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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:04
Mémoire – Ode
 © Vladimir Kush
 
 


Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse

De mots tendres, de toujours
De nuits bleues d'étoiles
De corps vierges aux ventres chauds offerts
Dérive des libertés
Tanguant aux mouvements de la mer

Sources secrètes où le sang monte
Jusqu'au souffle du rêve

~*~

Là, au creux de mon cou, ta voix qui me chuchote :
« Je ne suis que l'écho que crée ta présence
Tu m'y rencontres. Je t'y entends.
Nous sommes les deux parts d'une même chose »

~*~

Nous sommes aussi les deux parts d'un même lieu
De cette île où la mer monte, berçante
Alourdie d'algues que l'on récolte à marée basse
Entraînant l'enfance et ses châteaux de rêves
Nous sommes les deux parts d'un même tout
De cette même scène où se joue le théâtre de nos vies

Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse

…Et je pleure jusqu'au bout de mes aimances…
 
© Ode



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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 08:35
L'amour réveillé - Marlène Racine-Toussaint
© William Turner
 
 
 
 
Notre navire navigue, sur une mer mouvementée
Nous avons abordé, un autre cap hier soir
N’ayons pas d’illusions, ce sera sans espoir
Cet amour effectue, une pénible montée
Notre navire navigue, sur une mer mouvementée
 
Ce n’est donc pas un rêve, et nous devons y croire
En ce beau soir d’automne, l’amour s’est réveillé
Et de cette traversée, nous sommes émerveillés
Mais le vin est tiré, il nous faut bien le boire
Ce n’est donc pas un rêve, et nous devons y croire
 
Même pour un court moment, célébrons notre amour !
Si Dieu, dans sa clémence, a pu nous réunir
C'est bien pour nous aimer, et non pas nous punir
Chassons remords, scrupules, ça vaudra le détour
Même pour un court moment, célébrons notre amour
 
Le temps a fait son œuvre, à l’automne de nos vies
Souvenirs et regrets, seront bien exprimés
Écueils, chagrins, douleurs, nous aurons déprimés
Le DESTIN s’en charge, encore une fois, c’est la vie !
Le temps a fait son œuvre, à l’automne de nos vies  
 
© Marlène Racine-Toussaint



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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 08:38
Le recueil : Imaginaire… encore que… de Jean Dornac
Amis francophones de tous pays, si vous aimez le rêve, l’évasion dans les mondes imaginaires, c’est ici qu’il faut cliquer et, pourquoi pas, acheter mon recueil de nouvelles pour vous-mêmes ou pour l’offrir à ceux que vous aimez ou les deux, pourquoi pas : http://www.bibliocratie.com/produit/imaginaire-encore-que/
 
Le prix d’un recueil est de 17 euros auxquels il faut ajouter 5 euros de frais de port, rien de plus ! Il ne vous reste que 36 jours pour acquérir mon livre ! Et le temps passe très vite… très, très vite…
 
* * *
 
En France métropolitaine, l’exemplaire coûte 17 euros, port compris.
 
En achetant ce livre, vous m’offrez la possibilité et la force de continuer à écrire, d’autres nouvelles, d’autres poèmes, etc. C’est vous tous qui ferez que j’existerai en tant qu’écrivain et poète…
 
A bientôt !
Jean Dornac
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 08:03
Le poème du Pot-potin * - Michaële Bernos
 
 
 
Le cuisto au four et au moulin
Pétri du bon pain avec ses petites mains
 
Satisfaisant les clients trop pressés
En remplissant leurs panses affamées
 
Je me régale à Montmartre Village
Au milieu d’un décor d’un autre âge
 
Ca fait plaisir de profiter d’une soirée douce
A la terrasse de l’Eté en pente douce * *
 
©Michaële BERNOS (Mika)
 
* Le Pot Potin est le nom du menu du restaurant l’Été en pente douce.
 
* * Restaurant l’Été en pente douce, 08 rue Paul Albert 75018 PARIS
Tél. : 01 42 64 02 67 - http://www.parisresto.com/
Métro Anvers ou Château Rouge



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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:21
LES SIRENES A LA NUIT NOIRE - Carmen
( ancien titre :Au pays X sur la planète Y)
 
 
 
 
 
Oyez... oyez... braves gens...

Il est nuit sombre... le temps de dormir...
Oyez... oyez... braves gens...
Verrouillez votre porte à clé... fermez vos yeux... bouchez vos oreilles... pour ne pas entendre les sirènes à la nuit noire... dans l'obscurité propice à ce que tout les chats soient gris... vous susurrez des horreurs... insinuant :
- Sans eux, le soleil aussi brillera...

Dormez en paix nous veillons sur vous !
Confiez-vous en nous !

Nous vous menons à bon port jusqu'à l'aube et son glorieux soleil !
 
Oyez... oyez... braves gens...

Il est nuit sombre... le temps de dormir...
Oyez... oyez... braves gens...
Verrouillez votre porte à clé... fermez vos yeux... bouchez vos oreilles... pour ne
pas entendre les sirènes à la nuit noire... dans l'obscurité propice à ce que tous
les chats soient gris... vous susurrez des horreurs... insinuant :
  • Ils contrôlent vos rêves, vos pensées, vos faits et vos gestes...
  • Dormez en paix nous veillons sur vous !
Laissez-nous vous guider !
Que nenni, nos regards s'arrêtent au seuil de votre porte pour votre sécurité... elle nous tient à cœur !
 
Oyez... oyez... braves gens...

Il est nuit sombre... le temps de dormir...
Oyez... oyez... braves gens...
Verrouillez votre porte à clé... fermez vos yeux... bouchez vos oreilles pour ne pas entendre les sirènes à la nuit noire... dans l'obscurité propice à ce que tous les chats soient gris... vous susurrez des horreurs... insinuant :
- Abondance de biens ne rend pas heureux... ils l'obtiennent par la soumission et l'exploitation de peuples... et exterminent ceux s'y refusant...
Dormez en paix nous veillons sur vous !

Croyez en nous !

Si cela était vrai, ils ne parcouraient pas la planète pour venir ici !
 
Oyez... oyez... braves gens...

Il est nuit sombre... le temps de dormir...
Oyez... oyez... braves gens...
Verrouillez votre porte à clé... fermez vos yeux... bouchez vos oreilles pour ne pas entendre les sirènes à la nuit noire... dans l'obscurité propice à ce que tous les chats soient gris... vous susurrez des horreurs... insinuant :
- Vos pensées parasités pour plus de passivité... ils exportent leurs combats, arment les belligérants... illusoire est cette paix...
Dormez en paix nous veillons sur vous !
Laissez nous les rênes !
Regardez le monde livré à lui même, partout ailleurs, guerres, famines, pollutions !
 
Oyez... oyez... braves gens...

Il est nuit sombre... le temps de dormir...
Oyez... oyez... braves gens...
Verrouillez votre porte à clé... fermez vos yeux... bouchez vos oreilles pour ne pas entendre les sirènes à la nuit noire... dans l'obscurité propice à ce que tous les chats soient gris... vous susurrez des horreurs... insinuant :
- Ils s'approprient votre force, vos pensées et vos rêves... sucent votre énergie vitale pour leur seul bénéfice....
Dormez en paix nous veillons sur vous !

Tous les jours, apportez votre pierre au commun édifice !
Si cela était vrai, vous vous en seriez déjà rendu compte !
 
Oyez... oyez... braves gens...
I
l est nuit sombre... le temps de dormir...
Oyez... oyez... braves gens...
Verrouillez votre porte à clé... fermez vos yeux... bouchez vos oreilles pour ne pas entendre les sirènes à la nuit noire... dans l'obscurité propice à ce que tous les chats soient gris... vous susurrez des horreurs... insinuant :
- Sans désir, sans pensée, sans soucis, ni prévisions, est le mort... Dormez en paix nous veillons sur vous !
Ne désirez rien, ni ne pensez à rien !

Ne prévoyez rien, ni ne vous souciez de rien !
Croyez-en-nous !
Laissez-vous aller !
Laissez-nous faire !
Laissez-nous vous guider !
 
© Carmen - Texte protégé



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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:24
Sans titre V – Mouloudi Mustapha
 
 
 
 
Je dédis ces vers à tous ceux qui ont mal d’avoir sans cesse mal et qui risquent de perdre la vie parce qu’ils ne peuvent se payer une boîte d’aspirine ou prétendre à tel ou tel lit ou encore se protéger de tel ou tel rhume…
Je dédis ces vers à tous ceux qui ont servi ou qui servent encore de cobaye à ces charlatans comme à ces laborantins et laborantines dont la science en général et la médecine en particulier vomie…
Je dédis ces vers à tous ceux qui ont vu ou qui pourront voir un jour partir l’un des leurs sans qu’ils ne puissent revendiquer  le droit de ce dernier droit que la nature nous offre comme droit à savoir «être avant de partir »…
 
 
 
 
Timide tel Corneille
Dont l’ami fut Richelieu
Il ferme les oreilles
Sans ouvrir les yeux.
 
Moderne tel Corneille
Il a convaincu les mots
Au réveil du soleil
Il va s’asperger d’eau.
 
Heureux, fut-il un jour
Le feu garde son ombre
Il caresse les détours
Pour traduire le sombre.
 
Il questionne le silence
Pourquoi finir ainsi sa vie
Loin, loin des constances
Dans la pauvreté et l’oubli.
 
Il questionne le bruit
Pourquoi refaire l’histoire
Ce mal pire ennemi
Ne mène que vers le noir.
 
Il questionne les deux
Unis dans le même panier
Le tyran se veut un dieu
Et son protégé un bélier.
 
En enfer, on ne rêve plus
Seul dieu peut nous aider
Les maux au coin de la rue
La fidélité reste à plaider.
 
©Mouloudi Mustapha
Alger le 24/02/2015



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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 08:27
Epilogue – Denise Bernhardt
Photo ©J. Dornac
 
 
 
Sans doute il y aura des nouveaux-nés
Pour oublier la Vie assassinée
Sans doute il y aura des fleurs
Pour oublier celles
Fauchées en leur printemps.
Il y aura des fruits, du pain
Du lais mousseux
Des soleils blancs, le cri de l’aube,
Des forêts denses pour la danse.
Des oiseaux de Paradis en amour
Et la chanson de l’eau au font des sources
Sans doute il restera un sanctuaire
Pour que l’on garde à travers larmes
Le goût des choses 
 
© Denise Bernhardt
  
Extrait du recueil « L’amour du monde » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Duccha. Editeur : Le Vert-Galant



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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 07:54
FÉTUS DE SOLEIL – Luce Péclard
© Photo J. Dornac
 
 
Dans le monde en furie,
Détachés des amarres
Flottent les mots de poésie,
Tels des fétus de paille.
Ils lancent des éclairs,
Des éclats ça et là,
Rayons d’or dispersés
Sur la face des eaux.
Ils aimeraient se regrouper,
S’assembler en soleils, en phrases,
En radeaux entiers de poèmes
Où les humains désorientés
Trouveraient lumière et salut.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier




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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 08:23
Afrique 3 : A l’heure des griots - Abderrahmane Zakad
 
 
 
 
Déjà le siècle ment et l’Afrique s’attarde
Dans une floraison de rencontres somptuaires
Les chefs africains nous inondent de bulles
Les promesses aussi creuses qu’une coloquinte
A l’heure où les griots s’abreuvent de vent.
 
Nous sommes aveugles, sourds et dans l’errance.
Sur les braises syndicales, le trop plein des discours
Et le nom des martyrs qui bousculent l’Histoire.
Les totems ne s’écroulent toujours pas.
A l’heure ou les griots s’abreuvent de vent.
 
Plus personne ne regarde du côté des  tombes
Où il ne reste rien que ce qui recommence.
Les gueux s’en vont toujours à la soupe populaire
Les moutons gambergent devant les palais présidentiels
A l’heure où les griots s’abreuvent de vent
 
L’intelligence cherche en vain la culture accessible
On a fait taire les voix et confisquer les livres
Les spasmes d’Anta Diop la mémoire d’Hampâté Bâ
Jaillissent timidement sur les rives du Niger
A l’heure où les griots s’abreuvent de vent.
 
Les râles des peuls sont encore incrustés sur les pistes
Et l’écho des voix rassemble les amitiés maliennes
Les mots pendent encore aux branches des imaginations
Dans la rumeur des promesses on ne les cueille plus.
A l’heure où les griots s’abreuvent de vent.
 
Déjà, le siècle ment et on se meurt de renaître
Le tam-tam brasse le désespoir de l’Afrique
Ne reste que le griot ivre qui rêve de n’être
Qu’une voix qui survit et s’abreuve de vent.
 
© Abderrahmane Zakad
 
 
 
 
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:16
FEMME – Marie Alice Théard
 
 
 
Il suffit d'être femme
Mère amante ou amie
Canal du divin et
Terre natale de nos joies
D'Isis à Salomé de Marie à Fréda
De la fille de joie à l'icone pérennisée
Te chanter change la banalité en moments de bonheur délirant
De l'homme tu portes les fruits
En hommage à sa sève
Dont tu te nourris
Jusqu'au bout de la vie
Erzulie ou Marie
Tes scarifications sont estampes des lieux de passage de l'exil à l'amour
Femme que tes pas soient bénis en ce jour.
 
© Marie Alice Théard



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