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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 06:43
L’ENFANT QUE J’ÉTAIS - Nancy Turnier-Férère
 
 
 
 
Je crois que je rêve,                                                        
Au présent et au
Passé simple                                 
D’un monde féerique                                         
Qui me réveille et m’avise                                           
Que présentement,
J’ai l’âge de ma mère,
Depuis qu’elle m’a quittée
Vers un monde idyllique.
 
Heureuse, je la revois
Gracieuse et radieuse
Elle m’accueille
Dans sa cour céleste,
Où tout est pailleté
De rose et de blanc.
Elle est entourée
D’amour et d’humour.
Elle m’incite à être
L’enfant que j’étais.
Bonne fête, me dit-elle.
Encadrée de joujoux
Et d’une poupée endormie.
Je tâtonne les murs de
Ma chambre,
Je joue à cache-cache
Avec le pantin
Et les petits soldats de plomb.
 
J’admire dans la glace mes nattes
Aux rubans rose pointillés de vert.
Soudain je suis redevenue
L’enfant que j’étais.
Je m’amuse à la queue leu leu
Avec les anges et ma mère
Que je vénère.
Au crépuscule de mes rêves,
Elle m’embrasse.
Et sa vue troublée d’une larme
Muette elle s’éloigne.
Son image domine toujours
Dans mes songes merveilleux.
Et après un sommeil
Fabuleux,
La clarté de l’aube et
L’étoile du jour
Me dévoilent sans tarder,
Qu’au présent,
Je suis femme.
Au passé simple,
L’enfant que je fus.
 
©Nancy Turnier-Férère     
(Chants de Rêves Cris d’Espoir 2012)



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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 06:39
L’achèvement du monde – Victor Varjac
 
 
 
 
L’achèvement du monde
commence par la mort
car le temps s’est juché
sur ses épaules blanches
comme un peuple qui marche
dans l’ombre inconnaissable
des images de sang…
 
Le ciel est une chute
où se joignent les mains
pour endormir l’angoisse
enfouie dans le désordre
mais l’anneau de la chair
au métal effrayant
allume la blessure
au cœur même du corps…
 
Pour accomplir l’espace
la matière s’empare
de l’invisible force
qui mêle chaque signe
aux royaumes vivants…
… mais la splendeur se cache
dans le jour laborieux
et dans l’inexprimable !

©Victor Varjac
Antibes, décembre 1998

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 06:57
Gisant – Béatrice Pailler
 
 
 
Dans les affres figées du trépas, ici,
Tristes mimes et saintes poses
D’une sainte morose à la triste mine.
Sur son sein affligé, la mort repose.
Sur son corps marbré, la mort s’impose.
 
©Béatrice Pailler  


 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 06:45
Drôles d’oiseaux – Michel Duprez
 
 
 
 
Encore un couple qui bat de l’aile…
Depuis le début, c’était cuit, cuit, et même recuit.
Lui, pas assez zélé à son goût,
Faisait sans arrêt le paon
Dans son costume de pingouin.
Elle, pas chouette pour un sou,
N’a pu s’empêcher de plumer
Son pigeon de mari.
Où l’amour va-t-il donc se nicher ?
Mais, après tout, qu’est-ce que vous en savez, vous, dans vos cages à poules ?
Parce que, pour nous, le plus terrible, c’est qu’on les aimait bien, nos amis…
Maintenant, il va nous falloir apprendre à vivre sans eux,
Prendre un peu d’altitude avant de choisir
Entre le cinquante-cinquante et le zéro partout,
Lequel des deux ne l’a pas volé,
Ou mérité,
Ou que sais-je !
Car le doute évidemment continuera de planer, c’est certain…
Tout ça à cause d’un corbeau,
Un faux pli tombé comme une mouche dans une toile d’araignée !
Il est probable qu’il jouera davantage au papillon sans elle
Et qu’elle pensera sûrement de plus belle à dépenser sans lui…
Bah, c’est la vie : les gens, comme les paroles, sont faites pour s’envoler…
Heureusement que les écrits restent.
 
©Michel Duprez  


 

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 06:44
La rêveuse dans le vent – Djida Cherfi
 
 
 
Au gré de ses tourments, 
la rêveuse s’en ira dans le vent.
Ella ne regardera pas en arrière
pour ne pas perdre l’élan,
L’envol qui emporte et
qui se nourrit d’émotions.
Elle planera dans l’air du temps qui s’en va,
survolera les cimes des souffrances et des combats.
Elle deviendra nuage porteur de rêves
quand se  dissiperont ses nuages et
ses propres rêves.
Elle dépassera l’instant,
laissera venir les événements,
elle capitulera aux épreuves
l’envie de faire ses preuves.
 
©Djida Cherfi
31/03/16  


 

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:47
En marge des terres – Michel Bénard
 
 
 
 
En marge des terres,
Juste à la pointe extrême
De la longue passerelle de bois
Enjambant la mangrove,
Fadiouth…l’île aux coquillages,
Où stèles et blanches croix
Sont réunies au même jardin de l’éternel.
Crucifix et croissants entonnent
Une prière commune et similaire,
Destinée au seul et unique « dieu » de l’univers.
Prêtre et imam palabrent
Sous l’arbre aux nasses.
Fadiouth… l’île aux coquillages, 
A su effacer la frontière des religions
Pour laisser seulement s’élever
La parole des sages calligraphiée
Dans la Tora, la Bible et le Coran.
 
©Michel Bénard.  


 

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 06:34
Toi ma Cinquième Saison - Ode
Photo : « Ma Cinquième Saison au Fleuve » Ode 2005©
 

 

Douleur et joie d'aimer, noyer ma soif
Aux éternelles fontaines de tes jardins

Fontaines de symboles et de fables
Fontaines aux fleurs qui s'éveillent

Tiens les portes ouvertes de ton paysage
Dans tes bassins j'y tremperai mes pieds

Ouvre le portail de ta grande maison
À ta table je ferai honneur au repas offert

Orne ta couche de draps de tissu fin
Mets au chevet les aromates de ton pays
Fais brûler les encens les plus précieux
Et que ton amour me dénude
Et que ta caresse me vête

Que ton cœur contre le mien délire
Qu'à mes eaux il éteigne son feu
En cette grande nuit blanche des corps
Entourés de lune d'or et de bleu
Flot de la mer et rythme de la flamme

Ô toi ! Ma cinquième saison
Ma rafale de sable, mon reflux de vagues
Mon intemporel au levier des amours sans âges
Mon précieux amour, mon infinie tendresse
Mon oiseau fou, mes murmures, mes silences, mes cris
 
Ode©
 

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:53
L’orgueil – Jean Dornac
Hendrick van Cleve
 
 
 
Je suis l’orgueil
Je te fais croire ce que je veux
Pourvu que je te flatte
En te faisant croire
Que tu es dieu…
 
Je sais dessiner
Dans ton cœur et ton esprit
Les plus folles illusions
Oui, déjà, tu crois
Dominer le monde !
Au son de ta voix
Tu espères propager
Tes maléfiques ondes…
 
Du haut de ton insignifiance
Tu juges les autres humains
Telles des quantités négligeables
Des êtres frustes et malléables
De tout petits rien pouilleux…
 
Ah petit homme !
Tu n ‘es jamais
Que mon pantin
Je fais ce que je veux
De ta misérable personne
Tu crois tout maîtriser
Mais ouvre enfin tes yeux
Tu es juste manipulé !
 
Mon art, mon plus grand
Est de t’amener à la haine
De tous ceux qui pourraient
Sait-on jamais, vouloir t’égaler
Je te rends capable de les tuer !
 
La subtilité de mon ingénieuse
Perversité quotidienne
Est de te rendre détestable
Pour ceux qui pourraient t’aimer
Et par voie de conséquence
De développer en eux aussi
Une haine devenue mortelle
Afin qu’ils te réduisent en miettes…
 
Mon nom est Orgueil
De ta liberté tu peux faire le deuil
A jamais, tu m’appartiens
Ma plus grande victoire
Sera ta haine contre l’amour…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 7 mai 2016 


 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 06:34
Si je vous parle… - Salah Bekka
 
 
 
 
Si je vous parle d’amour
Qui protège souvent mes jours,
C’est faire de son langage
Le plus beau des messages
 
Et sans oublier les peines
Que je cède au vieux passé,
Elles ont quitté ma scène
Et classées comme laissées.
 
Si je vous parle des cœurs,
De leurs mots silencieux,
Ils composent cette ferveur
Qui nous rend amoureux,
 
Sans négliger les yeux
Qui conjuguent leurs langages,
Et sans l’oubli des cheveux
Qui se tâchent dans les âges.
 
Si je vous parle des rêves
Comme un poète malade,
Dès que son cœur lui fait grève,
Son esprit par en ballade,
 
Où il aligne dans des vers,
Des p’tits mots chargés de vie,
Pour en faire des repères,
Qui lui servent d’alibi.
 
Si je vous parle de tout
Pour nourrir chaque espoir,
C’est pouvoir quitter le trou,
Où s’enracine le noir.
 
©Salah BEKKA.
Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France  


 

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:50
Inspiration – Thierry Deschamps
Infographie © Thierry Deschamps
 


J'irai tremper ma plume
Dans la brume du matin
Où rosée d'amertume
Perle sur le chemin.
 
Et là,
 
À travers le brouillard de ce matin blafard
Je puiserai hagard aux sources du hasard
 
Une perle de folie ce sera ma récolte.
Des mots qui virevoltent,
Qui jaillissent tels torrents, d'images sans parole.
Déluge de couleurs délavées par le temps,
Cherchant à échapper aux sombres camisoles
De nuits trop noires, de rêves d'enfant.
Des mots qui se révoltent.
 
J'irai baigner ma plume
Dans les vapeurs d'éther
Où les pensées s'exhument
Et défient les cerbères
 
Et là,
 
À travers la lumière des flammes de l'enfer
J'arracherai la chair de pensées délétères
 
Une pluie d'étincelles ce sera mon obole.
Des mots qui caracolent,
Qui fusent dans le vent, emportés par l'éclair
Blasphème béni d'envies enchaînées par les ans,
Déferlant libérées du carcan des manières
De ces non-dits qui laissent un blanc.
Des mots qui se décollent.
 
J'irai planter ma plume
Juste au creux de la veine
Où l'esprit s'accoutume
Se libère de ses chaînes
 
Et là,
 
À travers le mirage d'un plaisir trop volage
Je dénouerai les pages de vérités sauvages.
 
Un esprit survolté ce sera mon supplice.
Des mots tellement factices,
Qui jouent à cache-cache me laissant pantelant
Insaisissables spectres dévoilant l'infini,
Enchantement maudit de rapides déferlants
Où se brisent à jamais les aubes de la vie.
Des mots qui s'évanouissent.
 
J'irai braver ma plume
Au temple de l'amour
Où le bonheur s'assume
En faim de non-retour
 
Et là,
 
À travers la sueur, les bouffées de bonheur
Je renierai la peur des communes erreurs.
 
Un cœur emprisonné sera ce qui me damne.
Des mots qui se proclament,
Qui emportent les sens au bout de la passion
Pétales de fleurs sauvages aux parfums enivrants,
Germes enchantés des affres de la passion
Qui dirigent la vie dans de nouveaux courants.
Des mots qui se déclament.

©Thierry Deschamps
 

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