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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 07:34
Photo J.Dornac© - Grande mosquée al-Nouri à Mossoul, détruite par Daech

Diapositive prise en 1970. Elle a beaucoup souffert de mes divers déménagements et elle a tout de même 50 ans !!! 

 


Il y a celui qui aime la Lumière
Et celui qui aime les ténèbres...
Le premier aime la vie
L’autre adore la mort !

Le premier respecte
Les choix de chacun
Même s’ils sont différents
De ceux qui lui tiennent à cœur

L’autre maudit
Tous ceux qui ne s’alignent pas
Sur sa foi, ses croyances et ses errements
Il vit d’obsession et de meurtres !

Celui qui aime
Est un être discret
Celui qui hait
Ne sait que hurler !

Celui qui aime
Sert Dieu
Même si très souvent
Il n’est pas croyant…

Celui qui hait
Sert les légions de l’enfer
Et lui, il sait au service de quoi il est !
Même s’il prétend servir Dieu

Comment peut-on
Tuer au nom de Dieu ?
Comment peut-on prétendre le servir
En détruisant des vies, ces œuvres de Dieu ?

J’ai connu des musulmans
Dans la ville martyr de Mossoul
C’étaient de vrais croyants
Respectueux et sachant aimer !
Des exemples vivants !

Ils étaient tout le contraire
Des monstres qui, ici, tuent !
Ceux de Mossoul m’ont inspiré
Le respect de leur foi !

Alors que les hordes fanatiques
Sorties tout droit
Des flammes de l’Enfer
Ne m’inspirent que dégoût !

Ils montrent par leurs crimes
Que leur foi est pitoyable
Fausse et mensongère !
Que leurs noms soient effacés !
Ils ne sont que les enfants du Mal !


Note explicative :
Je dois dire, à propos de ce poème, ma tristesse de voir combien des âmes peuvent s’égarer. J’ai vécu, alors que je n’avais que 19 ans, durant 9 mois à Mossoul, ville martyrisée il y a peu d’années par l’état islamique. J’étais apprenti monteur pour une entreprise de Mulhouse, la SACM, et nous équipions une usine textile dans la banlieue de la grande ville irakienne.

Les ouvriers irakiens avec qui je travaillais m’ont permis de voir la beauté de leur foi, leur générosité, leur ouverture d’esprit et leur qualité d’accueil. Je n’ai jamais oublié et je n’oublierai jamais ! Ceux-là étaient des serviteurs de leur Dieu alors que les membres de l’état islamique sont les « adorateurs de la mort » car c’est elle qu’ils aiment et non pas la vie ! Comme l’a dit un évêque après le troisième attentat de Nice : « En tuant au nom de Dieu, ils commettent le véritable blasphème ! » et ça, c’est bien la signature de leur folie.

J’ai la conviction que les musulmans vivant en France, la plus grande partie d’entre eux, sont des gens parfaitement civilisés et fiers d’appartenir à la Nation ! Mon poème, bien entendu, ne les vise en aucun cas, il ne vise que les fourbes qui, sous prétextes religieux, s’adonnent à leur vice favori, l’assassinat des innocents, l’assassinat de toutes celles et ceux qui n’ont aucun moyen de se défendre, ce qui est la marque de la lâcheté ! Leur bannière, c’est la mort, jamais la vie !…

©Jean Dornac
Le 1 novembre 2020

 
 
 
 
 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 06:37

 

                                                 Dédié à ma petite-fille née le 19 octobre 2020 dans la matinée...
 
 
Depuis plus de cent ans
Les hommes de ma famille
T’attendaient, ô petite fille
Nous qui ne savions
Faire que des garçons !
 
Tes parents t’ont choisi un prénom
Qui est parfait selon mon cœur
Tu t’appelleras joliment Clémence
C’est doux comme les plus belles romances !
Tu ne peux pas encore imaginer ton importance !
 
Oui, depuis plus de cent ans
Nous autres hommes de ma famille
Nous espérions une petite fille
Et te voilà, tu arrives !
Tu viens saluer le monde et sourire
A nous tous avec tes petits rires !
 
Nous n’avons pas regretté
Nous, les gars de ma lignée
Les garçons qui sont arrivés
D’eux nous étions fiers et heureux
Mais tous nous aurions tant espéré
Découvrir enfin dans son berceau
Le sourire d’une jolie petite fille !
 
Tu vas naître très loin de ton papy
Et si Lyon rime avec Breton
Et si covid rime avec vide
Je devrais découvrir bientôt
Ta petite frimousse souriante
Grâce aux écrans d’aujourd’hui
Et je serai fier de toi
Ma merveilleuse petite-fille !
 
A l’existence, je devrai reconnaissance
De t’avoir donné la vie, douce Clémence !
Dans mon âme, dans mon cœur
C’est la fête et les réjouissances
Comme ton petit cousin
Tu es aussi un « ti-bout »
Mais tu es de la vie l’espérance
Car tu seras femme ma chère Clémence !
 
©Jean Dornac
Lannion, le 11 octobre 2020

 
 
 
 
 

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 06:32
 
 
                   Poème dédié à toutes celles et ceux dont le monde n’a que faire...
 
 
 
 
Il n’y a nulle lumière
Et il n’y a plus d’air
Dans ce puits noir
Qu’on nomme « solitude » !
Il ne faut plus rien espérer
Car plus rien ne peut nous sauver
Depuis que de gris
Nos cheveux sont devenus blancs...
 
On en connaît qui s’y sont perdus
D’autres s’y sont noyés
Mais nul jamais ne fut heureux
De n’avoir comme compagne
Que cette sinistre harpie
Digne seulement des pires sorcières
Ces amies intimes de l’Enfer
Détestant avant tout la Lumière !
 
Certains se disent heureux d’un tel sort
Mais peut-on l’être
Lorsque notre âme
Se trouve derrière les barreaux !
Un beau fruit bien juteux
Peut-il être encore lumineux
En étant soudain flétri par la sécheresse
Qui fait fuir même ceux qui l’aimaient ?
 
Cette prison n’a pas toujours des barreaux
Il arrive que tout passage vers le jour
Vers un nouveau possible bonheur
Soit totalement barré par un mur
Non pas de pierres, mais de ronces
Aux pointes extrêmement longues
Épaisses, acérées jusqu’à la folie !
Qui s’y aventurerait y mourrait...
 
Et par ailleurs comment ne pas s’y blesser
Puisque rien ne vient éclairer ce mur
Sinon le sang de nos larmes les plus amères !
Parfois, lorsque seul un mur rond
Entoure le prisonnier dans le puits
En levant la tête vers le ciel
Il voit au mieux une étoile perdue
Comme un décor sur un plafond
 
Il faut écouter le ricanement du ciel
Qui dit dans un rire,
« tu vois, ici aussi nous sommes seuls » !
Le désespoir gronde au loin
Mais se rapproche tellement vite
Que demain était déjà hier
Et que hier sera demain !
En solitude, nulle notion de temps !
 
Il est pourtant des paradoxes
La solitude à un tel point
Sauve des contagions mortelles
Pas de visites quand on est seuls
Pas de poignées de mains
Pas d’embrassades si douces
Alors, pas de place pour le virus !
Élève obéissant dira-t-on...
 
La solitude à ce stade
Est l’avant-goût de la fin
Le début de possibles dépressions
Qui mènent en pays inconnus
En avenir incertain
En choix parfois définitifs
Que les autres ne comprennent pas
Ces autres qui ne savent que juger sans savoir...
 
Que tu sois femme ou que tu sois homme
En solitude, tu ressembles au goéland
Ce fier oiseau qui vole si haut
Mais à qui on a coupé les ailes
Et qui reste au sol, âme triste
Esprit ailleurs, dépérissant à jamais
Mort-vivant qui rêve encore du passé
Lorsque sa vie était belle et gorgée de promesses...
 
©Jean Dornac
Lannion, le 18 septembre 2020

 
 
 
 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 06:31
Photo venant du site lanouvellemamansolo.fr

 

 

 

Il aurait voulu y croire encore

Mais comment apaiser

Une tempête de vents contraires

De vents méchants

Qui chantaient aux oreilles

De celle qu’il aimait

Qu’il existait un merveilleux ailleurs

Un lieu où l’herbe serait toujours plus verte ?

 

Et elle écoutait

Avec délectation et jouissance

Ce murmure excitant

Affirmant que leur amour était bien mort

Mais que, là-bas, au coin d’une rue

A l’entrée d’un boulevard

Un autre bel amour l’attendait

Depuis toujours et à jamais !

 

Il aurait voulu y croire encore

Mais comment étouffer

Et faire taire ces chants de mort

Ces ouragans trop attirants ?

L’abîme, on le sait bien

Est aussi attirant que repoussant !

L’esprit qui s’aventure jusqu’à s’y plaire

Finit toujours par s’y jeter et s’y broyer !

 

Il aurait tant voulu y croire

Tout en sachant que la cause

A jamais était perdue

Et que seule la solitude

Désormais l’accompagnerait

Jour et nuit, qu’il fasse chaud ou froid !

C’était l’avant-goût de la mort

La harpie en guenille qui le harcellerait

 

Ailleurs, il ne savait pas

Mais pour lui, ici et maintenant

L’Enfer existait bel et bien

Il y avait déjà sa place

Brûlante tantôt, glaciale par moments

Il aurait voulu supprimer

Le temps des beaux souvenirs

Qui désormais n’étaient plus que morsures !

 

Morsures, ô cruelles morsures

Des temps heureux

Qui se moquent du temps présent

Et de son sinistre cortège

Fait de malheurs et de souffrances…

Et plus les souvenirs étaient doux

Plus leur présent étaient cruautés

Qu’il ne parvenait plus à effacer…

©Jean Dornac
Lannion, le 17août 2020
 
 
 
 

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 06:58

 

 

 

 


Dès que je t’ai aperçue
Je savais que mon cœur
A ton cœur appartiendrait
Mais j’ignorai si cet amour
Dépasserait les frontières
De mon esprit et de mon âme
Pour venir te blesser
Jusqu’à ce que tu te rendes…

Mais comment te rendre ?
Pieds et poings liés ?
N’y songe même pas
Je t’aime trop déjà
Pour recourir à ces armes
De faibles ou malades d’esprits
Te rendre sans te battre
Serait indigne d’un grand amour…

Alors j’ai attendu, espéré
Que tu te retournes
Pour me regarder
Et d’un regard doux et féroce
Me lancer un « passez votre chemin
Je suis déjà prise, on veille sur mon destin ! »
Pourtant, j’ai lu dans ton regard
Un je ne sais quoi de désir et d’espérance…

Parfois l’herbe est plus verte ailleurs
C’est ce que j’ai lu sur tes lèvres
Lorsque tu m’as regardé et que
Doucement, tu as murmuré ces mots !
Et j’ai senti un grand vent d’espérance
Envahir mon corps et mon esprit
D’autant que ton sourire m’invitait
Et me disait de m’approcher

Certes, pour des adultes
Nous étions bien trop timides
Nous n’avons pas osé dire les mots
Ceux du rapprochement
Et de l’amour naissant
Mais tes bras et tes mains
Se sont enroulés tout autour
De mon corps et de mon âme

J’ai voulu prononcer un mot
Mais d’un doigt délicatement fin
Que tu as posé sur mes lèvres
Tu m’as fait comprendre
Que je devais me taire et me laisser faire
Le courage dans ces cas
N’appartient qu’aux femmes
Puisque ta bouche est venue sur la mienne !

©Jean Dornac
Lannion, le 23 juillet 2020
 
 
 
 

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 06:35

 

 

 

 

Dans la rue des poètes

Poussent les plus belles fleurs

On y trouve des comètes

Qui égrènent joliment les heures.

 

Il s’en passe des choses

Dans la rue des poètes

Je ne sais si j’ose

Les dires aux gens honnêtes

 

Dans la rue des poètes

Parfois brillent des lumières

Illusions ! pensent les gens bêtes

D’autres se disent qu’ils ont bu trop de bière…

 

De fait comment comprendre

Ces gens qui alignent des mots

Qui soignent les maux à vendre

Et les disent sans même un bruyant rot

 

Oui, nous aimons être lus

Et c’est la raison

Pour laquelle parfois nous sommes crus

Et transformons nos mots en chansons

 

Nous traversons les ans et les saisons

Sur les ailes de toutes les misères

Le seul philtre qui de la vérité donne le ton

Et souvent, nos mots deviennent vos prières !

 

Dans la rue des poètes

Brille aussi un éclatant soleil

Qui chante puissamment la fête

Celle des amours beautés sans pareil !

 

Viens te promener dans ma rue

Toi qui flâne si volontiers

Sur les boulevards et les avenues

Pour respirer le monde et mieux l’aimer

 

Regarde ces amoureux qui s’embrassent

Ils sont le monde, ils sont la vie

Je sais que les voir t’embarrasse

Tu les envies ? Alors, vas-y !

 

Parcours ma rue poétique

Chante mes mots d’amour

Ouvre tous mes portiques

Pour trouver celui qui te fera la cour !

 

Viens cueillir les fleurs du bonheur

Je les ai semées pour ton cœur

Elles t’attendent en ouvrant leurs bras

N’aie pas peur, jolie Clara !

 

Tu trembles et frisonnes

Mais dans ma rue, il fait chaud

C’est l’amour qui en toi résonne

Ton visage n’en est que plus beau !

 

Que chantent les amours neuves

Dans la rue des poètes

Qu’elles coulent comme les plus beaux fleuves

Qu’en amour, il n’y ait nulle diète !

 

©Jean Dornac

Lannion, le 26 juin 2020

 

 

 

 

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 06:26

 

A mon frère que je ne peux pas oublier, aux amis trop tôt partis, et aux nombreuses victimes du covid 19, ici et ailleurs sur notre planète…

 

 

 

 

 

Mon frère, mon ami,

Où as-tu été avalé

Dans quel ventre affamé

As-tu été jeté ?

 

A qui sont les dents

Qui toujours nous dévorent

Quel que soit le temps

Et à jamais sans remord ?

 

Depuis tout petit

Je croyais en la beauté de la vie

Mais depuis que la mort t’a frappé

Je ne sais plus ce qu’est la beauté…

 

On nous a dit que Dieu

Dans sa bonté aux cieux

Veillait sur nous à toute heure…

Juste pour notre franc bonheur ?

 

Il me suffisait de regarder les fleurs

Renaître en splendeur après chaque hiver

Pour croire à l’éternité et sa douce chaleur

Où l’espérance porterait un bel habit vert…

 

 

Comment croire encore en l’amour infini

Lorsque ceux qu’on aime sont emportés au bout de la nuit ?

Quel avenir sinon la certitude de toujours plus de souffrances ?

Je me demande où trouver une bonne vengeance…

 

Il y a tant de questions qui dansent dans mon esprit

C’est un bal endiablé d’où ne sort nulle réponse

J’ai comme l’impression que je m’enfonce

Dans un vaste trou noir, un cannibale sans génie…

 

 

 

Qui m’apportera la paix, cette sœur de la sérénité ?

Qui saura, au bout des enterrements, me consoler ?

Qui saura me prouver que la vie a un sens

Pour qu’enfin, j’abandonne mes tristes défenses…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 1er juin 2020

 

 

 

 

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 06:39
Le jour d’après…

 

 

 

 

 

Quelle étrange expérience

Que celle d’être enfermé

Au moment où le soleil

Décide enfin de briller…

 

Nous irions pourtant

Semer notre joie

Au bord des ruisseaux

Parmi le chant des oiseaux…

 

Mais plus encore, qu’il est étrange

Que pour éviter l’étouffement mortel des gens

Il nous faille accepter, un temps, l’absence de liberté

Cette indispensable respiration de la vie !

 

Mais si nous sommes des êtres responsables

Possédant encore une véritable conscience

Comment refuser ce geste gratuit au coût mental si lourd

Mais tellement plus léger que le poids des vies à jamais anéanties ?

 

Sachant combien les uns des autres

Nous sommes dépendants

Il n’était pas possible d’oublier

Que pour un simple petit souffle éparpillé

Nous risquions d’effacer à jamais

Nos proches ou nos amis,

Mais encore une foule d’inconnus…

 

Le devoir des hommes

En cette cruelle période

Était de savoir et comprendre

Que nous pouvions

Sans le savoir

Porter en nous

L’ennemi mortel

Celui qui tue comme à plaisir !

 

Quel étrange sentiment

Que de sentir peu à peu

L’ange noir

Porteur de la sinistre faux

Nous approcher pour nous tuer…

 

On ne sait plus si l’on devient fou !

Qui est contaminé ?

Qui est le danger ?

Toi, moi, nous ?

Le voisin, l’étranger ?

 

La peur blafarde occupe notre esprit

Qui suppose trop vite que le virus

Recouvert de sa couronne

Est déjà en nous !

 

Oui qu’il est étrange ce temps

Ce temps de paix, mais aussi

De libre prison pour sauver des vies

Les nôtres, les vôtres, les leurs…

 

Alors, qu’il est léger le prix à payer

En songeant à toutes les vies

Que nous aurons épargnées 

Au prix d’un si léger confinement…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 10 mai 2020

 

 

 

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 06:21
PHOTO Personnels du Centre hospitalier de Dunkerque

 

 

 

 

J’ai vu et j’ai lu tant et tant de sottises sur la liberté ces temps derniers, que mon cœur de poète vieillissant  a besoin de rappeler à ceux qui l’ont oublié ce qu’est la liberté bien comprise même si beaucoup d’autres le feraient mieux que moi… je vais tenter de l’écrire sous forme de poème libre, plus proche de la prose que de la poésie… Jean Dornac

 

 

La liberté, l’un des biens les plus précieux

Dont tout humain devrait bénéficier

Ne va pas sans esprit de responsabilité

Ce dont trop de confinés n’ont que faire

Sous les cieux d’un été précoce…

Ils oublient que « la liberté des uns

S’arrête où commence celle des autres »…

 

Parmi eux, certains se pensent libres

Ayant le droit de se livrer

A toutes leurs envies

Tous leurs désirs

Et qu’importe le reste du monde !

 

Oui le virus rôde partout

Mais ces fiers citoyens ignorent

Qu’ils sont volontaires pour le disséminer !

Ils sont libres n’est-ce pas

Alors qu’importe si d’autres vont mourir…

 

Puisqu’ils sont libres

Ce n’est pas de leur faute

Si des médecins

Et des infirmières n’en peuvent plus !

 

Ils pensent encore

Que le confinement est une loi

Voulue par le pouvoir

Pour réduire la liberté du peuple

Car eux, « les libres » savent

En gourmands des thèses complotistes !

 

Ils ne réalisent pas

A quel point, ils sont manipulés

A quel point, ils piétinent

Leur propre liberté

En parfaits ignorants !

 

 

On oublie ou on n’a jamais su

Que nous faisons partie

D’un énorme tout ;

Nous sommes responsables

De chaque vie, connue ou inconnue

D’ici comme d’ailleurs !

Et chaque vivant, sur cette terre

Est responsable de notre propre vie !

Le lien de la vie nous unis tous !

 

Si nous voulons être

Des relais sincères d’amour

Avec ou sans religion

Le confinement et ses légers sacrifices

Ne peuvent être un poids

Puisque nous sauvons des vies !

 

Cela s’appelle aussi, respect

Et le respect est synonyme d’Amour !

Proclamer que l’on rejette au nom d’une fallacieuse liberté

Le confinement, seule arme aujourd’hui certaine contre le virus

C’est refuser l’amour, c’est rejeter l’amour

Et au bout, ce rejet, tue !

 

©Jean Dornac

Lannion, le 10 avril 2020 

 

 

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 06:25

 

L’abominable virus, au-delà des malheureuses victimes dont il est responsable, nous donne, notamment à diverses politiciennes et politiciens, une terrible leçon qui, si nous la comprenions, pourrait enfin faire avancer l’humanité… Écoutons cette leçon qui nous est infligée avec tant de brutalité…

 


Certes, il tue sans vergogne
Jeunes comme vieux
Femmes et hommes
Oui, c’est un assassin !

Pourtant, il est plus intelligent
Que nous autres les humains
Pour nous toucher, pour nous tuer
Peu lui importe nos frontières !

Il n’a que faire de nos diverses religions
De nos cultures et nombreuses coutumes
Rien à faire non plus de notre prétention
Ou de notre ridicule orgueil que trop nous étalons

Non, il s’empare de tout et de tous
Sans distinction ni omission
Là où, nous autres pauvres petits humains
Nous chipotons, nous ergotons, nous rejetons ou méprisons !

Là où nous sommes avares et aveugles !
Là où nous somme égoïstes et stupides !
Là où nous sommes racistes et monstrueux !
Bien sûr, il n’a pas de cœur
Mais, nous, en avons-nous ?

Nous sommes ridicules
Et, bien sûr, nous en oublions que
De l’est à l’ouest
Du nord au sud

Partout, ce sont nos frères
Partout, ce sont nos sœurs
Ce sont des parties de nous-mêmes
Qui, sous nos yeux, meurent !

Nous échangeons plus facilement
Nos marchandises et notre argent
Plutôt que de partager l’essentiel :
Les élans de notre cœur !

Beaucoup d’entre nous
Ont remplacé ce cœur
Par un portefeuille
Ou par un coffre inviolable !
Et le prix à payer à présent est effrayant !

Le virus, avec sa couronne mortelle
Se fiche de la couleur de notre peau
Des pays où nous sommes nés
Lui, c’est nous coloniser qu’il veut
Souvent au prix de notre vie
D’où que nous soyons !

Si nous voulons vaincre cette abjecte chose
Unissons-nous au-delà des frontières
Au-delà des croyances
Au-delà de nos fortunes ou pauvretés
Au-delà de nos âges et sexes
Au-delà de nos idéologies !

Que seul le respect, donc l’AMOUR, soit notre lien
Et, là, nous trouverons, ensemble
La victoire contre l’invisible
Et monstrueux meurtrier !  

©Jean Dornac
Lannion, le 3 avril 2020  
 
 
 

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