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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 06:36
Les quatre saisons – Alphonse Mucha

 

 

 

 
 
 
Au printemps, je me suis réveillé
Rêvant d’amour et de ses beautés
Corps débordant de sève
Comment ne pas désirer Eve ?
 
Toutes les femmes portent ce nom
Qui signifie tout, dans le fond…
L’amour, la sensualité, la folie à obtenir
Pour les plus beaux ravages du plaisir…
 
Lorsque sont venues les chaleurs
Des brûlants étés à toute heure
Nous avons tout consommé
Autant la pudeur que la chasteté…
 
Sous le soleil des amours
Nous avons brûlé nos esprits
Sacrifiant peut-être pour toujours
Les dieux et leurs fameux Paradis…
 
Corps dévorés de plaisirs
L’un dans l’autre assoupis
N’ayant plus la notion d’avenir
L’été engourdi est devenu automne…
 
Mais tu restais toujours la plus belle
En dépit des rides en forme de ruelles
Je perdais un peu trop vite ma folle toison
Et tu étais plus triste que de raison…
 
Trop fragiles et trop courbés
Nous nous sommes encore aimés
Réalisant qu’arrivait déjà l’hiver
Et que jamais plus nous ne serions verts…
 
Dans nos yeux se dessinait la nostalgie
De la jeunesse superbe de plénitude
Mais nous suivons encore avec notre reste d’énergie
Les chemins de notre amour baignés de gratitude…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 août 2017




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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:30
avecgildef.forumpro.fr/t95-la-belle-passante

 

 

 
Toi que j’ai créée
A chaque seconde
Des rêves troublants
De mes nuits
Trop chaudes
Ou trop froides
 
Toi, je t’aurais aimée
Jusqu’au bout des temps
Sans nuances
Sans retenue
Même au bord de la folie
Cœur brûlé par la passion
 
Tu m’es apparue
Comme l’essence de la femme
Comme un rêve
Un mirage
Une Femme de toujours
Une Femme pour toujours…
 
Toi, tu étais la vie
La lumière, la joie
La certitude du bonheur
Tes yeux tenaient
Du brillant des étoiles
Et du mystère des nuits
 
Ton sourire éclatant
Etait une cascade
De lumière
Qui donne la vie
Qui donne l’envie
Qui crée l’amour
 
Toi, tu m’aurais délivré
Si tu n’étais pas passée
Sans me voir
Sans que tes yeux
Ne me touchent…
Sans te retourner…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 30 juillet 2017




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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 06:28
dansercanalhistorique.files.wordpress.com/2014/09/19car12mc.jpg - « Weaving Chaos » @ Michel Cavalca

 

 
 
J’espérais que ma vie
Serait une symphonie fantastique
Je n’aurais eu droit
Qu’à quelques notes chaotiques
 
 
Il y eut pourtant
Des jours-mélodies
Si doux et charmants
Que l’on aurait cru
Qu’un filet d’eau sucré
Coulait du ciel
Laissant une traînée
Au goût de miel
Et de bonheur mélangé
 
Sans savoir pourquoi
Ce qui fut doux devint
Soudain amer
Et le ciel bleu
Se recouvrait de ténèbres…
Les jours devinrent lourds
Les orages s’abattaient
N’épargnant aucune
Pauvre seconde de ma vie
 
Il y eut pourtant
Encore des éclaircies
Lorsque l’amour
Décidait de me rendre visite
Sous la forme d’un ange
Aux délicates formes
Et rondeurs féminines
Eclatantes de nudité
Pour mieux m’amadouer
 
Et ma vie devint
Petite musique de nuit
Jouée au clair de la lune
Qu’égrainait mon ami Pierrot
Avant qu’au petit jour
Frère Jacques
Ne sonne matines
Et que la vie me rappelle qu’elle est tout
… sauf une partition classique…
 
 
Mes jours s’arrêteront un soir
Y aura-t-il encore des compagnons
Pour écouter le vide de mon âme
Accompagné d’une marche funèbre ?
 
©Jean Dornac
Lyon, le 16 juillet 2017




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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:44
Disharmonie – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Cœur brisé
Papier froissé
Tu es partie
Verre brisé
Et j’ai trop pleuré
Miroir gâché
 
Nous avons trop crié
Papier déchiré
En moi, j’ai tout répété
Papier mâché
J’ai mis mon poing dans le mur
Décor effondré
 
Nous n’avons pas su
Trouver l’harmonie
Ce pays trop bien caché
Mais nous sommes tombés
Sur le sentier des disputes
Que l’on trouve sans chercher
 
A présent que tu es partie
Je me dis que tout est fini
Notre couple et ma vie
Ne reste de moi
Qu’une âme écorchée
Juste comme du verre pilé…
 
Il semble aussi
Que j’ai perdu la clef
Pour ouvrir la serrure
De nouvelles amours
Ils s’envolent au loin
Avant d’être esquissés
 
Peut-être n’ai-je jamais su
Ce que signifie aimer ?
Après tout, tu le sais
Il n’y a pas d’école
Pour apprendre
La vie à deux
 
Faire l’amour était si doux
Mais croire que c’est le ciment
Qui assemble à jamais les cœurs
Fait partie des illusions cruelles
Qui font de nos âmes
Des sacs à rancœur…
 
Et je me demande avant que vienne
Le sinistre jour de la mort
Si c’est notre destinée
De ne voir et comprendre
Ce qui est grand et beau
Que devant la porte
Qui s'ouvre sur le mot fin…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 1 juillet 2017
 
 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:31
Brûlants frimas – Jean Dornac
©Valentin Podpomogov
 
 
 
 
Il pleut sur la ville
Il pleut sur nos cœurs
L’amour s’est en allé
Voir si nous sommes ailleurs…
 
Pourquoi est-il si volage
Lui qui est l’essence de tout ?
Au final, il ressemble à la vie
Il donne et reprend tout !...
 
Lorsque tu m’as déclaré ta flamme
Je n’osais pas même y croire
Mais quand tu t’es jetée dans mes bras
C’est la vie qui créait l’art !
 
Je me souviens de ce jour
Le ciel était bleu-canicule
Tu étais en robe légère
Et je voyais presque tout !
 
Plus brillants qu’une étoile
Tes yeux jetaient des éclairs
Non pas d’une surprenante colère
Mais lumineux de bonheur
 
En moi éclatait une tempête
Dont le vent était ma joie
La pluie était mon émotion
Le tonnerre venait de mon cœur !
 
Mais est venu le funeste jour
Où tu as plongé tes yeux ailleurs
En corps plus jeune
En cœur plus tendre
 
Un cœur et un corps
Que tu pouvais façonner à ta guise
Une âme que tu pouvais
Enfin, jeter avec toi en enfer !…
 
Tu as brûlé notre amour
Par besoin de destruction
Tu as réussi au-delà de tes espérances
Toi comme moi, nous n’avons plus rien
Puisque l’amour nous a fuis
Et fait de nous des maudits…
 
Il ne reste plus rien
Que les vagues brumes du souvenir
Pour habiller nos âmes
Et leur éviter les brûlures
Des frimas de solitude
 
©Jean Dornac
Lyon, le 18 juin 2017
 
 
 
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 06:35
Papier froissé – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Au-delà des murs de la ville
Commence le monde
Que je ne peux plus explorer depuis mon île
Car au-dedans tu as détruit toutes mes ondes…
 
Comme au premier jour
J’aimerais t’offrir mon amour
Mais comme en fin de vie
De plus rien, je n’ai envie…
 
Recommencer notre histoire
Là où tu l’as déchirée
Ne peut se faire même dans un miroir
Nous avons vieillis et tout est abîmé
 
Les rides marquent nos visages
Les douleurs envahissent nos corps
L’espoir n’est plus de notre âge
Depuis la rupture, tout est mort…
 
Le poids des ans a courbé nos échines
Mais il n’est pas le seul coupable
On dirait qu’une cruelle machine
Nous a rendu d’amour incapables…
 
Quand d’aventure tu viens chez moi
Je pourrais bien être comme un roi
Plus rien ne m’attire en ta personne
Plus rien, en moi, ne résonne…
 
Comment avons-nous pu en arriver là ?
Nous nous aimions pourtant jadis !
Quelque chose comme le Horla
Nous a sans doute imposé son vice…
 
Je devrais te maudire
Mais à quoi bon
Répéter et encore dire
Ce qui est noir comme du charbon ?
 
Nos routes à jamais se sont séparées
C’est sans doute préférable
Car nous aurions pu nous détester
Et d’horreurs devenir capables…
 
Tu aimeras de ton côté et moi du mien
Nous tenterons d’être dignes de l’amour
En oubliant nos caractères de chien
Pour éviter de connaître de nouveaux fours…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 4 juin 20177
 
 
 
 
 
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:43
Consciences – Jean Dornac
 
 
 
 
 
C’est quoi, la vie ?
Réalité ou illusion ?
Eternité ou brève envie ?
Beauté ou simple aberration ?...
 
La vie est fulgurance
Mélange de particules
Ordonnées ou coup de chance ?
Avec un dieu ou sans férule ?
 
On dit qu’elle est un vrai cadeau
Mais ne nous mènerait-on pas en bateau ?
J’ai plus souvent vu du sordide
Qu’une humanité solide…
 
J’ai vu le rejet de l’amour
Par choix d’orgueil ou de cupidité !
J’ai vu le mal dès le début du jour
Et tant d’incroyables lâchetés !
 
J’ai appris que pour ne pas mourir
Il faut tuer pour toujours se nourrir
On dit qu’il ne s’agit pas de cruauté
Mais juste une évidente nécessité !
 
Oui, mais, moi j’aimais tout le vivant
Depuis les plantes jusqu’aux humains
Depuis les vieux jusqu’aux enfants
Et des animaux jusqu’aux plus petits grains…
 
Alors oui, ils disent que la vie est belle
Que tout est ordonné selon l’amour
Contre ce mensonge je suis rebelle
Sans nul doute et pour toujours !
 
La terre n’est pas un havre de beauté et de paix
C’est un horrible navire pourvoyeur de mort
Perdu dans un univers qui n’est qu’un essai
Dont nous sommes les cobayes d’un triste sort…
 
Pourtant, je sais qu’au-delà des apparences
En dépit des cruautés que la vie impose
Elles pourraient être belles, nos existences
Si nous acceptions l’amour et ses métamorphoses…
 
Si nous le voulions
Nous pourrions transformer l’accident
En superbe partition
Pour créer enfin une terre d’enchantement…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 21 mai 2017




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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 06:35
Souvent, je pense à toi – Jean Dornac
 
 
 
 
Souvent je pense à toi
Qui n’est plus revenue
Pour combler nos cœurs
Et nos désirs de bonheur
 
Je cherchais ta main
Tu me la refusais
Je cherchais ton sourire
Tu me rejetais
Je cherchais tes yeux
Ils étaient déjà ailleurs
 
Souvent je pense à nous
A ce que nous serions
Avec nos rides creusées
Nos visages et nos corps fatigués
 
Peut-être que l’amour
Aurait grandi
Aurait submergé nos esprits
Nous disant que peu importent les ans
Seul compte l’amour que nous aurions
L’un pour l’autre comme plus beau don…
 
Souvent je me demande
Ce que nous serions devenus
Si tu n’avais pas tant rêvé
A d’autres princes charmants…
 
Alors, tu aurais su me regarder
Pas seulement en surface
Mais à l’intérieur de mon cœur
Au plus profonde de mon âme
Là ou se construisent avec le temps
Les plus beaux et grands sentiments
 
Souvent je pleure en souvenir
Des espérances du jeune adulte
Souvent je pleure en souvenir
Des cruelles désespérances…
 
L’avenir s’est fermé devant moi
Le jour où tu m’as quitté
Sans un mot d’amitié
Juste avec une moquerie
Tu ne me reprochais rien, disais-tu
Et pourtant, tu m’abandonnais…
 
Ce jour-là, tu m’as fait connaître
Le goût amer et cruel de la mort
Mais encore le non-sens de la vie
Lorsque l’amour n’a plus envie…
 
Désormais, nous sommes deux solitudes
Ton prince charmant n’est jamais venu
L’amour ne m’a plus jamais visité
Mais en lui je crois encore
Car la vie n’a de sens que par l’aimer
De tout temps et pour l’éternité !...
 
©Jean Dornac
Lyon, le 7 mai 2017




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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 06:33
Tel un ouragan – Jean Dornac
 
 
 
 
 
La vie, au fil du temps
Prend l’image d’un ouragan
Sa vitesse s’emballe
Comme un cheval fougueux
Qui vient d’être piqué
Par une guêpe ou un bourdon…
 
Impossible d’arrêter la course du temps
Pas plus que celle du cheval affolé
On a beau tirer sur les harnais
Rien n’y fait ni les pas de la bête
Ni la ronde des jours
Ne connaissent un sain repos…
 
Au contraire, plus la bête s’affole
Plus les jours passent
Plus la vitesse nous entraîne
Vers la chute que l’on sait fatale
Où cette fois, tout s’arrêtera
Alors qu’on ne le veut pas…
 
Les jours s’enroulent autour de la vie
Qui ne ressemble plus qu’à l’œil de l’ouragan
Tout le reste devient confus
Les expériences comme les souvenirs
Il n’est plus que le point central
Le mot « fin » qui perdure clairement…
 
Les souvenirs, bons comme mauvais
Ne sont plus qu’ombres de fantôme
Comme les spectres, ils glacent mon sang
Ils hantent mon esprit qui s’engourdit
Souvenirs d’échecs répétés
Et de bonheurs qui ne reviendront plus
 
Heures mortes et desséchées
Diluées dans l’éther du temps
Qui n’oublie jamais rien
Qui ne pardonne aucun faux pas
Passé dressé devant moi
Comme un défi permanent !
 
Passé ricanant et moqueur
Passé mort depuis longtemps
Mais passé persifleur face à la vie
Pour mieux me rappeler
Que, bientôt, demain ne sera plus…
…Plus qu’un passé décomposé…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 22 avril 2017

 



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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 06:39
Un monde sans coeur… - Jean Dornac
 
Quelques vers pour la campagne électorale la plus lamentable qu’il m’ait été donné de connaître. De quoi craindre gravement ce qu’il en sortira pour les cinq prochaines années ! Haines ? Filouteries ? Amateurisme ? Quelque chose de proche du néant, assurément…
 
 
 
 
Pourquoi le vivant
Doit-il, pour survivre
Dévorer d’autres vivants
Animaux ou plantes ?
N’est-ce pas un sort cruel
Que de nous obliger à nous entre-tuer ?
 
Ainsi du monde politique
Qui ne pense exister qu’en « tuant » l’autre…
 
Il est curieux de découvrir
Que par chauvinisme de parti
On garde sa confiance
En tel candidat mis en examen…
La conscience des compatriotes
S’est-elle donc tant affaiblie ?
 
Tout aussi surprenant
Quand on croit encore
En la France généreuse des Lumières
Ce choix d’un tiers des citoyens
Pour la candidate de la haine
Et d’un nauséabond racisme…
 
Etonnant, encore, je l’avoue
La précipitation de tant d’électeurs
Vers un candidat jamais élu
Dépourvu d’expérience
Sachant faire semblant d’assurance
En fidèle esprit de banquier…
 
Ainsi vont à leur perte les peuples aveugles
Qui accordent le pouvoir aux aigrefins et arrogants…
 
Rien de surprenant, en revanche
De voir de récents dirigeants
Trahir leur propre camp
Pour sauver la France disent-ils…
En réalité seulement leur carrière politique…
 
Jamais peut-être autant que cette fois
Une élection pour les présidentielles
N’aura aussi bien révélé les caractères
Turpitudes, mensonges et trahisons
Infligés lors de leurs discours pour ménagères
Supposées attardées mais tant espérées comme électrices…
 
Car c’est comme des cruches
Que nous considèrent
Ces candidats de pacotille
Pas même capables
D’êtres de bons Français moyens
Tant ils s’imaginent supérieurs !
 
Offrir le pouvoir aux gens indignes ou incompétents
Revient à glisser nos têtes sous le fil de la guillotine…
 
Alors, je rêve d’un nouveau monde
Un monde en blanc
Et bulletins sans noms
Glissés dans des urnes dénuées de sens
Oui, je rêve d’un monde sans menteurs
Sans tricheurs, sans porteurs de haine…
 
Je rêve simplement d’un monde
Dont on parle depuis plus de deux siècles
Ce monde de Liberté, d’Egalité, de Fraternité
Je rêve naïvement qu’enfin
Il devient la réalité et notre Lumière
Celle aussi d’une planète qui l’attend et l’espère…
 
Les belles utopies peuvent nous permettre de survivre
Mais les affamés de pouvoir nous dévoreront toujours…
Sauf si nous nous réveillons enfin !
 
©Jean Dornac
Lyon, le 3 avril 2017




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