Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 06:45
LOUPS ET VAMPIRES – Pierfetz - (Pamphlet)
 
 
 
 
Les loups ne se mangent pas entre eux...
Les gens d'argent, sans foi ni loi
sont devenus bêtes de jeux
et se comportent comme des putois
 
Leur culte est celui du Veau d'Or,
mais le ver est là dans la pomme
et ceux qu'ils exploitent dehors
voient leur image qui se déforme !
 
Les loups ne se mangent pas entre eux.
Les hommes sont devenus Vampires.
Ils se combattent comme des dieux
et l'on peut bien craindre le pire.
 
Les Vampires sont des dieux de guerre.
Ils ne cherchent que leur profit.
L'humain ne les occupe guère
et l'usure est leur paradis.
 
les loups ne se mangent pas entre eux.
Ils vivent ensemble, solidaires.
Les hommes sont bien plus dangereux,
âpres au gain et solitaires !
 
Pierfetz©
 
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-2Vampires.htm



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Pierfetz
commenter cet article
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 06:41
Je suis ton voisin – Salah Bekka
 
 
 
 
Je te prendrai comme amie,
Même si tu doutes de mes mots,
Je sais que c’est bien l’ennui 
Qui t’enceindre dans ce cerceau,
 
Dedans tu restes prisonnière,
Depuis cette fâcheuse nouvelle,
Où s’est révélée cette manière
Qui l’a rendu infidèle.
 
J’ai remarqué dans tes gestes
Une vraie absence de sourire,
Pense à ces journées qui restent
Et évite-leur de mourir !
 
Tu es noyée dans la brume
Et du brouillard de ses actes,
Pourquoi gères-tu cette écume
Qui a assombri votre pacte ?
 
Alors, sois rebelle ! 
Et saigne ton cœur !
Fais-toi belle !     
Et chasse l’horreur !
 
Vis tes jours avec passion !
Venge-toi des troubles d’avant ! 
Et laisse au clou cette trahison
Au mur de sa propre maison !
 
Je suis ton voisin d’en face
Qui te salue chaque matin,
Celui qui admire ta classe
Sans jamais baiser ta main.
 
Le hasard a bien voulu
Te délivrer du tordu,
Car je t’attendais depuis
Pour t’arracher aux ennuis.
 
Je t’offrirai mon épaule
Pour faire reposer cette tête,
Qui a connu certains rôles
Aux scénarios qui l’embêtent ;
 
Ses cheveux seront pour moi,
Une multitude de chemins
À caresser dans une joie
Démolisseuse de venin.
 
Tu trouveras dans mon sourire
Ce que mon cœur a de chaud,
Et à mes yeux de t’offrir
Une sympathie au rang haut,
 
Puis tu connaitras les secrets
Que mon cœur couvait avant,
Comme tu sentiras ce degré
De son amour au présent.
 
©Salah BEKKA.
Auteur
 
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET - 92150 Suresnes France



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Salah Bekka
commenter cet article
9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 08:00
Si je pars, c’est sans regret – Kacem Issad
 
 
 
 
J’achète la mort
À qui la vend
Pour laisser ce monde
Sans peine ni remords
J’envie les morts
Là, sous terre
Fuyant la barbarie des bêtes humaines
Quand le diable s’en lave les mains
Des horreurs des vivants
Je cours me libérer de ce monde
Sans tristesse ni regrets
Pour une terre insolite
Où je suis sûr
Que je ne serai pas lésé
Dans l’univers
Où règne le clément.
 
©Kacem Issad




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Kacem Issad
commenter cet article
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 06:38
L’appel de la montagne – Michèle Freud
 
 
 
 
Dans une semaine, enfin, Marc sera en vacances. Il est grand temps qu’il change d’air et se dépollue le corps et l’esprit. Un rien l’énerve, le choque, le déstabilise. Il a besoin d’un retour à une vie simple et sauvage, d’une communion avec la nature. Marc aime la montagne : elle est son étonnement, son éblouissement, son terrain d’aventures. Il apprécie la vie de nomade, sobre et rude, les refuges d’altitude où l’on se régale de soupe au lard, de pâtes et d’omelette au fromage, dans une ambiance colorée et chaleureuse.
 
Quel plaisir de marcher dans un cadre grandiose, sous un ciel tiré comme une soie brillante d’un sommet à l’autre, de se baigner dans un torrent d’eau froide, de s’étendre au soleil parmi les myosotis, les trolles, les pensées et les campanules, de savourer le calme des grandes solitudes, de pique-niquer au bord d’un lac d’émeraude tout en admirant les glaciers et les pics neigeux étincelants ! Quelle joie d’observer les marmottes et les chamois, d’apercevoir près d’un ruisseau clair et guilleret, un cingle plongeur, oiseau étonnant qui, pour capturer les insectes dont il se nourrit, plonge sous l’eau, remonte le courant en marchant sur le fond du torrent, retournant les cailloux avant de ressortir quelques secondes plus tard !
 
Quelle source de bonheur de s’émerveiller devant une flore riche et variée ! Voici l’épilobe, l’ancolie, les lys martagon, voici l’œillet odorant aux aériennes découpures, les géraniums sanguins au rouge éclatant, la digitale avec son flamboyant calice, la dryade et sa jaune chevelure d’étamines, les sedums de toutes couleurs qui habillent la pierrailles. Et Marc rêve, n’en finit pas de rêver. En lui coulent des ivresses étranges. Il est déjà dans ses montagnes, temple de la lumière…
 
©Michèle Freud




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:38
Abîmes – Denise Bernhardt
 
 
 
 
Dans les espaces glacés des profondeurs,
S’évasent les méduses
Comme d’étranges fleurs,
Me frôlant parfois de leurs traînes lascives
Où le spectre diffuse
De crépusculaires apothéoses.
J’ai quitté cette terre
Où tu n’existais plus
Et vide je descends
Vers les abîmes de silence.
Je te laisse la vie
Les fraîcheurs vertes
Et les roses offertes
Toutes ces choses
Qui font battre ton cœur,
Pendant que je divague
Blanche et nue,
Eprise d’une vague
Qui s’enroule à mon corps.
Je te laisse à ton vol immobile
Jalonné de chimères
Où papillon diurne
Jamais tu n’effleures la flamme.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 06:56
La nouvelle alliance – Luce Péclard
 
 
 
 
Accroupi au jardin,
Perdu dans ses pensées,
Il fait couler la terre
Fraîchement retournée,
Comme autrefois le sable
Entre ses mains d’enfant.
 
Il renouvelle une alliance
En accord avec la nature.
 
Le courant rétabli,
Il peut ensemencer !  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Luce Péclard
commenter cet article
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 06:49
ILLUSION DIVINE - Nancy Turnier-Férère
 
 
 
 
Ces vers auraient-ils
une lueur volatile d’espoir
à une distance imagée,
pleins de souvenirs illusoires,
ou pourrait-on encore
modeler ces frasques délectables ?            
 
Ce poème frêle d’antan,                                                       
le nommerait-on donc
l’aventure postulée,             
de lendemains douteux ?
 
Arriverait-on à viser les nues,
juste pour recueillir
ou imager peut-être
une vision temporelle
de ce qui fut,
de ce qui était,
de ce qui nous dépasse,
de tout ce qui est abstrait,
obscur et claquemuré,
aux alentours de notre vie
figée et fade ?
 
Bien au-delà d’un bonheur immense
qui volontiers accapare nos êtres,
nous fait rêver et nous fait croire
aux clairs de lune, aux légendes
éclairant les sentiers d’un amour vierge,
tout nous paraît clairement beau,
tout nous paraît sublime.
 
Sans doute notre existence
est en détresse,
quand nous pensons à un être aimé,
quand nous désirons
simultanément le caresser sans soin,
le baiser sans pudeur,
sans relâche, sans entr’actes.
 
Inopinément, nous réalisons
nos bras nerveusement
nous serrant le corps,
nous concevons l’incohérence
de nos pensées vacillantes.
Les yeux humides et sombres,
les lèvres entre ouvertes,
nous façonnons une présence,
crayonnons une silhouette,
sentons la chaleur de nos corps
et voyons une gouache douteuse.
 
Enfin tout chavire en tourbillon,
le corps tremblotant et moite,
harmonieusement
nous nous entendons hurler. 
Les mains nerveuses,
sans allure nous explorons
l’un et l’autre en sillonnant
nos lendemains prodigieux.
 
©Nancy Turnier-Férère 



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 06:40
Le cuivre du désert – Victor Varjac
 
 
 
Le cuivre du désert
Les yeux mi-clos
sous le miroir crépitant
de la paille du jour
contemple les heures
qui s’attardent
se mélangent
et se perdent
en son immensité…
 
Les empreintes mouvantes
piègent les saisons
et le temps s’interroge
mais les Signes ont ici
les lèvres closes…
 
En ces lieux
il n’existe aucun regard
pour dessiner les âmes…
tout s’abandonne
au pouvoir de la lumière…

©Victor Varjac
Antibes, septembre 1996

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Victor Varjac
commenter cet article
3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:39
Jadis un ailleurs - Béatrice Pailler
Préface de Michel Bénard
 
 
« .../...de sa voix s’exalte le cantique halluciné des vapeurs opiacées. »
BP.
 
Une écriture est née ! Le décor est planté, il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter pour nous perdre dans les méandres de ses énigmes.
 
Béatrice Pailler a le don des visionnaires, elle perçoit l’envers du miroir, traverse son tain et anticipe les aurores boréales. Elle porte sur le monde cette vision singulière et personnelle toute festonnée de nuances poétiques. Le langage est riche, les images sont fertiles, elles enfantent des univers d’entre deux où l’on discerne tout juste la part du réel ou celle du rêve.
 
«../..à cette heure, mon corps murmure les chants des anciens temps. »
 
Son encre est toute de miel et de douceur liquoreuse. Elle ponctue le temps plaintif, violent, béni ou silencieux.
Notre poétesse s’exprime dans un vocabulaire qui convie à l’étonnement, au ravissement. Son chant littéraire l’extirpe de la réclusion. Elle nous suggère un voyage entre le rythme de la vie et les respirations de la mythologie, un embarquement vers Cythère où nous descellons quelques fragments d’amour aux frôlements érotiques, mais où la morsure n’est jamais très éloignée.
 
« A toi, je laisse, au creux d’une main, l’irritante brûlure de mon sein.../...la morsure de ma toison. Et sur ta langue où s’enracine la fièvre, je dépose la sève de mes baisers, l’amère salive, souillure de mes poisons. »
 
L’écriture ciselée avec préciosité, de richesses filigranées et d’orfèvreries inusitées s’impose à nous et bouscule nos fondements.
 
Il arrive à Béatrice Pailler de se faire l’archéologue de la vérité et n’hésite pas pour cela à fouiller dans les cendres funéraires. François Villon ne lui serait-il pas soudain revenu du mont des gibets dans un tournoiement de bacchantes aux parfums soufrés de Walpurgis ?
 
« Et la lune noire, lune du désespoir, seul au ciel luit. »
 
L’écriture procède d’un rythme parfois tellement réaliste qu’il pourrait nous donner le mal de mer.
 
« Tangue, tangue le rafiot, forte houle au creux de l’eau. »
 
De temps à autre nous croisons sur notre chemin de poésie quelques émanations baudelairiennes. Béatrice Pailler sait égrener avec bonheur ça et là des soupçons d’images romantiques, réalistes, oniriques, érotiques tout juste voilées au travers de formules soignées, denses, serties d’un langage des plus raffinés.
 
Malicieuse, elle joue de l’éblouissement des saisons, des futaies corsetées, des dentelles de pluie, des ramures ébouriffées, elle détourne l’ordre du temps. Elle façonne son verbe par des expressions singulières et des formules personnalisées qui ne peuvent pas être lues de manière linéaire, mais plutôt de façon binaire, voire ternaire. Les cadences se heurtent, s’opposent, de délicates frondaisons s’entrechoquent avec les pierres et les gouffres béants.
 
Oui une écriture est née ! Il ne lui reste plus qu’à trouver la voie de sa révélation. Etrange, vous n’allez pas me croire ? Je me suis même surpris à penser, que c’est aussi beau que du Rimbaud !
 
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.

Chevalier dans l’Ordre des Arts & des Lettres.
Jadis un ailleurs - Béatrice Pailler
Repost 0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:47
Drôles d’oiseaux – Michel Duprez
 
 
 
 
Encore un couple qui bat de l’aile…
Depuis le début, c’était cuit, cuit, et même recuit.
Lui, pas assez zélé à son goût,
Faisait sans arrêt le paon
Dans son costume de pingouin.
Elle, pas chouette pour un sou,
N’a pu s’empêcher de plumer
Son pigeon de mari.
Où l’amour va-t-il donc se nicher ?
Mais, après tout, qu’est-ce que vous en savez, vous, dans vos cages à poules ?
Parce que, pour nous, le plus terrible, c’est qu’on les aimait bien, nos amis…
Maintenant, il va nous falloir apprendre à vivre sans eux,
Prendre un peu d’altitude avant de choisir
Entre le cinquante-cinquante et le zéro partout,
Lequel des deux ne l’a pas volé,
Ou mérité,
Ou que sais-je !
Car le doute évidemment continuera de planer, c’est certain…
Tout ça à cause d’un corbeau,
Un faux pli tombé comme une mouche dans une toile d’araignée !
Il est probable qu’il jouera davantage au papillon sans elle
Et qu’elle pensera sûrement de plus belle à dépenser sans lui…
Bah, c’est la vie : les gens, comme les paroles, sont faites pour s’envoler…
Heureusement que les écrits restent.  
 
©Michel Duprez
 
 
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Michel Duprez
commenter cet article

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche