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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 07:35


 

 

En premier lieu,
Ils étaient deux
Et, au lieu de
S’arrêter là,
Il en naquit d’autres et cetera...
Et me voilà !
 

© David Chomier
 
 
Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris
 
 
 

 


 
 

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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 07:47


 

 

Nous n’irons jamais ensemble
Dans la maison tutélaire
Car je suis l’étrangère,
Le fruit de tes amours traversières.
Pourtant je fais partie de toi
Autant que cette terre
Qui bat dans ton sang
Au rythme des saisons.
Je voudrai respirer
L’air que tu respires,
Vibrer de la même lumière
Emplir mon âme
Des paysages que tu aimes
Parcourus d’invisibles présences.
Et le soir devant l’âtre
Où murmure la flamme
Je m’endormirai
Dans le berceau de tes bras.

 

©Denise Bernhardt  
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.                              
 
 
 
 

 

 

 

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 07:41


 

11 mars
Je préfère arpenter le promenoir des brumes
Sur la scène de l’aube au translucide éclat.
J’y dépose en marchant mon fardeau d’amertumes,
Toute difficulté remise alors à plat.

12 mars
Si la difficulté demeure horizontale,
Elle est changée en route où fleurit mon trajet.
Elle n’a plus sur moi son emprise fatale
Mais devient à la fois la voie et le projet.

13 mars
Chaque voie est en somme ordinaire ou royale
Suivant notre façon de la considérer.
Selon le premier pas, l’influence initiale
Rétrécit la vision ou permet d’espérer.

14 mars
La vision se fait large à ma gauche, à ma droite.
Au-dehors, au-dedans mon espace vital
S’intensifie et croît, quitte la vue étroite.
Le monde en même temps perd son attrait brutal.

A suivre…    


© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier                            
 
 
 
 

 

 

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 07:35

 

 

( à Miloud Keddar)

Un an déjà...

 

 

Tu es parti sans un bruit, seul, dans l'ultime passage...

Quel est ce coup de vent frappé à la porte de nos vies

de ta femme restée seule et de nous tes amis

Tu as quitté l'ici bas en plein coeur de la nuit 

Et depuis...Tout là-haut, imperturbable,

il te colle à la peau, le Silence...

 

Bouche close, yeux fermés, doigts tremblants

une musique d'Ibrahim Malouf à l'esprit

essayer de délier l'absence, cette longue nuit

ce mystère d'obscurité polaire

 

Quelle est cette frayeur

Notre Amitié sans voix

et le vent de l'Ailleurs

d'un coup noyant la joie ?

 

Si le grand froid nous gagne parfois

notre âme conti-nue à s'alléger

jusqu'à ce qu'on entende à nouveau le bruit

des mille et un déplis de l'absence in-finie

 

Tu es parti de nuit mesurer le désert

où l'on sert aux amis sur la nappe mouvante

les dattes, le bonheur, la fraîcheur du thé vert

qui réveille le cœur parfumé à la menthe

 

J'imagine ta route qui cherche son chemin

tout autour du Hoggar, et tu le trouveras, tu l'as déjà trouvé

C'est La Route Nouvelle qui va vers la Lumière

et je compte et recompte les moindres grains de sable,

l'envol de tes paroles, témoins de ton voyage,

qui restent en suspens aux quatre coins du monde

 

 

©Jeanne CHAMPEL GRENIER
       
 
 
 

 

 

 

 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 07:27

 

Tiens : une étoile !
Une étoile en plein jour
Qui joue à saute-moutons par-dessus les nuages
Dévale des montagnes, frôle mon oreiller
Espiègle monte au ciel, fait la nique au soleil.

Tiens : une étoile !
Une étoile au plafond qui me parle d’amour
Elle ouvre mon cahier à la première page
                                      
Plonge dans l’encrier
Grisée de sang vermeil, dessine un arc-en-ciel.
 
D’un trait de plume la fine mouche m’escarmouche
Et puis se couche contre ma bouche.
Toute au bord de mon cœur
Elle effeuille les fleurs    
Qui me parlent de toi
Secret entre elle et moi

©Serge Lascar
Extrait du recueil Post-Scriptum - Edilivre 2021              
 
 
 
 
 
 
 
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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 05:42


 


Le matin verse aux vertes cimes. La forêt prend visage. Coiffe d’Iroise, chevelure d’algues, glauque est sa robe. La brume murmure blanche de nuit. Le feuillage brille de mille écumes.
Sur l’ailleurs, trouble réel, le poème porte visage.


Une lune en bouton perle sur la nuit. Telle l’aube, elle éclos pâle de senteur. Le silence est plein du déchirement des bourgeons qui éclatent mûris d’astres. Le vin doux de la vie court sous l’écorce et l’arbre étourdi de sève rêve à ses fruits
Nuit d’odeurs, la floraison soupire.
Le verger appelle. La forêt espère.
Aux branches de l’ombre le poème mûrit.

 
©Béatrice Pailler
Extraits d’Aubier
Revue Écrit(s) du Nord
N° 35-36 2019

 

 

 

 
 

 

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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 07:45
Le vivant et son évolution : ecollège de Haute-Garonne


 

Depuis mon arrivée sur la terre, il s’est passé des milliers de millions d’années, et j’ai vu apparaître et disparaître des créatures tellement fantastiques que tu n’en croirais pas tes yeux. J’ai fusionné avec toutes ces bêtes et toutes les plantes, et de chacune, j’ai conservé la mémoire : leurs expériences, leurs sensations, leurs émotions. Je ne suis peut-être qu’une petite goutte d’eau, mais je me souviens de tout. Ha, je me souviens de ce jour où un puma est venu boire ce torrent d’eau pure qui dévalait les Andes... C’était moi ! A l’intérieur de son corps je me suis sentie sauvage et puissante. Voler avec les oiseaux, c’est quelque chose de merveilleux, c’est encore plus excitant que de tomber du ciel. Avec les aigles, on peut planer très haut.


Puis, un beau jour, est apparu un animal fort étrange, et bien différent des autres. Au sujet de celui-ci, il y aurait beaucoup à dire. Mais je n’aime pas trop parler et je ne suis pas sûre d’avoir bien compris cet animal là. Il marche sur deux pattes, comme les poulets, mais ne ressemble guère à un poulet. Il est capable d’accomplir les choses les plus extraordinaires mais la plupart du temps, il se comporte de façon plutôt stupide. Ça me dépasse complètement. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé de le comprendre, du dehors et du dedans... Ils se nomment eux-mêmes « humains ». Car c’est leur grande manie : inventer des noms pour chaque chose. Des mots, ils en ont tellement inventés, qu’on se demande comment ils peuvent encore retrouver toutes les choses qui sont rangées dessous.


Depuis leur arrivée, ils ont sali à peu près tout. Ça, je ne pourrai jamais le comprendre. Par leur faute, me voilà obligée de nager dans des rivières polluées. C’est un peu dégoutant, mais moi, Gotita, je reste toujours pure, même quand la rivière est sale. Ils ont même réussi à salir le ciel et les nuages ! Ils feraient mieux de faire comme moi : se laisser porter par la rivière. Enfin, ils changeront... Quant à moi, j’ai tout mon temps.


Parfois, j’en rencontre qui sont si tristes, si épuisés de se battre pour rien et de lutter contre eux-mêmes. J’entre alors dans leur corps, j’en ressors sous la forme d’une larme en emportant avec moi un peu de leur peine.


© Leafar Izen    

Le site de Leafar Izen et son site de vente par correspondance  http://www.leafar-izen.com http://www.leslibraires.fr/
 

 

 

 


 
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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 08:00

Éd. Alcyone, collection Surya, 63 p., 2021
ISBN: 978-2-37405-085-0

 

Condensé pour ossuaire de solitude, accords mineurs, ce recueil distille une sève noire issue du fond de l'être. La respiration du rythme tient lieu de ponctuation, des plages immaculées donnent leur oxygène à la phrase, une majuscule relance le propos à chaque page : tessons de lumière, voix blanches presque aphones, magique fluidité, bienheureuse poésie en jachère...

Un filament de lymphe
entaille le ciel

certains le nomment
nuage

en vérité
il n'est que souvenance
de l'imparfait de la pluie

À contre-lumière, à la frontière, à l'entre-deux, dans des espaces inachevés, aux limes de l'aurore, l'infini est fragment. Pourtant, le poète est en belle cohérence, celle du rêve, celle d'une lueur  incertaine, diffractée, d'une indicible douceur... sur un vélin d'absence.

Bien que les images tirent leurs racines dans la calligraphie de l'eau, de la glèbe et du feu, on est aux limites du figuratif, dans une sorte d'abstraction qui se suffit à elle-même :

lentes torsades
où affleurent les cendres
d'une genèse

élégie du feu
parole accrue de chair
palpite
dans l'étreinte des pierres

quelles flammes là jetées

Poète-funambule de haute lice, Jean-Louis BERNARD joue avec le langage à l'extrême limite de son sens, quitte à nous prêter une manière d'apnée où convulsent les mots. Ivresse des profondeurs où se côtoient les sombres rayons d'un Jean de la Croix et le noir-lumière d'un Soulages.

Un bémol, à propos du fort beau texte en quatrième de couverture où l'auteur évoque ces personnages. Y jouent à la marelle des caractères lilliputiens. Diantre, est-ce une éloge à la microscopie ou un complot de mon lunettier ?

Rouvrir les feuillets, une fois encore, est une vraie récompense :

Liturgie d'un regard
sur l'île submergée
par l'émeute des nuages (...)

océan songe
terre abyssale
de secrets
où se mirent les nuits
de tous les millénaires

nos estuaires inaccessibles
lui font allégeance
auraient voulu dompter
la migration des sources

Alcool de la poésie, vertige des mots !

©Claude Luezior
 
 

 

 


 
 

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 07:32
Cap Fréhel - Photo Jdornac©


 

 

Bretagne de la blanche hermine
De l’eau vert et des prés gras
Blanche et noire des colères des tempêtes
Des matins éblouissants
Des couchants sanglants
De l’eau cascadante des torrents
Bretagne feutrée des chapelles
romantiques
Bruissante des forêts antiques
Haute en couleur des costumes d’or
Noire des deuils innombrables
Veuve de la mer insatiable
Aux festins marins dignes des rois
Bretagne qui sont ces hommes
Fils de ton sang peut-être
Qui de noir vêtus inondent ton sol
Bretagne que veut-on faire de Toi
Comment veut-on te faire mourir
De cette mort glauque, visqueuse
De cette mort incolore, inodore,
Invisible de la grande explosion
Bretagne n’accepte pas de mourir
Ou alors
Bretagne choisis ta mort !

 

© Gérard Gautier  
Extrait du recueil « Errances choisies » aux éditions L'Echarpe
 

 
 

 

 

 

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10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 08:10
©Sculpture bronze de Francelaine DebelleFontaine


 

 

 

Hommes et femmes de toute sorte
Enfants multitude de la Grande Utopie
Nous embrassons des millions d’étoile
Et nos mains longues les jettent à la mer
Pour les voir fleuris en pétales de lumière
Hommes et femmes de toute sorte
Enfants multitude de la Grande Utopie
Nous ne sommes ni anges ni démons
Mais les prophètes des chants inédits
Nous sommes les messagers de la parole perdue
Toujours des marcheurs sur les sentiers du rêve
Notre horizon est de l’autre côté de l’horizon
Enfants multitude de la Grande Utopie.
 
©Barnabé Laye   
(Le crépuscule des métamorphoses)
     
 
 
 
 
 
 

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