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23 juillet 2024 2 23 /07 /juillet /2024 06:43


 

 
Dans le couloir étroit
Où l'ombre se promène
Charlotte l'intrépide
S'approche du grenier ...
Mais les marches bavardes
Font hésiter l'enfant ...
 
C'est l'unique chemin
Pour atteindre l'étage
Où le grenier somnole
Si Charlotte renonce
Sa mère emmènera
Dans des cartons sordides
Ses amis d'un autre âge
Qui seront dispersés
Sur ce marché terrible
Où le rêve se brise
Dans les mains anonymes
De la séparation ...
 
Charlotte se souvient
De l'annonce joyeuse
Que fit un soir son père
- " Nous avons mes enfants
acheté un salon
pour remplacer l'ancien
 
-Que feras-tu papa
Interroge Bastien
du salon de Mamie ?
 
-C'est très simple mon fils
fauteuils et canapé
dormiront au grenier
 
-Il n'y a plus de place
S'inquiéta Bastien
 
-Nous en profiterons
pour vendre nos reliques
 
Charlotte ne dit mot
Mais elle veut sauver
Ces jouets oubliés
Qu'elle aime retrouver
Lorsque la pluie recouvre
De sa cape de gouttes
Le jardin assoiffé ...

©Victor Varjac


Extrait du recueil « L’homme imaginaire » aux éditions Mélis
Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/#1123  
 
 

 

 

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7 juin 2024 5 07 /06 /juin /2024 06:42


 

à la beauté du jour
qui pousse tes volets
et jette sur ton lit
une parure d'or !...

Ce voile jailli
du grand soleil blanc
ne pose sur ton visage
que l'apparence
de la lumière
car les mains
de l'obscur
tiennent toujours
ta vie
au dessus du miroir
où la forme renversée
te conduit au mensonge...  

 

Antibes, mars 2001

©Victor Varjac


Extrait du recueil « L’homme imaginaire » aux éditions Mélis


Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/
                       
 
 

 


 
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26 avril 2024 5 26 /04 /avril /2024 05:48


 

 


J'ai faim de ton visage
et du galop de ta vie...
Les secondes
ne sont que des mirages
si mes doigts gourmands
n'attachent pas ton coeur
au rêve de ma chair...

Qu'importe alors
la marche folle
de ces jours impridents
que la planète précipite
dans le gouffre de l'espace...

Qu'importe l'immense
canevas d'étoiles
où s'étourdissent les mondes
comme d'énormes bêtes
puissantes et fidèles
attachées au piquet
magique de la nuit...

Le sable fin de l'heure
couvrira mon visage
lorsque la floraison
et le chant de tes yeux
n'oseront plus ouvrir
la porte secrète
et disperser la horde
silencieuse des pierres...

Elles viendront soudain
effacer une à une
la course de mon sang
sous le poids de leur corps...

Redoutable tombeau
minérale demeure
vaisseau glacé du monde
sais-tu que mon amante
d'une seule parole
peut ébranler ton seuil
et fendre ton logis
à la triste figure ?

Tes yeux ô mon amour
me permettront de voir
mes heures inachevées
que tes pas courageux
poseront sur ma mort !...
 

Antibes, le 24 mars 2001

Extrait du recueil « L’homme imaginaire » aux éditions Mélis

Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/


©Victor Varjac                    
 
 

 

 

 

 

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3 mars 2024 7 03 /03 /mars /2024 07:40


 

 

Le rêve est un jeu du ciel
la marque tendre d'un passage
sur le vitrail de notre âme...
... mais chut... voici l'heure étrange
où le pont-levis des songes
retourne les paupières...
... et le monde se noue
à nos coeurs endormis...

Voici l'esquisse d'une image
vertige où se baigne l'écume
tel un frisson de lumière
tandis que l'écho du destin
se mélange à nos pas
dont le sol en tremblant
efface les empreintes...

Le rêve se tient toujours
à la lisière du symbole
tel un esprit méfiant
perché sur l'ombre du jour...
... mais signe farouche s'échappe
des mains inertes et sans chaleur
et la flamme aussitôt
se transforme
en roche taciturne...

Il suffit d'oser un geste...
un seul...
vers cette forêt inaccessible
pour s'évader
de ce jardin perfide
qui permet à la mort
de pousser comme un rire
dans les massifs de nos vies...

Ouvrons sans tarde
ouvrons nos bras
à ces rivières folles
qui débordent en ces lieux
de paysages irréels...
et que chante la lune
ronde et pleine
dans l'herbe haute
de la nuit...
Que nos corps se vautrent
et se grisent de l'immense cri !
Il est temps de soumettre les Signes
et de boire le pollen imaginaire
aux pistils gorgés de rêves...
 
Antibes, juillet 1996


Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/
 

©Victor Varjac                
 
 

 

 

 

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13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 07:39


 

 
"Comme tu viens souvent
je te donne la clef
de la porte secrète"
Souffle Pierre dans l'ombre
De cette grande salle
Où tout un bric à brac
Regarde la fillette...
 
Sa main reconnaissante
Serre la" Clef Magique"
Qui connait son royaume
Si près du magasin
De ce vieil homme tendre...
 
"Tu es presque ma fille
tu ne peux rien jeter
un siège ou un jouet
une lampe...un miroir...
compagnon de nos jeux
nous serions bien ingrats
d'omettre vos conseils
et votre fidélité
car en vous oubliant
nous effaçons nos jours
du tableau de la vie..."
 
"Merci..merci encore
d'avoir sauvé l'enfance
et la joie de mes rêves
qui vivaient au grenier...
merci d'être venu
et d'avoir acheté
à mes parents surpris
tout ce qu'ils voulaient vendre
pour faire de la place
au salon de Mamie...
Je n'étais que tristesse
et vous l'avez compris...
Je vous rembourserai
un peu chaque semaine"
Dit Camille au vieil homme.
 
"Je sais que tu écoutes
le silence et le vent
que tu parles aux insectes
et que les fleurs se penchent
en signe de respect
quand tu passes près d'elles...
Ma petite Camille
poursuit le magicien
à la voix merveilleuse
Sais-tu que ma boutique
dès qu'elle t'aperçoit
me parle d'une fée
qui règne sur les choses
et tout ce que tu vois
s'anime devant moi...
N'est-ce pas un paiement
plus vrai que de l'argent ?...
Tes amis te réclament
ils possèdent le livre
des mystères et des songes
Vas vite  mon enfant
tu connais le chemin..."
 
Camille disparut
Au fond du magasin
Retrouver l'univers
De son nouveau grenier...
Sous l'astre de lumière
Au bonheur des fées...
 
                                                                         Fin ...

 

Cette aventure fut imaginée, puis écrite avec le concours des élèves, lors des ateliers "Poésie"  durant l'année 2012, au "Cours de l'Alphabet"  à Cagnes sur Mer.
 

Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/#1123
 

©Victor Varjac        
 
 
 
 

 

 

 

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17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 07:39


 

 
Rue de l'imaginaire
La petite Camille
Avance doucement
Jusqu'à la vieille grille
Du numéro vingt et un...
 
Tout au fond de la cour
À l'ombre des grands arbres
Où murmurent les rêves
La boutique s'étire
En poussant ses volets...
 
Pierre le magicien
Encourage ses fleurs
Mélange les parfums
Avant de disparaître
dans une salle secrète...
 
Camille n'ose pas
Franchir le seuil étrange
Car son coeur bat si fort
Et les mots dans sa bouche
Ne veulent plus rien dire...
 
Comme le monde est vaste
Quand on est si petit !...
Rentrer à la maison
Serait une défaite
Camille le sait bien...
Pour tous ses compagnons
Elle entre dans la cour
Et marche sur les ombres
Des grand arbres surpris...
 
Les fleurs ont reconnu
La grâce d'une fée
Dans cette jeune enfant
Capable d'affronter
Du haut de ses dix ans
Cette lourde aventure...
 
Les fleurs sur son passage
Lui font la révérence
Posant sur chaque doigt
De la brise invisible
Un petit mot qui danse...
 
Camille maintenant
Entre dans la boutique
Ses paroles sont les chants
De l'enfance magique...


 
À suivre ..."Le nouveau royaume de Camille" (suite et fin)


http://victorvarjac.wifeo.com/#1123


©Victor Varjac
     
 

 

 

 

 

 

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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 06:59


 

 
"Comme tu viens souvent
je te donne la clef
de la porte secrète"
Souffle Pierre dans l'ombre
De cette grande salle
Où tout un bric à brac
Regarde la fillette...
 
Sa main reconnaissante
Serre la" Clef Magique"
Qui connait son royaume
Si près du magasin
De ce vieil homme tendre...
 
"Tu es presque ma fille
tu ne peux rien jeter
un siège ou un jouet
une lampe...un miroir...
compagnon de nos jeux
nous serions bien ingrats
d'omettre vos conseils
et votre fidélité
car en vous oubliant
nous effaçons nos jours
du tableau de la vie..."
 
"Merci..merci encore
d'avoir sauvé l'enfance
et la joie de mes rêves
qui vivaient au grenier...
merci d'être venu
et d'avoir acheté
à mes parents surpris
tout ce qu'ils voulaient vendre
pour faire de la place
au salon de Mamie...
Je n'étais que tristesse
et vous l'avez compris...
Je vous rembourserai
un peu chaque semaine"
Dit Camille au vieil homme.

 
"Je sais que tu écoutes
le silence et le vent
que tu parles aux insectes
et que les fleurs se penchent
en signe de respect
quand tu passes près d'elles...
Ma petite Camille
poursuit le magicien
à la voix merveilleuse
Sais-tu que ma boutique
dès qu'elle t'aperçoit
me parle d'une fée
qui règne sur les choses
et tout ce que tu vois
s'anime devant moi...
N'est-ce pas un paiement
plus vrai que de l'argent ?...
Tes amis te réclament
ils possèdent le livre
des mystères et des songes
Vas vite  mon enfant
tu connais le chemin..."
 
Camille disparut
Au fond du magasin
Retrouver l'univers
De son nouveau grenier...
Sous l'astre de lumière
Au bonheur des fées...
 
Fin ...

 

Cette aventure fut imaginée, puis écrite avec le concours des élèves, lors des ateliers "Poésie"  durant l'année 2012, au "Cours de l'Alphabet"  à Cagnes sur Mer.

 

©Victor Varjac

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 06:42


 


Ô Rêve
           plus éphémère que la vie
tu dessines
            le premier geste des anges
que nous traversons
            aveugles et solitaires
telle une image
            qui n'existe pas
mais d'un souffle
            tu nous offres
l'enchantement
au milieu des ténèbres...
 

Antibes, juin 1996


©Victor Varjac
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8 juillet 2023 6 08 /07 /juillet /2023 06:43


 

 


Savons-nous pourquoi le miroir
renverse l'apparence
et fascine les yeux
au delà du reflet ?

Rencontrer son image
suspendue à un mur
par la seule magie
du regard sur la glace
n'est-ce pas entrouvrir
la porte secrète
qui donne sur le rêve ?

A peine quelques pas
et la lumière du visage
se dilue dans l'espace...
aucune empreinte...
aucune ride...
sur le lieu de rencontres...

L'écho de l'apparence
s'est volatilisé
et le miroir immobile
comme le chasseur à l'affût
attend sans impatience
qu'une nouvelle image
apparaisse un instant
dans la joie de son oeil !

©Victor Varjac
Antibes, février 1997

Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/#1123
               
 
 

 

 

 

 

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28 mai 2023 7 28 /05 /mai /2023 06:45


 


Le rêve est un jeu du ciel
la marque tendre d'un passage
sur le vitrail de notre âme...
... mais chut... voici l'heure étrange
où le pont-levis des songes
retourne les paupières...
... et le monde se noue
à nos coeurs endormis...

 

Voici l'esquisse d'une image
vertige où se baigne l'écume
tel un frisson de lumière
tandis que l'écho du destin
se mélange à nos pas
dont le sol en tremblant
efface les empreintes...

 

Le rêve se tient toujours
à la lisière du symbole
tel un esprit méfiant
perché sur l'ombre du jour...
... mais signe farouche s'échappe
des mains inertes et sans chaleur
et la flamme aussitôt
se transforme
en roche taciturne...

 

Il suffit d'oser un geste...
un seul...
vers cette forêt inaccessible
pour s'évader
de ce jardin perfide
qui permet à la mort
de pousser comme un rire
dans les massifs de nos vies...

 

Ouvrons sans tarder
ouvrons nos bras
à ces rivières folles
qui débordent en ces lieux
de paysages irréels...
et que chante la lune
ronde et pleine
dans l'herbe haute
de la nuit...
Que nos corps se vautrent
et se grisent de l'immense cri !
Il est temps de soumettre les Signes
et de boire le pollen imaginaire
aux pistils gorgés de rêves...

 

©Victor Varjac

Antibes, juillet 1996

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