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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 06:42
Femme chocolat

 

 

                                           Merci à Jocelyne qui m'a proposé ce thème si désirable...

 

 

Ce n’est point insulter la Femme
Que de parfois la comparer
Au chocolat et ses flammes
Douce brûlure à chaque bouchée…
 
Certes, elle ne fond point
Lorsqu’on la goûte dans notre bouche
Comme le cacao, qui à nous, intimement, se joint !
C’est dans nos cœurs que la compagne se couche !
 
Ce n’est point manquer de respect
À celles qui deviendront nos épouses
De dire que leur teint vanille nous laisse circonspects
Quant à l’instant on rêve d’une brune tablette…
 
Et c’est vrai, qu’elle a plus de qualité
Elle adore se faire caresser
Là où une truffe chocolatée se morfond
Sous notre main et ses drôles de façons !
 
Mais parfois, il me prend à rêver
Que je déguste une demoiselle
Comme un chocolat à croquer
À la frêle lumière d’une chandelle…
 
Bien que l’image soit charmante
Je sais qu’il y a un certain sexisme
Dans ce désir d’une fille craquante
Et que l’amour n’est point du tourisme...
 
Alors j’efface le trop beau songe
Et le goût des fèves dignes des Vizirs !
Redevenu homme sage par un pieux mensonge
Des deux, je feins ne pas connaître le désir…
 
Pour me consoler de la terrible désillusion
Qu’impose la sagesse et ses illusions
Je me jette tel un ignoble vorace
Sur du chocolat de la meilleure race !
 
Et je caresse un nouveau rêve
Celui de la nudité d’une belle Ève
J’adore la rondeur de ses seins
Qui un court instant seraient miens
En tout bien, tout honneur
Juste pour un partage de bonheur…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 22 octobre 2017 
 
 
 
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 06:36
La chaîne des générations

 

 

 

Comprends-tu ami
Que tu n’es que le maillon
D’une chaîne peut-être éternelle ?
Tu n’es que vraiment que ça
Mais si tu ne l’étais pas
La chaîne n’existerait plus !
 
Tu es l’élément indispensable
Nul autre que toi ne compte plus
Nul autre que toi ne compte moins !
Souvent tu te dis que tu n’es rien
En te comparant aux parvenus
Qui imaginent encore être tout !
 
Mais n’écoute pas ceux qui disent
Ô ! Les pauvres fous
Que sans études tu n’es rien !
Ô ! Pauvres gosses trop gâtés !
Ceux-là ne connaissent pas la vie
Trop pourris dans le luxe et dans l’or…
 
Toi, tu pratiques l’université de la vie
Tu te frottes chaque jour
Aux réalités d’une écrasante existence !
Tu sais le poids de la chaîne
Que tous nous portons
Depuis la nuit des temps !
 
Alors laisse aux ignorants
Le pouvoir et l’argent !
La fortune fait les imbéciles
Les esprits vides et arrogants !
Ils disent que tu es fainéant ?
Car tu refuses d’obéir et de les servir…
 
Mais toi tu es libre !
Libre de l’argent
Libre du pouvoir
Libre de leurs folies d’orgueil
Libre d’aimer la vie et la nature
Avec toutes leurs beautés !
 
Mais toi, tu chantes avec le vent !
Tu récoltes l’amour à tout bout de champ
Tu sèmes la liberté comme un brave paysan !
Et tu assumes de n’être qu’un maillon
De la chaîne qui nous lie tous
Depuis le commencement des temps…
 
Poursuis ta route, tu n’es pas fainéant
Tu n’es pas rien, tu es l’essentiel
Sans toi, pas d’argent ou de bénéfice
Sans toi, ces pauvres d’esprit ne sont rien
Ne leur resteraient que les mains vides
Et leur coutumière fatuité…
 
Va et sème la vie
Celle qu’on aime
Qui à personne ne nuit
Va compagnon de souffrances
Comme le poète on te méprise
Oublie-les, leur cœur est rance…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 octobre 2017

 
 
 
 
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 06:38
Sur la « Colline qui prie » – Photo J.Dornac©

 

 

 

 

 

Le soleil a traîné ses guêtres
Sur les pavés de la ville
Sur ses fleuves et tout son diamètre
Astre brûlant qui n’offre aucun concile
Lâchant ses flèches arrogantes
Sur les passants et promeneurs
Fuyant les heures bouillantes
Espérant air et fraîcheur…
 
Au dieu Lug on offrit la cité
Mais depuis, la colline qui prie
A la Madone est dédiée
Fourvière, de prières, se nourrit !
Le fier vaisseau à Marie offert
En remerciement de sa protection
Contre les maux cruels des Enfers
Domine majestueusement Lyon…
 
On entend encore, si l’on sait rêver
Le rire tonitruant du roi Henri
Lui, l’homme volage, ici, devenu mari
Festoyant dans le vieux quartier
Cela prêtait à rire
C’est le moins que l’on puisse dire !
Le bon peuple l’avait adopté,
Lui qu’un illuminé décida de tuer…
 
Non loin de la basilique de Marie
Veillent également sur la ville
Comme une sorte d’allégorie
Comme plantés sur une île
Les ruines des théâtres romains
Pierres sans âge que caressent mes mains
Il suffit de fermer les yeux
Pour écouter les spectateurs heureux…
 
Ne manquez pas l’union
De nos deux fleuves fous
Qui par étonnante communion
Ont fait le choix d’un mariage doux
Dame Saône à su calmer par sa douceur
La rage du Rhône et parfois ses ardeurs
Pour célébrer des noces infinies
Qui les mènent à la mer sans avanie…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 24 septembre 2017




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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 06:32
Apollon et les neuf muses

 

 
 
 
Ô sublimes troubles des arts
Peintures ou sculptures
Littératures ou belles musiques
Blessez mon cœur
D’émotions brûlantes
Pour que pleure mon âme
Par tant de charme et d’allégresse !
 
Je voudrais en mourir
Tant en mon for intérieur
La beauté vibre avec fureur
Elle me rend ivre de joie
Et en la vie me rend la foi
Lorsqu’elle atteint le zénith
De mon trop sensible cœur…
 
Ô muses qui par magie
Inspirez les âmes
Lancez le galop de nos esprits
D’artistes en souffrance
D’ouvrages éternels
Visitez-nous, si nous en sommes dignes
Même si nous ne sommes que frêles sources !
 
Elevez nos esprits aux pinacles
Des créations dignes des dieux
Capables d’émouvoir l’Olympe
Nous avons le pouvoir
De faire couler une larme de joie
Coulant des yeux trop durs
Des tyrans et des rois…
 
D’un rayon de soleil
Nous dessinons le ciel
D’un trait de lune
Nous effaçons les rancunes
D’une note de musique
Nous voici enfin pacifiques !
Les arts transcendent les âmes !
 
Est-il plus belle destinée
Que de servir les arts
En dépit des fatigues
Maladies, épuisements ?
Non, pas de plaintes
Pour servir de tels maîtres
Sublimes sous le ciel étoilé !…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 10 septembre 2017
 
 


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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 04:55
Catherine Chauloux : La Dame à l'ombrelle - Huile sur toile - 60 x 60 cm
 
 
 
 
 
Tu es libre comme l’air
Fluide comme l’eau
Brûlante comme le feu
Tu es mon amour !
Tu es celle que mon esprit
Du matin au soir, dessine
Celle que, à chaque instant
Je réinvente toujours plus parfaite !
 
Sous ton ombrelle cachée
Je sens vibrer ton cœur
Lorsque tes yeux
S’accrochent à mon regard !
Tu deviens violette parfumée
Lorsque nos prunelles
Se croisent et se disent
Dans un murmure : Je t’aime !
 
Nos deux corps à l’unisson
Abattent tous les murs
Dressés devant notre amour
Par les cultures, les religions
Les habitudes et les jalousies !
Comme Roméo et Juliette
Nous sommes infiniment libres
Puisque nous serions prêts
A mourir d’amour s’il le fallait
Pour ne jamais être séparés !
 
J’ai lu dans tes yeux
Cette âpre volonté
Et tu as découvert
Dans mon sourire
Qu’autant je suis déterminé !
La mort n’est pas notre choix
C’est la vie que tous deux nous voulons
C’est l’amour fou, l’amour joie
L’amour roi, l’amour virevoltant
Toi et moi, à jamais unis !
 
Nos deux cœurs soudés
Pour ne faire qu’un au firmament
Verront les contours de l’univers !
Par nos deux corps à l’amour donné
Nos deux âmes entrelacées
Sur le dos d’une météore
Nous attraperons la lumière
Pour qu’elle soit notre marchepied
Celui qui, assurément
Nous mènera droit à la félicité !
 
©Jean Dornac
Lyon le 27 août 2017




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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 06:36
Les quatre saisons – Alphonse Mucha

 

 

 

 
 
 
Au printemps, je me suis réveillé
Rêvant d’amour et de ses beautés
Corps débordant de sève
Comment ne pas désirer Eve ?
 
Toutes les femmes portent ce nom
Qui signifie tout, dans le fond…
L’amour, la sensualité, la folie à obtenir
Pour les plus beaux ravages du plaisir…
 
Lorsque sont venues les chaleurs
Des brûlants étés à toute heure
Nous avons tout consommé
Autant la pudeur que la chasteté…
 
Sous le soleil des amours
Nous avons brûlé nos esprits
Sacrifiant peut-être pour toujours
Les dieux et leurs fameux Paradis…
 
Corps dévorés de plaisirs
L’un dans l’autre assoupis
N’ayant plus la notion d’avenir
L’été engourdi est devenu automne…
 
Mais tu restais toujours la plus belle
En dépit des rides en forme de ruelles
Je perdais un peu trop vite ma folle toison
Et tu étais plus triste que de raison…
 
Trop fragiles et trop courbés
Nous nous sommes encore aimés
Réalisant qu’arrivait déjà l’hiver
Et que jamais plus nous ne serions verts…
 
Dans nos yeux se dessinait la nostalgie
De la jeunesse superbe de plénitude
Mais nous suivons encore avec notre reste d’énergie
Les chemins de notre amour baignés de gratitude…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 août 2017




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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:30
avecgildef.forumpro.fr/t95-la-belle-passante

 

 

 
Toi que j’ai créée
A chaque seconde
Des rêves troublants
De mes nuits
Trop chaudes
Ou trop froides
 
Toi, je t’aurais aimée
Jusqu’au bout des temps
Sans nuances
Sans retenue
Même au bord de la folie
Cœur brûlé par la passion
 
Tu m’es apparue
Comme l’essence de la femme
Comme un rêve
Un mirage
Une Femme de toujours
Une Femme pour toujours…
 
Toi, tu étais la vie
La lumière, la joie
La certitude du bonheur
Tes yeux tenaient
Du brillant des étoiles
Et du mystère des nuits
 
Ton sourire éclatant
Etait une cascade
De lumière
Qui donne la vie
Qui donne l’envie
Qui crée l’amour
 
Toi, tu m’aurais délivré
Si tu n’étais pas passée
Sans me voir
Sans que tes yeux
Ne me touchent…
Sans te retourner…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 30 juillet 2017




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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 06:28
dansercanalhistorique.files.wordpress.com/2014/09/19car12mc.jpg - « Weaving Chaos » @ Michel Cavalca

 

 
 
J’espérais que ma vie
Serait une symphonie fantastique
Je n’aurais eu droit
Qu’à quelques notes chaotiques
 
 
Il y eut pourtant
Des jours-mélodies
Si doux et charmants
Que l’on aurait cru
Qu’un filet d’eau sucré
Coulait du ciel
Laissant une traînée
Au goût de miel
Et de bonheur mélangé
 
Sans savoir pourquoi
Ce qui fut doux devint
Soudain amer
Et le ciel bleu
Se recouvrait de ténèbres…
Les jours devinrent lourds
Les orages s’abattaient
N’épargnant aucune
Pauvre seconde de ma vie
 
Il y eut pourtant
Encore des éclaircies
Lorsque l’amour
Décidait de me rendre visite
Sous la forme d’un ange
Aux délicates formes
Et rondeurs féminines
Eclatantes de nudité
Pour mieux m’amadouer
 
Et ma vie devint
Petite musique de nuit
Jouée au clair de la lune
Qu’égrainait mon ami Pierrot
Avant qu’au petit jour
Frère Jacques
Ne sonne matines
Et que la vie me rappelle qu’elle est tout
… sauf une partition classique…
 
 
Mes jours s’arrêteront un soir
Y aura-t-il encore des compagnons
Pour écouter le vide de mon âme
Accompagné d’une marche funèbre ?
 
©Jean Dornac
Lyon, le 16 juillet 2017




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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:44
Disharmonie – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Cœur brisé
Papier froissé
Tu es partie
Verre brisé
Et j’ai trop pleuré
Miroir gâché
 
Nous avons trop crié
Papier déchiré
En moi, j’ai tout répété
Papier mâché
J’ai mis mon poing dans le mur
Décor effondré
 
Nous n’avons pas su
Trouver l’harmonie
Ce pays trop bien caché
Mais nous sommes tombés
Sur le sentier des disputes
Que l’on trouve sans chercher
 
A présent que tu es partie
Je me dis que tout est fini
Notre couple et ma vie
Ne reste de moi
Qu’une âme écorchée
Juste comme du verre pilé…
 
Il semble aussi
Que j’ai perdu la clef
Pour ouvrir la serrure
De nouvelles amours
Ils s’envolent au loin
Avant d’être esquissés
 
Peut-être n’ai-je jamais su
Ce que signifie aimer ?
Après tout, tu le sais
Il n’y a pas d’école
Pour apprendre
La vie à deux
 
Faire l’amour était si doux
Mais croire que c’est le ciment
Qui assemble à jamais les cœurs
Fait partie des illusions cruelles
Qui font de nos âmes
Des sacs à rancœur…
 
Et je me demande avant que vienne
Le sinistre jour de la mort
Si c’est notre destinée
De ne voir et comprendre
Ce qui est grand et beau
Que devant la porte
Qui s'ouvre sur le mot fin…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 1 juillet 2017
 
 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:31
Brûlants frimas – Jean Dornac
©Valentin Podpomogov
 
 
 
 
Il pleut sur la ville
Il pleut sur nos cœurs
L’amour s’est en allé
Voir si nous sommes ailleurs…
 
Pourquoi est-il si volage
Lui qui est l’essence de tout ?
Au final, il ressemble à la vie
Il donne et reprend tout !...
 
Lorsque tu m’as déclaré ta flamme
Je n’osais pas même y croire
Mais quand tu t’es jetée dans mes bras
C’est la vie qui créait l’art !
 
Je me souviens de ce jour
Le ciel était bleu-canicule
Tu étais en robe légère
Et je voyais presque tout !
 
Plus brillants qu’une étoile
Tes yeux jetaient des éclairs
Non pas d’une surprenante colère
Mais lumineux de bonheur
 
En moi éclatait une tempête
Dont le vent était ma joie
La pluie était mon émotion
Le tonnerre venait de mon cœur !
 
Mais est venu le funeste jour
Où tu as plongé tes yeux ailleurs
En corps plus jeune
En cœur plus tendre
 
Un cœur et un corps
Que tu pouvais façonner à ta guise
Une âme que tu pouvais
Enfin, jeter avec toi en enfer !…
 
Tu as brûlé notre amour
Par besoin de destruction
Tu as réussi au-delà de tes espérances
Toi comme moi, nous n’avons plus rien
Puisque l’amour nous a fuis
Et fait de nous des maudits…
 
Il ne reste plus rien
Que les vagues brumes du souvenir
Pour habiller nos âmes
Et leur éviter les brûlures
Des frimas de solitude
 
©Jean Dornac
Lyon, le 18 juin 2017
 
 
 
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