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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 07:25

 

 

 

 

Tu dors sur les nuages

Rêvant de ces eaux suaves

Coulant sur ton visage...

Quel doux mirage,

Vaporeux papillonnage,

Ruisselle vers la plage

De ce tendre présage ?

Tu sculptes un message

Dans l’aérien sillage

Laissé dans le paysage

Aux pâles fleurs sauvages

Là, derrière cette page...

 

©Lydia Montigny

 

 

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 04:03

L’épouvantail est mal en point

qui garde le bois de mes rêves.

Qu’importe ! les corbeaux qui ne trouvaient plus rien

sont partis voir ailleurs,

rechercher leurs agapes

et, dans ma pauvre tête,

plus blanche que la neige

que reste-t-il de bon,

de frais,

de parfumé ?

Oh ! si je le savais,

ce serait suffisant pour que changent les choses,

pour retrouver de moi

ne fût-ce qu’un semblant d’image

que j’aurais du plaisir à regarder.

Au fond l’épouvantail a peur

de ne plus faire peur...

qu’à son ombre elle-même.

 

©Louis Delorme

 

Lo spaventapasseri è malandato

Chi proteggerà il campo dei miei sogni.

A chi importa! Anche i corvi che non trovando più niente

sono partiti altrove,

a cercare i loro banchetti

e, nella mia povera testa,

più bianca della neve

cosa vi resta di buono,

delle tasse,

delle sensazioni?

Oh se lo potessi sapere!

Sarebbe sufficiente per poter cambiare ognicosa,

per ritrovarmi

in nient’altro che un’immagine somigliante

che avrei il piacere di riguardare.

Alla fine lo spaventapasseri ha paura

di non fare più paura...

che alla sua stessa ombra.

 

Francesco Casuscelli

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 07:31

 

 

 

 

 

 

Qui sera dans cette maison

Quand fini sera notre temps

Et transmis notre patrimoine ?

 

Oh ! J’y pense parfois

Avec effarement,

Essayant de clairvoir

Les vivants d’un futur

Dont je serai exclue.

 

Pour trouver ma réponse

Au souci de durer,

D’abord choisir l’espace,

Puis rassembler de tous côtés

Le présent aux mille facettes.

 

Alors m’échoit

Le monde entier

A habiter !  

 

© Luce Péclard



 

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 

 

 

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 07:11
Salvator Rosa (Naples, 1615 – Rome, 1673),
Scène de sorcellerie, c.1646

 

 

 

 

 

Dans les métamorphoses dépravées du

cauchemar, les sorcières boivent la salive

des astres et la semence des pendus :

sources matricielles, sources coupables.

 

C’est une nuit où brasillent les liturgies

païennes, une nuit à tire-d’aile pour hibou

égaré. Une nuit sans balise, sans foi, où se

renversent les enluminures des Bibles, où

s’offrent des Dames Blanches sur

d’orgiaques autels.

 

Et si elles cheminaient vers un chemin

d’amour impossible ?  

 

©Nicole Hardouin.

 

Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.

 

 

 

 

 

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 07:40
Par Marie-Claire Österlind, Jean d'Ornano — Sur les traces d'Allan Österlind, Domaine public

 

 

 

 

Volets clos sur le matin fatal d’or ;

La fenêtre au guet de l’ombre reste muette.

Rien ne bouge

Rien ne parle

Tout semble dormir encore.

Pierres froides

Souffle tombale

L’âtre éteint

Pleure noir.

Sur le buffet endeuillé

Une forêt roide de sombre-sépia

Une plainte aux mille visages.

Immobile

Le lit interroge

En creux

Un corps

Bordé de silence.

Sur le visage emporté l’indifférence a pris place.

Dans la main portée

Au cœur lovée une pierre aux labours volée,

Une pierre chemisée de pâle violet.

…amour, la vie écharpée, trop tôt enlevée, ne vaut rien.

Dans l’interminable, il n’y a plus même l’espoir de se revoir, pourtant, je n’existe que dans le souhait de toi…

…croire ne sert plus à rien et, pour toi, la pierre du labeur sera plus douce, plus tendre que l’absence...

 

 ©Béatrice Pailler

Recueil ALBEDO Editions Encres Vives 2018

 

(Commande chez Michel Cosem : 2 Allée des Allobroges, 31770 Colomiers Prix public 6,10 €)  

 

 

 

 

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 07:32
Auguste Rodin - La cathédrale

 

 

 

Toi, mon cœur,

Le tendre piège, la force mesurée

Qui étreint sans contraindre.

Moi qui blottis ma main

Comme une aile blessée

Dans le nid de tes mains.

 

Toi, ma vie,

Ma promesse de douceur,

Mon rêve d’harmonie ;

Moi, qui te donne

Mes nuits désemparées

Pour un matin de lumière.

 

Toi et moi

Dont les doigts se fiancent

Dans une flamme d’azur.  

 

©Denise Bernhardt



 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.

 







 

 

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 07:32
Vladimir Kush

 

 

 

Au-delà de ton regard

je mélange les mots

avec les pierres du destin…

Ah ! posséder ce poème

inavouable et nu

comme cet univers

avant le premier geste

insensible du Temps !...

Ah ! prendre ce poème

à l’aube des mémoires

sans une trace d’homme !...

Quel vertige insensé

presse mon âme endormie

sur les feuilles d’argile

et jette l’écume

de mon être incertain

dans la grande spirale

où s’enflamment les anges !...

Je vois tes lèvres closes

où s’obscurcit le soleil

bercer le feu du silence

dans la gorge du jour

alors j’oublie le danger

qui trace des cercles

tout autour de ma route…

L’imprudence efface

l’ombre de mon corps

car je suis devenu

l’ivresse que l’on cueille

derrière la folie

et dont la transparence

ressemble à la lumière…

Vêtu seulement

d’un équilibre perfide

je sens la présence glacée

de ma chute prochaine…

Tes yeux inaccessibles

cherchent le passage

qui mène à la forge

où brûle mon âme

mais l’enfance de mo cœur

chevauche un royaume

que tu ne peux atteindre…

Renonce à cet orgueil

qui décompose ton être

et je t’apporterai l’eau pure

dans le creux de mes mains

et je ferai rouler

comme une jeune source

les gouttes éphémères

sur le satin de ta peau

effaçant à jamais

l’archange fou

qui déchire la vie…

© Victor Varjac
Antibes, le 5 juin 2003


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS

 

 



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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 07:25
« Le fil rouge – Eliane Hurtado© »

 

 

 

 

 

Chaque seconde que nous vivons

Est une parcelle nouvelle et unique de l’univers,

Un moment qui ne sera jamais plus.

 

Ce fil rouge, c’est ma bulle d’air.

 

Je voudrais réinventer les couleurs du temps

Pour toi.

Supprimer la nuance carminée, couleur du sang

Et comme dans un rêve tamisé de brume

Et de poussière d’étoiles,

Ne voir apparaitre que des tons pastels

Scintillants d’écume du silence.  

 

©Eliane Hurtado

  





 

 

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 07:22

 

 

 

 

Gilbert ? Encore toi ?

Tu n’étais pas censé m’obéir au doigt et à l’œil ?

Pardon ? Il vaudrait mieux tenir l’affiche

plutôt que la chandelle ?

 

Arrête un peu ton cinéma, s’il-te-plaît…

ça devient ridicule.

 

Eh bien, soit ! Imaginons, puisque tu insistes,

imaginons que l’on navigue entre deux eaux,

tous les deux, côte à côte,

et toi seul, à la dérive, aurait le vent en poupe ?

 

En vogue ?

En vogue, oui, c’est ça.

Il est clair, ici, que tu divagues.

En fait, tu dis n’importe quoi tandis que nous créons,

avec, pour objectif, celui de mener ton maître en bateau

jusqu’à l’embarquer dans je ne sais quelle galère,

à bord d’un frêle esquif qui jouerait la vedette.

 

Un beau coup de crayon, Gilbert.

Félicitations, mon vieux,

mais il ne faut tout de même pas exagérer.

 

Allez, taille-toi

avant qu’une autre personne éprouve au passage

un sentiment de frayeur légitime

en croisant ta mine flottante

de simple figurant 

au tempérament explosif !  

 

©Michel Duprez

 



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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 07:42
PHOTO EMILIO D. GARCIA, ASSOCIATED PRESS

 

 

 



Dans sa prison de décombres, un homme, sur un morceau de plâtre et avec une pierre pointue, essaie d'écrire son nom. Pas de belles lettres ni d'arabesques mais une bouleversante œuvre de vie. Pour apprivoiser sa peur et ses angoisses, pour amadouer la mort et se sentir vivant, il écrit, sans réfléchir, toute une liste de mots.


Soudain, il entend des bruits : c'est la Vie qui vient, elle court, elle arrive, elle est là, devant lui. Il la regarde intensément, il ne l'a jamais trouvée aussi belle. Elle lui sourit et dans ce sourire, il découvre un paysage d'une infinie beauté.


La Vie le prend dans ses bras et l'emporte vers la lumière, vers le pays des bleuets et des coquelicots...  

 

©Michèle Freud

 





 

 

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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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