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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 07:24
Edward Lamson Henry :The Great Clock on the Stairs -1868

 

 

 

Sur le parquet en sycomore

la comtoise cherche les heures perdues

celles piquées dans le délire

de la vieille machine à coudre

les secondes  sont dégrafées

les pluies sont surfilées

les minutes se cachent dans le balancier

qui distribue des loukoums au jardinier

il promène sa brouette sur une trotteuse à aubes

plante ses réveils dans un carré de nuit

ensemencé d’aiguilles de pins et d’épices

à côté  dans la cour basse

canettes et biches à pied

se mêlent, s’emmêlent les canevas

la comtoise en jupons s’en balance

elle pousse du col les pois, les papillons, les pervenches

les songes ont des airs de cousettes

ils cachent leur bobine sous la pédale en folie

midi sonne

les clés sortent

les affaires rentrent

sur le parquet en sycomore

le temps s’étonne.  

 

©Nicole Hardouin

 

 

 

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 07:38
©œuvre d’Eliane Hurtado

 

J’aime ce flot de lumière qui descend vers les abîmes,
Cette roue du temps qui tourne imperturbable en course effrénée,
Ces quelques lueurs colorées qui flottent dans l’espace
Et celles qui se rassemblent pour allumer un feu,
Chaudes perles flamboyantes.

 

J’aime ce nuage d’opaline berceau de l’ange protecteur
Veillant sur la sérénité de cet instant unique
Entre le ciel bleu acier et le rouge doré d’un soleil d’été.

 

J’aime cette ambiance feutrée où tout n’est que beauté.   
 

©Eliane Hurtado
 
 
 
 
 
 
 
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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 07:29

 

 

 

Un froissement d’ailes embaume l’azur

 

Et emporte le bruit ample et clair

qui surplombe la promenade.

 

Sur le sillon odorant de la Terrasse des Feuillants,

j’ai reconnu ton pas,

 

Celui qui efface le hasard d’un geste,

sans briser le mystère des ombres agitées.

 

Quand le reflet bleu des pierres fait danser la lumière,

ton silence murmure l’inouï

 

Et je perçois le tumulte béant

qui me porte bien au-delà des choses.

Là où s’enfuit la beauté.

 

Muse fidèle de la première clarté,

tu recouds mes pages oubliées.

 

Morpho, accompagné d’un battement d’ailes  

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 07:27
www.pinterest.fr

 

 

 

 

Nous traversons les jeunes frondaisons,

Puis l’immensité des champs

Aux vagues de blés blonds,

Où les ailes d’anges

S’embrasent au feu céleste,

Lorsque soudain apparaît

Un visage de douceur vénitienne,

Dans le mystère d’un silence

S’étirant sur les brumes de chaleur.

Nous traversons les jeunes frondaisons,

Sous les baisers du soleil

Où le bleu du ciel soudain

S’est rempli d’hirondelles.   

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 07:14
Portrait les yeux bandés, Jean Cocteau

 

 

 

 

Ferme les yeux

Mon adoré

Ferme les yeux

Revis en pensée

Nos passions

Nos cœurs tendres

Nos corps en action

Ferme les yeux

Aimons-nous

À distance

 

L’amour est la réjouissance

de la chair

habitée par l’absence

 

 

~*~

 

Chiudi gli occhi

Mio adorato

Chiudi gli occhi

Rivivi con il pensiero

Le nostre passioni

I nostri teneri cuori

I nostri corpi in azione

Chiudi gli occhi

Amiamoci

A distanza

 

L’amore è il tripudio

della carne

abitata dall’assenza

~*~~*~

Ode©

Extrait du nouveau recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction de Mario Selvaggio
 
 

 

 
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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:26
www.ricochets.cc

 

 

 

 

Ô Justice, ô beauté
Où êtes-vous dans ce monde déchiré ?
Ou puis-je vous trouver
Entre les mitrailles et les haines déclarées ?

 

Et pourtant, en contemplant
Le vol des goélands
Comment ne pas croire en la liberté
Cette Liberté synonyme d’Absolue Beauté ?

 

Comment oublier la merveille de l’amour
Qui se partage entre femme et homme
Avec ces mots qui disent « pour toujours » ?
Éternité imaginée et belle comme une bonne pomme !

 

Mais qu’avons-nous fait de cette terre
Soumise à nos plus stupides volontés ?
Ce n’est que pour l’argent, nul mystère
Que trop nombreux nous l’avons polluée !

 

Que trop nombreux nous l’avons exploitée !
Que trop nombreux nous l’avons pillée !
Que trop nombreux nous l’avons souillée !
Que trop nombreux nous l’avons méprisée !…

 

Certains, aujourd’hui, enfin se réveillent
Mais les puissants n’ont que faire des merveilles
Seul leur criminel pouvoir de destruction
Les intéresse, pas la vie ni les prochaines générations !

 

Nos ancêtres ne savaient pas…
Ils n’ont point de lourdes responsabilités !
Mais les fous de notre temps, à grands pas
Nous mènent vers la fin de la vie, ici-bas !

 

Et eux, savent !
Et eux n’en ont cure !
Et eux se moquent des alertes !
Et eux se moquent des cris de la terre !

 

Mais où es-tu, Justice, tu nous mènes tous au bucher
Celui que la nature vengeresse prépare avec patience !
Cette terre qui fut si belle, bientôt ne sera plus qu’un brasier
Coupables et innocents seront réduits à l’impuissance…

 

Ô sublimes merveilles et tendres beautés
Que serez-vous devenues au soir du grand feu
Que les humains auront lentement provoqué
Par bêtise d’avares préférant leurs criminels enjeux…

 

A trop vouloir s’enrichir
L’humain réussira à en mourir
Détruisant son unique bien
La vie de chaque citoyen

 

©Jean Dornac

Lannion, le 29 janvier 2020

 

 

 

 

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 08:01
www.les4verites2brane.com

 

 

 

 

 

Chaque hiver joue à qui perd gagne

Entre grand manque et convoitise

Comment faut-il que je le dise

Je suis frappée par la bêtise

La folie de la société

Froide et morte, de marchandise

Tout se vend ici au prix fort

L'amour, la joie et puis la mort

 

Suis fatiguée des roublardises

Je devine les mirandoles

Des sentiments qui se déguisent

En bénévoles et pigeons volent

Intéressés à leurs portraits

Dans les échos, dans les églises

Alignements de la bonté

Accent aigu pour être vus

 

Je veux des gestes silencieux

Non relayés par les médias

Ni délayés d'Ave Maria

Des dons du cœur sans larme aux yeux

L'âme a bien pris un accent grave

Et même plus d'accent du tout

Est-elle amie ou ennemie

Lorsqu'elle crie au fond : « À moi ! »

 

Je suis fatiguée du « Moi m'aime »

De ces délires de l'ego

Qui vous disent comment on sème

Pour récolter le plus d'échos

Tant de gourous pleins de bonté

Qui vendent l'amour en papier

Vous proposant l'Eternité

S'ils s'en allaient sècher aux branches

D'un arbre droit dans le silence

Bon sang, quel bonheur l'existence !

 

Pitié, revienne vite en France

Un grand Noël des différences

Plein de couleurs et de respect

Pas de leçon pour la piété

Mais de l'Amour fait en secret

Discrètement comme les geais

Qui donnent vie à des musiques

Pour réchauffer l'hiver entier

Et de temps en temps, un silence

Pour les absents à qui l'on pense...  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 07:40
verviers.lameuse.be

 

 

 

Il a le doigt près du bouton qu'on lui propose !

S'il appuie, un missile aussitôt va partir,

Avec dix secondes pour toucher de son tir

L'objet volant qui ne serait pas de sa cause.

 

Cent quatre-vingts vivants ! C'est beaucoup ! Pas grand-chose !

Pour un drone égaré qui ne peut ralentir :

Son but est de frapper le métal ; les martyrs,

Eux, ne sont que la chair... Et dès lors tout explose.

 

Qui dit qu'on ne saura jamais la vérité ?

Mais ils sont bien tous morts ! Quel jeu de société 

Des adolescents fous nous ont-ils mis en scène ?

 

Chaque jour au néant nous sommes confrontés ;

Mais que vaut une vie dans ce monde de haine,

Sur sept milliards ? Ça ne sert à rien de compter.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 07:25
www.notretemps.com - Le 19 janvier 2020 à 16h30 par AFP

 

 

 

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

 

 

S’indigner que des policiers

gardent à vue

mutilent

tuent

sans justification

n’est pas être de gauche

n’est pas être de droite

n’est pas être du centre

ni de la Lune

S’indigner que des policiers

abusent de leur force

et n’en soient pas sévèrement punis

est juste

DEFENDRE LA DEMOCRATIE

 

©Béatrice GAUDY

 

 

* * *

 

 

S’indigna que daû pouliciè

gardan a visto

mutilan

tuian

sen justicacioun

n’ei pa eitre de gaucho

n’ei pa eitre de drecho

n’ei pa eitre dau centre

ni de lo Luno

S’endigna que daû pouliciè

abusan de lour forço

e n’en sian pas severamen puni

ei just

DEFENDRE LO DEMOUCRACIO

 

©Béatrice GAUDY

 

* * *

 

Indignarsi che dei poliziotti

guardino a vista

mutilino

uccidano

senza giustificazione

non è essere di sinistra

non è essere di destra

non è essere di centro

né della Luna

Indignarsi che dei poliziotti

abusino della loro forza

è solo

DIFENDERE LA DEMOCARZIA

 

©Béatrice GAUDY

 

 

 

 

 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 07:27
katescorner.e-monsite.com - La Clef du Pays des Merveilles de Christian Schloe

 

 

 

me lover

dans ses strates

épistolaires

 

boire

le sillon

de ses émergences

 

arraisonner

sa raison

d’être

 

susurrer

ses lettres

instinctives

 

émietter

mes audaces

à ses quatre vents

 

habiter

les flammes

de son âtre

 

prendre

la reine

sur son échiquier

 

pétrir

les gémissements

de sa petite mort

 

échouer

sur ses rives

assouvies

 

émerger

avec elle

du bonheur

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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