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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 07:53

 

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 07:47

 

Québec - Gérard Gautier
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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 06:31

 

Sous le souffle des tempêtes,
J’ai tenté souvent de gagner,
Impétueuse, à l’abordage,
Gonflée d’orgueil,
Les nus rivages
Mais, impuissance ultime,
Dans un dernier effort,
Blanche d’écume,
Je me suis échouée.
Ce soir, sous un ciel apaisé,
Eclairé par les derniers feux du jour,
Conquérante,
Force sereine,
Insinuée, lovée,
Inexorable caresse
J’ai avancé mes flots,
Dans les moindres interstices
Poussée tranquille,
En une vaste coulée serpentine,
Créant des îles,
Dessinant d’inconnus paysages
Vers les dunes qui,
A chaque montée de mes eaux,
En vain, attendaient mon étreinte.
J’ai recouvert les varechs séchés
Depuis des lunes,
Emporté les mortes branches
Et les détestables témoignages
Epars, abandonnés,
De la vie des hommes,
J’ai repoussé, loin, dans l’intimité
De la terre féconde
Les ruisseaux venant à moi, trop faibles
Et en joyeuses noces, riches limons mêlés,
En une nappe lisse, d’argent,
Sous la face ronde de la nuit
Nous avons consommé, complices,
Un instant de vie. Grande marée.

 

 ©Gérard GAUTIER
 L’Echarpe Poème 1994

     

 

 

 

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 06:48


 

Pacifistes, écologistes
Manifestants de tous poils
Vomisseurs de slogans
Au verbiage pollué
A l’intolérance exacerbée
A la bonne conscience retrouvée
Pour une heure de manif accordée
JE VOUS ACCUSE
Vous n’êtes pas la conscience universelle
Vous n’êtes que la voix des manipulés
Soyez la montée individuelle
La vague déferlante de la volonté
Du non égoïsme, de la reconnaissance
A la différence
Du respect de l’Autre
Arrêtez vos déluges de mots
Enlevez vos masques grotesques
Montrez votre vrai visage
Le Vôtre
Ne soyez pas faibles aux puissants
Et intransigeants aux faibles
Ne soyez pas indifférents
Réapprenez comme vous le dit
Fonvielle Alquier, l’Irrespect
Ne vivez pas votre vie par délégation
Assumez-vous, agissez
Soyez un, soyez cent, soyez millions
Mais soyez responsables !

 

©Gérard GAUTIER
1981
Recueil « ECLATS » 1982


 
   

 

 

 

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 06:36

Moi l’orage

 

Montagnes comme vagues sur la mer
Mon lac dans ma forêt
Ma forêt dans mon lac
Ma cabane dans ma forêt
Mon lit dans ma cabane
Et moi dans mon sac

 

Dans le sac de moi-même
N’existent plus les chaînes
N’existe plus la peine
Je ne sens plus rien
Mais l’opaque silence

 

Puis tu éclates
Immense
Énorme
Envahissant
Alourdi du tonnerre
De noirs et d’éclairs
De grêle aussi bruyante
Que cent mille crécelles
Pour me prendre ma vie
Orage de cette nuit


 
Tes bruits sont tant si grands
Que plus rien je n’entends
Et je suis devenue
Ce que je n’entends plus
Je suis l’eau de la pluie
Je suis le vent,
Je suis le tonnerre
Je suis la clameur

 

Et j’ai peur
De moi-même


Marcelle Tesssier-Lebarbé
Recueil 2013    

ECHARPE AMIS  2021 Marcelle Tessier Lebarbé Présentation
 

 

Née en janvier 1929 à Rockland, petite ville ontarienne sur les rives de l’Outaouais, Marcelle Tessier est la huitième d’une famille de neuf  enfants survivants. Rapidement, la famille s’installe à Ottawa où son père fait de petits métiers  pour nourrir femme et enfants. Le milieu est humble, mais non sans culture.


Les racines d’un talent


Le père, Adélard, fera l’écrivain public*. Pour des clients du petit restaurant-épicerie qu’il tenait, il a écrit des lettres destinées aux soldats basés ailleurs au Canada ou dans le monde pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Rudel, frère aîné et seul garçon de la famille, est déjà journaliste quand Marcelle est encore une enfant. Les histoires et les visites de gens connus se succèdent à la maison.

 

Grâce à Rudel devenu soutien de famille après la mort du père Tessier en 1945, Marcelle et sa sœur Paule fréquentent l’École des Beaux-Arts de Montréal.

 

* Le talent de communicateur d’Adélard Tessier se perpétuera du reste dans sa descendance. Parmi ses enfants, petits-enfants, arrières-petits-enfants et conjoints de ceux-ci, on trouve : journalistes, rédacteurs, réalisateurs, dessi-natrice de costume, photographes, directeur de plateau, auteurs de mots-croisés, libraires, typographe, éditeurs, webmestre, illustrateur, publicitaire... et une poète.


 
Poésies

 

Pendant ses études, dessinant joliment, Marcelle illustre quelques livres. Elle publie aussi des caricatures dans des journaux populaires.

 

Cette carrière naissante cesse en 1950 quand Rudel propose à Marcelle et Paule de l’accompagner en France. C’est que Rudel appartient maintenant au milieu intellectuel de Montréal, et il est normal pour les membres de cette communauté d’aller séjourner quelque temps au pays des ancêtres.

 

Ce sera un séjour de douze mois dans le Paris d’après-guerre, celui de Saint-Germain-des-Prés, des existentialistes et des artistes de la chanson qu’elle aura l’occasion de croiser (de Félix Leclerc aux Compagnons de la chanson, d’Édith Piaf à Juliette Gréco).

 

Marcelle rentre au Canada en mars 1951. Sur le navire, il y a des immigrants, certains sont français ; parmi eux se trou-vent les Lebarbé, et parmi les Lebarbé, Gaston* (de CARHAIX 29)


.
De fil en aiguille, Marcelle et Gaston se marient en août 1952. Trois garçons naîtront : Martin  en 1953, François en 1954 et, pour clore, Daniel en 1957.


 
* Gaston Lebarbé a écrit deux récits autobiographiques. Face à la vie, publié en 2011, raconte, parmi d’autres souvenirs, sa rencontre avec Marcelle et leur vie commune durant plus de soixante années. Dans un premier volume, paru en 2002, Ar sonj, l’auteur dépeint son enfance dans la Bretagne d’avant la guerre, la guerre vue par un adolescent et les doutes d’un jeune homme que sa famille destine à la prêtrise.


 
Mère et épouse, s’occupant de sa marmaille, Marcelle l’artiste n’a pas perdu sa sensibilité et son besoin de créer. Ce sera, pour ses enfants, bricolages et dessins, décorant murs et vêtements. Et, pour la sensibilité, un univers de chansons de France et d’ici diffusées par l’appareil accroché au mur de la cuisine. Toujours à la radio de Radio-Canada où Gaston travaille. Ce sont les années soixante et soixante-dix, années de grandes chansons aux textes riches. (Entre autres, l’œuvre de Gilles Vigneault, qui est, disons-le, un réel fantasme textuel pour Marcelle.)

 

Alors, même si c’est sans musique, lorsqu’il y a surplus d’émotion, spleen, maladie, adolescents déprimants, rêves d’un ailleurs... le crayon dessine des mots sur les feuilles, les faisant chanter. Des mots pour soi et non pour les autres. Des mots pour guérir.


 
Puis viendront d’autres choses à dire, d’autres mots, d’autres raisons d’écrire, sans drame, des mots dessinant des images. Enfin, s’offrira la possibilité pour Marcelle d’aider avec ses mots, de les partager avec des jeunes de maintenant...

 
Par Gérard Gautier
 
 
     
 

 

 

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 05:12

 

 

Homme au milieu des choses
Toujours vigilant, jamais indifférent
Je suis heureux de vous inviter,
En toute amitié, à partager
Au gré des arcanes du temps,
A travers mots et maux,
Mes émotions, mes colères,
Mes révoltes, mes amitiés
Les amours de ma vie,  
Mon amour de la vie
Sans jamais oublier que
Riches de nos différences
Et du devoir de tolérance
Nous appartenons tous
Avec nos qualités, nos défauts
A un immense archipel humain.
Je suis heureux            
De vous inviter à me suivre
Sur les chemins
De mes Errances choisies,
Au moment où tant d’humains
Sont, sans l’avoir souhaité.
Injustement jetés sur les routes,
Pour avec Vous
Semer des graines de Paix.

©Gérard GAUTIER
 Saint-Brieuc décembre 2019

 Ambassadeur de la  Paix          
                                      

Site : http://www.blanccestexprime.fr


 

 


 
 

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 07:41

 

De nature fidèle,
Depuis longtemps, l’un à l’autre,
Très attachés, nous étions.
Certes, destin commun,
Houleux parfois,
Des hauts et des bas,
Voire même
Quelques éloignements
Avons connus.
Fort heureusement,
J’en avais d’autres.
Aujourd’hui, je suis triste.
Après longue vie commune
Pleine de fantaisies
Elle est partie.
Définitivement…
Ma dernière dent.

 

©Gérard GAUTIER 

Saint-Brieuc 7 février 2021

 

 
 
 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 07:45
Photo Guillaume Bontemps / Ville de Paris


 

 

Quand mes cheveux blancs
Seront devenus
Ou ne seront plus,
Quand ma démarche
Moins assurée se fera.

Serais-je ce vieux,
Par les oiseaux, aimé
Pour les miettes de pain
Au parc, jetées?

Serais-je ce vieux
De douceur,
Par les enfants, entouré,
Pour le mystère merveilleux
Des histoires bien racontées ?

Serais-je ce vieux
Charmant, charmeur,
Qui à tous temps
Appartient et
Vers « l’après », doucement,
Sans crainte,
S’avance en souriant ?

Serais-je ce vieux
Grincheux, rabougri, aigri
Nauséeux,
Rejeté sans cesse
Par tous, comme
Blanche écume,
Pour avoir, Soi-Même,
Seulement
Toujours aimé ?

Serais-je ce vieux,
Haineux aux jeunes,
Des guerres glorieuses
Et imbéciles
Qu’ils n’ont pu faire ?

Serais-je ce vieux
A la démarche déambulatoire
Incertaine, sans but
Marmonnant sans cesse
Après le temps qui,
Sans cesse,
N’en finit pas
De ne pas passer
De ne pas finir ?

Serais-je ce vieux
Sans famille, sans ami
Laissé pour compte
De la vie et des gens
Dans la salle d’attente
D’un mouroir anonyme?

Serais-je ce vieux
Espiègle, coquin
Aux yeux pétillants
D’une impuissante
Concupiscence
Aux mains voleuses
D’une caresse aux fesses
De femmes charnues,
Toujours espérées
Jamais possédées ?

Serais-je ce vieux
Facétieux, à la
Gouaillante faconde,
A la verdeur
D’un printemps
Qui n’aurait jamais
Connu d’été ?

Serais-je ce vieux
Avivant ses regrets
Mâchonnant un passé
Toujours plus éclatant
Que la pâle réalité vécue
Et soliloquant
« Si j’avais su… »
Serais-je ce vieux
Sage, d’avoir connu
Toujours curieux,
Avide de mieux découvrir ?

Mais serais-je, jamais…
Un vieux ?

©Gérard GAUTIER                                               
Saint-Brieuc 1981


  


 
 

 
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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 06:38


 

 


Sous la lune conquérante
Les occupants ayant,
En ces périodes vacancières,
Quitté demeure,
Dame Hérisson, esprit vagabond,
Toutes  épines dehors
De sa futaie verdoyante sortit,
Aventurière.

Rencontra sur son chemin,
Surpris autant qu’elle
Les chats de la maison,
Dont, nuit venue, à leur insu,
Elle partageait,
Goûteuses croquettes.

Les matous regardèrent l’intruse
Sans velléité, avec tolérance,
Ayant pourtant tenté,
Mettre pattes griffues
Sur la boule piquante,
Gagnée par le sommeil.

Maintenant, sous le chaud soleil
Toujours endormie,
Entourée de sa cour féline,
Elle créa grande surprise
A la dame nourricière.
A qui elle offrit
Un beau tableau
De la Nature réconciliée.

©Gérard GAUTIER   
Saint-Brieuc 16 juillet 2020
 
 
 
 

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 06:18


 

 

Blanc et Noir, couleurs associées,
Telles touches du piano,
Noires et Blanches
Qui point prétention,   
N’ont l‘une à l’autre.
Volonté être supérieure,
Pour aux notes, nuances savoir donner,
Et harmonie créer
 
En trois temps, trois mouvements
Vais tenter conter
Toutes leurs complémentarités.

Qu’en serait-il de l’harmonie
Du blanc qui de toutes les couleurs
S’enorgueillit d’être le prisme
Sans le bleu, le rouge, le vert et… le noir.  
Qu’en serait-il, sous soleil permanent,
Du noir, qui lui, n’est pour l’œil
Qu’absence de lumière,
Des idées noires faiseuses,    
Dans la noire pénombre,  
De nuits blanches, enfiévrées
Torturées de cauchemars.
            
Qu’en serait-il, de la dévotion
A la blancheur de la virginité
Du respect à la noire ceinture
Du jaune combattant,
Du mal blanc sur peau blême
Taches foncées mal supportées
Sur peau d’ébène.


Que serait le mot, si point n’était  
Ecrit noir sur blanc
Mais blanc sur blanc, noir sur noir…
Que vaudraient,
Boule blanche de l’accord,
Boule noire du rejet,
Tulipe noire romantique
Sur robe noire
Tulipe blanche sur
Mousseline blanche aérienne.

Noir et blanc
Contraste, diversité
Que deviendrait,
Orgueil des Bretons
Blanc sans le noir
Noir sans le blanc  
Le Gwen ha du.

Un arc en ciel  
En une élégante révérence
Touche la grise terre
De ses doigts multicolores.
La blanche colombe
S’envole pour appeler
Noirs et Blancs
En toute égalité,
En toute fraternité
A la Paix dans le Monde

©Gérard GAUTIER
Saint-Brieuc 19 avril 2020
 
 

 
 

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