il y a un papillon ténor
Qui chante joliment des arias
Ou des comptines surannées
Alors il se met à pleurer
 
Il y a un espace-temps
Entre avant et après
Qui n’est pas maintenant
J’aime aller m’y promener
Y voir des âmes jamais nées
 
Au jardin de ma folie
Il y a un feu de Saint Jean
Que sautent de drôles de gens
Parfois l’un d’eux tombe dedans
Flotte une odeur d’ombre roussie
 
Il y a des souvenirs d’amours
Jamais vécues, jamais rêvées
Qui oublient aux épis de blé
Des chapeaux et des rubans
 
Au jardin de ma folie
Il y a un chevreuil blanc
Qui a traversé ma nuit
Quand l’enfant est parti
 
Il y a l’amour de toi
Soleil émerveillé
De s’être enfin levé
D’avoir trouvé la joie
Dans la tendresse et l’émoi
 
©Bernard Delpech 
 
 
 
 

 
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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 07:42
Photo : Hélène Bourgès


 

J’ai le plaisir d’accueillir un nouvel auteur, Bernard Delpech ! J’espère que vous lui réserverez un bon accueil ! Jean Dornac

 


C’est un amour buissonnier,
Un amour qui veut tout donner,
Sans attente en retour,
Enfin, juste un peu, pour se rassurer.
Par un chemin de silence, il fuit
Sans laisser de trace,
Il coupe à travers le vide et l’ennui,
La tendresse semée à tout va.
Parfois, il s’arrête,
La liberté n’est que rêvée.
Contre un arbre il s’assoit
Et pleure des larmes brûlantes
En pensant à elle, si loin, qui n’ose pas.
Quand il a tout pleuré,
Il part, le nez au vent, poussant un marron
Du bout de son pied,
Il le suit où il roule, fourbu, désorienté.
Submergé par le manque,
Il ne peut oublier.
 
©Bernard Delpech  
 
 

 
 
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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