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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 06:26


 


Je suis un point de feu sur la crête d’un volcan,
dans l’océan, entre des horizons mouvants,
le feu qui brille sur l’immensité des eaux,
le vif, non seulement un appel,
la folie d’un rêve qui perce l’horizon,
le point où le rêve est le vif et le vif est le rêve.
 
©Sonia Elvireanu                 

 


 
 

 

 

 

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25 mars 2022 5 25 /03 /mars /2022 07:53
Musée des Augustins


 

 

Je suis assise sur une pierre
comme un ermite entre les mondes,

pierre d’autel adouci
par le souffle de la lumière,

un rayon caresse mon visage d’ascète
jusqu’aux tréfonds de mon océan

où  s’éclaircissent mes horizons.

©Sonia Elvireanu                 
 

Poème extrait du nouveau recueil édité en Italie :
 
https://www.ladolfieditore.it/index.php/it/catalogo/zaffiro/sonia-elvireanu-ensoleillements-au-coeur-du-silence-scintillii-nel-cuore-del-silenzio.html
 

 

 

 

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 07:38


 

 

 
Je voudrais m'envelopper dans le silence de l'aube en été,
dans la lumière soyeuse qui se pose sur l'écorce des arbres,
sentir  les scintillements du ciel dans le corps fragile,
impondérable comme l'air vacillé par un papillon blanc,
 
je voudrais être le silence de l'aube en été,
la lumière soyeuse sur l'écorce des arbres,
un papillon blanc qui tourne dans les scintillements du ciel.

 
* * *

Poate lumina...
 
As vrea să mă învălui în liniștea zorilor de vară,
în lumina de mătase lunecând pe scoarța copacilor,
să simt scânteierile cerului în trupul firav,
imponderabil ca aerul tremurat de un fluture alb,
 
aş vrea să fiu liniștea zorilor de vară,
lumina mătăsoasă pe scoarța copacilor,
un fluture alb rotindu-se în scânteierile cerului.
 
3 ianuarie 2022

©Sonia Elvireanu           
 
 
 

 

 

 

 

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 07:49
Pawel Kuczynski


 

 

je marche parfois sur tes traces,
je marche avec crainte sur le sentier de tes pas,
aux senteurs d’herbes en été,
son effleurement est si doux,
mes pieds frôlent la soie
où frémit une étrange lumière

 

de très loin,
au-delà du silence
qui appuie ton âme brûlée,

 

elle ombrage mes cils
du frisson
de ses larmes,

 

je marche sur tes traces,
sur le sentier de tes mots,
des herbes de l’été,

 

le frémissement de tes mots,
une épée à deux tranchants,
me transperce ou me caresse,

 

la lumière du crépuscule,
la magie d’un mot
frissonnent en moi.    

     

©Sonia Elvireanu      
 11.09.2020
 
 
 

 

 

 

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26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 07:39
Les trois âges de G. Klimt


 

 


le corps s’émousse,
flétrit tel un fruit,

l’âme s’élève comme le figuier
vert dans le désert,

aux feuilles vives et aux fruits
éternels et mûrs,

elle goûte le déjeuner sacré
dans la fraîcheur de son ombre.

                                 
©Sonia Elvireanu            

2.03.2021

 

Poèmes extraits du manuscrit Ensoleillements au cœur du silence

 
 
 

 

 

 

 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 06:44
La valse, Camille Claudel


 

 


Poème inspiré par le texte de Michel Bénard Enveloppé de brumes vaporeuses
 


 
Un jour viendra où nous serons un seul ciel,
mon ciel confondu au tien,
ce n’est qu’un rêve peut-être
ou un instant si réel que l’on prend pour le rêve
le plus immatériel tel le temps que l’on ne peut pas saisir,
seulement goûter avant qu’il ne soit un simple souvenir
pour se demander s’il a réellement existé.
 
Un jour viendra où nous serons un seul ciel,
mon ciel confondu au tien,
un rêve peut-être ou un instant si réel
où corps et âmes ne seront qu’une danse,
un chant  immortel, le Ciel.

 

©Sonia Elvireanu            
 
11.09.2021
           

 

 

 

 

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 06:33


 

 


j’ai toujours regardé par une sorte de fenêtre,
ce n’est que moi qui la voyais s’ouvrir vers le ciel
où je sentais ta présence, je ne t’apercevais pas,
mais je savais que tu existais quelque part
au-delà des nuages mousseux qui passaient
devant ma fenêtre comme un appel,

 

je te portais en moi comme une lueur,
sans voir ton visage, je ne pouvais pas t’imaginer,
car tu étais déjà créé,
tu existais au-delà des voiles de ma vie,
mais cette fenêtre qui n’était qu’à moi
te sentait quelque part,

 

je t’attendais sans comprendre,
je pouvais jurer que j’allais te reconnaître
si jamais tu venais dans mon univers
comme d’un conte, et un beau jour, bien tard,
je t’ai aperçu, éblouie, surgir devant moi,
c’était en été, tu n’étais pas fantasme,

 

mais celui de ma fenêtre invisible,
tu marchais sur la même terre que moi,
je me suis dirigée vers toi, souriant peut-être,
je ne me rappelle que ton visage de voyageur
venu des pays chauds et la lueur de ton regard
qui a troublé en un instant mon âme pétrifiée.

 

©Sonia Elvireanu                                          
6.02.2021


Poèmes extraits du manuscrit Ensoleillements au cœur du silence
       
 
 

 

 

 

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 06:23
www.facebook.com/Les-Amis-de-Châteauneuf

 

Derrière les fenêtres,
on regarde un mur,

 

on discute avec le béton d’en face
pour tout paysage
dans la vapeur du café du matin,

 

ou avec le mur de pierres
du voisin
pour seul horizon,

 

on ne s’attarde plus
à  faire un brin de causette
par-dessus la palissade,

 

chacun est forteresse
ou île,
enfermé,

 

d’autres ont plus de chance,
ils échangent avec quelques brins d’herbe
au flanc d’une colline,


 
avec des bourgeons
qui verdissent
perlés par la pluie,

 

goutte à goutte,
on boit son café
goûtant l’amertume,

 

on médite,
tout orgueil
vaincu par la solitude,

 

ah ! forsythia, ton or
me grise comme le vin
que je ne bois plus,

 

je te consacre aux murs
de la forteresse
qui me retient prisonnière,

 

à ses fenêtres ne fleurit
nul rameau,
promesse de fruits murs.

 

©Sonia Elvireanu      
  22.03.2020

 

 

 


 
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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 06:30
Photo : BG.


 

 


c’est un monde suspendu
entre le silence et la panique,

entre le sourire d’hier
et la menace d’aujourd’hui,

entre la révolte et le rêve,
avec d’étranges souvenirs,

et des histoires racontées en sourdine
pour se retrouver,

avec la nostalgie des couleurs
et des odeurs éloignées,

avec un paradis perdu,
avant d’être reconnu,

avec une colère sourde
accrochée aux fenêtres

et le chant du silence
sans ombre offert à tous.

©Sonia Elvireanu  
5.04.2020

Poèmes du recueil en manuscrit Ensoleillements au coeur du silence



     

 

 

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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 06:37
Mont Saint-Michel - Photo Jdornac©



Deux arts en dialogue : poésie et photographie - D’après les photos de Jean Dornac au Mont Saint-Michel

 

Sur les sables humides, comme sur les limbes,
entre la mer et la terre, je  traverse l’infini
le regard rivé sur le rocher,
sur la flèche qui perce le ciel,
 
sur le pont-levis, devant la grille de la forteresse,
mêlée à la foule qui coule dans les ruelles en pierre
sous la protection des bons esprits de la terre, les lutins,
et ceux du ciel, l’archange Saint-Michel,
 
très haut, au point de la flèche, aux cieux,
de son épée levée Saint-Michel chasse les mauvais,
à l’entrée de l’église Saint-Pierre, Jeanne d’Arc
est à l’écoute de la voix mystérieuse de l’archange,
 
dans le cloître, la lumière vert tendre de l’herbe
se marie au ciel qui tombe sur les remparts,
de son oeil jaune, inquiet, le goéland surveille
les ondes mornes de la mer houleuse,
 
je marche dans la solitude  des voûtes,
flanquée des colonnades tels les moines
qui s’y promènent pour se recueillir,
dans leur labyrinthe lumineux,
 
sur le chemin de ronde des remparts,
je hume l’herbe, le ciel,
les ondes brumeuses de la mer,
les sables mouvants de la presqu’île,
 
au réfectoire vide des moines,
déserté des siècles des vivants,
dans sa solitude de pierre et de bois,
je m’agenouille devant la croix,
 
le coeur  ouvert et pieux,
je prie pour un monde en désarroi
qu’il se retrouve en recueillement
à sauver la beauté sacrée.

©Sonia Elvireanu
 4.09.2020

 

 
 
 

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