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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 06:48
©Rafal Kolinski

 

 



" Ecoute moi bien Xérophéne. Si tu ne veux pas que je mette minable ta pastèque, que j'écrabouille ta grosse bouille, arrête de me grignoter la courge avec tes histoires obstinément sombres car ça commence à se mélanger grave dans ma tête. Tu penses peut-être que le monde est trop gai, qu'il ne donne pas assez dans la barbarie. Alors tu ajoutes quelques touches de noir, épais et poisseux et tu trouves que c'est du sensas de chez sensas. Pour sûr, tu dois bouillonner du couvercle, travailler du bigoudi.

 
Par hasard, tu n'aurais pas des courants d'air dans ton petit crâne de guimauve ? Mais tu t'en grattes les écoutilles. En tout cas, je ne permets pas à une blatte unijambiste qui n'a rien dans le compotier, de me ratiboiser le moral, de mouliner mon enthousiasme. Refile-moi plutôt une bonne tranche de rigolade, un bon rire dégoulinant de clarté, rayonnant d'ardeur à vivre. On en a bien besoin par les temps qui courent, sinon on se retrouve avant l'heure dans le parc des refroidis. Moi je veux rester vivante jusqu'à la fin, je n'ai pas l'intention de me contenter d'une petite vie de rien du tout avec un rien de bonheur pas plus gros qu'une graine de capucine.


Regarde, j'endosse mes ailes et je m'envole pour dérober quelques instants de poésie dans les prairies du ciel...


©Michèle Freud

 



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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 06:50

 

 
 
 
 
Nous nous inventons des offrandes
Sur le seuil de nos rêves,
Dans ces lueurs crépusculaires
Saupoudrant de cendre nos chemins
Laissant perler en larmes nos émois.
Pétris d’étranges incertitudes
Nous traversons les galaxies
Comme des semeurs d’étoiles,
Des arpenteurs d’utopies.
Sans nulle autre question,
Enlumineurs éblouis, nous voulions
Simplement marcher
Sur le fil de lumière,
Où celui imaginaire de la ligne
Du partage des eaux,
Qui ravivent l’or
De l’écume du temps
Qu’un vieil alchimiste transmute.
Nous nous composons des symphonies
Sur le labyrinthe fragile de nos vies.
 
©Michel Bénard.




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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 06:22
 
 
 
Deux Anges m'ont tenu les mains
Afin que je ne te les tende
Comme, toujours, une amante
Et que je ne te dise : "Reviens !"
 
Pendant toutes ces années,
Nous nous sommes aimés
De l'amour passion
À l'amitié
 
Douce amitié
Après tempêtes, calmées
Des orages de la vie
À nos corps défendant
Des ciels gris
Aux nuages blancs
 
Deux Anges m'ont tenu le cœur
Afin que je ne te le rende
En pièces détachées
Sur un plateau de fleurs
 
Pourtant, tout ce temps
Nous nous sommes tant aimés
De l'amour passion
À l'amitié
 
Tendre amitié
Repos des guerriers
Après milliers de jours passés ensemble
À s'aimer, à se protéger
 
Deux Anges m'ont tenu l'âme
Afin qu'elle ne se brise
Afin qu'elle ne se rende
Que je garde la flamme
 
Et je continue ma route
Celle qui m'est destinée
De l'amitié
L'amour peut-il se présenter ?
 
Amour, doux amour !
 
Viens encore me bercer
Mon corps, viens réchauffer
Dans la quiétude de mon antre
Viens me bousculer
 
Deux Anges, vont t'accompagner
Oui ! Deux Anges, tu vas rencontrer
Vers moi vont te mener
Mes Anges, mon ange !

Ode©
26 novembre 1999

Sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/2anges.htm
 
 
Création Ode©
 
 
 

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 06:41

 

 
 
 
                                                       Pessimisme ou lucidité ? C’est selon ce que
                                                      dit le cœur du lecteur…
 
 
 
Jadis, je croyais être le centre du monde
Mon esprit ressemblait à une onde…
Je pensais convaincre les foules
Sans provoquer la moindre houle…
 
Mais à mesure que passaient les ans
J’ai perdu ce mauvais penchant
Réalisant que je n’étais qu’un
Parmi la foule de l’ensemble des « uns »…
 
J’ai compris que nul n’est plus important que moi
Et que je ne suis pas plus important que tous ces « toi » !
Même les rois et les Présidents
Sont mortels et finalement perdants !
 
Nul ne garde sa vie en dépit de ses pouvoirs
Les cimetières sont remplis de gens importants
Comme le dit si bien l’adage des humeurs noires
Mais qu’il est bon de se répéter de temps en temps…
 
Jadis, je croyais être immortel
Je l’aurais juré sur mes sublimes bretelles
Mais la pensée reste très élastique
Avec le temps disparaît le fantastique…
 
J’ai même cru, ô pauvre fou,
Que l’amour ne pouvait s’user
Mais alors elle est partie où
Dans l’espoir de mieux s’éclater ?
 
Au seuil de la porte finale
Celle qu’on n’a pas envie d’ouvrir
Je réalise que la vie n’est que banale
Et qu’il est peut-être temps d’en finir…
 
Car tout cela n’est que sinistre comédie
Nul petit bonheur n’y remédie
Qu’on le veuille ou non
Jamais nous ne choisissons…
 
Nous croyons avoir dignement vécus
Grâce à nos seuls choix
Mais pas même les rois
N’ont pu éviter d’être cocus…
 
Va donc, Dame Vie
Tu ne nous pousses à la survie
Que pour mieux nous tuer
Et dans le vide, finir par nous jeter…
 
Jean Dornac©
Lyon, 10 juin 2018




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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 06:39

 

 

 
Blottie dans ses draps, dans sa sphère,
Végétative devenue,
Fleur endormie sur planisphère,
Elle s'était vite retrouvée nue.
 
Ses routes empruntaient des tunnels.
Ses nuits lui cachaient les étoiles.
Perdue au commun des mortels,
L'éphémère habitait sa toile.
 
Mais on ne tue pas l'espérance,
Malgré les paradis perdus.
La belle vivait mal le silence
Du Prince charmant tant attendu.
 
Un embryon d'âmes en osmose
Naquit un jour de cette quête,
Du cocon en métamorphose,
L'arc-en-ciel après la tempête.
 
Mais l'Amour est un papillon
Tout noir, habillé de couleurs.
Il s'envole au gré d'une saison,
Butine les graines au p'tit bonheur...
 
LA CHANCE ...

Pierfetz©

Sources : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/V-5Metamorphose.htm

 


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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 06:55
Photo J.Dornac©

 

 
 
semences diamantées,
les pollens s’abandonnent
saupoudrant les haies
de leurs blondes luxures
 
ces transparences fécondent
poudroient, floconnent
et drapent les genêts
d’étoles en désirs
 
s’écartent les pétales
s’ouvre la corolle
nymphes délicieuses
aux assauts du soleil
 
que la fleur séduise la fleur
que les lianes chavirent
et voilà les actes de vie
consumant leurs délires
 
éphémères allégresses
des ovaires en attente
où sommeille déjà
l’enfantement du fruit
 
 
au printemps s’ébroue
le  pistil assoiffé d’abeilles
c’est la fête où s’éveillent
les germes en partance
 
jusqu’à quand seront-nous
allergiques à tant d’amour ?  
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan




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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 06:38
 
 
 
 
 
Dénouer les plis de la brume
Entre ombre et lumière
Et tirer le fil des mots métissés,
Lierre enlacé autour de l’aiguade,
Mon oratoire est repu de l’eau du ciel.
De la plume écarter les fausses pépites
Égarées sur le sable noir de l’aveuglement,
Pour le voyageur du clair-obscur
En quête de l’eau vive,
Puiser les gouttes salvatrices,
Cascade perlée du savoir
Nimbée d’un parfum d’abandon
Se faisant complice du tournesol
Offert au soleil,
Laisser glisser les lueurs naissantes
Qui effleurent le duvet moelleux de l’éveil
Et rêver à la source primitive
Qui éclaire les cœurs.  
 
©Nicole Portay



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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 06:40
 
 
 
 
Dans cette futaie dense et féerique un jour, nous jurons
De nous enliser, de nous aventurer sans peur,
Drôlement bien et heureux dans un bocage ombrageux.
Nous nous enfonçons sans le savoir dans la royauté
Même du Don Juan accompli, le maquis de Loko Atiso,
Le dieu immigré de l’Afrique que nous déifions.
 
Les créatures du Grand Maître, les humains, les animaux       
Et la nature elle-même de concert avec l’amour et la joie
Créent une harmonie sereine, une eurythmie mélodieuse
De cliquetis, de fresques, de nuances libres et sibyllines,                  
Aux alentours, ils modèlent une couche pour nous,                 
Sans effroi nous planons, nous vacillons avec les lucioles
Et les criquets sauteurs de cette nuit magnétique.
 
Heureux et sans pudeur, nous savourons le bienfait
De ce sol séculaire des divinités patriarches des ancêtres.
Pieuse et sage, je glane des feuilles odorantes ‘tibonm’
Offrande au Lwa hypnotiseur rien que pour te suffire.
 
Les condors des Andes fredonnent un timbre rythmé
Dans une chute céleste escortée d’une euphonie tendre
De notes majeures, de paix, de piété pour revigorer
Amplement un amour érotique, juste pour toi et moi.
 
La terre aborigène, sillonnée, façonnée à la belle étoile,
Est bien là où tout se crée, là où rien ne succombe,
Là où tout est printemps et où tout est poliment permis
Par les dieux sensuels qui s’accaparent de nos êtres,
Et nous savons que le jardin divin des maîtres du terroir,
Est bien le domicile du Maître qui nous commande.
 
Nous sommes envoutés, tout au long de notre parcours.
Des ramures d’un arbre titanesque, je me fais une couronne,
Solennellement je disperse sans façon le reste en étrennes  
Pour l’empire de Loko, le dieu de l’amour et de la nature.
 
©Nancy Turnier-Férère
(2017)       




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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:41
 
 
 
 
 
D’un bâton malaisé
Je traçais un chemin
Sous les vastes feuillages,
Humus sombre,
Odeurs de terre humide
Fraîchement dévoilée,
Feuilles foulées de l’automne,
Vous attendez
Par un après-midi à contre amour
Un souffle d’âme à travers l’ombre,
Et que se dessine
Le lent mouvement de nos corps
Dans le temps retrouvé.  
 
 ©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 06:40

 

 

 
 
 
 
Il est presque impossible
D’être attentif à chaque instant.
C’est une seconde nature
Ouverte à nos appels.
 
Elle fait irruption
Chaque fois que la voie est libre
Et nous montre un bout de chemin
En éclaireur habile.
 
Elle nous ouvre l’œil
Encombré de nos distractions
Et nous évite les faux-pas
Dus à nos impulsions.
 
Toujours prête à surgir
Aux moments les plus essentiels,
Il nous appartient de l’offrir
Au temps continuel.
 
©Luce Péclard
10.4.18



 

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