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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 07:06

 

 

 

 

ET S'IL FALLAIT

 

S'il fallait que tu ne reviennes
Que je ne vois plus ton cher visage
Que je n'entende plus ta voix
Que plus jamais tu ne me prennes

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que les années pleuvent sur nous
Comme tornades, comme mer en furie
Que nous devenions autres
Ou avec le Temps
Seuls, que des vieillards grelottants

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que la Vie nous sépare
Mon amour, à jamais
Que nous rencontrions consolations
Auprès de l'autre, pour passer ce Temps

 

Et s'il fallait

 

Et s'il fallait, te rejoindrais-je dans cet Ailleurs
Dis-moi mon âme, dis-moi mon coeur !
L'Éternité, sans toi, me semble impossible
La Vie sur cette terre se fait lourdeur !

 

Et s'il fallait

 

Et s'il fallait que tu n'entendes pas
Que me languis de toi
Que mes yeux se font tristes
Que mon âme, va à la dérive des continents
Mon amour, mon amant

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que tu me reviennes
Que tu habites ma maison
Que je te sente là
En mon esprit, vivant

 

Et s'il fallait

 

Et s'il fallait que tu sois-là vraiment
Que nous foulions ce Chemin
Tous les deux, ensemble
Jusqu'à ce que les dieux nous rappellent à eux

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que nous deux on se vive enfin
Maintenant et à jamais

Et, dis-moi, s'il fallait
Comme nous serions heureux
Exaucés, nos vœux

 

Et s'il fallait

 

S'il fallait que le rêve ne soit permis
Comme ennuyeuses seraient nos vies

 

...Et s'il fallait...

 

Ode

 

* * *

 

 

 

Et s'il fallait que... Si...

 


Et si tout s'écroulait
autour de toi,
s'il fallait
être seule et toi

 

Et si le ciel est gris
un jour parfois,
il faut avoir la foi

 

Il faut voir derrière les nuages
les éclats d'or de lumières-soleils
Il faut voir après les orages
les promesses d'arc-en-ciel

 

S'il fallait que route
soit solitaire,
une marche-doute,
meurtrière...

 

Et si l'amère
te fait des misères,
il faut être prière

 

Il faut voir plus loin que chemin
à l'horizon des chagrins-malheurs
Il faut voir venir les rosées-matins
où se lève le bonheur

 

Et si l'ennui
saisissait ton esprit,
s'il fallait
vivre la nuit...

 

S'il fallait que la lune
ne soit qu'absence,
il faut être patience

 

Il faut voir à travers le voile
les diamants, éternelles étoiles.
Il faut voir dans la voie lactée
la voie vers l'amitié

 

Éloix   

 

 

 

 

 

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:38

 

 

 

 

Oui, que serait le monde

Sans la nécessaire silhouette

De Notre-Dame de Paris

Ce fleuron de l’histoire

De France, de Navarre

De l’Europe et du monde ?

 

En elle et sa resplendissante beauté

Toutes les religions peuvent

Se reconnaître

Elle est mère féconde

Pour les croyants

Bijou précieux pour les autres !

 

Tous les humains

Femmes, hommes

De bonne volonté

Pleurent depuis

Ce triste lundi d’avril

Où le feu voulut la dévorer !

 

Qu’il soit venu du hasard

Ou des braises de l’Enfer

Les soldats du feu

L’ont repoussé

Des heures durant !

Ils ont vaincu la bête !

 

Restent les blessures

Qui défigurent

Celle que nous aimons…

Mais le peuple

Pauvre ou riche

Pour une fois rassemblé

 

Fait don d’argent et de volonté

Il crie sa foi en la renaissance

De la cathédrale unique

Pour que vive cette marche de la foi

Pour que renaissent ses beautés

Et ses arts incomparables !

 

Il est toujours des voix

Par jalousie ou incompréhension

Qui protestent contre la générosité

De ce peuple révolutionnaire

Mais si attaché à son histoire

A ses arts que Victor Hugo à se bien servis…

 

Qu’importent ces voix discordantes !

Le peuple veut SA Notre-Dame

Qu’il soit croyant ou juste admiratif

Le peuple, dans sa majorité, blessé

Le peuple, dans sa majorité, debout

Pour que renaisse le Symbole du pays !

 

Le peuple à l’unisson

Des cloches de toutes les cathédrales

Dont les voix se sont élevées dans le ciel

Comme autant de prières pour leur mère

S’unissant au-dessus de Notre-Dame

Comme hommage et protection…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 18 avril 2019

  

 

 

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 06:53
©Photo Jean Dornac - Septembre 2018

 

 

 

 

 

Paris, ce 15 avril, le ciel de l'île flambe

Notre Dame est en feu et la stupeur s'installe

On pense aux attentats, à tous les morts possibles

Cette guerre à nouveau nous prend-elle pour cible ?

Tout le peuple atterré en bordure de Seine

Reste là immobile, les yeux noyés de larmes

Cette douleur extrême, est-ce question de foi ?

Plutôt cette affliction qui vous frappe en plein cœur

Quand s'effondre une mère sous les coups du malheur

 

La semaine de Pâques ! Est-ce un signe de Dieu ?

Tous les péchés opaques sont-ils montés aux cieux ?

Serait-ce parabole ? Qui va l'interpréter ?

Que disent les prophètes ? Le Christ, le fils de Dieu

N'est-il pas mort percé pour revivre glorieux ?

 

Elle est là immobile poitrine perforée

Et demeure stoïque, attend d'être sauvée

Gargouilles et chimères crachent l'encens de chêne

À l'angle des gouttières ; est-ce un autodafé

De trésors liturgiques, d'orgues et de dorures ?

Le grand corps ébranlé résiste au désespoir

Rosaces dix huitième, vitraux du Moyen Age

Grands ''mays'' panoramiques qui tremblent sur les murs

Tunique de Saint Louis et Couronne d'épines

Tout échappe au grand feu qui éprouve la nef

Et brûle la forêt des poutres de charpente

 

Croyants et incroyants devenus incrédules

Tous sont pris dans l'angoisse d'une chute brutale

Tant d'horreurs en son sein révélées par la presse

Quel sera l'avenir ? Tuera-t-il la tendresse ?

La Vierge et tous les Saints sont devenus si pâles

Se pourrait-il que Dieu demande contrition ?

Si le chœur est intact, elle vivra demain

Et le peuple s'émeut, aurait-il besoin d'elle ?...

La foi, cet édifice, côtoie souvent l'Enfer

La pesanteur humaine lui cause des frayeurs

 

Pour combattre ce feu, le peuple a besoin d'ailes

Les anges reviendront redorés de plus belle

Les cloches sonneront les Pâques, les Noëls

La belle Notre Dame sera toujours notre âme

Victorieuse du temps, victorieuse des flammes  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 06:52
Photo Jean Dornac - Septembre 2018

 

  

On ne croit pas qu'un tel drame ait pu se produire :


Notre-Dame qui flambe, illuminant Paris ; 


J'ai regardé le ciel et je n'ai pas compris 


Qu'un Dieu qui l'habitait pût la laisser détruire. 



 

La verrons-nous un jour, dès demain, reconstruire ?


De la nef et du chœur ne restent que débris. 


Victor Hugo, s'il la voyait, serait surpris :


Quasimodo dirait : " Que faut-il en déduire ?  "



 

Aurons-nous un Viollet-Le-Duc pour triompher 


Du mal qu'a dû subir la pierre à trop chauffer ?


Verrons-nous dans le bleu céleste un jour la flèche 



 

Resplendir à  nouveau,  monter vers l'Éternel ? 


Il va falloir du temps pour que nos larmes sèchent 


Et que soit célébré l'office solennel. 

 

©Louis Delorme

 

 

 

  

 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 06:40

 

 

 

 

Une calèche sous la Lune

lentement se promenait

au pas d'un grand cheval

Les arbres doucement s'inclinaient

pour la saluer

d'un souffle de bise

Et en fredonnant l'éternelle chanson du temps

la calèche paisiblement

traversa les étendues froides de l'hiver

 

 

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

 

Uno calècho sous lo Luno

lentamen se permenavo

au pas d'un grand chivau

Loû aubrei douçamen s'inclinavan

per la saluda

d'un soufle de biso

E en fredounant l'eterno chansou dau tèms

lou calècho pasiblamen

traversè la estenduda freida de l'ivèr

 

 

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

 

Una carroza scoperta sotta la Luna

lentamente passeggiava

al passo di un grande cavallo

Gli alberi dolcemente si inchinavano

per salutarla

con un soffio di borea

E canticchiando l'eterna canzone del tempo

la carrozza tranquillamente

attraverso le distese frede dell'inverno

 

©Béatrice GAUDY

 

Les traductions sont l’œuvre de Béatrice Gaudy  

 

 

 

 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 06:50
Le charnier - Oeuvre de Louis Delorme

 

ALTERNANCE, de Louis Delorme

Collection Sajat, Paris, 2019

ISBN : 978-2-35157-758-6

__________________________________________

 

 

Expressionnisme ? Impressionisme ? Cubisme ? Et pourquoi donc un "isme" ? Art naïf, parfois. Art tout court. Les gravures, sculptures, huiles, collages, sérigraphies de Louis Delorme nous font penser à Münch, Chagall, ou Garouste. Classement difficile : et pourquoi donc un classement ? L'itinéraire est complexe, certainement tourmenté, toujours aux aguets. Mais pas seulement.

Ce recueil illustre les méandres d'un artiste mais aussi la pensée d'un poète : errances, illusions noyées, désespérance face à l'absurdité.

Nombreux sont les ouvrages où le trait illustre un texte. Chose connue ! Par ailleurs, on trouve à foison des lignes explicatives commises par tel ou tel historien de l'art  déguisé en guide touristique ou en poète du dimanche. Passons ! Enfin, certains écrivains se sont essayés à commettre des lignes inspirées par une peinture, offrant au lecteur, j'allais dire au contempleur, une luminosité originale.

Dans ALTERNANCE, la démarche de Delorme montre  les deux faces de sa propre vie. Singulière dualité. Rares sont les artistes qui se sont essayés tout à la fois aux arts plastiques et à l'écriture avec autant de créativité, de constance, de talent renouvelé, d'acharnement. L'auteur reprend sa matière picturale mais ne la commente pas. Il lui coud des mots, lui donne un sens complémentaire: le sien.

On peut plaider le fait que l'œuvre plastique se suffit à elle-même, que c'est au spectateur d'y trouver sa voie. On peut prétendre qu'un poème n'a pas besoin d'être illustré car le lecteur a son imaginaire propre.

Certes.

Mais la vision d'un artiste prend une signification tierce quand elle est amplifiée, magnifiée par le créateur lui-même. Nous l'avions déjà noté, par exemple chez Armand Niquille qui peignait des poèmes, aphorismes ou envolées mystiques au revers de ses tableaux. Non pas comme une vaine narration mais dans une tentative de dire autrement, de graver sa pensée dans une autre partie de son, de notre cerveau.

Parfois, cet essai désespéré de mettre un sens langagier à sa toile trouve une soupape dans le titre qu'il lui donne.

Ici, Delorme assume une création verbale originale à partir d'œuvres anciennes. Le moule n'est pas cassé, le fond de la pensée, intacte. Nous en avions déjà goûté l'approche avec ses Contrepoints, une trilogie en compagnie de Jeanne Champel Grenier. Delorme accorde (on gardera le mot "corde"), c'est à dire enchaîne, scande, burine un verbe fort à sa matière picturale.

Juste un exemple : Le Charnier. Contempler le tableau est une expérience. Lire le poème est un voyage. Côte à côte, les deux expressions du même auteur prennent une dimension particulière. ALTERNANCE ou présence simultanée ?

 

                                                                          Claude Luezior

 

 

Morte dans l'anonymat

sans même assez de terre

pour recouvrir ces corps

décharnés,

désunis,

tous ces déjà presque squelettes,

pêle-mêle jetés

dans la fosse commune.

 

Qui peut oublier ça

et pire le nier ?

 

Bourreau, ta mort aussi,

elle était programmée.

Dans quels champs

allez-vous

vous retrouver ensemble ?

 

                         Louis Delorme

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 05:23

A la demande de Mario Selvaggio pour qui j’éprouve une réelle amitié et une grande estime, j’ai le plaisir de vous présenter au travers des images qu’il m’a transmises, le très important colloque international autour de la personne et de l’œuvre de Baudelaire .

Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio
Colloque international Baudelaire organisé en Italie - Mario Selvaggio

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 08:35

En raison de mon déménagement, de sa préparation finale puis de sa réalisation le week-end prochain, il n’y aura pas de publications en principe jusqu’au 26 mars. A bientôt toutes et tous !

 

Merci pour votre confiance !

 

Jean Dornac

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 06:38

 

 

 

 

Pour une raison qui m’échappe encore,

il se permet de répéter sans cesse

« humilité », « modestie », « exigence »

et prétend se faire tout petit

alors qu’après s’être à nouveau emparé

de quelques fragments de lui-même,

et non des moindres,

il n’a rien trouvé de mieux

que de les remettre en scène

en signant son forfait

de sa plus belle plume.

 

Hum… Quoi ? Ciel, est-ce possible ? Oh ça, par exemple !

à mon avis, là, vous y allez un peu fort.

évidemment que je vous reçois cinq sur cinq.

 

Donc, selon vous, l’écriture,

pour lui,

qu’il soit d’humeur ou non à plaisanter,

ne serait pas un but,

mais plutôt une faim en soi,

ou plus exactement une passion dévorante 

à l’origine du mal au ventre

dont sembleraient souffrir certains d’entre nous ?

 

Horreur ! Honte à cet excès d’amour-propre à propos duquel nombreux sont ceux à estimer aujourd’hui

que ce n’est plus de l’humour,

mais de la rage.  

 

©Michel Duprez

 



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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 07:54

SOUHAIT

Chers enfants de demain
mon cœur vous imagine
ma pensée vous dessine
et je vous tends la main

Là-bas sur le chemin
que la vie vous destine
si loin de vos racines
demeurez des humains

Et marchez sur nos traces
pour faire votre place
mais ne nous suivez pas

Sur les idées étroites
les raisons maladroites
abandonnez nos pas

 

Louis Delorme

Desiderio

 

Cari figli del domani

Il mio cuore v’immagina

Il mio pensiero v’illumina

A voi tendo le mani

 

Laggiù sul cammino

Che la vita vi dona

Così lontano dalle origini

Rimanete umani

 

E camminate sulle nostre orme

per creare le vostre forme

Ma non seguite i nostri falsi

 

Sia per le idee giuste

Che per le ragioni ingiuste

Abbandonate i nostri passi

 

Francesco Casuscelli

 

 

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  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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