Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 07:34
Le sentier que tu inventes – Victor Varjac
Photo J. Dornac©
 
 
 
Le sentier que tu inventes
te mènera-t-il plus loin
que mon regard d’homme ?...
Les heures vides
portent sur la figure
la tristesse qui brise
le vase imaginaire
de cet « imprévisible »
où tout peut arriver !...
L’attente… bouche ouverte
pousse mon incertitude
au bord de la folie…
Aucun messager
ne se présente
et l’horizon demeure
ce long trait noir
où le soleil se perd…
Mais qui peuple
mon sommeil
de ce bonheur céleste ?...
Pourquoi retiens-tu
dans la cour de l’absence
la joie de ton sang
qui me ferait au cœur
un bouquet de lumière ?...
Marches-tu encore
sur ce sentier errant
qui épuise l’espace
et mélange nos lèvres
sous l’arbre du baiser ?...
Je ne sais rien
de ton voyage
rien du vent qui te porte
rien de ton image
rien de ta beauté
qui dévorent mes nuits…
Je ne sais que le rêve
Qui me parle de toi…
…de tes mots… de ta voix
que le vent efface
et que je n’entends pas…

© Victor Varjac
Antibes, le 31 octobre 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Victor Varjac
commenter cet article
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 07:27
Fièvre – Béatrice Pailler

 

                                    ©Alexandre Cabanel

 
 
Dans l’essaim, ce blanc seing des ires
Le saint délire d’un sain désir.
Et sous sa haire de silice si dure,
Sur son blanc sein si lisse
Erre le cilice si pur.
 
©Béatrice Pailler
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits.
Repost 0
3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 06:52
L'AUTRE – Michel Duprez
©Monet
 
 
 
Je sens déjà ton regard se poser sur ma peau,
Non pas celle qui empêche mes os d'avoir froid
Mais l'autre qui chante quand on la touche et qu'un doigt 
Trempé d'impatience et de plaisir rêve tout haut.
 
Il m'arrive souvent d'imaginer ton visage,
Les yeux, surtout, changeants, tels des cristaux de lumière,
Les lèvres aussi, et cette moue un peu amère
Quand vient l'heure où tu te résous à tourner la page
 
Et que les mots ne sont plus qu'insectes grelottants,
Privés d'air et de chair, meurtris, le souffle en suspens,
Face à ton désir d'être ébloui jusqu'à la moelle.
 
Je t'imagine, et pourtant je ne pense qu'à moi,
Cet éclat de lune au loin qu'un peu d'encre dévoile
Sans jamais parvenir à combler le désarroi.
 
©Michel Duprez
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits.

 

Repost 0
Published by jdor - dans Michel Duprez
commenter cet article
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 06:48
L’Ignorance humaine  - Djida Cherfi
 
 
 
 
A la lueur d’un espoir,
On s’emballe et on s’envole.
A la vue d’un sourire,
On suppose  et on s’abandonne.
 Le sentir de près ou de loin,
Apaise et efface nos chagrins.
Sur les nuages de nos espérances,
On est bercé et on pense,
A cette impossible dance,
Démolisseuse de l’ignorance.
On écoute la séduisante chanson,
De nos propres illusions.
Embellis, façonnées et modelées.
Et pauvre de ce que l’on est !
Envoûtés, laissés aller,
On n’inspire plus par le nez.
L’âme respire pour nous,
Et le cœur se dévoue.
Au sommet de l’espoir,
On commence à entrevoir,
La solitude et le brouillard,
Le début de tous les déboires.
 
©Djida.
01/03/2015
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Djida Cherfi
commenter cet article
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:13
Il ne reste plus au feu du ciel… - Michel Bénard
Photo J. Dornac©
 
 
Texte dédié à Arnaud Pauthier.
 
 
Il ne reste plus
Au feu du ciel
Qu’à révéler les couleurs
Par jeux de transparences,
Donnant du vitrail la résonnance.
Forets échevelées, embrasées,
Par les métamorphoses de l’automne.
Villes délavées des pluies de nostalgie
Et de grisailles arrimées
Aux oppressantes rumeurs citadines.
Hommes en solitude, égarés,
Face au vide de la destinée,
Face à l’incertitude des rues,
Porteurs de cet espoir amarré
Aux artificielles lueurs d’immeubles
Perdus dans le halo des brumes.
Il ne reste plus
Au feu du ciel
Qu’à réveiller les couleurs
Par une note indigo,
Qui nous confirmera
Que le monde peut encore être beau.
 
Michel Bénard.©
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:27
Aimances - Ode
©Anna Razumovskaya
 
 
 

Tisser ses aimances au rouet des jours
Broder ses rêves dans des nuages d’organdi
Nouer des liens dans le moelleux de la doublure de ses amours
Tresser sa vie sur un chemin en passementerie

~*~

Piquer plus bas que la source vive jusqu’au feu central
Jusqu’au fond de la forge ficeler la pierre philosophale

~*~

Tramer le poème dans le fil-à-fil des journées
Tel le fichu de madras qu’elle laissera tomber
Sur la moire antique aux symboles dessinés

~*~

Les fibres des chairs, étoffes précieuses
Taffetas, crêpe de soie, clairs rubans
Embrassent l’amante heureuse
Au velours du corps aimé, de l'amant

~*~

Ainsi les amours ouvragées
Deviennent œuvres maîtresses
Aux tissures éternelles d’ors nimbés
 
©Ode
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Ode
commenter cet article
30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 06:55
Recommencer… - Jean Dornac
©Léon Bonnat - Job
 
 
 
J’aimerais refaire le monde
Il n’y aurait plus de méchants
Jamais nous ne verrions des brutes
Ou d’autres imbéciles parcourir
Nos rues par trop indociles
 
J’aimerais refaire l’homme
Pour que d’amour il vive
Rejetant l’orgueil et la jalousie
Brûlant l’instinct de domination
Aimant tout l’humain et l’animal
 
J’aimerais refaire la vie
Jamais plus il n’y aurait de mort
Le deuil n’aurait plus aucun sens
Seule la joie nous illuminerait
Du matin au soir couchant
 
Ô ! Que j’aimerais
A  jamais et pour toujours
Faire disparaître
Toutes les souffrances
De la surface de l’univers
 
Oui, j’aimerais tant
Mais je ne suis qu’insignifiance
Dont la vie est suspendue
A la volonté de je ne sais qui
Hasard ou Unique volonté…
 
Ô femmes et enfants
Mon cœur saigne
Lorsque coulent vos larmes
Que ne suis-je assez puissant
Pour vous éviter tous ces drames ?…
 
Hélas, je suis là
Sans force ni pouvoir
Je n’ai que des mots
Pour crier notre misère
Et tous les chagrins de cette terre…
 
© Jean Dornac
Lyon, le 29 mars 2015
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Jean Dornac
commenter cet article
29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 07:28
PIROUETTE – Pierfetz
 
 
 

Plus de regrets, plus d’amertume,
Sans oublier les anciens rêves
Qui illuminent mes jours de brume
Quand je me trouve seul sur la grève.
 
Quand le poids des ans s’accumule,
Si mes pensées font marche-arrière,
Les mauvais rêves, j’émascule
Pour un automne de bruyères.
 
 Les feuilles tombent une à une,
Habillent les sols d’un beau parterre.
Les nuages caressent la lune,
Et les marmottes rentrent sous terre.
 
 Loin des fêtards qui s’éclatent,
Funambule poursuit sa route,
Une pleine vie d’acrobate
Occupé à chasser le doute.
 
Au soir d’une vie qui s’éloigne,
Je me construis un paradis
Et la Sérénité me gagne,
L’Amiour*fait place aux vieux soucis.
 
©Pierfetz 2013
 



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Pierfetz
commenter cet article
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 08:36
Profondeurs marines – Marlène Racine-Toussaint
 
 
 
 
Pour que votre amour dure à perpétuité
Il vous faudrait voguer en haute mer
Implorer Simbi de vous emmener avec lui
Pour vivre loin du monde terrestre
Et mener une vie pélagique
Alors vous feriez partie
De cette faune benthique
Ou vous seriez votre subsistance 
 
© Marlène Racine-Toussaint



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 09:32
LA BELLE ITALIENNE – Louis Aragon
 
 
 
                                                           à Pablo Picasso. 
 
 
L’azur et ses voiles
Les bras de santé
Crèmes estivales
Sa grande beauté 
 
Mais qu’elle en impose
À qui veut l’aimer
(Parler de la mer.
 Autrement qu’en prose) 
 
La plus idiote
Avec son oeil rond
Luit intelligente
Auprès de ce front 
 
Ô chère adorée
Au soleil de plomb
Ton regard d’aplomb
Et ta chair dorée 
 
Quand on te décrit
Toutes les chevilles
Comme des salives
Montent à l’esprit 
 
Dans ta chevelure
Reflet du passé
Tu gardes l’allure
Du papier glacé 
 
Qu’amènent tes lèvres
Les mots maux et fièvres 
 
Mais la voix dit Non
Sur un ton de lave
 
Louis Aragon
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Louis Aragon
commenter cet article

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche