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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:42
Le Rituel – Ode
Oeuvre en titre de J W Watherhouse
 
 
 
 
Pourquoi arrive le petit matin
Pourquoi se lever au petit matin
Je vis, mon amour meurt
De la vérité est-ce l’heure ?

Pourquoi ne trouvai-je pas grâce à ses yeux ?
Ne suis-je donc pas belle ?
Je ne peux m'envoler, pourquoi n'ai-je des ailes ?
Pourquoi ?


~*~

Je suis de la première nichée
Ève ma sœur pourquoi m’avoir ainsi trompée
Pourquoi ?


~*~

Tout me dit que je suis femme
Amante et aimante, une flamme
Mais je n’ai pas croqué la pomme
Je suis amoureuse que d’un homme
Invincible
Invisible
Amoureuse

Et je vous regarde
C’est mon matin,
Mon matin des rituels
Mon matin des ritournelles


De mes encens qui brûlent
Comme de mes entrailles qui hurlent
Je viens, je deviens
Celle qui est, demain

Les voix vous me dites
Que je suis aujourd’hui maudite
Dans cette Pentecôte de mai
Les Esprits me rendent-ils la monnaie

Du prix que je paie
Des souffrances que j’ai, que j’ai
Sentira-t-il le fumet
Ah ! la douleur que j’ai, que j’ai


~*~

Que ces essences partent vers lui
Que les odeurs troublent ses nuits
Pendant que mon jour s’éveille
Et que mes mystères veillent

Je le veux amoureux, malheureux
Comme je le suis
Ah ! mes dieux
Rendez-le moi soumis


Je suis la prêtresse
De ces lieux
Je suis la maîtresse
Et je le veux

Il est là
Devant moi
Tel un géant
Dans la fumée, tel un ruban


Et je souffle
Elles poussent
Mes ailes
En sortent des hirondelles

Elles feront mon printemps
Mon mois de mai
Mon amant
Est entourloupé

Enfin !
Le rituel est terminé !


Ode
14 décembre 2003
 
 
 
 
 
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:41
Parlure de marins – Ode
Photo : Le Rocher Percé, Gaspésie, Québec. Ode©
 
 
 
 
J'arrime le cœur du temps
Afin qu'il se fige
Que plus rien ne bouge
Que je le peigne
L'immortalise

 
J'aboute les cordages des ans
Pour ne pas oublier
Mes amours, mes enfants
Ce que fut ma vie, ce qu'elle est, et
Deviendra
 
J'accoste mon âme à ton navire
Pour que tu me saches là
Où que tu sois
Regarde à tribord, vers l'avant
Je me tiens à ta droite
 
Et le vent adonne tes voiles
Le Fleuve te portera jusqu'à mes eaux
Tes agrès et les allures sont sûrs
Tu arriveras à bon port
Au printemps
 
Et j'amarine mes vœux
Avant de partir vers les mers lointaines
Où tu me mèneras
Ton amer repérera l'île
De notre séjour
 
Je te conduirai à l'Anse
C'est mon jardin secret
Nous nous y aimerons
Puis nous appareillerons
Vers d'autres rivages
 
Et nos voilures légèrement ardentes
Seront témoins de notre bonheur
Les étoiles étincelantes
Éclaireront notre chemin
Jusqu'au bout du voyage, jusqu'à la fin

 
 
 
 
 
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:40
Muse et Poète de la guerre - Ode
 
 
 
 
 
Muse
Poète, prends ton calame; quitte ta thébaïde
Va et regarde au loin, baigne ton âme à ton encre
Hurle devant le fait, ce que voient tes yeux humides
Trempe ton cœur lourd, libère-toi du chancre
Poète
Je suis fille de la Terre Ô ma Muse
Et j'ai peur pour Elle, tout est si sombre
J'ai peur pour mes sœurs, mes frères, Ô Muse
Je vois des voiles noirs, des brumes épaisses, des ombres
Ce que mes yeux voient m'effraie, ne me plaît guère
Je ne vois plus la Planète Bleue mais seule la guerre
 
Muse
Poète, prends ton calame; arme-le de courage
Regarde la jonquille en ton jardin, elle te parle
Te raconte la vie qui renaît. Laisse monter en toi la rage
Te rends de par les Terres, du bout du monde jusqu'à Arles
 
Poète
Mon âme voyage de par le monde Ô ma Muse
Je n'y vois que désolation, peurs, pleurs et sang
Mon calame tremble sous ma main inquiète, diffuse
Le mal est partout, pluriel, les barbares sont en rangs
Leur bras est armé pour la pire des forfaitures
Je rage devant ces incultes illuminés ainsi les sépultures
 
Muse
Poète, prends ton calame; dénonce, crie ce que tu vois
Que les dieux t'entendent ! Que par le monde on entende ta voix
Que le vent glacial porte ton message et crie ton désespoir
Que tes mots fassent taire enfin, des barbares, la rumeur
 
Poète
J'irai Ô ma Muse, j'irai là où de moi on a besoin
Mes mots d'abomination partiront de par le monde
Fasse que les dieux m'entendent et partout au loin
Qu'ils tonnent plus forts que leurs canons immondes
Qu'ils fassent enfin cesser de la guerre la clameur
Que de l'Amour et la Paix reviennent à jamais les odeurs.
 
Ode©
14 mars 2003©
 
Création Ode©

Oeuvre en titre de Ode©
 
 
 
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:46
Ce soir - Ode
 
 
 
 

Vous me disiez rêveuse
Il est vrai, je vous l'avoue
Que pour être heureuse
Je pense souvent à vous


Vous êtes mon étoile filante
Vous êtes ma lune qui brille
Vous êtes mon étoile fuyante
Mon ciel qui scintille


Oui je rêve, je rêve à l'inaccessible
N'est-ce pas là la quête
Vous êtes ma tendre cible
Écoutez, entendez ma requête


Entendez la déesse qui joue de la harpe
C'est pour vous cette céleste musique
Ce soir je regarde le ciel, j'ai mis mon écharpe
Je suis rêveuse, aussi romantique

Je suis la femme qui vous appelle
Oh ! Peut-être ne viendrez-vous pas
Mais sachez que parmi toutes, je suis celle
Qui vous aimera jusqu'au trépas


Je serai votre Vénus sans voile
Votre Étoile du Nord
Votre bonne étoile
Votre clair réconfort

Je serai votre étoile filante
Votre lune qui brille
Votre étoile fuyante
Afin que votre ciel scintille


Ode©
2 février 2004
 
 
 
 
 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:38
Et si tu venais – Ode
Oeuvre en titre de Jennifer Emmet-Weyland©
 
 
 
 
Et si tu venais avant la chute du jour
Mon grand oiseau de lune
Que tu me prennes avant que le soleil se couche
Mon grand oiseau de rêve

Et si tu venais caresser ma main asséchée par ton absence
Mon grand oiseau de soleil
Que tu me rendes belle juste par ta présence
Mon grand oiseau de mer


Et si tu venais vivre jusqu'au bout de ma vie
Mon grand oiseau fou
Et si tu venais tuer le chaos de ma nuit
Mon grand oiseau d'étoiles

Et si tu venais jusqu'au bout de mes rêves
Jusqu'aux voiles de mon navire
Jusqu'au confins de ma lune
Jusqu'au bout de ma folie
Jusqu'à mon Étoile
Et si tu venais
Amour


Ode©
 
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 07:39
Aurore - Ode
« Pont - Foca » de Djordje Prudnikoff©
 
 

 
À l'aurore bleue des caressantes amours
Les brumes célestes se font nuages
Aux tendres amants du petit jour

 
La source en son lit se réveille
Va à la rencontre du ruisseau
Sous leurs yeux émerveillés, devient rivière
Gonfle jusqu'à la chute
Se transforme gigantesque
Coule jusqu'au fleuve et à l'océan
Avant même que ne se lève le soleil

 
À la limpide fontaine des amants
Tout est repos, chants d'oiseaux.
Et s'ouvrent dans les champs
Une marée de fleurs
Tableau de grand Maître 
Ils ne font plus qu'Un
Éblouis devant la magnificence
 Et les féeriques odeurs

 
Au petit jour des amants
L'heure bleue ne dure qu'un instant

Un instant d'Éternité


©Ode
8 février 2003
 
http://zodode.5.50megs.com/CS/aurore.htm



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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:46
ODE, Voyage en cosmogonie  / Viaggio in cosmogonia - par Marcella Leopizzi
ODE, Voyage en cosmogonie  / Viaggio in cosmogonia, Préface/Prefazione Michel Bénard, Introduzione, traduzione e cura Mario Selvaggio, Roma, Edizioni Universitarie Romane, 2015, 142 p.
 
Artiste, poète et écrivaine québécoise, tout au long de ce recueil poétique, ODE (pseudonyme d’Odette Beaudry) accomplit un voyage au cœur de la Création du monde. Le titre – Voyage en Cosmogonie – révèle en effet que le fil rouge de tous les vers repose sur une quête existentielle figurée par une recherche finalisée à aboutir/découvrir l’origine du cosmos si ce n’est l’état-de-nature (cf. l’étymologie grecque « κοσμογονία »).
 
Au fil de ce voyage, le je-lyrique se situe à l’abord d’un Fleuve (associé au Saint Laurent, fleuve témoin de la barbarie humaine d’autrefois, laquelle malheureusement perdure dans le monde entier) qui en quelque sorte joue le rôle de lieu de la Création et d’espace de la quête initiatique, car il symbolise la source d’un univers en métamorphose, voire toujours in fieri (cf. panta rei). En coulant de manière ininterrompue, l’eau du fleuve relie figurativement le passé et le présent : c’est pourquoi le fleuve devient le dépositaire des valeurs ancestrales, des espoirs, des rêves, des mystères… qu’il emporte et garde dans ses méandres. L’un des éléments essentiels du cosmos, l’eau assume ainsi dans ces vers la connotation de liquide amniotique, de sève nourricière : elle favorise la création poétique au je-biographique et le voyage en Cosmogonie au je-lyrique, elle nourrit donc le « je » et lui permet de s’y plonger/baigner pour accomplir un parcours spirituel, onirique à la recherche non seulement de ses propres racines mais aussi de celles de l’Homme.
 
En s’interrogeant sur l’Homme et sur la nature humaine, notre poète remarque que nous sommes amour parce que nous venons de l’amour : « ce n’est que l’Amour qui est Lumière... » (p. 30). Par conséquent, il faut, suggère-t-elle, combattre la haine semée sur notre chemin par les humains eux-mêmes (esclaves de leur égoïsme mégalomane, incapables d’accepter leurs propres limites et avides de tout régenter) et retourner à l’amour, car c’est l’amour qui nous fait vivre et voyager…
 
En envisageant un échange je-tu autant charnel que spirituel, en attente d’Amour universel, autrement dit de Paix, notre poète représente la condition humaine à l’échelle cosmique pour mettre en relief que l’Homme est pris entre deux abîmes : l’infiniment grand et l’infiniment petit. Qu’est-ce que l’être humain dans l’éternité infinie ? L’homme, principal ennemi de lui-même, doit forcément (re)trouver le chemin de l’humanité pour empêcher le triomphe du mal et pour engendrer une société plus juste : « Le plus grand danger encore / est que l’humanité risque de mourir / avant même toutes les espèces vivantes / La Terre se vengera du mal infligé / Que chacun écrive dans le sang de ses veines / chaque mot que tu leur diras / Car ce sang s’écoulera en ruisseaux / en lacs, en rivières, en mers et océans / et séchera sur les rives des pays / s’ils font la sourde oreille / s’ils se rient de toi / Retourne, il est l’heure / la Clepsydre du Temps / se vide / Va, Poète / Va accomplir ta mission » (p. 112). Dans cette perspective, Voyage en cosmogonie présente une succession de portes à franchir [La porte rose, La porte blanche, La porte noire, La porte rouge, La porte bleue,  La porte jaune-ocre, La porte verte] : chacune renvoyant à une contingence précise, voire à une étape particulière de la vie de l’homme, si ce n’est à une dimension distincte de l’âme humaine : « Il te faudra dépasser / la peur / et franchir / les Sept Portes / pour atteindre / le Jour Premier » (p. 44).
 
Empreints d’espoir, les vers contenus dans cet enthousiasmant ouvrage sont un hymne à la vie et à l’amour « La Vie est plus forte que la mort / Je garde Espoir / à la rencontre des Mondes / aideront tout lecteur à voyager » (p. 118). Ils prônent à ‘récupérer’ le ‘monde de l’enfance’ c’est-à-dire la dimension qui renvoie emblématiquement à un univers édénique, dépourvu de contrastes et modèle d’innocence. Et ils mettent en garde le lecteur contre le côté correspondant à la porte noire de l’âme humaine, car celle-ci, étant dévolue à la haine, cause des blessures difficiles à guérir. Aussi, par ce recueil, en ayant pour seule arme la Parole, ODE invite-t-elle à envisager un nouvel humanisme, plus incisif et plus intime : suggestion plus que jamais nécessaire de nos jours.
 
Transformation d’une forme de vie en une forme de langage et vice-versa (cf. Henri Meschonnic), tout poème est un tissage prodigieux de réflexions, intuitions, émotions, voix-voies qui traversent l’âme du lecteur et qui s’ouvrent sur l’à-venir.
 
Par sa rigoureuse traduction en italien, Mario Selvaggio a superbement pénétré le Verbe de cette poète et, de ce fait, il contribue et contribuera à la polyphonie de cet ouvrage et de la poésie odienne. 
 
Marcella Leopizzi
ODE, Voyage en cosmogonie  / Viaggio in cosmogonia - par Marcella Leopizzi
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:37
Ma et Gac - Ode
Création Ode©
 



Au brouillard venteux, un fil d'argent
Reliait les sept visages de l'amour
Au-dessus du gouffre des origines
L'attirance se faisait pierre de voûte

Ils étaient Un et le Nombre
Leur amour retenait les stades des eaux
Jusqu'aux confins des mers de neige
Et des battures des vagues de glace


Ils ouvraient toutes grandes leurs ailes
Dans la paix rose des vents
Lui, comme un jeune héron des solitudes
Elle, comme l'oiseau qui enjambe la nuit
Pour retrouver le jour

Et dans l'urne blanche de leur mémoire
Mai est venu cueillir les immortelles
Volées aux hivers et aux cimes des montagnes
Sous le poids des soleils et des lunes bleues


Soudain, très haut, dans l'obscurité de l'absence
La magie s'est tue
Un fracas, une fin du monde
La leur
Le héron fut blessé

Les vents se sont noués
La prunelle de la mort a tourné
En remous d'amères profondeurs
En rejets de poussières d'étoiles


Au crépuscule de son anniversaire
Elle resta seule
Regardant le passage hors du temps
De l'oiseau blanc
Déchirant l'espace
De son cri, son ultime souffle

Elle prit une plume à son aile
De l'encre et du fin papier
Un mince fil de soie et de coton
Lui donna le goût d'en faire une broderie
Ainsi naquit la légende de MA et Gac


Ode
©
16 novembre 2002
 
 
 
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:44
De l’Amour, de Fleuve, de l’Hiver - Ode
Création Ode©
 
 
 
 
I - De l'Amour

Je viens encor te parler de mon amour
Qui a rempli le Fleuve de ses larmes
Jusqu'à ne plus voir l'horizon
Jusqu'à ne plus me voir

Perdue dans les brumes qui s'élèvent
Entre ciel et terre
Je le cherche

Si tu le vois, dis-lui que je suis là
Debout à faire le guet sur une congère
Sur une île du Fleuve, là-haut à l'Est
Habillée de chaleur et d'espérance
Il me reconnaîtra

Dis-lui aussi que ni les vents
Ni les tempêtes d'hiver
Ne me feront bouger

Je tiens la flamme du bout de l'âme
Je ne la passerai qu'à lui


II - Du Fleuve

Aussi loin qu'à Rimouski
Mon majestueux fleuve de janvier
Me fait rêver

Je ne m'endors point au coucher du soleil froid
Ses pourpres m'enchantent
Ils font danser le monde
Sous l'aile de l'Oiseau

Mon Fleuve glacé en ses rivages
Emplit mon cœur d'une musique d'éternité
Je l'ai vu ce soir
S'avancer tel l'Ange de Silence

Je l'ai vu, beau comme un Prince
Qui ensorcelle sans savoir ni pourquoi
Force magique et éternelle
Joie pure au sel de mes larmes


III - De l'Hiver

Liberté blanche sans frontières de rêves
Luminosité d'un jour de source
Plus blanche que l'Immortelle
Elle est là, géante comme le Fleuve
Elle et mon Saint-Laurent

Leurs épousailles se font vierges
Annonciatrices de l'Oeuvre
Qui se recrée sans fin


Beauté blanche, comme un baume
Aux fatigues du jour
Repos de l'âme
Musique aux abîmes des désirs
Qui embrasent les horizons
 
De ta froidure naîtront des amours charnelles
Dans cette haute chambre des mystères
Naîtront tes filles et tes fils

Ma Cathédrale blanche
Tu as conservé l'imaginaire de mon enfance
Immaculé est le puits de mon désir
Je puise mon rêve à tes grandes eaux de neige
 
***

Et les joues rouges au seul frôlement de ta froidure
L'œil pétillant de tant de Beauté
Je fais fièrement le guet
Mon âme et mon cœur ancrés sur une blanche congère
Tel le phare sur l'île au milieu du Fleuve de janvier
Du crépuscule au crépuscule
Je tiens la flamme de mes amours
 
Ode©
1er décembre 2003

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 06:40
Mesure du Temps - Ode
Oeuvre en titre : « Mesure du Temps de l'Histoire » sculptures de Ode©
 
 
 
 
Survivre des nuits à attendre tes jours
Où s'acharne l'absence
Où la vie n'est que journées sans fin
Qui s'allongent une à une

 
Seul l'espoir du retour prochain
Traverse le champ de mon âme
À bout de souffle
À bout de marche
En quête de nous
Ensemble

 
Imminent ce jour annoncé
Heureux et mystérieux secret
En quête d'un miroir qui te reflète
Nous reflète en mille facettes
Luminosité du vitrail
Rosace de notre cathédrale

 
Palpitation des instants
Mugissement du présent
Du roc des amours belles
Aux granules du sable des plages
Des hautes marées de peines
Aux hautes marées de joie

 
Et tu me conduiras au rythme des saisons nouvelles
Au rythme des soleils et des lunes
Jusqu'à l'infini point de fuite
Jusqu'à l'ultime frontière du temps
À basse marée des silences
À basse marée des sens
Et dans la mer bleue des passions
Nous y baignerons

 
Nous mesurerons le temps
À la démesure des marées
Et à la mesure de nos amours
Afin de mieux goûter notre bonheur
Car les aiguilles du pendule sont folles
Et font fuir les précieuses heures
Comme rivières se jetant dans le grand fleuve
Pour s'y noyer à jamais

 
Et que veille l'affective mémoire
À la stèle du temps
Moments heureux inscrits
En nous d'éternité
Et que veille le feu permanent de la lampe
Au chevet de notre ensemble
D'un seul tenant
Dans le pas heureux des jours, soudé

 
Ode©
27 mars de l'An Deux
 
http://zodode.5.50megs.com/CS/mesurtem.htm



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