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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 06:31

 

 
 
Émanant de la brume
Qui miroite et se meut
Sur les eaux du rêve,
Magnifiée par ta plume
Elle chemine fragile comme l’oiselle
Sur le pont de l’équilibre.
Tu la cisèles de l’argile sensible
Au baptême de tes mots,
Mère de la terre et de la lumière
Elle, Femme universelle libre.
Patiente abeille subtile,
Ton Verbe l’embellit de dentelle
Virevoltant dans les murmures du vent
Au parfum poudré du pollen
Salutaire au miel de la vie.
Sa puissance brasillante,
À l’aura de ton regard
La fait gardienne du feu,
Offrant la chaleur pérenne
De sa bienveillance intuitive.
Eve, éternelle messagère
Initiatrice d’une parole nouvelle
Livrant sa note solaire à l’espérance.  
 

©Nicole Portay
Extrait du recueil « Fileuse d’espoir » aux Éditions les poètes français

 

 

 

                       

Nicole Portay - Poétesse

Déléguée BDR de la Société des Poètes Français

Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

 

site: www.societedespoetesfrancais.eu    

blog: www.societedespoetesfrancais.net    

 

 

 

 

 

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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 06:30

 

 

 

 

 

…Les souvenirs, sa mémoire en dénoue les fils, en dévide les pelotes au fuseau du jour. Un bruit de rouet lui vient aux tempes, confondu aux battements de ses veines.

 

Trépidations, résonances d’acier, les berlines ruent dans l’inconnu des brumes. Elles rayent la nuit d’or et de cris, échevèlent les ténèbres. Au passage du train, le ban et l’arrière ban des poussières se lèvent. La crinoline des cendres s’envole rejoignant des lampions d’étoiles et, dans l’ombre boisée aux lueurs factices, se dévoile le clair des corps.

 

À l’appui des galeries, pousse l’arbre sec, le chêne étêté. Ainsi, la roche contrainte au bras des étais s’endort sage pour un temps. Pour un temps seulement, car la voilà, irritée sous la sape qui crache en sa bauge son grisou ; haleine chaude de femelle forcée. Alors, dans l’éboulement de ses membres, le ruissellement de ses veines, gâchant son mortier d’hommes, elle écrase, telle l’eau évincée qui, en crue, retrouve son lit….  

 

©Béatrice Pailler

Recueil ALBEDO Editions Encres Vives 2018

 

(Commande chez Michel Cosem : 2 Allée des Allobroges, 31770 Colomiers. Prix public 6,10 €)  

 

 

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 06:57
Gene Kelly, Debbie Reynolds et Donald O'Connor dans le film-annonce de Chantons sous la pluie

 


 

 

L'eau qui tombe du ciel est pour l'Homme un trésor,

Dans certaines contrées, on l'attend pour survivre.

À la première goutte avec joie on s'enivre

En sachant qu'elle vaut plus encor que de l'or.

 

Mais dans d'autres endroits, on la gaspille à tort,

Par ignorance ou bien manque de savoir-vivre.

Un robinet ouvert en peu de temps délivre

Assez d'eau pour, ailleurs, échapper à la mort.

 

Nos excès ont par trop fait souffrir la nature,

Il faut s'attendre un jour à payer la facture,

Des sources et des puits commencent à tarir.

 

Si l'on refuse encor les gestes qui s'imposent,

On peut s'interroger sur notre devenir.

Sur la Terre, sans eau, l'Homme n'est pas grand-chose.  

 

©Gérard Cazé 

https://gerard-caze.book.fr/

 

 

 

 

 

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 06:22

 

 

 

 

Comme un lac qui vient poser

Ses baisers bleutés

Aux lèvres closes du rivage,

Mon amour s’amenuise et se perd,

Divaguant entre les monts obscurs,

Tel une barque frissonnante

Sur l’onde traversière.

Je n’irai plus m’enivrer

De miel et de nectar

En cueillant sur ta bouche

Les provendes mystiques,

Ni chercher dans la nudité

De tes silences,

Les aubes violines,

Mais je contemplerai

De mes doigts, ton visage,

Pour qu’inonde mon âme,

La blonde apesanteur

Du céleste Poème.  

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 06:40

 

 

 

 

Lampada tradam

(« Je livre le flambeau »)

 

 

Après-midi, beau comme

Le roucoulement des tourterelles,

Je m’assoupis sous

Les caresses de la fraîcheur.

 

D’abondantes belles-de-jour

Ornent l’air

Et rendent paradisiaque

Le petit jardin.

Elles ne veulent pas dormir

À cette heure-ci.

 

Au-dessus de moi

Les fruits rouges de l’aubépine

Luisent gracieusement

Dans la pénombre du mur

Qui court autour de la maison.

 

Un silence solaire

Tient le monde dans son étreinte !

En m’endormant
Je pense à la fameuse collection

D’énigmes latines Aenigmata

De Caelius Firmianus Symphosius !

Et je rêve, appuyé contre le mur ocre

À ce temps prodigieux où l’angoisse

Se faisait parole captivante !

Mon Dieu, quel travail,

Que de nuits blanches !

Aurais-je été capable de tant d’efforts ?

 

©Athanase Vantchev de Thracy

 Paris, le 17 août 2019

 

Glose :

 

Belle-de-jour, liseron tricolore (Convolvulus tricolor). Comme son nom l’indique, la belle de jour est une plante annuelle diurne qui ne fleurit que dans la journée. On l'appelle aussi "gloire du matin". En effet, une fois la nuit tombée, ses fleurs se referment. Généralement bleu violet avec un dégradé blanc et un cœur jaune, les fleurs de la belle-de-jour sont en forme d’entonnoir avec un diamètre de 3 à 5 centimètres.
Chez d’autres variétés, celles-ci peuvent être blanches ou encore roses. La tige vert clair légèrement velue, quant à elle, mesure entre 30 à 40 cm. C’est une végétation touffue, aux floraisons abondantes, qui pousse à l’état sauvage, mais est également plantée pour tapisser magnifiquement les parterres, les massifs, les terrasses, les balcons, sans oublier bien sûr les jardins.
Aubépine (n.f.) : l’aubépine (Crataegus) est un genre d’arbres ou arbustes épineux de l'hémisphère nord appartenant à la famille des Rosacées, communément appelés des aubépines.


Les espèces les plus utilisées pour leurs propriétés médicinales sont l'Aubépine monogyne ou Aubépine à un style (Crataegus monogyna) et l'Aubépine épineuse ou Aubépine à deux styles (Crataegus laevigata), tandis que l'Azérolier ou Épine d'Espagne (Crataegus azarolus) est recherché pour ses fruits appelés cenelles. Le mot Crataegus vient du latin crataegos transcrit du grec krataegos ou kratos signifiant « force » (allusion à la dureté du bois).


Caelius Firmianus Symphosius - poète latin du IVe siècle ap. J.-C. auteur d'un recueil de cent énigmes de trois hexamètres intitulé Aenigmata. Cet ouvrage influença la tradition médiévale des énigmes en vers.

 

 

 

 

 

 

 

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 06:11

 

 

 

 

La saleté d’enfance
Les saloperies de gamins
J’en étais d’la partie
Tête de nœud moi aussi
Un quart dans la brutalité
Le reste dans la méchanceté
C’était pas très glorieux
Tout dans l’“moi je”
Un abécédaire de l’égoïsme
Un aperçu du fascisme
La saloperie d’enfance
Les saletés de gamins 

 

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 






 

 

 

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 07:13

 

 

                                                                                    à Michel Mairiaux

 

 

Dans ce monde où plus les discours sont concis,
plus ils en disent long,
dans ce monde où l’on préfère avoir le cœur léger
pour que la tâche assignée à chacun d’entre nous
devienne un peu moins lourde,
il paraît que des amoureux du silence
auraient parfois fait grand bruit
et que d’autres, ayant la prétention d’être modestes,
en seraient venus à la conclusion qu’ils étaient sur le point
d’enfin pouvoir prononcer la bonne formule…
Eh bien, non, loin de là !
La potion magique inventée en effet dans ce monde
est de celles qui mettent longtemps à agir.
Pas assez, voire un peu trop de sel ou de sucre
et les carottes sont cuites !
Certains ont l’impression qu’il suffirait d’ajouter
quelques louches d’expressions courantes
aromatisées à l’eau de rose
pour réussir à accommoder les restes,
mais ce serait bien trop facile !
D’autant plus que, dans ce monde,
le plus important c’est la chute
et seulement quand le rideau tombe
que tout doit tenir debout.


©Michel Duprez

 

 

 

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 07:25

 

 

 

 

De la Bretagne

Noire et blanche

Elle a les couleurs

L’indépendant caractère

Hermine s’appelle

Racée mais point née

Sans pour autant

Être de gouttière

Chatte à part entière

Mine de rien

Un peu matou vu

Frôleuse altière

Elle entend tenace

Tenir toute sa place

Délicate jusqu’en sa litière

Pas toujours obéissante

Pour qu’elle comprenne

Je me demande parfois

Si je ne dois pas lui parler

En chuintant…

Comme chat 

 

©Gérard GAUTIER

 Saint-Brieuc 27 avril 2004

 

 

 

 

 

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 07:06
© Radio France - MC Fournier

 

 

 

 

Quand chaque matin, j'ouvre les volets,


c'est toi qui me donnes les premières joies de la journée.


Tu te dresses devant moi dans ton habit de lumière


et tes branches semblent cueillir l'azur.


Je te regarde et ta force pénètre dans mon cœur.


Je te regarde et la terre se met alors à chanter.



 

Arbre mon ami,



 

Ressens-tu dans ta sève le sort tragique


de tous tes frères disparus en fumée par la folie des hommes ?


Hier encore, ils versaient quiétude et sérénité


sur les esprits angoissés,


ils offraient leur beauté, leur fraîcheur et leur mystère.


Aujourd'hui, ils ne sont plus que squelettes calcinés,


poignantes créatures d'un vaste cimetière.


Autour d'eux règne le silence,


non pas le silence qui apporte la paix


mais le silence glacé de la mort.


Où sont les tortues, les écureuils, les lézards, les insectes ?


Où sont les cistes, les fougères, les mousses, les bruyères ?


Où sont les parfums de résine et d'humus ?


Sur ce paysage de fin du monde,


la tristesse n'en finit pas de tomber.


Et pourtant, de toutes mes forces, je veux croire,


que sur ce tapis de cendres, des arbres renaîtront,


de beaux arbres de vie avec un tronc solide comme l'amitié, 


avec des branches qui se ramifient


comme des mains qui se cherchent.


A cette pensée, mon cœur se gonfle comme une voile


toute tissée d'espérance...  

 

©Michèle Freud

 





 

 

 

 

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16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 06:27

 


 
A la plus haute branche du chêne
une ombre m’a pendue par le pied gauche
qui me dira son nom
qui m’expliquera ce que chevelure et branchages
chuchotent en regardant sourdre la source
jusqu’où mon regard descendra-t-il
pour rencontrer la fracture
d’où s’enracine l’échelle de Jacob
qui me donnera le bâton pour connaître si ce n’est l’arbre
auquel je suis liée
qui me fournira la lampe
si ce n’est l’eau où je me reflète
qui me donnera la Parole
si ce n’est le silence
dont je me nourris ? 
 
©Nicole Hardouin.
 
 
 

 
 

 
 
 
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