Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 07:52
Le poids des maux – Gérard Gautier
 
 
 
 
Image nauséeuse, manipulation piteuse,
De triste mémoire d’un hier vieillissant
Symbole de l’opulence occidentale
D’un poussah poussif
Avachi dans un pousse-pousse
Tiré par un famélique asiatique.
 
Les pauvres en ce temps-là
Décharnés ressemblaient à des pauvres.
 
Depuis nombre de lunes obèses
Les choses ont changé
Le bruit des canons a parfois cessé
Ceux de la beauté ont évolué,
Pour les mots et les mets édulcorés
On a privilégié le fond à la forme,
Les rondeurs voluptueuses, confortables,
Des corps Rubens magnifiés,
Sont devenues obscénités
Pour belles robes présenter,
Elégance et distinction avoir,
Silhouette filiforme on doit se forger
Régimes et massages supporter
Saunas s’infliger
Vieilles peaux tirer
Pour son statut sa réussite étaler
Silhouette grecque statufiée se créer.
 
Réfutant le droit à la différence
L’on fustige
Ceux qui appétit inassouvi de vie
Sur leurs épaules de mal nantis 
Souffrant du poids lourd 
Des inquiétudes du demain
Voient arrondir leurs corpulences
Et plus encor l’embonpoint des Crésus  
Honni soit qui mal y panse.
 
Dans ce Monde, difforme, larvaire
D’injustice aux plateaux désaxés
Deux poids deux mesures
Sans commune mesure
Nabots aux pieds de cendre
Insuffisants du cœur
Sans votre magot vous partirez
Votre dernier pyjama
Point de poche aura
Vos dépouilles miséreuses
Seront votre seule mémoire
Sans intérêt.
 
©Gérard GAUTIER
 
Recueil «Errances choisies» 2011
 
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 07:42
 DAECH … A la dérive… - Gérard Gautier
 
 
 
 
 
Tu es en recherche de Toi-même,
Des richesses ignorées, de ton cœur, de ton esprit
De celles du Monde et des Humains,
Trouve les lumières de l’espoir
Ne te laisse pas aspirer, enliser
Par le sable mouvant de la négation de l’Autre
Ne suis pas aveuglément le crédo de la haine,
Blasphème insufflé par de lâches et veules esprits,
Ils respirent le néant et nient ton intelligence,
Te mènent vers les chemins de la désespérance
De la violence, de l’intolérance,
Ils t’envoient sur les sentiers de la mort,
Destructrice des aubes enchantées de soleil,
Du parfum musqué de la rose, de ta Mère.
Ils veulent que jamais tu connaisses
Le sourire de l’enfant né de la femme
Que point tu auras,
Tu ignoreras les riches souvenirs
De la vie de tes anciens
Par toi, attristés, déçus, humiliés,
Ne crois pas les vilénies nihilistes
Qui t’envoient au tombeau,
Faisant victimes innocentes et noirs deuils.
Tes parents, tes sœurs, tes frères, tes amis,
Tes compatriotes déjà paient,
Les crimes de tes frères en déshérence,
Le lourd tribut de l’endormissement
De la conscience à toute humanité.
Après ton trépas tu ne rejoindras pas
Le paradis vanté que tu imagines,
Il n’y aura pas de vierges à t’attendre.
Elles ont toutes été violentées dans leur corps, leur âme,  
Avant d’être assassinées comme l’est l’Humanité.
Elles t’attendent pour te faire connaître les feux de l’enfer !
Réveille-toi de ton cauchemar, il est encore temps,
Choisis les rivages de la Vie, de la Paix.
 
©Gérard Gautier
Saint-Brieuc 20 octobre 2016
 
 Ambassadeur de la Paix
 Honoré par cette distinction pour le poème «Avenirs décimés» et l’ensemble de ses actions en faveur de la Paix
Repost 0
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:55
Les « SANS…mandat …CONTAMINÉS » - Gérard Gautier
Dessin d'Honoré Daumier (hommage à l'oeuvre de Victor Hugo : Les Châtiments).
 
 
 
 
Avant de s’engager dans les chemins,
Qui, vertueux, devraient être,
Pour mandat obtenir
Ils sont, pourquoi le nier,
Citoyens intègres, altruistes,
Dévoués à la cause commune, désintéressés,
Ayant parfois fortes et belles idées, 
Souci de l’éthique,
Respect pour la parole donnée.
Sains, certes, mais point Saints.
 
Pour les consciences malléables,
L’approche du pouvoir vicie.
Aussi, dès lors qu’ils entrent en Cour
A l’oligarchie appartiennent,
Sans pour autant être passés par l’ENA,
Officine parasitaire s’il en est,
Robotisés, ne s’appartenant déjà plus,
Ils sont enivrés par les obséquieux hommages
Rendus à leur grandeur naissante
Par la militante piétaille courtisane,
Chercheuse d’une once de privilèges
Et autres passe-droits.
 
Oublieux de l’hier,
D’une charge, point ne se suffisant,
Ils se mettent, boulimiques,
En quête d’autres....et d’autres encore,
Liant leur sort, peu regardants,
Le temps d’un scrutin,
En de douteuses alliances.
Rapidement, en chemin, perdent,
Bon sens, dignité, moralité,
Sourds aux souhaits des humbles,
Au rappel de leurs promesses fallacieuses,
Dont ils savent qu’à les tenir
Point sont tenus
Car, de valeur elles n’ont,
Que pour ceux qui les écoutent.
 
De myopie civique sont atteints
Témoins d’exactions, de turpitudes
Et autres forfaitures, appartenant à la meute,
Ne voulant pas manquer la curée
Détournent la tête pour ne point voir,
Font silence et taire conscience,
Complices passifs deviennent,
Ils vous parlent de Démocratie
Ne sont que médiocratie
En bandes organisées,
Se gavent de prébendes.
 
Ils votent en faveur
De leurs pairs condamnés,
Voleurs, blanchisseurs,
Hommes de peu, ripoux,
Et autres justiciables,
Des lois pour les blanchir
Et, dans le même temps,
D’autres, nombreuses,
Contre les citoyens,
Pour les encadrer,
Mettant à mal leurs libertés,
Les protéger disent-ils.
Dans un Monde où les humbles,
Les laissés pour comptes
Ont, de moins en moins,
Eux veules, en veulent plus,
Toujours plus.
 
Plus la situation pour le Pays est critique
Plus la conservation du confort acquis,
Pour eux, devient addiction
Oublieux de Démocratie,
Dont, en un temps éloigné,
Ils ont entendu parler,
Pour voir gonfler plus encore,
Un Paris pantagruélique,
Charcutant les Régions auxquelles ils appartiennent,
Niant la richesse de la diversité des langues, des cultures,
Ils mènent la France,
Vaisseau millénaire de l’Histoire,
Vers le naufrage, le néant.
 
Pour sauver leur statut, leurs privilèges
Indécents, gangrénés,
Eux, politiciens professionnels,
Sourds à toutes réformes qui les concernent,
Insulte faite aux électeurs qui,
Echaudés, ont perdu toute confiance,
Pas informés ou ayant, masochistes,
Les yeux de Chimène,
Pourtant, aveuglés, en redemandent,
Et vont là où on les mène,
Eux, qui en sont les détrousseurs, en appellent
Aux valeurs de la République,
Que depuis longtemps, ils bafouent,
Qui gisent, de leur fait, dans la fosse commune
Des illusions perdues.
Pour eux, le monde serait paradisiaque
Si de Citoyens il n’y avait.
Pour les Citoyens cela le sera
S’ils le veulent.
 
©Gérard Gautier 
Saint-Brieuc 28 septembre 2016



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 08:15
Tricot - Gérard Gautier
 
 
 
 
Admiratif des Ouvrages de Dames
Aventurier des mots, humblement
J’ai tenté  de les tricoter,
De couleurs, les parer.
De démêler l’écheveau de mes pensées
Pour, un à l’endroit, je le pensais,
Porter à sourire, à émotion, à réflexion
Mais peut-être maladroit, pris à l’envers, le mot dit,
L’ignorance et l’intolérance a rencontré.
Avec esprit étroit et chagrin, j’ai eu maille à partir.
 
En ces temps d’abondance non partagée,
D’Humains sur les routes incertaines de l’errance jetés
Pour, à la famine échapper, point de riz, point de blé.
La solidarité n’ai pas réussi à faire germer
D’aucuns pour ne point se mouiller
Ont fait un pas, un brin avant, un brin arrière, 
Ont rejeté, égoïstes, les maux, pour tranquillité conserver
Je ne peux, comme d’autres, inconséquents,
De rire me tordre les côtes et point mousse me faire,
Me voulant moderne Pénélope,
Attention porte à mes assemblages
Et maille qui m’aille, tricote et détricote,
Martyrise, pour partager, la pelote des mots.
 
Sans cesse de les broder je tente,
De fil en aiguilles,
De faire jaillir blanche Colombe,
Des esprits hermétiques extirper 
Les pustulentes idées
Et des cœurs, les noirceurs
De la haine, des non-dits, de l’ignorance.
De monter, maille par maille, un ouvrage
Est mon ambition, un point c’est tout.
 
Tricoter des mots
De toutes les couleurs de peaux,
De toutes les nuances d’idées,
De toutes les religions
Pour d’un camaïeu arc-en ciel
Vêtir le Monde, d’espoirs et de Paix
 
©Gérard Gautier
Saint-Brieuc 1 novembre2015
«Hommage au Petit Echo de la Mode- Chatelaudren»  



 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:06
SERAIS-JE UN VIEUX ? - Gérard GAUTIER
 
 
 
 
Quand mes cheveux blancs
Seront devenus
Ou ne seront plus,
Quand ma démarche
Moins assurée se fera
Serais-je ce vieux
Par les oiseaux aimé
Pour les miettes de pain
Au parc, jetées ?
 
Serais-je ce vieux
De douceur,
Par les enfants entouré
Pour le mystère merveilleux
Des histoires bien racontées ?
Serais-je ce vieux
Charmant, charmeur,
Qui à tous temps
Appartient et
Vers «l’après», doucement,
Sans crainte,
S’avance en souriant ?
 
Serais-je ce vieux
Grincheux, rabougri, aigri
Nauséeux,
Rejeté sans cesse
Par tous, comme
Blanche écume,
Pour avoir SOI-MÊME
Seulement
Toujours aimé ?
Serais-je ce vieux,
Haineux aux jeunes,
Des guerres glorieuses
Et imbéciles
Qu’ils n’ont pu faire ?
 
Serais-je ce vieux
A la démarche déambulatoire
Incertaine, sans but
Marmonnant sans cesse
Après le temps qui
Sans cesse
N’en finit pas
De ne pas passer
De ne pas finir ?
 
Serais-je ce vieux
Sans famille, sans ami
Laissé pour compte
De la vie et des gens
Dans la salle d’attente
D’un mouroir anonyme ?
Serais-je ce vieux
Espiègle, coquin
Aux yeux pétillants
D’une impuissante
Concupiscence
Aux mains voleuses
D’une caresse aux fesses
De femmes charnues,
Toujours espérées
Jamais possédées ?
 
Serais-je ce vieux
Facétieux, à la
Goualante faconde,
A la verdeur
D’un printemps
Qui n’aurait jamais
Connu d’été ?
Serais-je ce vieux
Avivant ses regrets
Mâchonnant un passé
Toujours plus éclatant
Que la pâle réalité vécue
Et soliloquant
« Si j’avais su… »
Serais-je ce vieux
Sage, d’avoir connu
Toujours curieux,
Avide de mieux découvrir ?
 
Mais serais-je, jamais
Un vieux ?
 
©Gérard GAUTIER                                                
Saint-Brieuc 1981
Recueil ECLATS 1983



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 07:13
LISERON -  Gérard Gautier
LISERON -  Gérard Gautier
Gérard Gautier Ambassadeur de la Paix
 
 
 
 
 
Ayant affronté les courroux du temps,
Frimas, grêle, tempêtes, canicules,
A chaque saison
Fleurs épanouies 
Senteurs poivrées, par le vent portées,
Le rosier centenaire
Témoin du passé
Voulant tutoyer le ciel,
Fièrement, se dressait.
 
En veille, sournoise, sous la terre
Hiver passé,
Dans le jardin un moment délaissé,
Obstiné, aveuglé par une soif de conquête
Le liseron, liane solaire,
Symbole de deuil,
Volubile, s’est insinué,
S’est emmêlé, enlacé,
Torsadé à l’assaut des tiges
Insouciant des épines,
Suçant, pour emplir son calice,
Le suc, la sève,
Etouffant la vie.
 
Progressant toujours plus haut
Devant l’acceptation passive,
Détruisant le patient travail,
Toujours renaissant
De dame Nature,
Fleurs Amour, étiolées
Noircies par la mort
Tiges cassantes
Feuilles asséchées
Doucement s’est éteint,
Le rosier.
 
Daech.
 
© Gérard Gautier Ambassadeur de la Paix
Saint-Brieuc 26 juin 2015
 


 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Repost 0
24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 06:39
Seul tu es, seul tu resteras – Gérard Gautier
 
 
 
Après une longue nouvelle nuit insomniaque,
Cauchemardesque, tourmentée
Faite d’anxiété et remords
La lune impudente, astre morne et pelé,
Aride et déserte, belle que de la Terre
Dans l’insondable bleu galactique.
S’estompait furtivement
 
Sur le sable gorgé de sang
Ton pas se fait plus lourd.
Depuis des jours et des jours, sans fin,
Tu erres,
A la vaine recherche d’âme qui vive.
Ange de la mort, maudit tu es.
Forcené, tu as persécuté, assassiné
L’impie, l’Autre.
Aveuglé, la parole de fous,
Intolérant, tu as écouté  
Et rejeté la sagesse,
Les mots de Paix
 
Sur le sable gorgé de sang
Ton pas se fait plus trainant
Tu cherches un regard toujours absent,
Tu as trucidé, égorgé, éventré,
Asservi Tes frères,
Enfants, Femmes, Vieillards
Tous innocents.
Tu as détruit l’Œuvre des Hommes.
Anéanti le passé, créé le rien, 
Une Terre vide de vie, sanglante.
Vers les limbes, pour toi et les tiens,
A jamais interdites, tu chemines...
Nulle beauté à découvrir
Nul humain à rencontrer.
Tu sens la mort, tu es la mort.
 
Sur le sable gorgé de sang
Ton pas se fait plus hésitant
Tu as fait tienne une Religion
L’a crue, à toute autre, supérieure,
Fanatique tu as oublié
Que toute croyance se respecte,
Que croire en la vie, en l’enfant qui s’éveille
Au vol de l’oiseau
Au nuage qui fuit vers l’ailleurs
Au sourire-fleur de l’innocence
Est bénédiction.
Toute vie se mérite
Se partage et non point se soustrait
Le nier est folie, crime.
 
Sur le sable gorgé de sang
Ton pas se fait plus angoissé
Dans ta quête assassine
Tu as tué tes gourous.
Maintenant tu es seul, ébranlé dans tes croyances.
Tu voudrais pouvoir, revenu à la raison,
Regarder l’eau fuir,
Ne pas arrêter son cours
Pour qu’en partage, en aval, un inconnu, 
Ton frère, puisse assouvir sa soif.
Mais nul Être ne la boira.
Tu hurles sans écho que nulle Divinité
Demande et mérite 
Que Dieu unique elle soit.
 
Sur le sable gorgé de sang
Ton pas se fait encore plus chaotique
Tu appelles, en vain,
Tremblant, quémandant
L’aide d’un humain,
Pour éparpiller en offrande,
Sur la Terre, les graines d’Humanité.
Mais trop tard,
Tu as créé le néant
Seul tu es,
Tu resteras seul,
Condamné à l’errance.
 
Là-bas se lève, Créateur
Le Dieu Soleil!
 
©Gérard Gautier
Ambassadeur de la Paix - France
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Repost 0
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:04
CHUT !…Pas de vagues… - Gérard Gautier
© Honoré Daumier
 
 
 
Gérard GAUTIER  Ambassadeur de la Paix
Honoré par cette distinction pour le poème « Avenirs décimés »
et l’ensemble de ses actions en faveur de la Paix
 
 
Surtout ne pas déranger
L’ordre établi
Surtout ne pas gêner,
Chut ! Pas de vagues…
Oui, bien sûr, l’injustice est là,
Intolérable, criante, criarde,
L’on s’en accommode,
Chut ! Pas de vagues…
Oui, bien sûr, la démagogie est là,
Grande dame toujours bien portante,
Dans les bouches vénéneuses,
Injure faite aux humbles
Que l’on dit vouloir défendre,
Qui sont utilisés,
Et personne pour le crier,
Personne pour le hurler,
Chut ! Pas de vagues…
L’on gênerait,
L’on se ferait remarquer,
L’on prendrait parti,
Partis, qui, entre eux,
Ont pris le parti,
En toute connivence, d’en profiter,
De se partager les pouvoirs, le pouvoir.
Non, gardons-nous de dénoncer les excès
Après tout nous ne sommes que des hommes,
Que pouvons-nous faire ?
Chut ! Pas de vagues…
Pourtant, partout, le vent souffle, imprécis,
Généreux, en poussées incohérentes
Mais certaines,
Non domptées.
D’aucuns savent mais ne disent mot,
Complices, veules,
Chut ! Pas de vagues…
Le souffle se fait plus puissant,
Ecrase encore plus la platitude des hommes,
La petitesse des hommes.
Il prend force et majesté, enfle,
Les scandales dégoulinent, inondent,
Envahissent, mais,
Chut ! Pas de vagues…
La vérité dérange, n’est jamais bonne à dire
Si au groupe l’on veut continuer à appartenir,
Du troupeau ne pas s’extraire,
Alors l’on se bâillonne, l’on se muselle
L’on s’isole, l’on se mure,
Chut ! Pas de vagues…
 
Et pendant ce temps, du fond de la misère,
Du fond de l’honnêteté,
Du fond de la conscience des hommes,
La tempête gronde,
Devient démesurée,
Prend une ampleur immense,
Des allures de typhon que rien n’arrête et,
Vague énorme, cataclysme gigantesque
Chaos immonde,
Noie les bons et les méchants,
Les coupables et les innocents,
Tout sombre, se dévague, divague
Pour retomber, inerte, hébété, sans vie,
Ne sachant pas où la vague
A pris sa force car
Maintenant, anéantie
 
Celle-ci n’en fait plus…                                                                
 
 
© Gérard GAUTIER
Recueil « ECLATS »  Novembre 1983
 



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 08:04

 

palestinien-4.jpg

http://www.lepetitmondecozillon.fr/category/sport/



                                                             Aux enfants de Palestine et d’Israël
                                       .... et du Monde entier.


Par-dessus les hauts murs immondes
Aveuglant l’horizon,
As-tu rêvé de voir ton regard s’envoler...
As-tu rêvé de fleurs en libertés dans les champs interdits...
As-tu rêvé de toucher l’olivier symbole de paix...
As-tu rêvé d’un temps sans la déchirure des explosions...
As-tu rêvé d’une vie sans miradors...
As-tu rêvé de partance sans frontière...
As-tu rêvé d’une existence sans la nuit de la peur...
As-tu rêvé de l’espoir d’un demain ?
Il est trop tard.
Ton corps, enfant gazaoui, est là, gisant,
Dans le chant éteint des oiseaux
Privé de cette vie naissante que tu aimais
Tu as été fauché par une mort aveugle
Victime de la lâcheté des Nations
De la bêtise des Hommes,
De leur hégémonique volonté de puissance.
Tu as été victime, Ali, comme Elle,
Parce que tu es né arabe
Elle a été victime, comme Toi
Parce que née juive
Comme Toi
Morte sans avoir vécu
Elle, Anne Franck.

Avenirs décimés

© Gérard Gautier
Saint-Brieuc le 7 décembre 2012

Gérard Gautier a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix pour ce poème.

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Repost 0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche