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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 06:19
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« La poésie est le souffle et l'esprit

le plus noble de tout savoir » 

          William Wordsworth

 

 

Nous, souriants et heureux,

Restons debout sous les bananiers en fleur !

 

C’est ici notre doux nid d’amour,

C’est ici la vie secrète de nos rêves

Qui voyage dans la transparence de nos veines !

 

Autour de nous mûrit

L’air lavé par la rosée

Et cette frissonnante lumière

Qui jette son voile scintillant

Sur les haies de buissons odorants.

 

Ah, ces fleurs de cognassier

Qui embaument les collines

De leur parfum si délicat !

 

Ô mon ange, assoyons-nous

Sur le velours vert de l’herbe  épaisse

Et lisons, main dans la main,

Les poèmes romantiques

De William Wordsworth

En écoutant avec une tendresse débridée

L’immobile, la céleste

Musique des séraphins !

 

© Athanase Vantchev de Thracy

 

 Haskovo, le 1er septembre 2020

 

Glose :

 

William Wordsworth, né le 7 avril 1770 à Cockermouth (Cumberland), mort le 23 avril 1850 à Rydal Mount, près d'Ambleside (Westmorland), est un des plus grands poètes anglais. Il inaugure, avec Samuel Taylor Coleridge, la période romantique de la littérature anglaise lors de la publication de Lyrical Ballads (1798). Son œuvre maîtresse est Le Prélude, poème autobiographique consacré aux expériences fondatrices de sa jeunesse.

   Fleur de bananier : l'inflorescence, appelée « régime », est formée d'une série de spathes (feuilles colorées) disposées en spirale qui porte à leur base des fleurs femelles. Ce sont elles qui produisent les bananes. À l'extrémité des spathes se trouvent les fleurs mâles. La floraison se produit au bout de sept mois et les fruits mûrissent quatre mois plus tard.

 

 

 

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 06:34
Photo J.Dornac ©

 

 

 

 

Le matin, aller par les petits sentiers

Aux mille senteurs enivrants

À l’Est, vers la mer vêtue du brocart de l’aube.

 

Splendeur du ciel de myosotis,

Des voiles blanches, des mouettes

Et cette brise, cette brise

Qui caresse les joues

Et apaise les douleurs de l’âme !

 

Dans les branches parfumées

Des hauts pins maritimes

Tout un peuple de joyeux de courlis

Et de tisserins

S’ébroue et chante !

 

Matin de paix infinie,

Matin dans mon âme mûre

Comme un beau fruit d’été !    

 

©Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 2 mai 2020

 

Glose :

 

Courlis cendréNumenius aquata – (n.m.) : est un genre d’oiseaux limicoles (petits échassiers). Les courlis sont caractérisées par un bec long, fin et recourbé vers le bas, et un plumage surtout marron avec peu de changements suivant la saison. Ils représentent une des lignées les plus anciennes de limicoles scolopacidés, avec les barges qui leur ressemblent mais possèdent des becs droits ou légèrement retroussés. En Europe on désigne généralement par « courlis » une seule espèce, le Courlis cendré (Numenius arquata).

 

Tisserin (n.m.) : le tisserin est le nom donné à des nombreuses espèces d'oiseaux de genres variés, appartenant à la famille des Ploceidae dans l'ordre des Passeriformes. Ces oiseaux sont remarquables par la structure de leurs nids, et leur comportement sociaux variés et originaux.  

 

 

 

 

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 07:56
herault34.canalblog.com

 

Deux petits poèmes aux fleurs de basilic (français et anglais) - Athanase Vantchev de Thracy

 

 

I.

 

Le bouquet d’immortelles

Dans le vase de cristal bleu.

 

Quelques fleurs de basilic

Sur la vieille table en chêne massif.

 

Sur la commode, à côté de l’horloge,

Suavement ronronne le majestueux chat,

Maître cérémonieux de la maison.

 

Debout, devant les icônes et la veilleuse,

Une coiffe d’un blanc immaculé,

Mère prie à haute voix la Vierge

Tombe à genoux

Et fait plusieurs signes de croix !

 

Une calme indicible envahit tout !

 

II.

 

La brume violette du matin,

Je viens à toi avec le cierge de cire de Pâques

Et deux œillets écarlates.

 

Ah, comme j’aime

Les petites rues étroites

Qui mènent à ta maison,

Les petites rues étroites, mon ange,

Qui sentent si bon les tilleuls

Et la paix descendue

Du vaste ciel de diamant !    

 

©Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 4 janvier 2020

 

 

 

 

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ENGLISH :

 

 

 

Two Short Poems with Basil Flowers

 

1.

The bouquet of everlasting flowers

in the vase of blue crystal.

 

A few basil flowers

on the old solid oak table.

 

On the dresser, beside the clock,

the lordly cat is sweetly snoring,

the house’s master of ceremonies.

 

Standing before the icons and the night light,

in a headdress of immaculate white,

Mother prays aloud to the Virgin,

then falls to her knees

and makes several signs of the cross!

 

An ineffable calm pervades everything!

 

2.

 

Violet mist of morning,

I come to you with the Easter wax candle

and two scarlet carnations.

 

Ah, how I love

the little narrow streets

leading to your house,

the little narrow streets, my angel,

so strongly redolent of lime trees

and the peace descended

from the vast diamond sky!

 

 

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 06:40

 

 

 

 

Lampada tradam

(« Je livre le flambeau »)

 

 

Après-midi, beau comme

Le roucoulement des tourterelles,

Je m’assoupis sous

Les caresses de la fraîcheur.

 

D’abondantes belles-de-jour

Ornent l’air

Et rendent paradisiaque

Le petit jardin.

Elles ne veulent pas dormir

À cette heure-ci.

 

Au-dessus de moi

Les fruits rouges de l’aubépine

Luisent gracieusement

Dans la pénombre du mur

Qui court autour de la maison.

 

Un silence solaire

Tient le monde dans son étreinte !

En m’endormant
Je pense à la fameuse collection

D’énigmes latines Aenigmata

De Caelius Firmianus Symphosius !

Et je rêve, appuyé contre le mur ocre

À ce temps prodigieux où l’angoisse

Se faisait parole captivante !

Mon Dieu, quel travail,

Que de nuits blanches !

Aurais-je été capable de tant d’efforts ?

 

©Athanase Vantchev de Thracy

 Paris, le 17 août 2019

 

Glose :

 

Belle-de-jour, liseron tricolore (Convolvulus tricolor). Comme son nom l’indique, la belle de jour est une plante annuelle diurne qui ne fleurit que dans la journée. On l'appelle aussi "gloire du matin". En effet, une fois la nuit tombée, ses fleurs se referment. Généralement bleu violet avec un dégradé blanc et un cœur jaune, les fleurs de la belle-de-jour sont en forme d’entonnoir avec un diamètre de 3 à 5 centimètres.
Chez d’autres variétés, celles-ci peuvent être blanches ou encore roses. La tige vert clair légèrement velue, quant à elle, mesure entre 30 à 40 cm. C’est une végétation touffue, aux floraisons abondantes, qui pousse à l’état sauvage, mais est également plantée pour tapisser magnifiquement les parterres, les massifs, les terrasses, les balcons, sans oublier bien sûr les jardins.
Aubépine (n.f.) : l’aubépine (Crataegus) est un genre d’arbres ou arbustes épineux de l'hémisphère nord appartenant à la famille des Rosacées, communément appelés des aubépines.


Les espèces les plus utilisées pour leurs propriétés médicinales sont l'Aubépine monogyne ou Aubépine à un style (Crataegus monogyna) et l'Aubépine épineuse ou Aubépine à deux styles (Crataegus laevigata), tandis que l'Azérolier ou Épine d'Espagne (Crataegus azarolus) est recherché pour ses fruits appelés cenelles. Le mot Crataegus vient du latin crataegos transcrit du grec krataegos ou kratos signifiant « force » (allusion à la dureté du bois).


Caelius Firmianus Symphosius - poète latin du IVe siècle ap. J.-C. auteur d'un recueil de cent énigmes de trois hexamètres intitulé Aenigmata. Cet ouvrage influença la tradition médiévale des énigmes en vers.

 

 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 06:28

 

 

 

I.

Cette impassible solitude
Des vertigineux vergers de câpriers !
J’écoute, l’âme transportée,
Le chant saisissant des buissons et des arbres.
Ça sent si agréablement
La boue vivante des sentiers broussailleux
Et la pluie tombée des frondaisons.
Cela noue mon cœur et dilate mes songes.
Et cette élégante impassibilité des hérons
Dans le royaume silencieux des marais.

II.

Je pense soudain à Thérèse Neumann,
À sa mystérieuse théologie de la Croix rédemptrice
Et à la violence ardente de son destin !


Ah mon ange, que faire
Des blessures profondes et tenaces de nos vies,
Comment retenir près de nos cœurs
Les êtres que nous aimons
Et qui, pareils à l’éclat éphémère
Et éblouissant d’une comète
Nous quittent en laissant dans nos poitrines
Le tourment de leur insupportable absence !


Oui, que faire, mon ange,
De cette étonnante maniabilité des mots ?


Ô vie, arbre infiniment ramifié et feuillu,
Lumière du soleil et clarté du divin,
Musicienne des couleurs et mystique de la lumière !


Mais voilà que tous s’en vont,
S’en vont, s’en vont
Laissant derrière eux
L’incandescence tragique d’un océan de douleur !


Ô âme avance,
Viens à la rencontre de la Nuit, âme !  

©Athanase Vantchev de Thracy

 

 

 


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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 07:23

 

 

 

 

« Уступи мне, скворец, уголок,

Посели меня в старом скворешнике »

 

(« Petit étourneau, offre-moi une place,

Accueille-moi dans ton vieux nichoir »)

 

                                                                      Nikolaï Zabolotski

 

 

Parfois, tard dans la nuit, les saints

Quittent l’iconostase de l’église

Et vont, en chantant, vers le lac.

 

Là, étincelants de joie,

Ils jouent avec les lestes reflets des étoiles.

Puis, avant que l’aurore ne s’allume,

Ils rentrent, les mains pleines

De cette sublime lumière liquide.

 

Pour se raccrocher à leur ultime certitude,

Ils visitent en cachette les aveugles

Et emplissent leur sommeil mouvementé

De myriades de belles visions.

 

Ils parlent une langue limpide,

Pleine de voyelles nettes.

 

Les dimanches où le monde

Semble tout à fait arrêté,

De leurs mains translucides,

Ils versent de l’huile

Dans les vieilles veilleuses d’argent

Et illuminent l’autel de leur souffle timide.

 

Ô mystère de leurs paroles

Que leurs lèvres ne se lassent pas de répéter

Dans une ordonnance impeccable.

 

Les saints et leur transparence plénière,

Guidés par l’amour de Dieu et des hommes,

Tiennent si haut l’idée chrétienne

De la puissance de la pauvreté.

 

Voici pourquoi, quand ils prient,

Sans pause ni répit, in arduis fidelis,

À voix basse, en sourdine,

Le ciel acquiert une couleur de saphir !

 

Ah leurs cœurs, leurs fors privés,

Nuanciers de sourires suaves,

Épanchement d’amour somptueux

Dans la triste banalité du quotidien !

 

Ah, tant de splendeur en si peu de mots !

 

©Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 27 février 2019

 

Glose :

 

Nikolaï Alekseïevitch Zabolotski (en russe : Никола́й Алексе́евич Заболо́цкий) est un poète, écrivain et traducteur soviétique de langue russe né le 24 avril 1903 près de Kazan dans l’Empire russe et mort le 14 octobre 1958 à Moscou. Il est l'un des fondateurs du groupe d’avant-garde russe Oberiou.

 

In arduis fidelis : locution latine qui signifie « Fidèle dans l'adversité ».  

 


 
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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 04:06

 

 

 

« Soutenez-moi avec des fleurs, environnez-moi
de pommes, car je languis d’amour »
 
            Cantique  des cantiques, II, 15
 
Je pense clairement
Et tout est obscur alentours, ô mon âme :
Cette nuit d’intelligence,
Cette vue de ce qui ne peut se voir,
L’étreinte spirituelle tant espérée,
Les noces pathétiques des amants.
 
Des hauts murs d’émeraude
S’élèvent à couper le souffle
Autour du cœur exalté
Et la pierre qui a reçu la lumière
Qui ne se couche jamais
Pèse sur ma mémoire amoureuse.
 
Elan, tension, impulsion,
Infusion heureuse de l’éternité
Dans les prunelles.
 
Nuit des sens, nuit de l’esprit,
Ténèbres éblouissantes,
Lumière de lumière,
Lumière !
 
Ô theia nux,
Ô nuit divine
Telle que l’a connue
Saint Narcisse de Jérusalem,
Nuit quand aimer et connaître
Ne sont plus qu’une seule
Et même chose,
 
Seule et même chose,
Ô mon Dieu !
       
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, ce dimanche 1er avril, Anno Domini  MMVII

 

Ô theia nux : expression grecque qui signifie « divine nuit ».
Saint  Narcisse ou Narcisque  de Jérusalem (IIe siècle ap. J.-C.) : d’origine inconnue, Narcisse a dû succéder à l’évêque Dolichianus vers 185. Ce devait être un homme déjà âgé, octogénaire selon la tradition. On le voit, dans la dernière décennie du siècle, conjointement avec Théophile de Césarée réunir un synode d'évêques palestiniens pour réaffirmer leur attachement à la tradition quartodécimane face aux prétentions du pape Victor qui voudrait imposer à toute la chrétienté la célébration dominicale de Pâques. Un court texte cité par Eusèbe, où il est question de l'accord permanent entre Palestiniens et Alexandrins sur cette question, constitue peut-être un extrait de la réponse de Narcissse et de ses collègues à Victor.
Pour le reste, sa vie est encombrée de légendes.
Le miracle de l'huile :
Narcisse dut être un évêque populaire. On lui a prêté de nombreux miracles. Une année, au grand désespoir des fidèles, l'huile vint à manquer pour illuminer le sanctuaire lors de la veillée de Pâques. Narcisse commanda aux diacres d'aller puiser de l'eau, se mit en prière, puis, « avec une foi sincère dans le Seigneur », fit verser l'eau dans les lampes. Elle se changea aussitôt en huile. Au temps d'Eusèbe encore, on conservait à Jérusalem un peu de cette huile miraculeuse pour témoigner des vertus du saint évêque.
La légende a toute chance d'être d'origine locale, car l'usage de faire brûler de l'huile consacrée dans les lampes paraît être, à cette époque au moins, propre aux églises palestiniennes.
Narcisse est honoré comme un saint dans l'ensemble des églises orientales. Le martyrologe romain, à son tour, l'a accueilli à la date du 29 octobre.
 
* * *
 

 

ITALIEN

 

 

 

NOTTE MISTICA

 

“Sostenetemi con dei fiori, circondatemi
Di mele, poiché languo d’amore”
 
        Cantico dei cantici, II, 15
 
Penso con chiarezza
E tutt’intorno tutto è oscuro, anima mia:
Questa notte di comprensione,
Questa visione di ciò che non si può vedere,
Il raccoglimento spirituale tanto agognato,
Le nozze patetiche degli amanti.
 
Alti muri di smeraldo
S’innalzano vertiginosamente
Attorno al cuore esaltato
E la pietra che ricevette la luce
Che mai dorme
Pesa sul mio ricordo innamorato.
 
Distacco, tensione, impulso,
Gioiosa infusione d’eternità
Nelle pupille.
 
Notte dei sensi, notte dello spirito,
Tenebre abbaglianti,
Luce di luce,
Luce!
 
O theia nux,
O notte divina
Così come la conobbe
San Narciso di Gerusalemme,
Notte in cui amare e conoscere
Non sono che una sola cosa,
 
Una sola ed unica cosa,
(O) Mio Dio!

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

* * *

 

ESPAGNOL

 

 

NOCHE MÍSTICA

 

 

« Sustentadme con frascos, corroboradme con manzanas, porque estoy enfermo de amor »
Cántico de los cánticos, II, 5
 
Pienso claramente
Y todo es obscuro en derredor, ¡oh alma mía!
Esta noche de inteligencia
Este ver lo que no se puede ver,
El abrazo espiritual tan esperado
Las bodas patéticas de los amantes.
Altos muros de esmeralda
Se alzan quitando el aliento
En torno al corazón exaltado
Y la piedra que recibió la luz
Que nunca tiene ocaso
Abruma mi memoria amorosa.
Arrebato, tensión, impulso
Dichosa infusión de la eternidad
En las pupilas.
Noche de los sentidos, noche del espíritu,
Tinieblas deslumbrantes,
Luz de luz,
¡Luz!
¡Oh! theia nux
¡Oh! noche divina
Tal como la conoció
San Narciso de Jerusalén,
Noche en que amar y conocer
Ya no son más que una sola
Y misma cosa
Sola y misma cosa,
¡Oh Dios mío!

 

Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, en este Domingo 1° de abril, Anno Domini MMVII

 

Glose :
¡Oh! theia nux: expresión griega que significa “divina noche”
San Narciso o Narcisco de Jerusalén (siglo II después de J.-C.): al parecer, Narciso, de origen desconocido, sucedió al obispo Dolichianus, hacia el año 185. Ya sería un anciano, octogenario según la tradición. Se le ve, en el último decenio del siglo, junto con Teófilo de Cesárea, reuniendo un sínodo de obispos palestinos para reafirmar su apego a la tradición cuartodecimana frente a las pretensiones del papa Víctor, quien hubiera querido imponer a toda la cristiandad la celebración dominical de la Pascua. Un texto corto citado por Eusebio, donde se trata de un acuerdo permanente entre Palestinos y Alejandrinos sobre aquel tema, tal vez sea un fragmento de la respuesta de Narciso y sus colegas a Víctor.
Por lo demás, su vida está atestada de leyendas.
El milagro del aceite:
Narciso fue sin duda un obispo popular. Se le atribuyó numerosos milagros. Cierto año, con gran desespero de los fieles, llegó a faltar el aceite para iluminar el santuario para la vigilia de la Pascua. Narciso encargó a los diáconos que fueran a sacar agua, se puso en oración, y después, « con sincera fe en el Señor  », dijo que vertieran el agua en las lámparas. En seguida se cambió ésta en aceite. En tiempos de Eusebio, todavía se conservaba en Jerusalén un poco de este aceite milagroso para atestiguar las virtudes del santo obispo.
Es muy probable que la leyenda tenga un origen local, puesto que la costumbre de quemar el aceite consagrado en las lámparas parece ser, por lo menos en aquella época, propia de las Iglesias palestinas.
En las Iglesias orientales, a Narciso se le honra como santo. A su vez, el martirologio romano, le acogió en la fecha del 29 de octubre.
 
Traducido del francés, en colaboración estrecha, por
Pedro Vianna y Denise Peyroche

 

* * *

 

ENGLISH

 

 

 

Mystic Night

Stay me with flagons, comfort me with apples: for I am sick of love’
King James Bible: The Song of Solomon 2:5
 
I am thinking clearly
and all around is darkness, O my soul:
this night of intelligent perception,
this seeing of what cannot be seen,
the long hoped for spiritual embrace,
the touching marriage of lovers.
 
Walls of emerald
breathtakingly high
rise up around the exalted heart
and the stone which has received the light
always awake
weighs on my loving memory.
 
The forward motion, the tension, the momentum,
the happy infusion of eternity
in my eyes.
 
Night of the senses, night of the spirit,
dazzling darkness,
light of light,
light!
 
O theia nux,
O divine night
the same night
St Narcissus of Jerusalem knew,
a night when loving and knowing
are but one
and the same
 
one and the same,
O my Lord!
 
Athanase Vantchev de Thracy
 

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 08:01
John Keats

 

 
 
 
                                                                                 À Norton Hodges
 
Ah, ce vers navrant de Shelley sur la mort de Keats :
 
« And one with trembling hands clasps his cold head
(« L'un d'eux, de ses mains tremblantes, presse cette tête glacée ») !
 
Keats, la voix de saphir, le vespéral rossignol d'Angleterre
Mort, mort à Rome, loin des amours mélodieuses
Et des baisers bleus de sa bouche séraphiques !
 
Ah, cette chambre nue où des anges éplorés,
Des blancs perce-neige sur la poitrine
Ont élevé vers l'éther la clarté vacillante de son corps
Dans l'éclat de sa jeunesse !
 
Lui, vêtu de la transparence du matin,
Ne contemplera plus jamais
Les vivantes splendeurs de la ville éternelle !
 
Seul avec l'air, inconsolable,
Je pleure sur l'épaule de la grande nuit
Qui puise sa force sombre
Dans l'océan toujours agité des ténèbres !
 
Ô lumière mordue par la mort,
Ô toi promesse d'immortalité !
 
À présent, l'innocence azurée de son âme
Éclaire le frissonnant horizon et vient d'une main légère
Chasser loin de l'oubli son nom gravé dans la spessartine !
 
Lui, qui a su ébranler de ses strophes éthérées
Les esprits célestes voguant dans l'infinie beauté du ciel !
 
Comme Thalès, il a pu mesurer
Le cœur des grêles étoiles du Chariot,
Cette constellation fascinante
Qui guidait de sa verte lumière les Phéniciens
Sur les eaux émues de la mer !
 
Ö Muses triplement bienheureuses,
Couvrez son front pâle de couronnes de roses rouges
Afin que je défaille de plaisir !
 
Et vous, fleurs ruisselantes et herbes grasses,
Rappelez sans cesse aux hommes mortels
La grâce vivifiante de son verbe délicat !
 
©Athanase Vantchev de Thracy
 
Marrakech, le 18 novembre 2017
 
Glose :
 
Percy Bysshe Shelley (1792-1822) : ll'un des plus grands poètes romantique britanniques. Si les anthologies reprennent surtout OzymandiasOde to the West WindTo a Skylark et The Mask of Anarcy, ses œuvres les plus importantes sont de longs poèmes visionnaires tels que Alastor, Adonaïs, Prometheus Unbound, et son poème inachevé The Triumph of Life.
 
John Keats (1795-1821) : est l'un des plus délicieux poètes romantique anglais, mort de tuberculose à Rome.
 
Spessartine (n.f.) : minéral de la famille des grenats. Les pierres gemmes peuvent être taillées comme pierre fine. La spessartine forme une série avec le grenat almandin et le pyrope.
 
Thalès de Milet, en grec ancien : Θαλῆς ὁ Μιλήσιος / Thalễs ho Milếsios, est un philosophe et savant grec né à  Milet vers 625 av. J.-C. mort vers 547 av. J.-C.
 
C'est l'un des Sept sages de la Grèce antique et le fondateur de l'école milésienne. Philosophede la nature, il passe pour avoir effectué un séjour en Égypte, où il aurait été initié aux sciences égyptienne et babylonienne. On lui attribue de nombreux exploits arithmétiques, comme le calcul de la hauteur de la grande pyramide ou la prédiction d'une éclipse, ainsi que le fameux théorème de Thalès. Il fut l'auteur de nombreuses recherches mathématiques, notamment en géométrie.
Le Chariot : la Grande Ourse est la troisième constellation du ciel par son étendue. Elle contient la « grande casserole » (ou « grand chariot »). Faisant partie des 48 constellations identifiées par Ptolémée,elle est très facilement reconnaissable par la forme de casserole ou chariot que composent ses sept plus brillantes étoiles. La Grande Ourse est une constellation circumpolaire pour les observateurs situés au-dessus de 41° de latitude du Nord et elle ne semble jamais se coucher. En  grec, le mot ours se dit arktos, qui a donné le nom d'Arctique.
 
* * *
 
 
ENGLISH :
 
The Death of John Keats
for Norton Hodges
 
I think of Shelley’s heartbreaking line on the death of Keats:
And one with trembling hands clasps his cold head.
 
Keats, that sapphire voice, the evening nightingale of England
dead, dead in Rome, far from the melodious loves
and the blue kisses of its seraphic mouth!
 
Ah, this bare room where tearful angels,
with white snowdrops on their breasts
have lifted towards the ether the flickering brightness of his body
in the full brilliance of youth !
 
Clad in the transparency of the morning,
he will never again contemplate
the living splendours of the Eternal City!
 
Alone with the air, inconsolable,
I weep upon the shoulder of the vast night
that draws its sombre strength
from the still restless ocean of the darkness!
 
O light doted on by death,
O you, promise of immortality!
 
Now, the azure innocence of his soul
is lighting the trembling horizon and coming with a light touch
to chase far from oblivion his name engraved in garnet!
 
He who knew how to stir the celestial spirits
sailing the infinite beauty of the heavens with his ethereal verses!
 
Like Thales, he could measure
the hearts of the frail stars of the Great Bear,
that irresistible constellation
whose green light guided the Phoenicians
over the deeply moved waters of the sea!
 
O Muses, three times fortunate,
make me faint with pleasure
and cover his pale forehead with crowns of red roses!
 
And you, flowing streams and fertile grasses,
remind mortal men without cease
of the life-giving grace of his delicate words!
 
 
Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges  
 

 
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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:39
CHE GUEVARA - Athanase Vantchev de Thracy
CHE GUEVARA - Athanase Vantchev de Thracy

http://www.museedumontparnasse.net/L-etoile-du-Che-a-Paris.html

 

 

                                                          “Ab igne ignem capere”

                                                                                 (« Laisser prendre un feu à son feu. »)

 

 

Le temps solaire fleurit et marque de sa splendeur

Les immortels héros de l’Amérique heureuse,

Parmi les hautes Pléiades des âmes bienheureuses

Luit l’image de Che marquée par sa grandeur ! 

 

Ô Muse, soutiens mon chant et dis au monde cruel

Quel Homme divin il fut, comment son cœur ému

Aima avec fureur ses frères muets et nus

Battus par le destin, frappés par les cartels !

 

Dis, dis-moi, ô Muse, comment adolescent,

Il déplora le sort des peuples écrasés

Jetés dans la misère, étiques et affamés !

 

Dis, dis sa lutte ardente, ses faits flamboyants,

Sa mort de Prométhée et son courage sublime

Et sa tendresse limpide et pure pour les victimes !

 

© Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 6 avril 2014  

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 07:37

 

marpa_the_translator_01.jpg

http://webspace.webring.com/people/wm/mdfergus1/buddhism/marpa_the_translator.html



Non, tu n'es pas présomptueuse, suave espérance
Des feuilles mortes. Esprit de beauté, apporte aux mots vivants
L'amoureuse sédition du sang, une somptuosité plus lumineuse
Et plus raffinée au délicat ondoiement des voix !
Fleuve de félicité figé dans le sourire du sublime Traducteur !

© Athanase Vantchev de Thracy


Glose :

Mar-pa (tibétain : Chos-kyi Blo-gros) : ce religieux indien (1012- 1096) aurait importé du Bengale au Tibet des chants et des textes, notamment ceux appartenant à la doctrine de la Mahâmudra. Il est surtout réputé pour avoir traduit en tibétain de très nombreux textes indiens (d'où son surnom de Mar Pa « Traducteur ») et pour avoir été le maître (gurû) de Mi-la-ras-pa, célèbre moine tibétain qui vivait au début du XIIe siècle, se déplaçant sans cesse et composant des chants sacrés. Mi-la-ras-pa fut divinisé et est généralement représenté assis sur une peau de gazelle posée sur un lotus. Mar-pa était lui-même un disciple de Bron-ston (1005-1064) et aurait fondé la secte des Bka-rgyud-pa. Il est très souvent représenté au Tibet sur des thangka ou des mandalas, assis en méditation, vêtu comme un moine, ou bien en train d'écrire.


Les Editions L'Âge d'Homme viennent de publier le nouveau recueil de poésies de Athanase Vantchev de Thracy, "Suaves voluptés de la vie" (bilingue : français-anglais) - 260 pages, 20 euros. Adresse de L'Âge d'Homme : 5, rue Férou (à 20 mètres de la place Saint-Sulpice) 75006. Tél.: 01 55 42 79 79.




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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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