Lundi 4 juin 2012
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04
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/Juin
/2012
07:36
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonnet_d'Âne
Depuis toujours, je cherche la Clef
Qui expliquerait nos jours et nos attentes…
Quel est le sens du travail
Tel que me l’ont enseigné
Parents, maîtres et curés
Au temps où j’étais écolier ?
Au fil des ans, avec toujours plus d’acuité
Je voyais poindre l’absurdité
Quant aux valeurs apprises
Aux importances admises
À surtout ne jamais contredire
Donner ses heures à un patron
Prit la couleur de la démence
Car je l’enrichissais, là où lui
Ne me faisait que l’aumône
Juste de quoi ne pas déguerpir…
J’ai usé ma santé, gaspillé ma vie
Pour les avantages d’un nanti
Qui n’avait pour moi que mépris
Travailler pour le capital
N’est pas mon essence
On ne peut que se taire
Obéir à une pléiade de petits chefs
Trop souvent méprisants
Ne connaissant rien de l’homme
Ne le prisant pas plus qu’une machine
Vivre, c’est créer à chaque souffle
Et jamais tolérer d’être exploité
C’est donner le meilleur qui nous est inspiré
Sans penser à s’enrichir
Les biens de l’âme étant supérieurs
À cette poussière qu’est l’argent amassé
Vivre, c’est écrire, peindre
Composer de la musique, sculpter
Inventer et aimer avec ce qui nous est donné
Ou passer du temps à plonger dans la nature
Regarder exploser la vie, humer les parfums
S’abîmer dans les formes et les couleurs
Vivre, c’est prendre le temps d’adorer la création
De sentir combien nous sommes petits
Combien nous sommes chanceux
D’avoir des yeux et des oreilles
Pour entendre les bruissements du vivant
Vivre ce n’est pas suer sang et eau
Pour remplir des comptes d’égoïstes
Qui ne sont jamais que des morts-vivants
Qui se prennent pour des dieux
Là où ils ne sont que vermine
Vivre, c’est se laisser éblouir
À tout instant par les merveilles
Toujours gratuites, du génie inventeur
Qui agit dans tout l’Univers…
Vivre, c’est écouter nos voix intérieures
Qui disent la beauté et l’Amour
Et la valeur de nos jours…
© Jean Dornac
le 28 mai 2010
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Publié dans : Jean Dornac
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Dimanche 3 juin 2012
7
03
/06
/Juin
/2012
07:44
http://aquablue03.skyrock.com
Je déposerai sur ta tombe un poème et une rose
Je signerai les rimes en paraphe bucolique
Sur les pétales duvetés j’écrirai en prose
Dans un suintement de pensées actiniques
Je choisirai la rose parmi les fleurs numides
Cueillie dans les verdures des paysages sans bornes
En chauffant de mon cœur les bosquets humides
Pour que la rose éclate entre l’obier et les viornes
Le reflet de mes yeux sur ta tombe toute blanche
Transporte goulûment ton parfum apaisé
Dans l’anonymat d’une généreuse branche
Je lirai de mes mains la rose et la rosée
Je te caresserai, mère, de neuves mélodies
Les chants de mon pays achwiq et le hawzi
Je serai tout de feu tel l’oiseau du paradis
Je chanterai incessant en souffle d’aphasie
Sur ta tombe nulle couronne nul encens
Seuls les oiseaux joueraient sur les arbres
Je te dirai en vers mes souvenirs d’enfance
Je déposerai mon poème et la rose sur le marbre
J’ajouterai une larme dans un coin quelque part
J’iriserai de couleurs les rimes de ma prose
Sur la toile de mes rêves j’imaginerai le soir
Sur ta tombe posés mon poème et la rose
© Abderrahmane Zakad
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Samedi 2 juin 2012
6
02
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/Juin
/2012
08:01
http://www.teva.fr/photos
Amour
Toujours
Je t’aime
Tu m’aimes
Serment
Amant
Amante
Aimante
Embrasse
Embrase
Passion
Passons
Etreinte
Ereinte
Baiser
Biaiser
Serment
Mentir
Trahir
Haïr
Absence
Silence
Larme
Désarme
Amour
Mourir
Je t’aime
plus
© Annie Mullenbach-Nigay
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Publié dans : Annie Mullenbach-Nigay
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Vendredi 1 juin 2012
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/06
/Juin
/2012
07:28
http://blog.seya-art.com/wp-content/uploads/2010/01/Transhumance_Quest/Interactive/arrivee_desert.html
Hier, revenu de loin
Aujourd’hui, à bord
Tu brûles, épis et foin
Dis-le moi si j’ai tort.
Hier, courant, le plus
Pour arriver à l’heure
Après le train, le bus
Du gérant tu avais peur.
Hier, comme lui, moi
L’épicier se souvient
A chacun son petit soi
En toi il y avait du bien.
Hier, comme lui, moi
La file pour un billet
Avant la fin du mois
Le jus se faisait prier.
Hier, usé par le froid
Le vent faisait le reste
Frêle, à côté de toi,
Tu n’avais qu’une veste.
Hier, tout était ailleurs
Nous aimions la bonté
Aujourd’hui, couleurs,
Des sbires sans compter.
Hier, tu étais poids coq
Un sandwich te suffisait
L’éclat remplace la cloque
Que de foyer tu as brisé.
Entre hier et aujourd’hui
Nos chemins se séparent
J’ose, j’écris, je décris
A chacun son code barre.
Que dieu rende la raison
A toi qui l’a perdu
Il y a bien quatre saisons
Que faire contre l’imprévu ?
© Mouloudi Mustapha
Alger le 21/05/2012
Que dieu me préserve des excès, de la modestie je m’en charge. C’est quoi une vie si ce n’est pas une page sur laquelle, malgré
nous, nous comptabilisons nos faits et nos dires. Seulement elle n’est pas éternelle et à un moment ou à un autre elle sera pleine et là, juste là, en une fraction de seconde l’âme rejoint son
créateur et là, juste là, il va falloir solder les comptes…
Quand le droit piétine le devoir, on peut parler de tout sauf de liberté, de démocratie et de religion.
Même si nous reconnaissons que l’érosion peut avoir raison, des collines, des montagnes et même des blocs de fer, elle est
impuissante pour venir à bout de l’espoir lorsque son porteur cultive la foi. L’humain qu’il soit ce qu’il soit pour peu qu’il oubli sa raison d’être peut tout détruire, tout arrêter, tout
transférer, tout confisquer…Mais que peut-il contre le temps ?
Ai-je tort ? (dédié à mon ami Khodja Mustapha de Draria Alger) (Mouloudi Mustapha)
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Publié dans : Mouloudi Mustapha
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Jeudi 31 mai 2012
4
31
/05
/Mai
/2012
07:33
" Courtisans " BERNARD CHARDON
Comme des paons pavanant, ils aiment se montrer,
Organisent soirées et autres mondanités,
Usent aussi bien du charme que des plus gros mensonges,
Rusent pour satisfaire l'appétit qui les ronge…
Tutoyer la " jet-set ", ignorer le " commun ",
Inviter à sa table " quelque " politicien…
Sans honte ni fausse pudeur, lécher les " beaux derrières "
À quoi bon la fierté, si elle gêne les affaires !
Naviguer dans la haute est bien plus important,
Si l'on veut s'élever et paraître puissant…
~~*~~
© Thierry Deschamps
Son site : www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm
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Mercredi 30 mai 2012
3
30
/05
/Mai
/2012
07:39
Tu me demandes les mots
De mon cœur désolé
Quand la tristesse se brise
Sur les grèves
De ton île rebelle.
Des mots de cristal
Quand ils dorment enfouis
Dans les champs de l’espace.
Donne-moi l’étreinte de tes mains
Les saveurs bleutées de ton corps,
Pour pouvoir franchir
Le ciel plombé de l’absence,
Pour que nos couleurs se fondent
Dans les soies irisées de l’aurore,
Et que nos âmes redessinent
La courbe inégale du temps,
Les marées opposées de nos jours
Pour une césure d’amour
Un diamant dérobé
Aux laves incandescentes du destin
© Denise Bernhardt
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Mardi 29 mai 2012
2
29
/05
/Mai
/2012
07:35
© Les glaneuses - Jean-François Millet
Chacun de nos plus petits francs
Vaut mieux que tous leurs milliards creux !
Il pèse lourd dans notre main,
Echangé contre pain et vin.
Nous vivons la proximité
Et, comme Candide assagi,
Nous cultivons notre jardin
Qui nous le redonne au centuple.
Jamais ne nous viendrait en tête
D’aller piller, aux antipodes,
Les petits sous d’un frère humain !
Il tire aussi sa subsistance
De son sol et de son labeur.
Il sait troquer et marchander
Pour que chacun trouve son compte.
Ni lui, ni nous, assurément,
Ne réclamons meilleur octroi
Que celui d’œuvrer sans effroi.
© Luce Péclard
9 mai 2010
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Lundi 28 mai 2012
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28
/05
/Mai
/2012
07:38
http://www.numerama.com/magazine/14578-apple-fumer-tue-votre-garantie-informatique.html
Blonde ou brune, grésillante,
fumante et enfumante
tu nous tiens par ton poison
Et met à mal notre raison.
Ceux qui la défendent voient des terroristes partout
Ceux qui la haïssent
Ceux qui s’en défendent voient des terroristes partout
Ceux qui en jouissent
Ah Sainte Nicotine
Que d’aucuns adorent, que d’aucuns abhorent
Dans tes instables volutes bleues
Les longs lamentos de Co2
S’élèvent en serpentine
© Claire Prendkis
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Dimanche 27 mai 2012
7
27
/05
/Mai
/2012
08:26
© Les vieilles – Goya
Fripées jusqu'à la trame
comme d'anciennes momies
si près de la mort
elles affichent une mine
étrange et grotesque
malgré l'artifice
d'un maquillage de scène…
Le parchemin craquelé
de leurs vieilles carcasses
tente une nouvelle saison…
Leurs bouches déformées
par un rouge « fluo »
ressemblent à une rose
mordillée par le gel…
Leurs pommettes affaissées
cachent une angoisse triste
sous une poudre d'aube…
Beauté qui embrase
les folles chimères
elles capturent le regard
d'un sourire effrayant
qui déglutit les mots
entre un palais de résine
et un bridge malsain…
Malgré le temps moqueur
qui déforme leurs silhouettes
elles bravent l'avenir
de leurs masques étonnants…
L’or… le diamant… le rubis
ne pourront jamais prétendre
au statut de magicien
face à la décrépitude…
Spectacle avilissant
que ces marionnettes bourgeoises
dont les jours inutiles
se dérobent sous leurs pas…
Aucune tricherie
aucun subterfuge
n'assouvira l'appétit
de ce mal individuel
collectif et solitaire
qu'on appelle : vieillesse…
Pourtant les rides au front
les cheveux qui blanchissent
sont souvent les majuscules
où s'enroulent doucement
la noblesse de l'âge…
Mais chez les vieilles rentières
et les amants serviles
la fourrure arrachée
à la vie innocente
d’animaux majestueux
n’est qu'une cruauté
qu’engendre la richesse…
Je perçois les hurlements
de cette sauvagerie
que le commerce encourage
et le profit légalise…
Heureusement la mort
les mites et les vers
dévoreront bientôt
ces cauchemars humains
où se lovent les serpents
et pousseront ces oripeaux
d'égoïsme et d'horreur
sur le pal affamé
amoureux du néant !
© Victor Varjac
Antibes, le 19 janvier 2003
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Publié dans : Victor Varjac
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Samedi 26 mai 2012
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26
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/Mai
/2012
08:11
http://lewebpedagogique.com/vanina1/tag/lamitie
A l'aurore, au réveil
Le soleil éblouit,
Chasse les brumes du ciel,
Après la nuit qui fuit !
Amie, tu m'émerveilles !
Au plus profond de moi,
Il descend et s'engouffre.
Je ne vois plus que toi,
Et même si j'en souffre,
Je reste près de toi.
L'extase du midi.
L'eau fraîche qui coule en moi,
Entraînant mes ennuis,
Me baignant de sa joie.
L'Amitié me grandit.
Le soir au crépuscule,
Le temps a fait pousser
La moisson d'amitié.
Jamais aucun recul
Ne fera l'oublier
Pierfetz©
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-8tempsamiour.htm
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Vendredi 25 mai 2012
5
25
/05
/Mai
/2012
07:37
© Une sirène - John William Waterhouse
Il était bien trop tard
Le jour où j’ai compris
Ses yeux te regardaient
Comme les miens, hier.
Et j’étais incapable de dire
Pourquoi, ni depuis quand
Ce cœur cette fois-ci
Avait conquit le tien.
Certains avaient tenté
T’enivrer d’aventure
Et leurs voies escarpées
Promesses d’incertain
Firent plus d’une fois
Vaciller nos destins
Mais nul n’y sut jamais
S’y frayer un chemin.
Nous étions bien trop forts,
Bien trop prêts, ou trop loin
Mais j’ai su tout de suite,
Le jour où j’ai compris
Que c’était cette fois
Et que rien n’y ferait.
Ce cœur était pour toi
Et seul je le savais.
Tous mes amis encore
Installés qu’ils étaient
Dans les doux paysages
Où nous étions toujours
Pas plus n’avait senti
Ce changement infime
Comme une pluie si douce
Telle une onde si fine
Qui plutôt que d'éteindre
Exhale les couleurs
Et avive les goûts
Pendant ce temps son cœur
Tentait de disséquer
Ton air d’indifférence
Imposant le silence
Au reste de son corps
Afin que nul ne vit
Que nul ne soupçonna.
Et nul n’en eut rien su
Ni elle, toi ou moi
C’est dans mes yeux
Qu’elle a compris
Tu n’étais plus à moi.
J’avais un seul amour
Un seul un grand un vrai
Une femme est passée
Et en un seul instant
Elle m’a tout pris,
Tout ravi tout volé
Me laissant seul tout seul
Avec pour compagne ma peine
Au bord d’un vide immense
Effondré sous mes pas
Ecoutant le chant des sirènes
Alain Springer©
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Publié dans : Alain Springer
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Jeudi 24 mai 2012
4
24
/05
/Mai
/2012
07:44
http://randos-jp.skynetblogs.be/index-5.html
Il est des sots, dont la nature
Manœuvre mal et par excès,
C’en devient une forfaiture
Avec au bout sale, un procès !
Au point que la moindre des bourdes,
Leur fait par crainte réciter,
Des disculpes plus ou moins gourdes,
Pour s’aller voir décapiter !
Un Prince turc fort craint, dont la justice
Puisait souvent dans le suspect office
De ses humeurs, plus qu’en la loi,
Obligeant ses vassaux pour se tirer d’affaire
De se justifier par quelque mauvais braire,
Au point de mériter pis que la faute en soi :
N’en n’avait point la moindre idée !
Pour voler au secours de sa cour affidée,
Son Momos* suggéra, qu’elle n’en souffrît plus,
De pondérer l’enjeu : qu’aux mats moins de pendus.
« Dis-moi, que je comprenne et cela sans ambages,
En quoi quelque défens peut être pis que mal :
Pour réduire au palais d’inutiles dommages,
Gâchant moins mon pénal » !
« Ô roi, puis-je pousser mon avis hors-limite
Sans que pour ça,
Ton humeur ne me trouve une cure d’ermite… »
«… Y va sans crainte, y va » !
L’autre alors, contourne sa seigneurie,
Et lui pinçant la fesse ! Elle s’écrie :
« Quelle mouche te pique… » « Prince pardon,
J’ai cru dans le moment poussé par Cupidon,
Que cette croupe était de votre favorite… » !
Tenu par son serment d’un jour,
Non moins par la leçon fort bien décrite,
Il en retint le sens… puis applaudit la Cour.
© Claude Gauthier
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Publié dans : Claude Gauthier
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Mercredi 23 mai 2012
3
23
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/Mai
/2012
07:30
© Michel Bénard
Lorsque le noir d’encre
Révèle la voix du silence,
La musique du calame
Devient le plus beau
Chant de l’homme,
C’est la note sublime,
La ligne qui transcende la poésie,
Où grandit la prophétie,
Où s’embrase la beauté.
C’est la trace du cœur,
Le signe devenant visible
Sur un fond de ciel bleu.
C’est l’enluminure d’un souffle universel
Qui voudrait déposer sur le monde
Le voile de la connaissance.
Lorsque le noir d’encre
Dispense l’éclat de sa lumière,
C’est un fragment de parole sacrée
Réfugié au grain du parchemin.
© Michel Bénard.
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Mardi 22 mai 2012
2
22
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07:24
© Henri Fantin-Latour
Tu m'aimes ou tu crois m'aimer
Toi le rêveur et de la femme l'amant
Tu veux ta tête poser
Là où ma rune est cachée
Entre mes Gardiens tant désirés
Je m'abandonne à ta rêverie
Je m'abandonne tout simplement
Je m'ouvre à toi, telle la mésange bleue, ses ailes
Je m'offre à toi sur l'autel
Des sacrifices délirants
Des anges tombés de Charybde en Scylla
Aux déités les plus anciennes
Nous participons des noces païennes
Les plus belles, les plus primitives
Dans la Beauté des Symboles Sacrés
Je suis la Fée du Soleil Couchant
Rituels nocturnes, envoûtements
Je t'appelle, ma voix tu entends
Je suis là, te sers mes appas
Mais n'oublie pas, je suis aussi la Wacca
Dans un tourbillon de caresses
De gestes d'amour et d'ivresses
Nous spiralons dans le Temps
En corps à corps subtils
Reliés par le Fil d'Argent
Soyons humbles, vivant ce Mystère
Car nous sommes de la Terre
Soyons nobles mon ami
Car nous émanons aussi des Étoiles
Baissons du Temple le voile
Aimons-nous !
Ode©
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Publié dans : Ode
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Lundi 21 mai 2012
1
21
/05
/Mai
/2012
07:33
© Rubens - Adam et Eve
Ô chastes âmes
Outrées pour un peu de peau nue
Prêtes à dire de certaines femmes
Qu'elles appartiennent au trottoir
Pour seul motif qu'elles savent aimer
Ô chastes âmes
Si promptes à vous choquer
À invoquer le ciel
Pour protéger vos hypocrisies
Et montrer du doigt les pécheresses
Ô chastes âmes
Supposés remparts de la chasteté
Au nom d'un dieu adoré et prié
Farceur ingénu qui nous créa nus
Et nous combla d'adorables atours
Ô chastes âmes
Qui usez vos genoux dans les églises
Et la langue par trop de médisances
Vous m'amusez follement
Car vous blasphémez votre dieu
En maudissant les corps qui s'aiment...
Ô chastes âmes
Qui tenez pour sale
Ce que votre dieu a voulu
Vous ne savez que damner
Ceux qui honorent leur créateur
En aimant l’amour à la folie...
Qui donc, entre eux et vous
Fait honneur à Celui
Que vous dites vénérer ?
Vous qui maudissez
Ou eux qui aiment
Sans fard ni péroraison ?
© Jean Dornac
Paris, le 4 avril 2010
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