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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 06:38


 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

Entends la lumière te conter
l’histoire du jour
des siècles
Naissances et morts joies et souffrances
toute la diversité des faces de l’existence
presque douloureusement concentrée
dans l’intensité de la lumière
    d’un instant

        * * *

Enten lo lumiero te counta
l’istorio dau jour
daû sièclei
Neissènça e mort joia e soufrènça
touto lo diversita de la fàcia de m’esistenço
preque doulourousamen councentrado
din l’intensita de lo lumiero
       d’un istant

        * * *

Senti la luce raccontarti
la stria des giorno
dei secoli
Nascite e morti gioie e sofferenze
tutta la diversità degli aspetti dell’esistenza
quasi dolorosamente concentrata
nell’intensità della luce
         di un istante


©Béatrice GAUDY          

 

 

 

 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 06:37
Photo : ©SeashellGypsy/Pixabay



Sur une pierre égarée
un clair d’étoile
tisse une plume
pour un oiseau  blessé.
Le silence scelle les paupières d’un amour perdu
le crépuscule interroge l’ossature du  silence
éperonne les marges de l’ombre
ciel en agonie, nudité du vent, mantilles d’embruns
reflets dans les prémisses de l’ombre
oser l’accord des harpes nocturnes
plonger dans la crue des chimères
entaille dans les heures opalines
qui ne parlent qu’aux roses
nuit.
Les pétales du vivre s’effeuillent sur le marbre
dalle funéraire pour une rose fanée.
Seule la tige acérée darde en faisceau
toute l’agressivité de la vie.
La douceur s’est évanouie sous une once de poussière
 dans le vase l’eau s’est évaporée
 le bouquet est d’épines
 pour quelle couronne ?

 

©Nicole Hardouin.  
 
 

 

 

 


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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 07:45
Tableau de John Anster Fitzgerald


 


Sur les joues diaphanes
d’une aube qui s’éveille
ma peau tachée de sang
s’échappe de la nuit…
Je sens toujours ses griffes
qui brûlent tout mon être…
Le rêve cette fois
avait un corps de femme
qui voulait m’emporter
dans sa blessure noire…
Mais comment résister
à la voix des sirènes
à ce chant d’infini
à la promesse blonde
à la chair palpitante
sur le seuil du désir ?…
Ses lèvres de phosphore
et sa poitrine rousse
miroirs de mon appel
m’ouvrent cet invisible
à toute résistance
affranchie du péché…
L’orage pulvérise
murs… chaos… solitude…
libérant la jeunesse
de ses prisons d’abîme…
Mes mains deviennent flammes
vêtues de soie et d’ombre
empourprant la beauté
de cette « Eve future »…
Ô déesse d’écume
tu promènes la Mort
sur tes hanches de vagues
et le démon habite
dans l’arbre de tes jambes…
Princesse des mirages
redoutable apparition
vois comme le gouffre
emporte mes secondes
sur le pal de la chute !…
… et la course du vent
éparpille mes jours…
Mon chemin s’évapore…
Le doute me déchire…
L’avenir se retourne
et se perd dans mes yeux…
Le mensonge de l’ange
est une pluie sombre
plus dure que la pierre
qui ferme l’horizon…
Ouvre-moi !… Ouvre-moi !…
… ouvre-moi l’univers
et brise mon cercueil
qui attend ma dépouille !…
Le désert de la soif
est un soleil en rut !…
Laisse-moi perdre
dans l’odeur du plaisir…
du plaisir au moins rouges
où le serpent se dresse
comme un génie d’Amour
qui terrasse le Temps !


© Victor Varjac
Antibes, 4 décembre 2012    
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
       
 
 
 
 

 

 


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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 06:36

 

 

 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 

 

Chère toi, je voudrais t’écrire
Tant de beaux mots paraphrasés,
Aussi beaux que ton beau sourire,
Lui qui me fait tant chavirer…

 

Chère toi, je voudrais t’avouer
Que sans toi, je me désespère.
J’ai hâte de te retrouver…
Mais ah, que le temps m’exaspère !

 

Je voudrais te réconforter
Quand cet autre te fait pleurer,
T’écrire de jolis poèmes,
Pour mieux te dire que je t’aime.

 

J’aimerais tant que tu sois là
Dans mes instants de réussite.
Et lorsque la chance me quitte,
J’aimerais tant que tu sois là…

 

Ma Belle, toi qui m’accompagnes
Dans tous mes rêves enchantés,
Viens, ma douce, sois ma compagne,
De tout mon cœur, je t’aimerai.

 

Viens te blottir tout contre moi,
Afin que je n’aie plus si froid.
Tu vois à quel point mes mots t’aiment.
Ils te dessinent ce poème.

 

©Pierre PENSIER
– ETUDIANT – PRIX ALFRED DE MUSSET 2020-2021
     
 

 

 


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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 06:32
Photo © Sofie Delauw / Cultura Creative

 

 
 
Amis poètes,
la guerre des mots est déclarée
Ça tire déjà de tous côtés
Les idées soufflent en rafales
sur la plage de nos certitudes
La vague internet se déchaîne
submergeant tous les continents de la pensée
La raison et le savoir
ne sont plus que des îlots
menacés par les flots de l’information sauvage
Il n’est déjà plus temps de maîtriser, de vérifier,
juste de se protéger
Amis poètes,
ne vous laissez pas priver de la parole
Le territoire du verbe
est à reconquérir
Les mots sont à vous
Imprimez-les sur les pages du temps
à l’encre de la passion
pour que jamais
on ne cesse de les lire
 
©Kathleen HYDEN-DAVID  
Extrait de « Les mots du regard » Éditions Paroles & poésie – Collection de l’Eglantier
 
 
 
 
 
 
 

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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 06:12

 


 

 
L’enfant pointe son doigt
pour montrer et se rapprocher,
L’adulte pour juger et éloigner,
L’artiste pour apprivoiser,
et prolonger son âme jusque-là...
 
©Lydia Montigny
  
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris
 
 
 
 
 
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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 06:52
Photo : Sucre d’Orge



                                                             à Jean-Loup Seban


C’était plaisir
ambassadrice du grand siècle
pensive effeuilleuse du temps
te voir jouer du luth
en ta robe de porcelaine
sous les vivats des chandeliers
et le velours des sarabandes

 

C’était plaisir
John Dowland (*) rougissait je te jure
quand s’accordait la révérence
aux tranquilles modulations
des contrechants de Ludivine

 

C’était plaisir
plus encore en ces temps funestes
soudain muets quand la torsade
des guirlandes et des guipures
frémissait sous tes doigts volages
et les incises de la strette

 

Ce fut plaisir
mais quand le reverrait-on ?
Il fallut bien rendre les armes
au soir de bleus ressourcements

 

Adieu romance et virelais
adieu gavottes et rondeaux
Demain ce sera l’indigence
faute d’un luth
             assurément
                            pour Ludivine


(*) luthiste et sublime compositeur anglais (+1626)
 
©Pierre Guérande    
 
 

 

 

 


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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 06:35


 

paresseuse, elle se retourne de côté,
son âme peint des touches d'églantines dans le ciel
les nuages la dissipent dans des flocons légers
des ailes d’oiseau au-dessus de la mer,
son cœur est psalmodié par les albatros à l’aube
un silence démesuré se cache sous ses paupières
dans ses yeux des univers naissent et meurent
ses larmes douces enivrent les oasis du désert
d’où s'abreuvent les égarés du monde
elle ne le sait pas,
ce n’est pas encore le temps
doucement, elle se retourne de côté
le rêve continue sous ses paupières
dans mon univers la nuit brille de ses étoiles
mon envie d’elle fait se lever le soleil

©Elina Adam
 
 

 

 

 


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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 06:44

 


 
Des singeries pour combler le vide
De l’existence,
Du rafistolage
C’est du rafistolage de bas étage
 
Car rien ne peut détourner l’esprit
Du vide
Du vide intersidéral qui l’entoure
Et le mange
 
Mais je ne sais pas faire autre chose
AUTRE CHOSE
Que des singeries !
Oui, le silence m’insupporte et pourtant...
 
Le silence est mon (seul) avenir
 
© David Chomier    
Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris
 
 
   
 
 
 
 
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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 06:53
Photo Grégory Rohart

 

 
 
Dans tes montagnes perdues
Dormant près des étoiles
Tout au bout de l’espace,
Quel infranchissable silence.
Et ce village qui marche
Tout au bout de la nuit,
N’existe que par les battements
De ton coeur où palpite ma vie,
Et par ton souffle,
Qui va doucement
A la rencontre du jour.

©Denise Bernhardt  
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.        
 
 
 
 
 
 
 

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