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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 06:38
 
 
 
 
 
Dénouer les plis de la brume
Entre ombre et lumière
Et tirer le fil des mots métissés,
Lierre enlacé autour de l’aiguade,
Mon oratoire est repu de l’eau du ciel.
De la plume écarter les fausses pépites
Égarées sur le sable noir de l’aveuglement,
Pour le voyageur du clair-obscur
En quête de l’eau vive,
Puiser les gouttes salvatrices,
Cascade perlée du savoir
Nimbée d’un parfum d’abandon
Se faisant complice du tournesol
Offert au soleil,
Laisser glisser les lueurs naissantes
Qui effleurent le duvet moelleux de l’éveil
Et rêver à la source primitive
Qui éclaire les cœurs.  
 
©Nicole Portay



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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 06:40
 
 
 
 
Dans cette futaie dense et féerique un jour, nous jurons
De nous enliser, de nous aventurer sans peur,
Drôlement bien et heureux dans un bocage ombrageux.
Nous nous enfonçons sans le savoir dans la royauté
Même du Don Juan accompli, le maquis de Loko Atiso,
Le dieu immigré de l’Afrique que nous déifions.
 
Les créatures du Grand Maître, les humains, les animaux       
Et la nature elle-même de concert avec l’amour et la joie
Créent une harmonie sereine, une eurythmie mélodieuse
De cliquetis, de fresques, de nuances libres et sibyllines,                  
Aux alentours, ils modèlent une couche pour nous,                 
Sans effroi nous planons, nous vacillons avec les lucioles
Et les criquets sauteurs de cette nuit magnétique.
 
Heureux et sans pudeur, nous savourons le bienfait
De ce sol séculaire des divinités patriarches des ancêtres.
Pieuse et sage, je glane des feuilles odorantes ‘tibonm’
Offrande au Lwa hypnotiseur rien que pour te suffire.
 
Les condors des Andes fredonnent un timbre rythmé
Dans une chute céleste escortée d’une euphonie tendre
De notes majeures, de paix, de piété pour revigorer
Amplement un amour érotique, juste pour toi et moi.
 
La terre aborigène, sillonnée, façonnée à la belle étoile,
Est bien là où tout se crée, là où rien ne succombe,
Là où tout est printemps et où tout est poliment permis
Par les dieux sensuels qui s’accaparent de nos êtres,
Et nous savons que le jardin divin des maîtres du terroir,
Est bien le domicile du Maître qui nous commande.
 
Nous sommes envoutés, tout au long de notre parcours.
Des ramures d’un arbre titanesque, je me fais une couronne,
Solennellement je disperse sans façon le reste en étrennes  
Pour l’empire de Loko, le dieu de l’amour et de la nature.
 
©Nancy Turnier-Férère
(2017)       




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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:41
 
 
 
 
 
D’un bâton malaisé
Je traçais un chemin
Sous les vastes feuillages,
Humus sombre,
Odeurs de terre humide
Fraîchement dévoilée,
Feuilles foulées de l’automne,
Vous attendez
Par un après-midi à contre amour
Un souffle d’âme à travers l’ombre,
Et que se dessine
Le lent mouvement de nos corps
Dans le temps retrouvé.  
 
 ©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 06:40

 

 

 
 
 
 
Il est presque impossible
D’être attentif à chaque instant.
C’est une seconde nature
Ouverte à nos appels.
 
Elle fait irruption
Chaque fois que la voie est libre
Et nous montre un bout de chemin
En éclaireur habile.
 
Elle nous ouvre l’œil
Encombré de nos distractions
Et nous évite les faux-pas
Dus à nos impulsions.
 
Toujours prête à surgir
Aux moments les plus essentiels,
Il nous appartient de l’offrir
Au temps continuel.
 
©Luce Péclard
10.4.18



 

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 06:36

 

 

 

 

A Montfaucon, les cordes s’agitent de plus
en    plus   frénétiquement   au   bout    des
potences taillées   dans   le   bois   d’arbres
suppliciés. Des têtes  glissent   d’entre   les
nœuds desserés.
 
       Prométhée, pourquoi te sauves-tu ?
 
Chancelants, nos frères humains transis et
occis 1  déploient  leur carcasse  blanchie
parle temps. Les mains parcheminées aux
longues, trop longues phalanges ivoirines
se cherchent, se tendent.
 
                       Pour quel accueil ?  

 

©Nicole Hardouin.
Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.




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[1] Villon


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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 06:39
Le penseur - Rodin

 

 

 

 

De la jeunesse à l’autre rive
j'avance à tâtons
sur l’imprudence du temps…
 
Hélas je ne connais
que l’ignorance
et le quotidien douloureux
car l’enfant que je suis
est encore à naître…
 
J’ignore malgré mon âge
l'identité réelle
de l’occupant de ma chair
mais je marche encore
au bras de l’espoir
même si je me trouve
sans cesse
à deux pas de l’erreur…
 
L’indulgence  permet
de nommer la folie
sans m’évanouir
entre ses mains…
 
Et dans la tiédeur du rêve
loin du vertige
de l’ombre impalpable
et terrible
je découvre l’homme que je suis…
… alors saisi d’étonnement
je frappe le soleil
de colère et de joie…
… murmure de poussière
d’un monde inconnu
qui ne m’appartient pas…
 
© Victor Varjac
Antibes, le 4 novembre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 06:23

 

 

 

 

                                                                                                      Pour Michel Bénard
 
 
Au bruit de l’âtre où la flambée s’effondre, goutte menue, le chant de la clepsydre s’est perdu. Rehaussée de halos, l’obscurité qui vaque n’en est que plus souveraine. Quelques flammes errantes, éclairent, vagues, la pierre aux ombres souterraines. Au domaine de l’aragne, sur le manteau de la cheminée, s’empile un désordre ancien : vestige d’une vie. Parmi des brassées de parchemins, les infolios pleurent dans le sable des encres leurs paroles enfuies. Sous la lampe pensile, le savoir tisse la patience et, au pupitre, l’homme sage en sa croyance jamais ne désespère. Lui, il sait que, sous les soleils éteints des cuirs, la vérité dort, lumière en linceul de peau, plus précieuse que l’or et l’argent. De longues heures ont passées qui ne sont pour lui ni jour ni nuit, mais prolongement de l’attente. Parfois, une voix se fait entendre, c’est un autre lui-même qui parle à son cœur.
 …Giordano, Giordano …hâte-toi, ils arrivent…
Est-ce la fin ou le commencement ? Une clameur sourde gronde au sein du silence. À la fois juge et bourreau, elle répercute l’écho d’une noise indomptable. La lumière au soupirail s’affadit. Le feu sénile caquète d’un étrange babil où se content vanités et bûchers. Prophète au corps de cendre, il ne dit rien que l’homme ne sache déjà.
…Giordano, Giordano…la connaissance est un brasier…et l’univers une geôle infinie où le temps prône l’oubli
 
©Béatrice Pailler
Recueil L’heure métisse
In Jadis un ailleurs L’Harmattan 2016




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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:44

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 06:42
Montage photos réalisé par Djida Cherfi

 

 

 
 
J'aimerais ne pas être moi,
Pour avoir une discussion avec moi.
J'aimerais m'écouter me parler,
me consoler et me conseiller,
voir ce que ça fait,
d'avoir mon attention dévouée !
J'aimerais me regarder dans les yeux,
vérifier que ma sincérité y est bien reflétée,
et puis...
voir ce que ça fait de regarder mon sourire et d'écouter mes idées.
J'aimerais ne pas être moi,
juste pour voir ce que ça fait d'être moi,
mieux m'apprivoiser, mieux m'aimer...
J'aimerais sortir de mon âme,
la voir et la contempler,
Ne pas être moi pour mieux âtre moi !
 
©Djida Cherfi
30/05/2018.




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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 06:33

 

 

 

 

Envouté par vos fines
Et soyeuses dentelles,
Je calligraphie votre corps
De la pointe du calame,
Aux couleurs de l’enlumineur.
Je laisse flotter mes rêves
Dans vos enivrants
Et délicats parfums.
Par cette union en transparence
Nos lèvres en forme de cœur,
Caressent nos silences
En éveillant nos sens.
Humble et candide jardinier,
Me voici soudain
Eternel semeur d’amour,
Dans les profonds sillons
De notre fertile jardin.
 
©Michel Bénard.




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