Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 06:58
ccfd-terresolidaire.org/guerre-en-ukraine-la-souffrance-de-lexil-jeudi

 

 

Nuit profonde nuit nourricière
n’oublie pas de la terre tes enfants
Ils ont grand besoin de tendresse
Ils ont peur ils ont froid ils ont faim

 

Offre-leur ton sein bleu qu’ils redressent la tête
se grandissent de rayons qui émettent la vie
Déverse dans leurs âmes ta compassion de ciel
fais naître de tes doigts des lunaisons nouvelles

 

Unis-les berce-les de tes bras d’univers
Fais preuve en ta bonté de tolérance ouverte
qu’elle féconde régénère le fond des étangs lisses

 

Nuit éprise de silence calme nuit salvatrice
quémande notre salut promets-nous délivrance
car si l’humain s’oublie c’est qu’il ne se sait plus
depuis quand déjà, et si longtemps depuis

 

qu’il foule aux pieds l’amour… Use de bienveillance
guéris-le caresse-le rabaisse ses caquets
et lève de son sang versé
                           une semence d’étoiles.

 

©Jeannine DION-GUERIN

 
   
 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 06:39

 

 


Je cache sous ma chair des forêts calcinées
que de grands feux d’amour ont incendiées
 
Faîte enfumé, du tronc se sont noircis
mésanges refusent d’en rebâtir le nid
 
La musique des vents éprise de nouveaux thèmes
s’en va offrir ailleurs sa tendre mélodie
 
laissant en cœur de sève, des brandons et braises
qui n’en finissent pas d’illuminer les nuits
 
Je porte dans mon bois des bribes d’étincelles
dont rêves et leurres ravivent les envies
 
de verdir et renaître aux démons de minuit.
Serait-ce main d’un traître rallumant l’incendie ?
 
Se cachent en ma terre des racines meurtries
dont les rejets d’amour atteindront l’infini

 
©Jeannine DION-GUERIN          
 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 05:52
Comment ne pas penser la même chose ! Même folie criminelle…

 J'ai choisi cette image car, depuis le début de l'invasion, j'ai senti la proximité des deux dictateurs (Jean Dornac)

 

 

Personne n'y croyait, c'est bel et bien advenu
A peine surgi d'une sortie de pandémie
un monde ébahi retrouve le pas des bottes
Il réapprend le chaos de l'acier et du fer

 

Quand s'épaissit soudain l'atmosphère
au point de s'inventer irrespirable
l'humain acculé se doit de recourir
aux forces des plus infimes joies

 

Quand désir est surmonté par le doute
qu'au profond de nous il se terre
et qu'au fil égrené des nuits
s'invite l'inattendu ennemi

 

le devoir est d'y faire face et
de recourir aux sources
du cœur et de son intime foi

 

©Jeannine DION-GUERIN          
 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 07:43
Désespoir d'Adam et Eve chassés du paradis : Masaccio


 

 


Mon Dieu

 

qui pour moi êtes venu
ou trop tôt ou trop tard

 

qu’ai-je donc à régler qui ne le fût déjà
par l’enfance aux débours, ses détours

 

ses cyclones, les typhons de nos nuits

 

Qu’ai-je donc à expier
qu’Eve n’eût expié déjà

 

quand éprise de mirage elle se permit
de croquer l’amour sauvage de l’universalité


©Jeannine DION-GUERIN


Extrait du recueil « Petite suite pour une convalescence » aux éditions « éditinter »

 

 


   
 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 08:00
FSP/ @Rainer Künis, Liechtenstein


 

Et te voici, menue
et toute paisible
dans la fraicheur
d’un matin d’avril,
fragile liane, solide lien
entre deux familles unies,
quittant l’eau pour affronter l’air
de ce milieu hostile
où pêcheurs et prêcheurs sévissent,
chacun s’appliquant à t’enjôler
à t’admirer à te séduire
dans ta découverte
de cette drôle de vie.

 

©Jeannine DION-GUERIN
 
 
 
 
 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 06:46


 

 


Combien de coups
de bosses de beignes
de deuils et d’abandons

 

Combien d’obsessions,
de discrètes déconvenues,
de faux et vains regrets

 

avant d’oser se regarder
nu d’âme et de corps,

 

solliciter du quotidien
l’élégance de la dérision.

 

« Comme toi ma Nuit
 je crains mon propre mystère

 

Vers lui j’avance visage couvert
l’apprivoisant de mes deux mains

 

Les mots sont mes réverbères
L’allumeur c’est l’émerveillement ».

 

        II

 

La poésie n’est pas rêve
ni fruit de l’imaginaire
pas même une vue de l’esprit

 

Elle est surplus de chair
le toucher d’un regard lumineux
émerveillement ou indignation

 

Lamelle après lamelle
de peau en peau l’on cherche
comme on épluche un oignon

 

à en atteindre le germe

 

©Jeannine DION-GUERIN


 
 
 
 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 06:38
Photo Mac Guff Ligne

 

Bienvenue sur Couleurs Poésies, Madame ! C'est une grande joie de vous accueillir ! (Jean Dornac)

 

 

 

A toi l’enfant à naître
Petite colline d’amour
en désir de palpitation
Espace de germination
à l’huisserie d’un corps fendu
 
Semence d’avenir, tourmentée
par le désir de vagir, de goûter
aux vasques d’incertitude
de nos destins contraires
 
Prends ton temps, trace
ton sillon, conforte-le,
complète-le mais ne manque pas
d’en jouir autant que tu le pourras
 
de t’étourdir au mieux du tourbillon
caressant et bien clos de « Sa chair ».
 

©Jeannine DION-GUERIN
 

 
 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 06:30

    

"Les caresses du ciel" de Michel Bénard.        Editions le Poètes français   

  
 

En réinterprétant les mots de l’auteur lui- même, il s’agit bien là de la longue psalmodie de "l’unique prière" de deux "corps enfiévrés" par la force du Désir partagé. Litanie de mots repris et repris, amenant lentement à une sorte d’envoûtement, tout comme en religion l’on tente de répéter des incantations pour les faire exister jusqu’à l’obtention du même envoûtement. 

 

Oui il s’agit bien là d’une sorte de cette perte de conscience dans l’effervescence de l’union érotique et charnelle de deux corps, découvrant qu’ils sont faits l’un pour l’autre, chose assez rare au demeurant. et qui mène à l’exaltation de la transcendance, à la découverte des « origines du Monde » à la Gustave Courbet, en un mot, à l’entrée du « sacré » dans la vie des élus.

Porte ouverte dès lors à la création et pour un artiste à une sorte de transe et fulguration, celle de la puissante découverte de la Beauté et de l’Art. 

 

Pour Michel Bénard, cette transcendance mène à une double ouverture la poésie et la peinture dans un partage avec l’Autre.  

 

Et sous l’onirisme du feu créateur  
Dans la fusion de nos sexes enfiévrés  
De la plume ou du pinceau  
Laissez-moi vous composer le poème  
Enluminé d’éternelles nuances  
Aux couleurs de l’amour.

 

Les mots choisis pour transcrire cet amour s' inscrivent sans faille à la couleur du pinceau. Sans honte non plus car un chat demeure un chat.     

 

Par l’écume de nos encres    
Doucement j’éveillerai les soies    
De vos intimités pubiennes,    
Glisserai sur l’écrin de vos dentelles

 

C’est qu’il s’agit dans ce livre d’un hymne à l’érotisme et non à la pornographie; ce qui explique son parfum demeurant pudique. 

Je dis "parfum" car de ce livre lu et refermé se distille encore pour nous, lecteurs, toutes les essences du grand Amour partagé.      

 

Par votre alphabet de femme      
Ecrire le poème de granit et de feu,      
En vous pénétrer la racine de la vie,      
S’enivrer des parfums      
De vos sèves perlantes     
Aux saveurs de miel brun

 

Les textes sont magnifiés de très belles illustrations de peintres amis, célébrant des corps de femme avec la même saveur de retenue, mais aussi avec la même sensualité que les mots de ce recueil poétique.

 

Par la quête de l’intime    
Aller jusqu’à la révélation    
Aux sources de la communion,    
A l’extrême de l’âme...


 
© Jeannine Dion-Guérin
       
 
 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 03:19
« Nuit étoilée sur le Rhône », Vincent Van Gogh

 

 

 

 

Il se peut que le firmament s'efface

Qu'il ne soit plus à hauteur de dire.

 

Il se peut que le poète plie le genou

implore d'une saison la sortie,

la puissance du ré enchantement.

 

Il se peut qu'envoûtées ses lèvres

regrettent de n'être pas pinceau

célébrant de l'univers la beauté,

 

ainsi que sut le faire sur sa toile

Vincent, pyromane averti qui

sut mettre le feu aux poudres.*

 

©Jeannine DION-GUERIN

 

*Vincent Van Gogh, d'après « Nuit étoilée sur le Rhône »

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 06:38

                                       

Jeanne Champel Grenier nous propose de découvrir, ici, une grande poète, une femme de lettres que certains d’entre vous connaissent peut-être déjà. Jeannine Dion-Guérin à donné son accord à Jeanne pour que je publie cette recension et l’un ou l’autre de ses poèmes. J’en suis plus qu’honoré et je la remercie grandement ! Bienvenue, Madame !

 

* * *

 

             Jeannine DION-GUÉRIN ( née en France le 8 juin 1933) est femme de lettres, poète, comédienne, conférencière, animatrice de radio française. Elle fut directrice d'école maternelle et Secrétaire générale de la Société des Poètes Français. Réalisatrice littéraire du Concours poétique international pour la commémoration du centenaire de Vincent Van Gogh en 1990 à Auvers-sur- Oise . Cet événement fut suivi d'une anthologie, ouvrage d'art numéroté : « Vincent, de la toile au poème » Grand Prix de l'Académie de Lutéce. En 2010, pour l'ensemble de ses œuvres lui fut attribué, par le Cénacle européen, le Grand Prix de poésie Léopold Sedar Senghor, en présence d' Henri Arphang Senghor, neveu du poète.

 

            Jeannine DION-GUÉRIN publie ici son dernier recueil intitulé : « Et que la joie demeure », livre illustré de très belles œuvres de Wilfrid MÉNARD.

 

              Bien sûr, le titre du recueil nous rappelle l'œuvre musicale « Jésus que ma joie demeure » de Jean Sébastien Bach, mais il n'est pas, ici, question de foi religieuse personnelle, ni de salut de l'âme ; il s'agit de faire de sa vie, jour après jour, une œuvre joyeuse, vivante, pleine d'humour, afin d'entraîner les autres, car, vivre c'est se mettre en harmonie avec l'autre, les autres, et si possible faire se mouvoir positivement l'univers autour de soi. Et d'ailleurs, l'auteur s'accompagne brillamment tout au long de ce recueil de l'assentiment d'autres poètes comme Marcel JOUHANDEAU : « De mon âme ce feu ! De mon corps ce buisson ardent ! »

 

             Jeannine DION-GUÉRIN nous dit de regarder la vie autour de nous, d'en prendre le tempo : ''L'arbre/ c'est de la géométrie qui danse/ L'autan sert la chorégraphie (Arbraresque p. 38) Nulle intention de s'illustrer en sublime poète aux pesants lauriers, car ''Mon idée fixe à moi, rimailleur de papier/ c'est de confisquer le mot/ dont je ne suis que le pâle écho ( Requête p. 23) Que voilà une humilité de bon augure ! Tout s'explique : la vie est courte, il est urgent de la vivre avec ardeur : '' Si brève la lumière/ qu'il importe de la bien fêter''(Bref l'incendie p.119) .

 

              Néanmoins, nous sommes loin du ''Mangeons et buvons car demain nous mourrons'', il s'agit d'une précoce prise de conscience de ce que la nature nous enseigne et de marcher de concert ; regardons autour de nous :''Tout ce qui fut à l'origine stable/ devint au fil du temps mouvant/ poulpes dansant/poissons volant/ anémones de mer s'épanouissant...à chaque espèce son rang.'' (Fin d'un monde p.153)

 

              Il faut en conclure que la position de l'auteur est bien loin de l'idée obscure, solitaire et contrite que l'on se fait du poète.  Si une longue vie toute dédiée aux arts et aux lettres, vous emmène, comme tout un chacun, insidieusement vers l'épilogue : ''Plus faible est le flux/ de la vague qui se replie/Plus forte l'ampleur/de la déferlante qui suit'' (Du don de vie p. 145). On reste digne  et créatif si possible ;  on n'en est pas moins bien loin des honneurs de pacotille (''Arbre, apprends à renoncer/à la séduction de tes ramures/ ignore les colifichets de deux sous''( Rimes de fin d'été p.177)

 

               Ainsi, au bout de tant d'années créatives, nous charme encore Jeannine DION-GUÉRIN, toujours aussi attachée au partage des joies de la vie :(Poète accueille ses bienfaits/ même si tu t'étonnes d'être/ encore ici à les célébrer. ( Du don de vie p.145)

 

               « Et que la joie demeure !» :Un recueil plein de vie et de jeunesse, de la couleur, un rythme alerte. Bien loin du poète tourmenté qui se préoccupe de ''triturer la guimauve des mots'' ( Bilan p.171), Jeannine DION-GUÉRIN pousse l'élégance du geste jusqu'à ''Témoigner de ces petits riens/ qui troussent la peau, précèdent/ les mots passeurs d'eau '' J de la joie avec un grand J évidemment ! Le tout, ajouté à ''cette frénésie du pinceau/ flattant la corrida des noces/païennes de la Chair et du Mot  ( De la vie la corrida p.184)

 

                En cette période de sérieuse remise en question des rapports humains en ce monde, merci pour ce riche témoignage ! ''Et que la joie demeure ''chez tous vos lecteurs !

 

Jeanne CHAMPEL GRENIER

( Enseignante - Poète - Peintre - Chroniqueuse de revues d'art et de poésie )

 

 

  « Et que la joie demeure » - Jeannine DION-GUERIN- Éditinter poésie

 

 

Extraits page142

 

Le septième jour

 

Las de créer des constellations

dont la multiplication rendit

anonyme le champ du ciel,

 

Dieu offrit aux astronomes

le pouvoir de les découvrir,

la capacité de les nommer.

 

Il ne voulait pas que l'homme,

création décevante, bien que de Lui

préférée, se languît à désespérer.

 

Il prit donc soin avant de se retirer

dans son inexpugnable éternité

 

de façonner ces grandioses hochets

que les poètes raffolent de célébrer.

 

©Jeannine DION-GUERIN

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche