Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 07:26
Photo Serge Lascar©

 

Bercé
D’un feu si tendre que le ciel s’est troublé
D’un sentiment si doux qu’un rayon de soleil s’y est réfugié.

 

Percé
Au fond de l’âme d’une larme retenue, qui jamais ne s’épand
Cascade interrompue par le souffle du temps.

 

Jardin muet
Jardin secret
Peuplé d’ombre, de tombes froidement alignées
Envahi de silence
De souvenir qui dansent.

 

Il me faut m’en aller la mémoire muette
Ravaler mon chagrin, mes larmes désuètes
Renoncer à t’offrir mes œillets de poète.
Il me faut m’éloigner, te laisser à ta mort pour me perdre à ma vie
Affronter la quiétude qui vient après les cris.

 

Exercice de style
Me voici inutile
Et mes mots, et mes vers je le sais, je les hais et les jette à l’oubli.
Quiconque passera ne les reconnaîtra
Ne les remarquera
Qui sait ?
Même pas toi.

 

©Serge Lascar
Du sang dans l’encrier - Ed. LGR
 
 
 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 07:46
Détail de l’oeuvre « libre interprétation » reçue de Serge Lascar


 

 


Je connais un jardin étrange et solitaire
Déroulé aux confins de brumes éphémères.
Enlacée aux coteaux d’une colline nue
L’âme s’y désaltère à l’eau vive d’un ru.
Je connais un jardin étrange et solitaire
Palpitant dans le souffle d’amours adultères.
De chemins parcouru
D’étoiles revêtu
Il s’étend par-delà mes rêves outranciers
Jusqu’aux rives dorées de Méditerranée.
Je connais un jardin et bientôt je m’y perds.
C’est un jardin secret
Qui ne va pas plus loin que le bout de mon nez.

©Serge Lascar
 

 


 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

 

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 07:42
Détail de l’oeuvre « libre interprétation » reçue de Serge Lascar

 

 

J’ai rencontré, évadée de vos yeux
Une larme.
Je l’ai suivie, au fil de votre nez
Sans me faire remarquer.
Elle contourna la commissure sacrée de vos lèvres
Et je m’en approchai.
Laissant à son passage un reflet d’eau salée
Je la vis se glisser le long de votre cou.
Gourmand, je me précipitai
Affamé à l’idée de m’en désaltérer.
Et puis : je l’ai perdue.

 

Heureuse perle de vent
Cette larme un moment
Frôla votre visage
Sage
Et en mourut.

 

©Serge Lascar
Du sang dans l’encrier - Ed. LGR

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 07:48

 

Semaine faste pour mon blog de poésie, j’accueille un nouveau poète, Serge Lascar. Bienvenue Serge en mon nom et en celui de tous les lecteurs du blog. (Jean Dornac)

 

 


C’est un effluve tendre qui attise les sens. Fruité au vent feutré de son ombre discrète Le parfum la précède, annonce sa présence. La voilà, elle arrive et déjà je la guette.

Sa silhouette file, glissant à la surface D’un miroir invisible, d’une étendue glacée Elle passe à mon regard, portée par tant de grâce Et trop vite elle s’égare dans mes rêves secrets.

Tel un fauve à l’affut se tendant à ses marques Je savoure l’arôme flottant de sa crinière. Je descends à ses reins, au galbe de ses hanches Dévore son image et bois son apparence.

À peine disparue, sa présence me manque. Je cherche, animal, la bribe de senteur L’empreinte de son pas gravée dans un soupir.

Dix secondes écoulées, la voici qui revient. Je l’entends d’aussi loin que me porte l’instinct. Elle approche et l’essence de nouveau me transporte. Deux ou trois pas encore, elle se penche à ma porte.

Bonjour !

Son regard me transperce de bonheur et de vie. Ses lèvres me sourient. Sa chaleur m’envahit, tétanisé, ravi Étourdi et conquis.

Dans sa jungle le fauve s’écroule en carpette Trophée de chasse, moquette Aplati tout entier à son heure de passage Abruti et drogué au piège de sa cage.

Tout le jour rêverai partout de la croiser J’irai à son endroit pour faire semblant encore de passer par hasard. Chaque fois en mon cœur volerai son regard L’impression enivrée de son corps parfumé.

Est-il alors besoin d’en savoir davantage ? Le parfum à lui seul campe le personnage.


Il m’apprend de ses formes les mille paysages Intimes et secrets, les livre à mes baisers. Il m’offre son image, la douceur de sa peau Et me donne en cadeau
La tendresse menue La caresse ingénue De sa poitrine nue.

Balayant tous mes doutes L’ombre conduit ma route. Sa pudeur fait son charme. Son silence me désarme. Elle m’entraîne en secret Et nous fermons les yeux sur ce rêve doré Émotion partagée

Fragrances enchevêtrées Emportés au silence d’un amour exalté. Splendide au crépuscule sombre et nacré des dieux qui chantent mon délire Je la rêve Polaire, étoile dans l’azur, singulière lumière Qui m’attire Et me perd.

©Serge Lascar

« Du Sang dans l’Encrier » Editions de la Librairie Galerie Racine
   
 Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche