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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 07:31
« Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison. » Victor Hugo

 

 

On a bousillé la planche d'envol de nos enfants.

 

 

 

Peut-on rester, en dépit de tout, tolérant

Si l'on n'a, face à soi, que de l'intolérance ?

Doit-on subir sans se révolter sa souffrance

Et se calmer lorsque la colère nous prend ?

 

On ne peut se montrer toujours indifférent,

Aux assauts n'opposer qu'un surcroît de silence ;

Se contenter de vivre avec quelque espérance

D'une autre vie où tout rentrerait dans le rang.

 

Qu'a-t-on fait de l'enseignement en trente années ?

Une vie de torture à ces âmes damnées

Qui sacrifient la leur pour le bien des enfants !

 

Le mépris du savoir nous mène à notre perte.

J'ai longtemps enseigné, j'ai le cœur qui se fend

En songeant aux douceurs qui me furent offertes.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 07:13

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

Ce n’est pas la Marche sur Rome

de sinistre mémoire

Mais petit pas après petit pas

à chaque répression de manifestant

se réduit le chemin

qui arrive au fascisme  

 

©Béatrice GAUDY

 

* * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Co n’ei pas lo Marcho sur Roumo

de sinistro memorio

Ma piti pa aprè piti pa

à chaco repressi de manifestant

se reduise lou chami

que ‘ribo au fascisme

 

©Béatrice GAUDY

 

* * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Non è la Marcia su Roma

di sinistra memoria

Ma piccolo passo dopo piccolo passo

ad ogni repression di manifestante

si riduce il cammino

che giunge al fascismo

 

©Béatrice GAUDY

 

Nota bene : Le poème n’avais pas de titre, je me suis permis d’en créer un.  

 

 

 

 

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:14
L’origine de la vie vue par un géologue qui aime l’astronomie

 

 

 

se cabre

le destin

 

dans ma tête

rutilent

d’inaccessibles

vertiges

 

coulent

des attentes

 

les électrons

enivrent

nos liens

en désespérance

 

virevoltent

nos faims

 

les astres

s’escortent

les uns aux autres

jusqu’au trou noir

 

s’exaspèrent

nos souffles

 

ne serions-nous

que soleils

au ciel

de l’éphémère ?  

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 07:22
Gustav Klimt, La vie et la mort

 

 

 

 

 

 

Nous sommes

ce que nous vivons…

nos actes et nos paroles

glissent comme la lumière

sur le satin des jours…

nous n’échappons

à aucune seconde

et l’exil commence

avec le premier cri…

 

L’homme n’est qu’un gibier

que la mort pourchasse !

 

Ah ! L’innocence

et sa chevelure

où poussent les serpents !

L’existence ressemble davantage

à la grimace d’un mensonge

qu’au murmure des sirènes !

Quoi ? Mais de quelle ivresse

de quel chant

parlez-vous ?

Aveugles et condamnés

nous grandissons

dans le froid de la pierre

tandis que notre corps

avide et prisonnier

s’estompe sur le crâne

chauve du gouffre !

 

Nous sommes la chute

et l’infini de l’abîme

car nous portons l’univers

et la magie des mondes

mais nous ne sommes rien !  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, juin 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 07:10

 

 

 


Quel jour ?... Où est-il ?

 

Il reste là, attendant que l’on comprenne,

voulant nous dire que tout est incertain...

Hier est-il bien au passé ? Demain sera du futur,

puis brièvement du présent et aussitôt du passé...

 

A quel temps « vivons-nous » ?
Quel temps faut-il employer pour parler du temps ?  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 07:32
OTTO DETTMER / IKON IMAGES / PHOTONONSTOP

 

 

 

 

Troupeau éparpillé des jours

Au-delà des condoléances.

Chacun rassemble, en bon berger,

Les signes forts de la vie sauve.

 

Bien les tenir et contenir,

Cortège de moutons dociles,

Bêlant, broutant et recherchant

La voie de l’hiver au printemps.

 

Et les jours resserrés

Paraîtront si nombreux

Que la saison vécue

Sera d’éternité !

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 07:41

      

 

 

 

 

 

Au gré de mon errance

Dans la chaleur de l’été,

J’ai vu la reine des prés

Draper sa robe odorante

Au pied de la verveine sacrée

Et volant vers le soleil,

De jaunes jupons butinés

Par des papillons

À la guipure orangée.

J’ai vu enfin le retour des hirondelles

Battant des ailes au concert des cigales

Et les abeilles

Courtiser l’or d’une goutte de miel.

Au gré de mon errance

Dans la chaleur du vivant menacé,

J’ai vu l’émergence d’une lumière d’humanité

À la forge des mots,

Où dans un feu immense

Sont martelés sans faillir

Les maillons de la chaîne du cœur.

 
©Nicole Portay 

 

 Nicole Portay - Poétesse

Déléguée BDR de la Société des Poètes Français

Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

 

site: www.societedespoetesfrancais.eu    

blog: www.societedespoetesfrancais.net    

 

 

 

 

 

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 07:20

 

 

 

 

Il broussine, une étamine d’eau colle au jour et Maurice tôt levé s’en va vers son bonheur. Le vent l’accompagne, un brin soufflant, pas bien méchant, mais quand même les feuilles tombent, glissant aux sentes molles. Lui ne glisse pas, il a bon pied Maurice et son brodequin graissé bouscule sans mal l’automne à ses pieds.

 

Le sous-bois halète, de-ci de-là, un pelage en glacis d’eau couvre le sol, de rouge, de jaune, de brun sanguin. Sur les souches, la langue des mousses verdoient, repues. Non loin, les sources papotent. Maurice s’étonne, comme à chaque fois qu’il vient il s’étonne, émerveillé par tout ce beau qui l’entoure.

 

Sous la coulure du matin, il plisse les yeux, cherchant à l’oreille les sources qui s’égaient. Pour ces gamines, il a façonné une fête foraine de fontaines et de bassins. Une roue les enlève,  un tuyau les propulse et, troussées, elles versent mousseuses. Les enfants c’est pas simple et encore moins les filles et pour Maurice rien ne vaut l’œil d’une mère. Alors, à proximité, sur une rocaille, il en a placé une, une petite pour veiller ; une toute petite vêtue d’eau blanche et bleue.

 

Ce matin,  c’est grand fête.

De partout, les bassins débondent.

Les mares s’emplissent.

Les flaques grossissent.

Ça pisse, ça rote.

La goulotte rigole : la voix des sources.

Et N.D, naufragée dans sa grotte,  clapote au bain de l’automne.

 

©Béatrice Pailler

 

 Lieu-dit les Pisserottes commune de Corfélix / Marne

 

 

 

 

 

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 07:49
« La boue » sculpture d’Alphonse Prévost – Photo Pierre Antoine

 

 
 
Souviens-toi des poilus, armés de leur courage
Et de leur volonté, de tous ces jeunots, qui
Pour défendre la France, avec force, avec rage,
Sont partis l'air vaillant et la fleur au fusil.
 
Souviens-toi des soldats, qui creusaient les tranchées,
Posaient les barbelés, qu'on ramassait, parfois,
Dans le trou d'un obus, une jambe arrachée,
Et qui rentraient munis d’une béquille en bois.
 
Souviens-toi des guerriers, qu'on nommait « force noire »,
Des sénégalais qui, valeureux combattants,
Sont tombés sous le feu, en écrivant l'Histoire,
D'un tir de mitrailleuse, à l'âge de vingt ans.
 
Souviens-toi des pioupious, des soldats de naguère
À qui Pétain disait :"courage,... on les aura"
De ceux qui, à Verdun, n'ont connu de la guerre
Que la boue et le froid, la vermine et les rats.
 
Souviens-toi des combats, des taxis de la Marne,
De Virton, de Barey, Laffaux, Berméricourt,
De quatorze dix-huit qu'à jamais ils incarnent,
Souviens-toi de Soupir, Douaumont, Juvincourt.
 
Quand le onze novembre on ravive la flamme,
À Paris, au tombeau du soldat inconnu,
Souviens-toi de Verdun et du chemin des dames,
De tous ceux qui, tombés, ne sont pas revenus. 
 

©Gérard Cazé 

 

 

 

 

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 06:15
Photo ©Kahled Youssef

 

 

J’ai la joie et l’honneur de publier ce texte de Kahled Youssef, proposé par Jeanne Champel Grenier. Kahled est Syrien d’origine, chirurgien en France, poète et photographe mondialement connu pour ses photo-bulles.

 

 

 

Du tremblement du Cèdre 

Des souffles virevoltants 

De l’histoire et ses tourments 

De la colère des dieux 

Et de leur clémence   

Tu es née... 

Oh Beyrouth 


 

Reviens-nous 

Du passé une certitude 

Et dans l’avenir un espoir 

Libère ta lumière 

Pour ramener la lueur aux regards 

Pour que dans tes rues on revive nos histoires 

Reviens-nous 

Quiétude libre et souvenir intime 

Du pèlerinage de toutes les saisons 

Sur les quais de ta joie maritime... 

 

©Khaled YOUSSEF

y_khaled@hotmail.com

 

 

 

 

 

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