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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 06:38


 

 


Sous la lune conquérante
Les occupants ayant,
En ces périodes vacancières,
Quitté demeure,
Dame Hérisson, esprit vagabond,
Toutes  épines dehors
De sa futaie verdoyante sortit,
Aventurière.

Rencontra sur son chemin,
Surpris autant qu’elle
Les chats de la maison,
Dont, nuit venue, à leur insu,
Elle partageait,
Goûteuses croquettes.

Les matous regardèrent l’intruse
Sans velléité, avec tolérance,
Ayant pourtant tenté,
Mettre pattes griffues
Sur la boule piquante,
Gagnée par le sommeil.

Maintenant, sous le chaud soleil
Toujours endormie,
Entourée de sa cour féline,
Elle créa grande surprise
A la dame nourricière.
A qui elle offrit
Un beau tableau
De la Nature réconciliée.

©Gérard GAUTIER   
Saint-Brieuc 16 juillet 2020
 
 
 
 

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 06:18


 

 

Blanc et Noir, couleurs associées,
Telles touches du piano,
Noires et Blanches
Qui point prétention,   
N’ont l‘une à l’autre.
Volonté être supérieure,
Pour aux notes, nuances savoir donner,
Et harmonie créer
 
En trois temps, trois mouvements
Vais tenter conter
Toutes leurs complémentarités.

Qu’en serait-il de l’harmonie
Du blanc qui de toutes les couleurs
S’enorgueillit d’être le prisme
Sans le bleu, le rouge, le vert et… le noir.  
Qu’en serait-il, sous soleil permanent,
Du noir, qui lui, n’est pour l’œil
Qu’absence de lumière,
Des idées noires faiseuses,    
Dans la noire pénombre,  
De nuits blanches, enfiévrées
Torturées de cauchemars.
            
Qu’en serait-il, de la dévotion
A la blancheur de la virginité
Du respect à la noire ceinture
Du jaune combattant,
Du mal blanc sur peau blême
Taches foncées mal supportées
Sur peau d’ébène.


Que serait le mot, si point n’était  
Ecrit noir sur blanc
Mais blanc sur blanc, noir sur noir…
Que vaudraient,
Boule blanche de l’accord,
Boule noire du rejet,
Tulipe noire romantique
Sur robe noire
Tulipe blanche sur
Mousseline blanche aérienne.

Noir et blanc
Contraste, diversité
Que deviendrait,
Orgueil des Bretons
Blanc sans le noir
Noir sans le blanc  
Le Gwen ha du.

Un arc en ciel  
En une élégante révérence
Touche la grise terre
De ses doigts multicolores.
La blanche colombe
S’envole pour appeler
Noirs et Blancs
En toute égalité,
En toute fraternité
A la Paix dans le Monde

©Gérard GAUTIER
Saint-Brieuc 19 avril 2020
 
 

 
 

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 06:39
Photo J.Dornac ©


Echarpe Poème 2020 Nature et pandémie


Dans le calme retrouvé de l’agitation citadine,
En ces temps de pandémie,
Le mal et le beau, aimant à se conjuguer,
Offrent de joyeuses évasions
En la contemplation de Dame Nature

Le merle noir, bec jaune dressé,
Suffisant, sautillant,
Lorgnait avec hauteur
La fragile tourterelle
Qui, à quelques pattes de  lui,
Dans le gazon fraichement coupé
Cherchait elle aussi,
Imprudents insectes et autres vers.

Point s’est moqué d’Elle
Qui, tête fièrement dressée,
Non belliqueuse,
Un moment l’a toisé
Puis, sautillante s’est rapprochée,
Se voulant complice
Pour ensemble venir becqueter.

Festin terminé
C’est, sur place,
Toutes ailes déployées,
Dans le ciel ensoleillé,
Virevoltants comme Colibri
Qu’elle et l’olibrius
Firent aérienne danse
Sous l’œil allumé
A quelques pas
De la chatte,  
Heureusement rassasiée.
 
 

©Gérard GAUTIER
 Saint-Brieuc 19 avril 2020
 


 
 


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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 07:59
Photo Gérard Gautier©

 

 

 

Dans la permanence du temps

Figé dans sa vertigineuse course,

Partageant l’angoisse grandissante

De l’enfermement des humains,

La nature, pas rancunière,

Continue son œuvre  créatrice

De futures beautés,

Se fait bourgeonnante,

Promesse d’une foisonnante  éclosion

De couleurs et de senteurs,

Se pare, prévenante, luxuriante,

De jonquilles et frêles pâquerettes

Prémices du prochain  épanouissement,

Du  lilas, abri hivernal des mangeoires

Nourricières des joyeux moineaux

Merlettes, mésanges et rouges gorges,

Bientôt des pivoines, hortensias, rosiers.

Hymne au renouveau.

 

 

 

©Gérard GAUTIER

23 mars 2020

 

 

 

 

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 06:17

 

 

 

 

Espérance,

En notre Belle Bretagne,

Que le temps qui passe puisse voir

S’estomper les relents pétainistes

Faire tomber les frontières invisibles,

Artificielles,

Œuvre d’esprits néfastes,

Irresponsables

D’obscurantistes

Valets du centralisme

Niant et reniant l’Histoire

Les richesses

Des Terroirs, des Patrimoines,

De l’Humain, de l’Histoire,

Des Cultures, des Langues,

De la Diversité, des Racines,

Pour créer un Monde sans âme,

Et, ubuesques, seulement nourrir

Leur éphémère pouvoir, leurs égos.

Que le temps qui passe, puisse,

Comme celui de Berlin,

En Belle Bretagne,

Voir tomber le mur

De l’ignorance

De la vassalité

Voir  renaître

Les Marches de Bretagne

 

 

 

 

©Gérard GAUTIER

 15 octobre 2019

 

 

 

 

 

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 07:25

 

 

 

 

De la Bretagne

Noire et blanche

Elle a les couleurs

L’indépendant caractère

Hermine s’appelle

Racée mais point née

Sans pour autant

Être de gouttière

Chatte à part entière

Mine de rien

Un peu matou vu

Frôleuse altière

Elle entend tenace

Tenir toute sa place

Délicate jusqu’en sa litière

Pas toujours obéissante

Pour qu’elle comprenne

Je me demande parfois

Si je ne dois pas lui parler

En chuintant…

Comme chat 

 

©Gérard GAUTIER

 Saint-Brieuc 27 avril 2004

 

 

 

 

 

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 06:35

 

 

 

En 1955, j’ai rencontré sous un pont de Paris un aristo qui venait de quitter la Société qu’il n’acceptait plus, il était avocat, pour vivre une autre vie… choisie

 

                                                                                                  « A mes frères… »

 

 

Au moment où, sur mes tempes,

Les frimas des ans,

Posaient leurs premiers flocons,

« Les 30 glorieuses »  

N’avaient point encore dents de lait,

En devenir carnassières.

Refusant la frénésie ambiante, le confort émollient

Tueur du libre arbitre et de l’Homme conscient,

J’avais choisi la liberté, la rue, la bohème.

J’avais tourné le dos à la course effrénée au paraître

Et rejeté le dieu possession,

J’avais choisi d’être Autre, d’être Moi.

Contemplant avec un inquiet mépris

La spirale montante,

Respirant les saisons,

Je partageais, grand prince,

Au hasard des rencontres, les ponts,

Arches protectrices ou mon toit constellé.

Avec les copains de pavé qu’avaient

Parfois aussi connu la Haute,

Rapidement, j’étais devenu

Un aristo de la manche,

Un distingué du trottoir.

Il nous arrivait encore,

A cette époque,

De croiser le regard aquarellé

D’un soupçon d’humanité d’un passant pressé,

En quête forcenée de temps à gagner.

 

 

Puis la machine boulimique, à créer toujours plus,

A bouffer les Hommes jusqu’à l’indigestion,

Qu’en avait plus besoin, les a déglutis,

Après en avoir pris le suc,

Sur le trottoir, dans la peur castratrice,

En pâture à la misère, sœur des laissés pour compte

 

 

Par centaines qu’avaient pas choisi

Qui voulaient pas, Eux.

Maintenant on est des millions

Ilots à la dérive, impuissants,

Dans un océan d’indifférence,

Prêt à engloutir,

A n’avoir même plus à partager

Un trop plein de rien,

Seulement des parcelles d’aumônes,

Tout juste, nourricières

A attendre l’embellie d’un printemps,

Toujours prometteur, jamais éclos.

Ils m’ont volé la solitude et laissé au clou  

La désuétude humaine, immense.

Ils m’ont volé mon choix.

Je ne suis même plus,

Pour mon ego,

Vieil et noble aristo,

Plus même un numéro.

Foutue Société

Où ceux qui trop possèdent,

Sordides,

Ne laissent même pas le luxe 

Aux pauvres

De l’être dans la dignité !  

 

©Gérard GAUTIER

 

 Saint-Brieuc 27 avril 2004

 

 

 

 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 06:49
Photo J.Dornac© – A l’intérieur de l’église de Brélévenez, à Lannion

 

 

 

 

Du fond de la nuit des temps

Roc sur roc, Bretagne,

Telle Ys jaillissant des abysses,

Tu as surgi, de la clarté émeraude,

Mouvante, parée d’algues

Chevelure ondoyante de l’Océan

Enchâssées de sable blond, 

Portant dans tes brumes dentellières,

Des légendes de vie et de mort.

 

Toujours indomptée

Bercée par les musiques lancinantes

De tes fêtes de nuit,

Tu as dépassé les écueils,

Les flots sans cesse ressassés,

Résisté et créé

Contre les vents mauvais,

Hors les vagues mugissantes.

De nouveaux horizons d’espérance.

 

Tes fils bénissent l’aube

Porteuse d’ambitions

Et maudissent le batracien lutécien

Qui les infantilise, 

Médit de ta pluie, bénédiction 

Fouettant le visage des gisants

Fertilisant les semailles

Gonflant les eaux partagées

Pour sur grèves, s’alanguir.

 

Tu as connu le soleil,

Au zénith montant,

Bretagne n’accepte pas

Aujourd’hui, retour au néant,

Le sort funeste tramé

Par des esprits malsains

Bretagne toujours

Reste debout!

 

©Gérard GAUTIER

 

 

 

 

 

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 07:37

 

 

 

 

 

EOLE peintre de la voûte insondable de l’infini

De ton souffle puissant chasse noirs nuages

Porteurs d’inquiétudes pour les grappes juteuses

Et moissons dorées prometteuses

Sois protecteur bienveillant aux

Cotonneux moutons blancs du cosmos 

Amoureux voyageur des landes et forêts

Fais-toi doux zéphyr pour ne point attiser

Les feux naissants de la mort

Coupables de la nuit du chant des oiseaux.

 

EOLE architecte des nuées sidérales

Gonfle ton souffle puissant pour

Bouter loin la horde sauvage  

Des cumulus menaçants 

Chasse la peur des yeux des impuissants

Créer l’embellie dans les esprits troublés

Face aux orages chagrinant l’amour

Pour au soleil espoir, ton ami,   

Laisser tout l’Espace    

 

EOLE gardien de l’Humanité

Ne laisse pas l’alchimiste fou d’or, avide

Stériliser, au lieu de les voir, porteuses d’espoirs,

Fuir doucement dans l’azur

Les nuées grosses de pluies fécondes

Pour asservir les peuples

Montrer son omnipotence

Provoquer sécheresse et famine

Semant mort et exode

 

EOLE maestro des sphères

Accompagne de douce musique sidérale

Au-dessus de têtes blondes ou crépues

Les espoirs de lendemains lumineux

Pousse loin les nimbus mauvais de la haine

De l’intégrisme, de la lâcheté, 

De l’hégémonie, pour qu’un air nouveau 

De liberté, d’humanisme, de courage

Fasse dans l’immensité bleutée,

Place au respect, à la sérénité,   

Dans un Arc en Ciel de Paix.  

 

©Gérard GAUTIER

Décembre 2018  

 

 

 

 

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 07:42
Dans son œuvre, Otto Dix (Peintre allemand - 1891-1969), contrairement à bon nombre de ses confrères, ne fera jamais de concession par rapport à la représentation dure et crue de tout ce qu'il juge comme lié à la sauvagerie destructrice.

 

 

 

                                                 « Chez nous, le 11 novembre est fête nationale » 

                                                                                                             Barde GLENMOR

 

 

 

Plus de la moitié d’un siècle a passé

Et, aujourd’hui, une fois de plus,

La soixante septième,

Sonnez clairons, donnez trompettes,

Battez tambours,

Dans cette France monumentale,

On commémore, on discourre,

On agrafe, rapidement,

Sur leurs maigres poitrines,

Hommage aux derniers survivants

Oubliés sans doute,

Pour bonne conscience se donner,

Les décorations ultimes,

Méritées,

Témoignage de l’holocauste

Et du cataclysme immenses,

De cette vomissure monstrueuse

Et boueuse, mangeuse d’hommes,

Aux lois organisées banalisant la mort.

 

Dans cette France monumentale,

Engranitée, emmarbrée

Des victimes innombrables,

Des combattants de l’ombre,

Dont n’acceptant pas la fatalité

Des déferlements guerriers

Et embrasements meurtriers,

J’aurais aimé qu’ils aient été,

Avant,

Les Résistants de la Lumière.

Résistants de la Lumière

Aux politiciens démagogues,

Aux promesses toujours trahies,

A la lâcheté souveraine,

Préoccupés de récupérer à leur unique profit

Les errements et les faiblesses,

Pour créer plus encor la division

Et asseoir, ainsi, leur éphémère puissance,

Sur la dérision.

 

Résistants de la Lumière

En cette France monumentale

Au populaire à l’oubli trop facile,

A l’attentisme militant,

A l’acceptation veule et coupable,

De ses responsabilités déchargées.

Cette France monumentale

Dont point n’ont besoin ceux qui luttent,

Ceux dont le regard et le cœur restent lucides

Et que l’on rejette durant les précaires répits.

 

 

Résistants de la Lumière

A ceux qui ne parlent que de Patrie

En ayant leurs yeux, leurs espoirs

En voyage, hors des frontières,

Collaborateurs vigilants, inconscients

Avant d’être vaillants combattants,

A ceux qui disent parler de paix

Quand ils ne causent que violences,

Qu’ils soient

Résistants de la Lumière

Pour l’amour et le respect des hommes.

Résistants de la Lumière

Pour la paix

Faiseuse de nobles patriarches

Et non d’anciens combattants.

 

Alès 11 novembre 1984

 

©Gérard GAUTIER     

 http://www.blanccestexprime.fr/?m=20161103    





 

 

 

 

 

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