Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 07:45
L’obscurantisme en action

 

 

 

Il ne reste plus qu’un mur
Avec encore quelques lambeaux de papier
Volant au vent,
Et un clou,
Un clou avec une clef,
La clef qui ouvrait la porte du bonheur
Devenue aujourd’hui
Une poussière de rêve mutilé.

L’obscurantisme a œuvré.  


©Eliane Hurtado

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 07:34
Illustration de Pinel

 

 

 

 

Eh, oh ! Oui, toi, l’individu que j’aperçois là-bas, une plume à la main et qu’on surnomme aussi, parfois, si je me souviens bien, « le Poète » : arrête un peu de tirer, imbécile !

 

Tu n’as donc pas encore compris que, depuis le début, suite à un besoin compulsif de recourir à l’automutilation, c’est sur toi que tu braques ton projecteur en plein cœur de la polémique.

 

Ça procure quoi comme sensation de se sentir seul dans la ligne de mire, abattu par ses propres paroles, celles que l’on vient justement d’exprimer, là, il y a quelques instants seulement ?

 

La prochaine fois que tu montes au créneau pour exiger la tenue de propos plus pertinents, fais-nous plaisir : pense aussi aux autres.

 

©Michel Duprez

 

  




 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 07:40
Un penchant pour le ciel 精選 好東西 熊老闆 / Flickr

 

 

 

 

Je suis déçue, terriblement déçue car je viens de découvrir que l'anagramme de merci est Crime. C'est incroyable, impossible, impensable. C'est Alice au pays des merveilles, sans merveilles, c'est l'île aux trésors, sans trésors. Il faut jeter au plus vite, dans de profondes oubliettes, ce mensonge mégagéant. À moins que...

 

Et je me rends compte, tout à trac, que mes recherches sur le sujet sont inexistantes et mes réflexions, brutes de fonderie. Et vlan dans les tibias ! M'enfin, on n'émet pas une accusation sans être sûr de son coup, cela frise le travail méchamment bâclé. À toute vitesse, j'ai donc retroussé mes manches et fouetté énergiquement mes neurones nonchalants. Et j'ai été largement récompensée, j'ai même reçu un salaire, beaucoup plus que quelques grains de sel : la jubilation de glaner des trouvailles ravigotantes voire euphorisantes. En conclusion, l'anagramme n'a pas menti. Il y a bel et bien " crime " quand merci s'applique à une personne sans pitié c'est-à-dire sans merci et qui accomplit des actes pouvant aller jusqu'à la barbarie vis à vis d'autres individus qui sont à sa merci. C'est clair, non ?

 

Et là, je dis un grand merci à la langue française, un merci tissé de fleurs et de soleil, de mousse, d'herbes dorées et de brise câline.

 

Rissolé dans la chaleur du coeur, frotté sur le velours de la tendresse, sculpté dans l'atelier de l'imagination, ce mot magique rayonne et resplendit. Distribuons-le généreusement, c'est tellement bon de le donner et de le recevoir. Offrons-le à l'univers, à tout ce qui pousse et vit sur terre, à tout ce qui est beau à regarder, à toucher, à tout ce qui est bon à manger.

 

Chaque matin, lançons dans l'air un merci palpitant d'amour universel qui se répandrait comme une semence généreuse, une semence de bonté.

 

Dire merci, c'est offrir la fleur de la gratitude, gonflée d'une joie sereine et de lumière vivante.

 

Merci, un amour de cadeau, un cadeau d'amour...

 

J'aime ce mot-terreau, riche en promesses et quand je le dis ou quand je l'écris, j’ai l'impression d'entrer dans un verger en fleurs...   


©Michèle Freud

 





 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 07:32

 

 

 

 

 

Tu es la nacre précieuse

A laquelle je m’harmonise,

Qui s’offre silencieusement

Comme une aurore dentelière,

Touchant la cime de la grâce.

Tu es l’essence parfumée,

Musique aux couleurs irisées.  

 

©Michel Bénard.







  

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 07:34

 

Page conçue et réalisée par Ode
-
Photo de ma famille après le décès de mon père
Je suis la plus petite, le "bébé" .

 

 

 

 

Il fait nuit


C'est décembre


Par la fenêtre, je regarde mon arbre nu


Le Ciel est chargé de neige, en son sein, retenue



 

Blanc, blanc, le firmament



 

Au sol, s'étale un manteau de plumes blanches


Les Anges se sont dénudés


Ne volent plus


Font offrande


Pour accueillir une âme


Celle de maman



 

Entre deux tempêtes de neige


Le Soleil est au rendez-vous


Soudain, au zénith


Tout s'arrête


Le Temps, la Vie


Finie la longue agonie !


Silence !


C'est l'heure du Passage



 

Elle s'est revêtue des attributs de l'Ange


Et s'est envolée dans la Paix des Étoiles



 

~***~



 

Là-haut, une nouvelle Étoile brille


Malgré le Ciel, chargé de neige,


Qui fait la fête


Et ne se retient plus



 

Doucement, lentement


Les quelques plumes blanches


Qui jonchent encore le sol


Se fondent dans le décor féerique


Disparaissent sous les flocons tourbillonnants


De ce jour exceptionnel de décembre  

 

Ode©


 

In memoriam



À Maman, qui, pour ce Passage sur cette terre, est née le 19 juin 1912
et s'est envolée dans la Paix des Étoiles le 13 décembre 2000



 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/amaman.htm   

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 07:36

 

 

 

 

Un soir ou était-ce un jour

Tu es partie mon ancien amour

Sans un mot, sans un sourire

Sans un baiser… rien qu’un petit rire…

 

Est-ce donc ainsi que meurent les amours

En oubliant les « je t’aime pour toujours » ?

A quoi bon vouloir te retenir

Tu as cherché un autre pour te ravir…

 

Peut-être espères-tu ma mort

Afin de t’éviter tout remord !

Ne compte pas sur cette faiblesse

Tu ne mérites aucune messe !

 

J’attends désormais

De l’aube au crépuscule

De juin au mois de mai

Un amour nouveau et ses canicules !

 

Je l’espère infiniment belle

Femme accomplie, un peu rebelle

Brûlante et dévorée de désirs

Avide de folie et de plaisir !

 

Puisse-t-elle rester fidèle

Mieux que tu ne le fus

Pour l’aimer, je ferai du zèle

Elle qui me dira « tu »…

 

Elle plongera ses grands yeux

Pour se baigner nue dans les miens

Couleur séduisante de mer bleue

Et nous serons si biens…

 

Je la rêve assise au bord de ma vie

M’offrant l’histoire de ses jours

Bien la connaître sera mon envie

Pour que vive l’amour…  

 

Je lui offrirai la rose de mes promesses

Elle m’offrira le diamant de sa fidélité

Nous vivrons ensemble l’allégresse

Des amoureux en éternité…

 

©Jean Dornac

Lyon, le 25 novembre 2018  

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 07:26

 

 

 

 

 

Il semble qu'on revienne aux temps les plus anciens

ceux qui restent figés dans notre préhistoire

Le froid qui s'étendait sur la terre sauvage

et transformait la vie en quête aléatoire

a l'air de revenir du plus profond des âges

 

On a tout essayé, royaumes, républiques

On a introduit Dieu en étrange réplique

de l'homme qui n'a pas dépassé son histoire

celle d'un animal qui croyait s'élever

non pas pour admirer l'infini qui grandit

mais pour le maîtriser, dire qu'il est à lui

 

Quelques penseurs sont nés comme fleur aux orties

Ils ont laissé leur trace, ils ont laissé leurs mots

Les poètes ont pleuré, les peintres ont témoigné

Mais la majorité n'a pensé que tripot

et vienne le profit, le déluge et la mort

sur la terre où s'éteignent déjà les animaux

 

On peut être objectif et aussi être amer

lorsqu'on drague les fonds on épuise la mer

Et comment supporter qu'on rase nos forêts

Qui ont mis tant d'années à nous oxygéner

On coupe lentement un à un les ormeaux

Ces arbres protecteurs abritant les oiseaux

 

Je le garde en mon cœur et l'entends murmurer

ce vent qui autrefois chantait dans la feuillée

ce vent n'existe plus et le ciel est amer

On écoute en silence dans la plaine endeuillée

La peine des chevaux sous une pluie d'hiver  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 07:40

 

Permettez-moi de vous présenter le nouveau recueil de Claude Luezior, poète que j’ai la chance et la joie de publier régulièrement ici. C’est une œuvre importante selon tous ceux qui ont eu la chance d’avoir lu ce recueil ! Ne passez pas à côté !! Jean Dornac

 

* * *

 

Préface Nicole Hardouin

Éditions Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

 

________________________________________________________

 

C'est à pas feutrés que l'on entre dans Jusqu'à la cendre, happé dès les premières pages par le courant puissant de l'écriture poétique. 

Écriture précise, finement ciselée. Les mots, dont certains pénètrent en l'intime du lecteur avec une résonance intense,  provoquent parfois comme une détonation...

L'alternance de poèmes et de prose confère aux textes un rythme particulier. Comme une respiration nécessaire pour aller plus avant dans le courant du fleuve.

On est entraîné, remué, secoué par cette lecture qui, évoquant des thèmes variés, est tissée autour d'une trame singulière : celle de l'humain jeté au cœur de la grande et mystérieuse Aventure, avec toute une palette d'émotions, de questionnements, d'incompréhensions, de cris et de désespoirs qu'elle ne peut que susciter.

Mais aussi ces plages de douceur, de tendresse, d'amour qui s'offrent à celui qui se confronte à la merveille et à la terreur d'être humain : une épaule soutenante, un regard, des lèvres offertes... Cela, le poète le voit, le vit, le dit, au milieu de la réalité souvent douloureuse, incompréhensible et violente du monde...

Posture poétique : celle qui témoigne de la vie, de son caractère précieux et qui, en même temps, s'insurge et dénonce ce qui va à son encontre et l'avilit, la détruit. Luezior est bien dans cet acte poétique : une poignée de notes, un poème jeté dans l'espace par un geste de danse, un tableau agitant ses reflets, la main d'une femme : entre nous, un jardin premier à portée de regard.

 

Jean Mahler

 

 

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 07:40

 

 

 

 

Au seuil de l’aurore,

J’ai vu une lumière ailée

Verser ses perles de rosée

Sur les feuillets

De mon livret oraculaire.

M’est apparue une flamme princière

Déployant un voile d’or

À fleur de gorge,

Reflets de rousses transparences tissées

À l’orbe de mes seins.

Le verbe éclairé

Au palais de lisses courbes,

A sublimé en lettres de feu

Ses larmes de cristal

Essaimées comme des pétales

Par un souffle complice.

A l’heure solaire,

La lumière ailée s’est posée

Sur un glaive sacré

Signant la nacre de mon poème.  

 

©Nicole Portay

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 07:27

 

 

 

 

 

A l’aube du virtuel


Sur ton ordinateur,


Le plus grand des hackers

Répare tes erreurs.


La touche du « réel »


Fusionne les fichiers


Azerty est codé,


Les secrets sont gardés


Dans les clefs USB.


Les données du système


Dans ce grand logiciel


Sous Windows ou Ciel


Se défragmentent eux-mêmes.

Un bug à l’interface ?


C’est juste une arabesque,

Génie de data-base,


Mini et gigantesque,


Ce glyphe universel


C’est ton @... arobase...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche