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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 06:41


 

 

La vie cadeau sublime
Comme à la fleur, à l’oiseau,
Nous est donnée
Pour, pendant un nombre
Inconnu de lunes
Et de grands beaux soleils,
Sur cette Terre,
Malgré les embûches,
Cheminer.
A notre naissance,
La santé héritage inestimable
Nous est léguée,
Qu’il nous faut préserver,
Cette richesse

 

Mal partagée, est à jamais,
Inconnue de certains,
Apprendre sans cesse,
Chercher à comprendre
Fortifie celle de l’esprit
Et renforce le corps.
Il nous appartient de
Toujours espoir garder,
D’aimer l’Autre, la vie et
La beauté des choses,
De ne jamais oublier
De rire de ses infortunes
Car « rire c’est la santé! »

 

© Gérard Gautier  
Extrait du recueil « Errances choisies » aux éditions L'Echarpe        
 
 
 

 

 

 

 

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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 06:47


 


Si avec humilité
Possibilité m’est donnée
De suggérer comment,
Le moment venu,
La Mort doit arriver,
Je lui demanderais
D’être franche, brutale
Sans détour
Et non point latente, incertaine
Insidieuse, nauséabonde
INTERMINABLE …
Je la voudrais définitive,
Sans appel,
Je voudrais, en fait,
Le moment venu,
Lorsqu’il sera temps,
Etre encore…VIVANT.

 

© Gérard Gautier  
 

Saint-Brieuc 1978
Auteur- Editeur      

 
 

 

 

 

 

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17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 06:59
Photo Jdornac©


 

 

Ne plus bouger,
S’unir à la beauté de la Nature,
Rester là, en son mitan,
Sous le généreux soleil d’un été finissant,
A respirer avec Elle, à son rythme,
Rester là, en son milieu foisonnant
A se laisser pénétrer de ses effluves,
De ses couleurs, de ses frémissements,
Rester là, en son milieu rassurant,
Les yeux mi-clos, à écouter
Les gazouillis et la source timide,
A retenir ses élans,
La montée sourde des émotions,
Immobile pour ne point faire se taire
Le grillon ou fuir le délicat papillon,
Rester là, au beau milieu de la Nature s’assoupissant,
Se fondre en Elle, contempler l’eau
Après la chute du zéphyr, s’aplatir, étale,
Percevoir les mille bruits de sauts et de fuites*
De la lutte meurtrière, pour la vie
De la faune aquatique,
Avant le lever de la lune clarté
Et la tombée des voiles embrumées.
Rester là et être,
Comme au premier jour,
La Nature…

 

© Gérard Gautier  

Betton 1975
 
 
 
 

 

 

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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 06:35

 

de notre ambassadeur Gérard Gautier France
                  votre indulgence pour les traductions merci !

 

 

 

 

Maman, tu m’as dit…

Maman, tu m’as dit souvent
Sois sage, petit, et tu gouteras
A la beauté des paysages
A la blondeur des sables,
A la magie des senteurs,
Du jasmin, des roses, des orangers,
De l’odeur épicée du vent.


Maman, tu m’as dit souvent
Sois sage et tu aimeras
La poésie changeante de la nature,
La beauté des oasis hospitalières,
Le regard des Hommes bleus, libres.


Dis-moi, Maman, pourquoi
Je ne vois que la nuit,
Ne sens rien que l’odeur acre
De la terre, de la poudre,
Dis-moi, Maman, pourquoi
Je ne sens plus l’odeur du cèdre,
Des pistachiers, des amandiers…


Dis M’man,
M’man qu’as-tu?
Dis M’man
Pourquoi tu sanglotes?
Dis M’man
Pourquoi t’es à genoux?
Dis M’man
Pourquoi tu ne m’entends pas?
M’man…
Reste M’man…
Reste…
M’an… M’an…
C’est quoi la Paix…?


Mom, you told me ...

Mom, you told me often
Be wise, little one, and you will taste
To the beauty of the landscapes
In the blondness of the sands,
With the magic of scents,
Jasmine, roses, orange trees,
The spicy smell of the wind.

 

Mom, you told me often
Be wise and you will love
The changing poetry of nature,
The beauty of hospitable oases,
The gaze of blue men, free.
Tell me, mom, why
I only see at night,
Smell nothing but the acrid smell
Earth, powder,
Tell me, mom, why
I no longer smell the cedar,
Pistachio trees, almond trees ...

 

Say Mom,
Mom what do you have?
Say mum
Why are you sobbing?
Say mum
Why are you on your knees?
Say mum
Why can't you hear me?
Mom ...
Stay Mom ...
Stay…
M'an ... M'an ...
What is Peace ...?

 

Mamá, me dijiste ...

Mamá, me lo dijiste a menudo
Sé sabio, pequeña, y saborearás
A la belleza de los paisajes
En el rubio de las arenas,
Con la magia de los aromas
Jazmín, rosas, naranjos,
El olor picante del viento.

 

Mamá, me lo dijiste a menudo
Sé sabio y amarás
La cambiante poesía de la naturaleza,
La belleza de los oasis hospitalarios,
La mirada de los hombres azules, libre.

 

Dime mamá por qué
Solo veo de noche
No huele nada más que el olor acre
Tierra, polvo,
Dime mamá por qué
Ya no huelo el cedro,
Pistachos, almendros ...

 

Di mamá,
Mamá, ¿qué tienes?
Di mamá
¿Por qué lloras?
Di mamá
¿Por qué estás de rodillas?
Di mamá
¿Por qué no me escuchas?
Mamá ...
Quédate mamá ...
Permanecer…
M'an ... M'an ...
¿Qué es la paz ...?

 

Mamma, mi hai detto...

Mamma, me l'hai detto spesso
Sii saggio, piccolino, e gusterai
Alla bellezza dei paesaggi
Nel biondo delle sabbie,
Con la magia dei profumi,
gelsomino, rose, aranci,
L'odore speziato del vento.

 

Mamma, me l'hai detto spesso
Sii saggio e amerai
La poesia mutevole della natura,
La bellezza delle oasi ospitali,
Lo sguardo degli uomini blu, libero.

 

Dimmi, mamma, perché
vedo solo di notte,
Odore nient'altro che l'odore acre
terra, polvere,
Dimmi, mamma, perché
non sento più il cedro,
Pistacchi, mandorli...

 

dimmi mamma,
Mamma cosa hai?
dì mamma
Perché stai singhiozzando?
dì mamma
Perché sei in ginocchio?
dì mamma
Perché non mi senti?
Mamma ...
resta mamma...
Restare…
M'an... M'an...
Che cos'è la pace...?

 

Mãe, você me disse ...

Mãe, você me disse muitas vezes
Seja sábio, pequenino, e você vai provar
Para a beleza das paisagens
Na loireza das areias,
Com a magia dos aromas,
Jasmim, rosas, laranjeiras,
O cheiro picante do vento.

 

Mãe, você me disse muitas vezes
Seja sábio e você vai adorar
A mudança da poesia da natureza,
A beleza de oásis hospitaleiros,
O olhar dos homens azuis, livre.

 

Me fala mãe porque
Eu só vejo à noite,
Não sinta nada além do cheiro acre
Terra, pó,
Me fala mãe porque
Eu não sinto mais o cheiro do cedro,
Árvores de pistache, amendoeiras ...

 

Diz mãe,
Mãe o que você tem?
Fala mãe
Por que você está chorando?
Fala mãe
Por que você está de joelhos?
Fala mãe
Por que você não pode me ouvir?
Mãe ...
Fica mãe ...
Ficar…
M'an ... M'an ...
O que é paz ...?

 

Мама, ты мне сказал ...

Мама, ты мне часто говорила
Будь мудрым, малышка, и ты попробуешь
К красоте пейзажей
В сиянии песков,
С волшебством ароматов,
Жасмин, розы, апельсиновые деревья,
Пряный запах ветра.

 

Мама, ты мне часто говорила
Будь мудрым, и ты полюбишь
Меняющаяся поэзия природы,
Красота гостеприимных оазисов,
Взгляд синих человечков, свободный.

 

Скажи мне, мама, почему
Я вижу только ночью,
Ничего не пахнет, кроме едкого запаха
Земля, порошок,
Скажи мне, мама, почему
Я больше не чувствую запаха кедра,
Фисташки, миндальные деревья ...

 

Скажи, мама,
Мама, что у тебя есть?
Скажи маме
Почему ты рыдаешь?
Скажи маме
Почему ты стоишь на коленях?
Скажи маме
Почему ты меня не слышишь?
Мама ...
Оставайся мамой ...
Оставаться…
M'an ... M'an ...
Что такое мир ...?

 

©Gérard GAUTIER
 


 

Ambassadeur de la Paix
 Honoré par cette distinction pour le poème «Avenirs décimés» et l’ensemble de ses actions en faveur de la Paix


     

 

 

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:22


 

 

Pour approcher plus encor
L’immensité sidérale et neigeuse,
Dérision du rêve
Sans cesse renouvelé,
Je voudrais être,
Orgueilleux, téméraire
Des nuages,
Le sculpteur de l’éphémère.

 

© Gérard Gautier  
Extrait du recueil « Je suis une île » aux éditions L'Echarpe
 

 
 

 

 

 

 

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 06:57


 

Depuis très longtemps
L’Un à l’Autre, étions très attachés,
Petit à petit son amour, en moi, a grandi
Sa beauté aussi.
Pourtant, très complice,  
Parfois du mal m’a fait.
Quand, de rire, j’éclatais
Scintillante, Elle s’illuminait.
Elle aimait partager, déguster,
De la vie, toutes les saveurs.
Aujourd’hui, Elle est Partie
Pour un Autre ailleurs.
Frivole,

Ma dernière dent.

©Gérard GAUTIER
 

Saint-Brieuc 11 janvier 2022
 
     

 

 

 

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 07:42


 

 


Depuis l’ère des brumes ténébreuses,
La lumière créatrice est venue.

 

Des continents surgis des Abysses,
Dans l’âme et le cœur des hommes,
On a chanté les dieux, la nature
Créé le beau
Partagé des langages
Interrogé les consciences
Pensé avoir vaincu la misère,
Appris la solidarité, le partage
Honoré les beautés nouvelles de la vie
Vomi sur les horreurs de la guerre
Honni l’intolérance
Glorifié la connaissance

 

Depuis l’ère des brumes ténébreuses,
La lumière créatrice est venue.

 

On a réinventé les sciences
Pensé faire tomber les murs de l’indifférence
Eloigné l’heure du repos éternel,
Mais la folie des hommes est toujours là,
Vigilante, venin des cœurs,
L’intégrisme prospère
Soif d’Avoir, recherchée plus que d’Être.
Le Veau d’Or, toujours debout
Chasse la sérénité, l’espoir,
Fait de nouveaux esclaves
De nouveaux ravages

 

Depuis l’ère des brumes ténébreuses,
La lumière créatrice était venue,

 

Tout a été dit, ciselé,
Mis en couleurs, en musiques
Doit-on laisser l’archet, la plume,
La gouge, le ciseau, le pinceau ? Que reste-t-il à inventer,
A dessiner, à mettre sur portée,
Connaissances pour l’Autre
Richesses de la diversité,
Pour voir se lever l’Astre de Paix?
Orgueil, vanité que
Questions se poser ?
Résister, debout, est promesse d’avenir.

 

Arrive, rampant, le retour aux limbes


 
©Gérard GAUTIER
 
 
 

 

 

 

 

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 07:41


 

 

Tous avidement
C’était avant
Profitaient sans en apprécier
Comme il eût fallu
La saveur du temps qui passe
L’éclosion fugace d’une fleur
L’envol d’un papillon
Le regard d’une femme aimée
Le nuage fugitif
La clarté du jour les étoiles
Le sourire d’un enfant
L’eau pure bondissante
Leur préférant
Le confortable avoir
Le traître rutilant
L’imbécilité crasse
La courageuse lâcheté
Le débile moutonnement
L’indignité du soi.
C’était avant
Ignorant ce qu’ils devaient
A ceux d’avant
Défendant le pré carré
De leurs futiles possessions
S’accommodant de l’oubli
Du meilleur des autres
Ils marchaient aveugles
Vers le néant
C’était avant
Avant
Il y avait toujours eu un avant
Avant la clarté immense
Folie des hommes
Qui définitivement a gommé
L’après
 

© Gérard Gautier  

Extrait du recueil « Errances choisies » aux éditions L'Echarpe
   
 
 

 

 

 

 

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 07:32
Cap Fréhel - Photo Jdornac©


 

 

Bretagne de la blanche hermine
De l’eau vert et des prés gras
Blanche et noire des colères des tempêtes
Des matins éblouissants
Des couchants sanglants
De l’eau cascadante des torrents
Bretagne feutrée des chapelles
romantiques
Bruissante des forêts antiques
Haute en couleur des costumes d’or
Noire des deuils innombrables
Veuve de la mer insatiable
Aux festins marins dignes des rois
Bretagne qui sont ces hommes
Fils de ton sang peut-être
Qui de noir vêtus inondent ton sol
Bretagne que veut-on faire de Toi
Comment veut-on te faire mourir
De cette mort glauque, visqueuse
De cette mort incolore, inodore,
Invisible de la grande explosion
Bretagne n’accepte pas de mourir
Ou alors
Bretagne choisis ta mort !

 

© Gérard Gautier  
Extrait du recueil « Errances choisies » aux éditions L'Echarpe
 

 
 

 

 

 

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 07:39


 


Pour t’inviter en terre hospitalière,
A tes yeux d’avance gagnée,
Inconscient, maladroit
Tu ne sais éviter,
Pour ton but atteindre,
Les récifs, défenses acérées,
Sur lesquels la vague
Drosse à jamais les esquifs impudents.
Tu tentes une approche
Par la côte abrupte sondant
Au ponant,
L’Océan, sans limite et ses déferlantes,
Tourmenté sous un ciel colérique
Griffé par le vol planant des oiseaux.
Ne sois pas meurtri
Par l’aridité de l’accueil
Qui au loin te rejette,
Contourne, en une nouvelle approche,
Les aspérités granitiques.
Ecueils menaçants,
Aborde par l’échancrure protectrice,
En te jouant des brisants,
A travers les embruns,
Le havre de sable blond
Aux varechs épars,
Atteins
La plénitude sereine
D’une nature généreuse
Disponible
Restant à découvrir.
Toujours à conquérir…
Je suis une île.
Nous sommes tous,
Des îles.

 

© Gérard Gautier  

Extrait du recueil « Je suis une île » aux éditions L'Echarpe

 


 

 

 

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