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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 07:13
LISERON -  Gérard Gautier
LISERON -  Gérard Gautier
Gérard Gautier Ambassadeur de la Paix
 
 
 
 
 
Ayant affronté les courroux du temps,
Frimas, grêle, tempêtes, canicules,
A chaque saison
Fleurs épanouies 
Senteurs poivrées, par le vent portées,
Le rosier centenaire
Témoin du passé
Voulant tutoyer le ciel,
Fièrement, se dressait.
 
En veille, sournoise, sous la terre
Hiver passé,
Dans le jardin un moment délaissé,
Obstiné, aveuglé par une soif de conquête
Le liseron, liane solaire,
Symbole de deuil,
Volubile, s’est insinué,
S’est emmêlé, enlacé,
Torsadé à l’assaut des tiges
Insouciant des épines,
Suçant, pour emplir son calice,
Le suc, la sève,
Etouffant la vie.
 
Progressant toujours plus haut
Devant l’acceptation passive,
Détruisant le patient travail,
Toujours renaissant
De dame Nature,
Fleurs Amour, étiolées
Noircies par la mort
Tiges cassantes
Feuilles asséchées
Doucement s’est éteint,
Le rosier.
 
Daech.
 
© Gérard Gautier Ambassadeur de la Paix
Saint-Brieuc 26 juin 2015
 


 


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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 06:44
Mirage – Michel Duprez
 
 
 
 
Une île, encore une île, ô Mer !
Si tu pouvais jamais fixer
à ce coquillage qui chante
mon souci d'évadé,
je t'épargnerais pour toujours
les mots de l'Agonie,
les mots de mes départs.
Miroir, mirage, envol des vagues ;
toujours tourner la grande roue,
la barre ou le disque du ciel
et taire un cri d'enfant gâté
dessous la terre solitaire,
boire le feu de tes entrailles
où se consument les regrets
et lever mon verre d'eau vive
à la santé de l'insatiable !
Amour amer, ah ! Mer mélanc-
ô liquéfiante raison d'être
quand les amarres sont larguées
à la vitesse du sang neuf,
dans les coursives de ton corps,
les mêmes mots toujours s'étranglent
et rêvent d'accéder au jour.  
 
©Michel Duprez

 

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 07:04
Mars – Djida Cherfi
MBA Lyon – Alfred Boucher - Photo J.Dornac©
 
 
 
Que ça soit pour sa chevelure,
Ou ses courbes magnifiques.
Que ça soit pour son sourire,
Ou ses gestes angéliques.
Son regard, sa tendresse féerique.
Qu’elle soit forte ou délicate,
Une femme enfant ou une femme fatale.
Qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs,
À tous ses beaux jours, et à ses malheurs.
Mars ne peut être qu’un mois ou un jour !
Pour elle,
Mars doit être la planète que l’ont décrocherait par amour.
Pour tous ses rêves et ses futurs beaux jours.
 
©Djida
08/03/2015
 



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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 07:01
Simple transparence – Michel Bénard
©Jean-Claude Bemben
 
 
 
Elle n’est que simple transparence,
Une révélation au ponant
De l’ombre de cristal,
Ample bustier bleu
Pareil au voile virginal
Souligné de larmes roses.
Ce n’est qu’un lumineux mystère,
La diaphane apparence
D’un étrange retour,
Ce n’est qu’un point d’étonnement,
La transcendante évidence
De l’œil de lumière
D’une femme réincarnée
En dame blanche.
 
©Michel Bénard
 



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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 07:10
Vent - Ode
 
 
 
L’interdit à bout de désir
Et de souffle du vent
Ailes de l’oiseau et de liberté
Créatrices d’imaginaire

~*~

Vent à longueur de plaines
À hauteur d’océans
Vent des origines lointaines
Saveurs et odeurs d’antan

Et ce vent dans mon dos
Qui me pousse vers toi
Ce vent derrière moi
Qui me conduit à tes eaux

Ce vent qui me dit de t’attendre
Et que pour toi j’ai tout le temps
Vent vers toi, si tendre
Vent du Saint-Laurent

Vent comme rumeur
Qui souffle à mon oreille
Les désirs de mon cœur
Et que sur moi tu veilles

Ce vent qui me dit que tu gardes mon feu et de mai, l’émeraude
Vent mordant comme tes brûlantes lèvres arrachées à mes jours
Vent du matin premier à la chair languide et aux larmes chaudes
Où la mer s’essouffle à force de hautes marées et de longs détours


Et le vent nous porte, amour…
 
©Ode
 



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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:59
Les étrangers – Jean Dornac
 
 
 
 
Ils sont là, les étrangers
Yeux perdus au fond
D’un avenir qui n’existe plus…
Ils tendent la main
Pour oublier la guerre
Pour éloigner la misère…
 
Sans toi, sans nous
Ils n’ont plus de lendemains
Juste la certitude des cercueils…
Oublie ta peur de nanti
Tu as tout
Ils n’ont plus rien !
 
Oublie tes effrois
Tes angoisses
D’enfant gâté
Qui craint
Qu’on lui enlève
Son superflu !
 
Oublie tes alarmes
Face à l’inconnu
Apprends à le connaître
Tu verras que bientôt
Ta frayeur aura disparu
Car nous sommes frères…
 
Qu’on le veuille ou non
Nous sommes nés
De la même terre
D’une même menue planète
Nul n’est étranger
Sur ce sol trop limité !
 
Regarde-le au fond des yeux
Donne-lui juste une pièce
Elle fera son bonheur !
Et même s’il la boit
Cela ne te regarde pas !
Es-tu chargé de sa morale ?
 
Si tu donnes
C’est sans condition
Sinon abstiens-toi
Tu serais trop blessant
Aux yeux du pauvre !
Non, ouvre-lui ton cœur !
 
Apprends enfin à lire
Au fond de son âme
Qu’il se meure
De l’absence d’amour
De notre part
Nous qui sommes ses frères…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 5 juillet 2015
 



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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 07:31
Retour d’absence - Pierfetz
Photo J. Dornac©
 
 
 
Après un long trajet d'absence,
A l'instant même de ton retour,
Je retrouve mes joies d'enfance,
Je suis à nouveau fou d'amour.
 
Tu es ma goutte de rosée.
Le clair filet de ta fontaine
Apaise mes lèvres séchées,
Me lave de nostalgie lointaine.
 
Tes mains, tes yeux, ton doux parfum
Me font rêver comme un printemps,
Quand la mer vague ses embruns
Et nous poursuit par tous les temps.
 
Notre course, main dans la main,
Ecarte un moment les nuages.
Aujourd'hui, oublions demain.
Buvons notre élixir "hors d'âge".
Précieux aphrodisiaque,
Potion d'herbes des champs,
Liqueur paradisiaque
Distillée à ton feu de camp.
 
Ton retour grandi par l'absence
A porté notre amour très haut.
Mémorisons-nous cette chance,
Dans notre aquarelle ce rehaut.

Quand, par une terrible ascèse,
Je comble ce vide intérieur,
Ton absence, mon amie, me pèse
Et me torture l'âme et le coeur.
 
La succession de tes silences,
Après des échanges de rires,
S'est transformée en longue absence.
Ne me restent que les souvenirs.
 
Le temps ensable notre plage.
Les amants se sont endormis,
Les ailes alourdies par l'âge,
Mais le rêve n'a jamais vieilli...
 
Le Rêve est fils de Mélodie !
 
Pierfetz©   



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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 06:40
Kamasutra – Thierry Deschamps
" Viol d'une vierge " SALVADOR DALI
 


Kamikazes ou timides, pervers ou romantiques,
Amateurs un peu gauches qui découvrent la vie.
Maîtres de la débauche, jouisseurs égocentriques,
Artistes qui jouent des corps jusqu'au bout de la nuit.
Sous le regard du ciel, les corps s'entremêlent.
Ultime défi à Dieu de ces Hommes punis
Trouvant dans ce boulet, péché originel,
Raison au sacrifice d'avoir désobéi.
Advienne ce qui devra, L'Homme à droit au plaisir…

~~*~~
 
 ©Thierry Deschamps
 
 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 06:54
La montagne et l’enfant – Michèle Freud
©Josephine Wall
 
 
 
 
Camille demeure dans une ferme savoyarde, mais sa vraie famille c’est la montagne avec ses neiges éternelles, ses glaciers et ses séracs, ses parois rocheuses où teintent les clarines, ses cascades, ses torrents et ses lacs.
 
L’école l’ennuie terriblement, pourtant elle est vive et intelligente. Dès la fin de la classe, en toutes saisons, elle court retrouver son cher ruisseau qui chante et babille dans le pré au-dessus de sa maison. En été, ses rives sont fréquentées par des papillons d’un jaune éclatant que Camille surnomme « les citrons pressés » parce qu’ils s’attardent peu sur chaque fleur. « Prenez le temps de savourer le nectar » leur dit-elle. « Imitez le lézard qui n’en finit pas de boire le soleil à la régalade. »
 
En hiver, sous une pellicule de glace, ajourée comme une dentelle, le cours d’eau murmure à son oreille l’histoire du Prince du Gel avec la Fée des Neiges, si éblouissante dans sa robe blanche brodée de givre et de cristal.
 
Pendant ses vacances, elle vit dans son immense royaume où tout est simple, pur, beau, vrai, où elle se grise d’espace, de silence et de liberté. Elle ne marche pas, elle danse, elle ne court pas, elle vole. Quelquefois, elle s’accroupie pour respirer le parfum d’une nigritelle, où s’agenouille pour tremper ses mains dans un joli chemin d’eau qui s’endort parmi les algues et les mousses. Parfois, elle se repose au pied d’un arbre foudroyé dont les branches sont si tordues et tarabiscotées qu’elle l’appelle « le contorsionniste ». Et les heures passent, légères, dans ce paradis qu’elle s’est choisi.
 
Camille rentre à la ferme à la nuit tombée et sautillant comme un oiseau, elle chantonne une comptine : « Joli papillon, jouant sous la lune à l’heure du crépuscule, papillon du soir, espoir… ». Elle aurait tant voulu dormir dans le creux d’un rocher, sous un édredon d’étoiles. « Un jour viendra » dit-elle à la marmotte, avec un sourire mystérieux sur ses lèvres. Elle ne finit pas sa phrase mais dans ses yeux fleurissait l’arc-en-ciel…
 
Ce jour-là arriva très vite, avant la rentrée des classes. Ses parents ne s’étonnèrent pas de sa disparition. Des recherches furent pourtant entreprises mais sans résultat.
« Vous comprenez, dit la mère aux gendarmes, Camille ne nous appartenait pas, elle est fille de la montagne, une sorte de créature surnaturelle se nourrissant de l’air du temps : elle est si fine, si menue, si transparente et si petite pour ses dix ans.
Hier, vous vous souvenez, la montagne était cachée sous un épais brouillard. Alors que je regardais vers le Miage, la brume s’est soudain déchirée et dans cette trouvée, j’ai aperçu Camille sur le Dôme, ses longs cheveux blonds flottant autour d’elle comme un voile de mariée. Vous voyez, elle est vivante ». Dans les yeux de la mère, brillèrent alors des étincelles de joie.
 
« Pauvre Marie, dirent les gendarmes, une fois dehors. La disparition de sa fille l’a rendue folle ! »
Pouvaient-ils imaginer que la Marie avait peut-être un œil de plus pour percer le secret des choses ?
 
©Michèle Freud

 


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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 06:46
La Vie - Jeanne Loiseau
Portrait de Mme Daniel-Lesueur par Paul Chabas (1867-1939) - http://www.daniel-lesueur.com
 
 
 
 
Quand nous tournons les yeux vers les débuts du monde,
Songeant aux êtres vils qui peuplèrent les eaux,
Nous disons: «Dieu frappa plus d'une race immonde,
Puis il fit naître l'homme après les grands oiseaux.» 
 
Et plus tard, entr'ouvrant quelque couche profonde,
Et trouvant dans le sol les débris de nos os,
Un enfant plus parfait de la terre féconde
Reniera notre sang, notre âme et nos travaux. 
 
Pourtant nous sommes fils des monstres de l'abîme,
Et d'héritiers plus purs l'Humanité victime
A son tour périra pour leur donner le jour. 
 
La route du progrès pas à pas est suivie.
Dans l'univers, ainsi qu'en notre étroit séjour,
S'enchaînent sans repos les formes de la vie.
 
Jeanne Loiseau
 
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