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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:46
Visage – Ode
Oeuvre en tire : « Visage inconnu » gravure monotype de Ode©
 
 
 
 
 
Votre visage inconnu a visité mon ciel
Rencontre des saisons, des nuages
D'Est et d'Ouest, les vents éternels
Un jour de janvier ou d'octobre, pas très sage

Votre visage inconnu a visité mes eaux
Rencontre des montagnes, des plaines
Des rivières, du grand fleuve et du clair ruisseau
Un jour de calme où n'avait place la haine

Votre visage inconnu a visité mes rêves
Rencontre d'une nuit, à l'automne de mes printemps
Au rendez-vous des amours condamnées, brèves
Celles qui laissent cicatrices et souvenirs du temps
 
Votre visage inconnu a visité ma vie
Rencontre du bonheur, de l'émerveillement
Des joies immenses, des grands appétits
Celle des oiseaux fous trop gourmands

Et pourtant

Nous sommes perchés sur le même roseau
Du même chasseur, les cibles
Autour de nous le même vide
Captifs du moindre coup de vent
Et du même coup de fusil
 
Tremblants de ne plus être
Une fois tiré le coup
Tremblants de n'avoir été jusqu'au bout
Au bout de nous
 
Est-ce la chair énamourée
Qui rend coupable l'oiseau
Coupable d'avoir trahi l'espoir
Et y laisser son sceau
 
Votre visage inconnu a visité mon âme
Rencontre de l'éternité, aux odeurs d'une symphonie inachevée

Ode©
26 octobre 2002

Source : http://zodode.5.50megs.com/CS/visage.htm


Création Ode©





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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 06:31
Le Parfum des Choses - Ode
Oeuvre en titre : « Mer, ma Mère » peinture de Ode©
 
 
 
 
Au clair-obscur du banquet de la création
La lampe veille, cherche, scrute l'inexprimable
Atteint et saisit l'insaisissable
Elle monte la garde de la nuit
Pour au jour, en rapporter les fruits

Évocations, rituels archaïques
Archétypes, synchronies
La table est mise pour l'œuvre à naître
Dépassement subtil de l'objet
Laissant place au parfum des choses


Et tu es là, à la limite du point de fuite
Entre ciel et terre
C'est là que je te cherche, te trouve
Au cœur de la pointe
Dans l'axe de la Vingt-Cinquième Heure

Nous touchons au profond du silence, au sacré
- Mystère des émotions -
Jusqu'à la saveur du Huitième Jour
Jusqu'au délicat parfum des choses
Jusqu'à l'indicible


Et ce regard complice porté,
Fin comme l'ambre,
- Filtre qui teinte nos oeuvres et nos écrits -
Porte de nos amours, les odeurs
Et de nos oeuvres, le parfum

Le secret parfum des choses


Ode©
20 janvier 2003


Source : http://zodode.5.50megs.com/CS/parfum_choses.htm

Création Ode©






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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:50
Œillade - Ode
Dessin en titre de Ode©
 
 
 
 
Ton baiser me saute à l'âme
Ton souffle est une œillade
Au parfum d'une pivoine
Subtile et odorante fleur

Un baiser tendre sur mes reins
Sensuelle œillade sur mes seins

Je suis argile entre tes mains
Tu me fais œuvre d'art

Bel oiseau d'or
Mon ange
Je suis l'airain qui coule
Qui moule ton destin
Je veux te couvrir de baisers
D'un seul regard
 
Tu m'as sculptée

Œillade
assassine
sulfureuse
amoureuse

Je suis ton chef-d'œuvre
Sculpteur parmi les sculpteurs

Et le rêve nous appelle
Dans un baiser éternel


Ode©

Source :
http://zodode.5.50megs.com/CS/oeillade.htm

Création Ode©





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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 06:40
Ne dis surtout pas – Ode
Oeuvre en titre : « Les Amants » monotype de Ode©
 
 
 
 

Où que tu sois mon ange bleu
Je te suis de l'âme et des yeux
Partout où tu es, je suis
De Séoul au Caire
Du Pérou aux Pôles et même à Angkor
Je suis présence aussi de corps
Je tiens ta main dans cet univers nucléaire

Que tu t'actives encor
À traîner nos vœux et transformer le monde
Qu'aujourd'hui tu sois sans grades
Et si Prince tu fus
Tu ne peux tourner le dos à nos anciens raffuts


Oui, j'en ai placardé des refus
Plus que la vie n'en impose
Tends-moi la main et après la pose
De fils de soie et d'ors cousus
Porte un regard sur nos amours dévêtues

Et si le miroir impavide en son vieux cadre à fleurs
Donne à ton âme un tain aux antiques couleurs
C'est qu'il ne taira ta vie en apartés
Qu'il te soufflera les mots du bleu de nos étés

 
Et
 
Vassal plus que jamais de notre estimé rêve
Dans cette bulle bleue où tu referas sans trêve
Les chemins de tes hier et de nos amours si belles
Tes yeux verront dans mes yeux des promesses d'aquarelles

 
Ode©
15 février 2003
 
 
 
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:42
Muse et Poète : De la guerre - Ode
Oeuvre en titre de Ode©
 
 
 
{ Muse }
 
Poète, prends ton calame; quitte ta thébaïde
Va et regarde au loin, baigne ton âme à ton encre
Hurle devant le fait, ce que voient tes yeux humides
Trempe ton cœur lourd, libère-toi du chancre
 
{ Poète }

Je suis fille de la Terre Ô ma Muse
Et j'ai peur pour Elle, tout est si sombre
J'ai peur pour mes sœurs, mes frères, Ô Muse
Je vois des voiles noirs, des brumes épaisses, des ombres
Ce que mes yeux voient m'effraie, ne me plaît guère
Je ne vois plus la Planète Bleue mais seule la guerre
 
{ Muse }

Poète, prends ton calame; arme-le de courage
Regarde la jonquille en ton jardin, elle te parle
Te raconte la vie qui renaît. Laisse monter en toi la rage
Te rends de par les Terres, du bout du monde jusqu'à Arles
 
{ Poète }

Mon âme voyage de par le monde Ô ma Muse
Je n'y vois que désolation, peurs, pleurs et sang
Mon calame tremble sous ma main inquiète, diffuse
Le mal est partout, pluriel, les barbares sont en rangs
Leur bras est armé pour la pire des forfaitures
Je rage devant ces incultes illuminés ainsi les sépultures
 
{ Muse }

Poète, prends ton calame; dénonce, crie ce que tu vois
Que les dieux t'entendent ! Que par le monde on entende ta voix
Que le vent glacial porte ton message et crie ton désespoir
Que tes mots fassent taire enfin, des barbares, la rumeur
 
{ Poète }

J'irai Ô ma Muse, j'irai là où de moi on a besoin
Mes mots d'abomination partiront de par le monde
Fasse que les dieux m'entendent et partout au loin
Qu'ils tonnent plus forts que leurs canons immondes
Qu'ils fassent enfin cesser de la guerre la clameur
Que de l'Amour et la Paix reviennent à jamais les odeurs.
 
Ode©
14 mars 2003
 
 
 
 
 
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 06:39
Des mots – Ode
 
 
 
 
Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mon pays

Que ne ferais-je pour vous ravir
Vous étonner, vous faire sourire
Des mots câlins comme douceurs
Comme rubans de toutes les couleurs

Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mes envies


Je vous emmènerai au fond de moi
Vous tiendrai la main
Pour que vous ne culbutiez pas
Dans mes mots, mes virgules et mes refrains

Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de ma vie

Regardez là, il y a des « je t'aime »
Oh ! J'en ai fait des poèmes
Pour vous toucher, vous émouvoir
Afin que vous traversiez le miroir


Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mes nuits

J'entourlouperai la phrase avec soin
Je rapaillerai des mots venus de loin
Les enrubannerai de bleus
Vous les offrirai, seront mes aveux

Puisque vous aimez les mots
Puisque vous aimez la poésie
Je vous écrirai des mots
Les chercherai
Jusqu'au fond de mes rêveries


Je ne suis que plume et encre
Sans âge et toutes à la fois
Je suis celle qui écrit pour vous ses eaux
Trempées à la puissance des mots

Puisque vous voulez des mots
Puisque vous voulez de la poésie
Je vous écrirai des mots
Les trouverai
À l'intérieur de mon pays

Pour vous, mes mots...


Ode
©
30 mai 2003
 
 
Création Ode©
 
 
 
 
 
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:31
Ma Terre – Ode
Photo : « Notre-Dame-du-Portage en fin août » de Ode2005©
 
 
 
 
Si loin des grandes villes
Si loin des gratte-ciel
Se cache mon petit coin de paradis

Si loin de la rumeur
Si loin de l'amour qui meurt
Il me prend dans ses bras, mon paradis

Assise sur la plage je contemple mon fleuve
Je regarde dans le silence ses eaux voyager
Et moi, je voyage dans ma tête


***

 
Ma chaude et belle Terre du Québec
Nourrie d'un million de lacs et d'autant de rivières
Qui se déversent dans ton Saint-Laurent
Terre aux couleurs de mes étés
Terre aux couleurs de mes enfants
Terre aux odeurs de mes amours
Terre d'oiseaux aux rêves des jours

D'Ouest en Est
De l'Abitibi jusqu'en Gaspésie
Du Nord au Sud
Du Lac Saint-Jean à Saint-Jean-Port-Joli
Je t'ai marché, ô ma Terre-Mère


De tes montagnes et tes plaines
De tes vallons et tes vallées
Je t'ai regardé en face, fière
Je t'ai vu flotter
Mon Fleur de lysée

Ma Terre de géants
De légendes et de rigodons
Ma Terre de survie
Malgré l'abandon
« Je me souviens »* c'était écrit


Ma Terre rousse d'octobre
Terre des longs labours
Et des abondantes récoltes
Ma Terre blanche de janvier
Qui se repose pour préparer la saison
Et les sucres d'érables
Ma Terre de la renaissance de mai
Aux senteurs de lilas, de muguets, de pommiers
Ma Terre verte d'été
Terre d'avoine et de blé
De champs fleuris et de soleil de plomb

 
Terre bleue et dorée à perte d'horizon
Je t'aime

 
Je t'aime parce que tu m'as donné la Vie
Ainsi la Beauté, le Fleuve et mes Amours
Et... mon petit coin de paradis


Ode©
5 décembre 2003
 
* « Je me souviens » est la devise du Québec

Création Ode©
 
 
 
 
 
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:42
Le Rituel – Ode
Oeuvre en titre de J W Watherhouse
 
 
 
 
Pourquoi arrive le petit matin
Pourquoi se lever au petit matin
Je vis, mon amour meurt
De la vérité est-ce l’heure ?

Pourquoi ne trouvai-je pas grâce à ses yeux ?
Ne suis-je donc pas belle ?
Je ne peux m'envoler, pourquoi n'ai-je des ailes ?
Pourquoi ?


~*~

Je suis de la première nichée
Ève ma sœur pourquoi m’avoir ainsi trompée
Pourquoi ?


~*~

Tout me dit que je suis femme
Amante et aimante, une flamme
Mais je n’ai pas croqué la pomme
Je suis amoureuse que d’un homme
Invincible
Invisible
Amoureuse

Et je vous regarde
C’est mon matin,
Mon matin des rituels
Mon matin des ritournelles


De mes encens qui brûlent
Comme de mes entrailles qui hurlent
Je viens, je deviens
Celle qui est, demain

Les voix vous me dites
Que je suis aujourd’hui maudite
Dans cette Pentecôte de mai
Les Esprits me rendent-ils la monnaie

Du prix que je paie
Des souffrances que j’ai, que j’ai
Sentira-t-il le fumet
Ah ! la douleur que j’ai, que j’ai


~*~

Que ces essences partent vers lui
Que les odeurs troublent ses nuits
Pendant que mon jour s’éveille
Et que mes mystères veillent

Je le veux amoureux, malheureux
Comme je le suis
Ah ! mes dieux
Rendez-le moi soumis


Je suis la prêtresse
De ces lieux
Je suis la maîtresse
Et je le veux

Il est là
Devant moi
Tel un géant
Dans la fumée, tel un ruban


Et je souffle
Elles poussent
Mes ailes
En sortent des hirondelles

Elles feront mon printemps
Mon mois de mai
Mon amant
Est entourloupé

Enfin !
Le rituel est terminé !


Ode
14 décembre 2003
 
 
 
 
 
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:41
Parlure de marins – Ode
Photo : Le Rocher Percé, Gaspésie, Québec. Ode©
 
 
 
 
J'arrime le cœur du temps
Afin qu'il se fige
Que plus rien ne bouge
Que je le peigne
L'immortalise

 
J'aboute les cordages des ans
Pour ne pas oublier
Mes amours, mes enfants
Ce que fut ma vie, ce qu'elle est, et
Deviendra
 
J'accoste mon âme à ton navire
Pour que tu me saches là
Où que tu sois
Regarde à tribord, vers l'avant
Je me tiens à ta droite
 
Et le vent adonne tes voiles
Le Fleuve te portera jusqu'à mes eaux
Tes agrès et les allures sont sûrs
Tu arriveras à bon port
Au printemps
 
Et j'amarine mes vœux
Avant de partir vers les mers lointaines
Où tu me mèneras
Ton amer repérera l'île
De notre séjour
 
Je te conduirai à l'Anse
C'est mon jardin secret
Nous nous y aimerons
Puis nous appareillerons
Vers d'autres rivages
 
Et nos voilures légèrement ardentes
Seront témoins de notre bonheur
Les étoiles étincelantes
Éclaireront notre chemin
Jusqu'au bout du voyage, jusqu'à la fin

 
 
 
 
 
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:40
Muse et Poète de la guerre - Ode
 
 
 
 
 
Muse
Poète, prends ton calame; quitte ta thébaïde
Va et regarde au loin, baigne ton âme à ton encre
Hurle devant le fait, ce que voient tes yeux humides
Trempe ton cœur lourd, libère-toi du chancre
Poète
Je suis fille de la Terre Ô ma Muse
Et j'ai peur pour Elle, tout est si sombre
J'ai peur pour mes sœurs, mes frères, Ô Muse
Je vois des voiles noirs, des brumes épaisses, des ombres
Ce que mes yeux voient m'effraie, ne me plaît guère
Je ne vois plus la Planète Bleue mais seule la guerre
 
Muse
Poète, prends ton calame; arme-le de courage
Regarde la jonquille en ton jardin, elle te parle
Te raconte la vie qui renaît. Laisse monter en toi la rage
Te rends de par les Terres, du bout du monde jusqu'à Arles
 
Poète
Mon âme voyage de par le monde Ô ma Muse
Je n'y vois que désolation, peurs, pleurs et sang
Mon calame tremble sous ma main inquiète, diffuse
Le mal est partout, pluriel, les barbares sont en rangs
Leur bras est armé pour la pire des forfaitures
Je rage devant ces incultes illuminés ainsi les sépultures
 
Muse
Poète, prends ton calame; dénonce, crie ce que tu vois
Que les dieux t'entendent ! Que par le monde on entende ta voix
Que le vent glacial porte ton message et crie ton désespoir
Que tes mots fassent taire enfin, des barbares, la rumeur
 
Poète
J'irai Ô ma Muse, j'irai là où de moi on a besoin
Mes mots d'abomination partiront de par le monde
Fasse que les dieux m'entendent et partout au loin
Qu'ils tonnent plus forts que leurs canons immondes
Qu'ils fassent enfin cesser de la guerre la clameur
Que de l'Amour et la Paix reviennent à jamais les odeurs.
 
Ode©
14 mars 2003©
 
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