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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 06:48
Illustration de Michel Bénard
 
 
 
 
Cette beauté d’ébène me subjugua,
Son regard d’antilope me transperça,
Lisse de peau comme un pagne de soie,
Seins d’obsidienne d’une jeune gazelle.
C’était le temps des transhumances,
Avec son ciel plombé, tourmenté,
Que déchiraient les branches
De l’arbre roi, le baobab.
Chaleur lourde, pesante, oppressante,
Corps humides en quête d’amour,
Cette beauté d’ébène de grâce furtive
Croisée à l’angle d’une case,
Fondit dans la pénombre du soir
Pour s’effacer à tout jamais.  
 
©Michel Bénard.




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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 06:47
 
 
 
 
Sous les draps, au chaud
Les corps brûlants
Ne font plus qu'un
Silence, il fait silence
Déchiré soudain
Par une plainte amoureuse
Sous les caresses langoureuses
Il remonte le galbe de ses seins
Les mains parcourent les corps
Comme serpents
Une dune sablonneuse
Chauds si chauds
Les corps soudés
En une étreinte passionnée
Dans l'alcôve
Une tempête du désert
Un ouragan dans les mers du Sud
Déchaîné l'Océan
 
~*~
 
Deux Vaisseaux d'or se rencontrent
Pour ne devenir qu'Un
Magnifique Vaisseau amiral
Mers houleuses affrontées
Envoûtante Odyssée
 
~*~
 
Soudain, l'air est sucré
Goût de miel bleu
Pour amoureux
C'est le printemps des amours
Amours de printemps
Amours de mai qui s'annonce
Amours aux odeurs de lilas et de muguet
Offerts en bouquets
Parfumeront ses pieds
Enivreront son âme
Couvriront sa nudité
 
~*~
 
Abandon total
Complémentarité
Êtres hybrides
Harmonieux
Danseurs veloutés
Félins, soyeux
Passionnés et fougueux
Tango argentin
Rythme languide
Crescendo
Des plus extatiques
Indicibles moments
Pause
Escale
Respirations en apnée
Cœurs et corps repus
 
~*~
 
« Ô Muse, venez m'effleurer encor
aimons-nous comme jamais
deux amants ne se seront aimés ! »
Implore le Poète
 
« Je t'effleure
Je t'effeuille
Je pénètre en ton esprit
En ton âme
Au plus profond de toi
Te donne une blanche feuille
Te mets à la main une plume
Et te dicte les mots »
Réplique la Muse
 
Ambiance enchanteresse,
Rituel sacré
Poésie, Magie
Récolte des fruits de l'ivresse
C'est l'heure du Poète et de sa Muse
 
~*~
 
Ode©
7 avril 2001
 
Création Ode©
 
     
 
 

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 06:27
Nathalie Picoulet
 
 
 
 
 
 
Beauté impalpable
Que l’on voudrait
Posséder
Tel un bijou
 
Tout en toi
Reste mystère
L’harmonie de tes traits
Jusqu’à tes formes…
 
Tu es mon délire
Tu es mon désir
Je voudrais être toi
Et tu voudrais être moi
 
Ta pensée
Parfois
Semble incohérente
Tu es si différente
 
Parfois, pour toi
L’amour va de soi
A d’autres moments
Ce n’est que du vent
 
Souvent
Tu me déroutes
Comme le vent
Je n’ai plus de route
 
Je t’aime
C’est ma certitude
Loin des platitudes
Notre folie est la même !
 
Tu es mon avenir
Je me fiche du passé
Avant toi, rien n’existait
Avec toi, tout est devenir !
 
Tu es ma force
Je suis ta faiblesse
Dès que tu grattes l’écorce
Je suis ta chose
 
Je te suivrais
Jusqu’au bout du monde
Et toi ?
Jusqu’au bout de la rue ?...
 
Malgré les doutes
Et les questions
Je vis sur ta route
En quête de passion…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 19 août 2018  
 
 

 
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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 06:26

 

 

 
 
Avez-vous remarqué qu’au droit de votre Vue,
On vous en mande juste, à chaque fois qu’un Point,
C’est dire s’il y faut pas mal de retenue,
Se bien ratatiner avec le plus grand soin !
 
De la part de certains, ils partent de la chose,
Et leur Point s’élargit à force de jaser,
Ils passent d’une lune en sa métamorphose,
Pour finir où Saturne achève de raser !
 
Je ne crains jamais tant quand l’un demande à l’autre,
« Quel est ton Point de Vue », à propos d’un sujet,
Me gardant bien déjà quel que serait l’apôtre,
De vouloir en savoir plus encor du projet !
 
Point de Vue ? Jamais un point n’est aussi large,
Pour à la fin ne voir et n’entendre que lui,
La page en est remplie il n’y a plus de marge…
Tel est Mon Point de Vue… fors l’honneur, je m’enfuis !  
 
©Claude Gauthier
 
 
 
 
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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 06:56
 
 
 
 
sur l’écritoire
frissonnent
les lettres
de tes mots
en dérobade
 
ces morsures
d’amour
qui dévastent
mes yeux
de gavroche
 
ton image
parfume
d’aurore
mes impatiences
qui trébuchent
 
encre
diluant
mes fibres
perplexes
d’homme
 
jour après jour
j’apprivoiserai
tes jades
sur l’écritoire
de mes attentes 
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Mendiant d’utopie » aux éditions L’Harmattan
 
 
 
 

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 06:57

 

 

 
 
Elle était albatros.
Phénix au couchant,
Son corps déployant ses rimes riches
Se balance à la césure de l’instant.
Entrelacs d'un lierre à l'essence divine,
Le souffle s'enivre 
S'enflamme,
Tu la regardes.
Sa voix se fait velours,
Cordes de violoncelle
Caressées par ton aile,
À la source de ses lèvres oasis
Les mots luxuriants ondulent
S’élancent vers deux étoiles jumelles,
Musique gourmande au soupir
De voyelles qui se pâment,
Sa voix te parle de l'indicible
Ton regard le lui renvoie.
Elle t'effleure, il l'effeuille.
Le verbe voluptueux crépite
En une cascade de métaphores
Qui s’inscrivent sur la pierre blanche.
Avant que le croissant d’or
N'enjambe l'arc de la nuit,
Le mirage s'évanouit.
«  O toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savais ! »  
 
©Nicole Portay
 
 
 
 
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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 06:29
Dans l’éclat de l’Hiver, Tizika © (2017)

 

 

 

 

Son lit, comme elle l'aime ! C'est son domaine enchanté, son tapis volant, son armoire à surprises, son verger en fleurs.

Dans ce lieu magique, dans ce coin de douceur, ses douleurs disparaissent et la joie, si belle dans sa parure de feuilles, de plumes et de fleurs, saute hardiment sur ses épaules. Ne plus souffrir, mais baigner dans un état de quiétude, de bien être et de félicité, est une pure délectation. Alors chaque instant devient une fête, un déploiement d'ailes, une éclosion de couleurs et de paysages fabuleux, inattendus et inespérés.

Dans cette oasis qu'elle a créée, son visage resplendit. Sur ses joues s'épanouissent les petites fleurs des talus et dans la clairière de son esprit, un oiseau bleu à fait son nid...

©Michèle Freud
 



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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 06:28

 

 
 
 
Maintenant que ta voix s’est tue,
Tout en moi redevient silence.
Et ne reste en mon cœur,
Qu’une faible lueur,
Comme ces bougies de couleur
Qui vacillent le soir,
Au bord des tombes
Mais dans l’un de ces mondes
Etranger à nos lois,
Je suis près de toi, mon âme
Recevant à travers le temps,
Le souffle de la Vie.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 06:42

 

 
 
 
Au jardin, les topinambours
Sont massés dans un angle,
Comme un carré du moyen-âge,
Toutes piques dressées
Lentement abaissées
Sous le poids de l’averse.
 
Au sol un hérisson trottine
Parmi les guerriers immobiles
 
Il pleut des hallebardes,
Tout dégouline.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 06:37
©Gil Pottier
 
 
 

Ne cherchez pas, ce que sont les mots : salive, battements de cœur,
réactivité, peu importe.
Conservez-les comme je les garde.
Habitez-les comme je m’y love.
Croquez-les comme je m’en nourris.
Laissez-les fondre dans la sensualité de votre bouche.
Lèvres, licence de tous les possibles, cristal de l’impatience, spasme
du désir, transparence des ténèbres.
Île rebelle où s’ouvrent les tabernacles et se cassent les éperons, île
rebelle aux vérités en dérive.
Ouvre la fenêtre, le ciel déborde d’éclairs, ce soir j’habiterai nos
incendies.
Perles nocturnes pour sphinge. 

 

©Nicole Hardouin.

 
 
 
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