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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 07:44

 

 

 

 

Elle a remué,
La bête.
Je l’ai sentie bouger dans ma tête.
Que faire en pareil cas,
À part retenir son souffle
Et tendre l’oreille
En restant aux abois
Dans l’espoir de pouvoir réagir
Quand le moment sera venu ?
La bête est là,
Elle est de retour
Et je ne m’y attendais pas.
Elle pense, elle voudrait s’exprimer,
Chanter, rire, hurler à tout vent,
Mais non, jamais, jamais rien de tout cela n’arrive,
Tous ses rêves et ses désirs
Tourbillonnent sans fin en elle et donc forcément aussi en moi.
Les êtres et les choses transpirent de bonheur
Et quand elle s’est trop gavée d’amour,
Quand ma tête, à cause d’elle,
Menace de bientôt exploser,
La bête comprend enfin qu’elle n’est qu’une idée
Et demande alors ma main
Pour qu’après l’avoir épousée,
Je lui permette de s’étendre
Sur ce doux lit de feuilles
Où le jour qui se lève
Scellera notre alliance.
 
©Michel Duprez
 

 
 

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 15:29

 

 

Parle-moi de tes rêves
tu réveilleras les miens.
Donne-moi tes idées
titille mon instinct.
Dis-moi ces souhaits
qui ont hanté le passé.
Rappelle mon instinct,
donne moi tes idées.
 
Ainsi je vais te suive,
je marcherai sur tes pas
et je vais même survivre,
tu ne me perdras pas !
 
Rappelle-toi,
au clair de l’enfance,
au rythme de l’imprudence,
des rires au silence,
le sang n’a pas connu d’absence.
Au clair de l’enfance,
beaucoup de clairvoyance,
la main dans la main,
avenir commun.
 
Prête-moi tes souvenirs
que je revois nos sourires,
a travers tes yeux
ou nous serons toujours deux.
Prête-moi tes rêves,
mon sang, mon frère,
aujourd’hui et demain
qu’ils s’élèvent en prières.
Titille mon instinct,
prête moi tes rêves pour inspirer les miens
comme au clair de l’enfance
Où… la main dans la main.
 
©Djida Cherfi
13/02/2018  
 

 
 

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 05:21
La jeune femme au chapeau noir – Auguste Renoir

 

 

 

 

 

D’une grâce innocente
Ton sourire ingénu
S’estompe furtivement,
Pour déjà disparaître
A l’angle d’une rue inconnue.
Interrogations éphémères,
Parenthèses silencieuses,
Signes doux et soyeux
Se déposant sur un parchemin
Pour un effleurement d’éternité
Où l’on croit encore à l’émerveillement.
 
 
©Michel Bénard.
  
 
 
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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 04:59
« Crystal ball » de John W Watherhouse

 

 

 

 

J'ai vu des galaxies dans tes yeux
Des myriades d'étoiles dans tes cheveux
Des arc-en-ciel t'enveloppant
Comme mille soleils sous le vent

J'ai vu tes bleus humectés
Des vers d'émeraude
Par ta bouche, prononcés
En toi, l'amour rôde

J'ai vu ton corps de Géant
Flotter au-dessus de l'Océan
Mon incroyable Titan
Mon Amour, mon Amant

J'ai vu toutes les émotions
Même au creux des saisons
De tout-toi, m'envelopper
Dans les nuées, m'élever

J'ai vu que, tous deux
Dans notre sphère
Nous serons heureux
Protégés par notre aire

J'ai vu que tu serais toujours
Ma bulle d'oxygène
Dans ce monde d'asphyxie constante
Mon Amant, mon Amour

Oui ! J'ai vu


Ode©
29 novembre 2001


Création Ode©


Sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/jaivu.htm  
 
 
 
 
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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 07:47
« Les Damnés », d’après Luchino Visconti, mise en scène : Ivo Van Hove, avec la troupe de la Comédie-Française.

 

 

 

 

 

Sais-tu mon esprit
Que la gangrène dévore cette terre
Par les dictateurs et élus maudits
Indignes et brutaux, ces malades aux cœurs de pierre…
 
Sais-tu mon âme qu’un jour
Ceux-là, jouant aux rois idiots
Presseront sur le bouton sans retour
Qui fera de tous des flambeaux !...
 
Sais-tu mon corps
Qu’à l’aube du nouvel An
Des patrons de tous bords
Poursuivent notre empoisonnement ?
 
Sais-tu qu’ils le font par sottise innée
Pour agrandir sans cesse leur capital
Aveugles au point d’empoisonner même leurs lignées
Juste pour de méprisables raisons commerciales…
 
Sais-tu mon corps
Qu’ils avancent, ces crabes, grâce à leur flair ?
Ils sont sans pitié ni remords
Pour dévorer au mieux ta chair !
 
Sens-tu mon corps
Qu’ils fouillent tout ce qui vit
Espérant y trouver de l’or
Avec la complicité des lobbies…
 
Ils sont pareils à des cancers, ces bourreaux
Peu à peu ils rongent ceux qu’ils veulent voler.
Il y a aussi des prions qui pillent nos cerveaux
Ils plagient nos actes et nos pensées !
 
Peut-être pire, il y a les patrons-sida
Qui anéantissent toutes tes défenses
Avant de t’avaler tel un anaconda !
Ton éventuel suicide sera leur récompense…
 
Ainsi va le sort des damnés de la terre !
Tu croyais qu’ils appartenaient au passé ?
Ce temps revient, ne sens-tu pas son odeur qui erre ?
Elle tient du Malin qui rode pour l’éternité…
 
©Jean Dornac
Mulhouse, le 11 février 2018
 
 
 
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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 07:51

 

 

 

 

 

Acrostiche de Robert Bonnefoy© 

 

 

 

 

 

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 07:42
"Dragon", de Jean-Pierre MOULIN, huile, 80x80 cm - Cliquez sur l'image pour accéder au site de Jean-Pierre Moulin

 

 

 

 

 

Mettre une pincée de mots sur les tableaux de Jean-Pierre Moulin semble a priori chose téméraire. Car s'approcher d'un buisson ardent, d'une énergie en expansion comporte toujours des risques : électrocution du regard, court-circuit des habitudes. On entre dans un champ magnétique où l'artiste catalyse les couleurs, explore des crêtes à pinceau nu, organise une mécanique intime, détruit et rebâtit des fractures.
 
Mouvements horlogers parfaitement organisés mais aussi perpétuelle renaissance, soupirs de vie dans des déserts où se hérissent les épines de végétaux désormais minéralisés sur le tranchant des roches. Tantôt surgissent les fossiles d'un autre âge, tantôt s'épanouit la dérive d'un continent, tantôt se recompose l'espace, selon d'inénarrables et splendides logiques.
 
C'est que l'artiste est captif d'un cosmos intérieur. Moulin est tout à la fois architecte, ingénieur et porteur de feu : il décortique les rouages infimes de son univers, réarrange des lignes de fuite tel un mikado. Tout à la fois ange et démiurge, il organise l'anarchie, dompte le trait, distille l'aquarelle, décante l'huile, fait jaillir ses soleils, sacrifie l'inutile.
 
Bienveillant, parfaitement organisé, il décortique savamment sous nos yeux la machinerie de son monde onirique comme s'il nous expliquait l'horlogerie fine d'une pendule. Là où le génie du détail se noue aux microns d'un métal en mouvement. Minutieux, précis, Jean-Pierre Moulin dépasse toutefois ces ingénieries pour accéder aux portes d'astres tragiques où s'embrasent des feux sans artifices, où respirent couleurs, cris d'aube et éclaboussures de lumière.
 
Mettre des mots sur les toiles de Jean-Pierre Moulin, c'est s'approcher du feu, avec, dans ses poches, quelques pincées de dynamite. Beauté complexe, parfois grave, souvent acérée, où se féconde la liberté, où s'articulent des espaces et se fiancent d'inédites perspectives.
 
©Claude Luezior


 


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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 07:29
« Ouragan, ce que vous êtes ignoble et hideux » (Nancy Turnier Férère)

 

 

 

 

Petit pays de lumière où s’épanouit l’amour
Me voici à tes pieds sanglotant toujours
Sans force, sans fougue, quasiment sans espoir…
Encore un panorama qui n’est plus beau à voir.
 
Les mémoires à l’horizon de mes souvenirs
Ne sont plus, n’aspirent plus, elles expirent.
La nature non-existante me rend amère,
Des cris infâmes dans mon cœur s’adhèrent.
 
J’épie le cataclysme aux faces humiliantes,
Encore cette titanesque lassitude si effrayante
S’héberge dans mon cœur affligé de douleur,
En te voyant dévaster des collines en fleurs.
 
Je vais vous écorcher avec grief, Ouragan, 
Pour ce que vous avez légué aux êtres vivants
Je vous maudis, allez donc vous isoler en enfer,
Très loin de ceux qui ont déjà trop souffert.
 
Ouragan, ce que vous êtes ignoble et hideux
Je lance encore des cris effroyables et affreux
Vers le ciel, en trombe, comme vous d’ailleurs.
Pourquoi Mon Dieu ! Avons-nous encore si peur.
 
©Nancy Turnier Férère  

 


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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 07:46
« arrête de débagouler ta rogne ! »

 

 

 

 

 

« Dis donc, le boursoufflé, arrête de débagouler ta rogne. Tu ne vois pas que tu m’escarbouilles, me cataractes, me gargarises avec tes mots-griffes, tes mots-couteaux, tes mots-barbelés. Et puis tu me saoules, j’ai comme l’impression d’avoir picolé comme un radiateur de jeep dans un désert. N’en jette plus, la cour est pleine, d’autant plus que tes responsabilités, tu ne les assumes pas, tu les assommes. Il faut croire que tu as une cervelle de goujon ou que dans ton cerveau on voit le jour. En tout cas tu penses comme une pantoufle. Fais gaffe, parce que si tu continues à avoir du mou dans la terrine, tu vas devenir complètement maboule et te retrouver dans l’asile des siphonés où il y a un monde fou et là on fouillera dans les broussailles obscures de tes méninges et ça ne te fera pas rigoler.
 
Quant à moi, il est grand temps de m’isoler dans mon jardin intérieur pour me tricoter des moments de coule douce. Après je saisirai au vol quelque brins de lumière pour m’en faire un collier.
 
Rien que d’y penser, je m’espacinette…
 
©Michèle Freud




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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 08:00

 

 

 

 

Viens près de moi
Nous sommes enfants du silence.
Il suffit que se referme
Le calice de tendresse
Pour que s’enivrent nos corps,
Quand nos gestes se fondent
Dans les ondes lyriques
Du plaisir.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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