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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 06:37
Création Ode - Québec © 2004


 


Je ne vends pas du vent,
Je ne donne que du rêve.
Accepte ce présent,
Ta vie sera moins brève.

 

Psyché, je suis plus que ton frère.
Enchante moi en toutes saisons.
Ton ami aime en toi la mère,
Et l'amant devient Cupidon.


Je t'emmènerai tout là-haut
Sur un nuage de lumière,
J'y peindrai ton corps en rehaut,
En amazone, ma Cavalière!


Nous boirons le filtre d'amour,
Transfigurés comme des soleils.
En ton temple, mes nuits seront jour,
Notre fusion sera vermeil.


Sur ce tableau je tracerai
Une longue traînée d'étoiles,
Et mille oiseaux j'ajouterai
Pour chanter VIE sur notre toile.


Je ne vends pas du vent,
Je ne donne que du rêve...
Réalité se vend,
Mais souvent on en crève !


Du rêve à la réalité,
La descente est souvent amère...
Si l'Amour nous a transportés,
Le paradis nous suit sur terre.


Lorsque mes rêves volent au vent,
Bien attachés à leurs fils d'ange,
Les nuages cachent moins souvent
Le soleil, et notre vie change.


Je ne vends pas du vent,
Funambule, troubadour,
Fou rêveur bien souvent,
Je transporte l'Amour !

 

Pierfetz©

2009

 

 

 


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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 06:46


 

 

En bocaux, nous avons mis quelques mots. Comme ces confitures à l'automne des récoltes. Fruits d'une attention pur sucre, de soins que seule une marmite enceinte peut donner à sa progéniture. Brûlure des mots, brûlures des baies. Oui, la précieuse mixture est là, si bouillonnante qu'elle s'avère presque dangereuse. Elle requiert tout à la fois respect et savoir-faire, doigté et zeste de folie olfactive. D'un coup, le branlebas de combat va précipiter le concentré d'amour dans un bataillon de verreries disparates, soudainement transformées en coffres à trésor.


Et le verbe de se cristalliser en phrases, les adjectifs de luire tels des grains précieux, les ponctuations de gonfler une fois dernière en bulles d'or. Ici et là se coagulent poèmes et proses en laves chatoyantes, images nées du feu et de l'ombre, senteurs langagières tout droit échappées d'un bedonnant dictionnaire, fumets régionaux et grands crus d'assonances, moutonnements de rimes en vadrouille et rougeoiements d'italiques comme autant de sucs au bord de chemins perdus.


Dompté par la flamme, voici le graal des mots, tel un concentré de saveurs. Comme si le jardin de la pensée voulait exprimer ses bouquets avant une très longue pause, celle d'une claie ou d'une bibliothèque. Avant l'ultime renaissance sur rétine ou sur papille en extase.


©Claude Luezior
 
        

 


 
 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 06:51


 


Le Temps est une mesure
une cadence insensée
qui suce la force…
la brûle… l’épuise…
Ce goutte à goutte
corrompt les cellules
et cristallise la chair
mais heureusement
il existe un chemin
une trace d’espoir
où les battements du coeur
ne s’arrêteront jamais !…
L’infini nous entoure
il bruisse en moi
comme en toute créature
issue d’un songe d’étoile
aux lèvres de lumière…
J’ignore ma naissance
et tous les petits pas
qui font de chaque jour
un compte à rebours
jusqu’à cette brutale
et cruelle échéance
qui dévore le souffle
l’identité de l’être
et même sa mémoire !…
Je dois apprendre aux hommes
la chanson de la Vie
cercle magique
où se mêlent
nos mains… nos voix
et nos regards
métamorphose pure
d’un Printemps absolu
qui change notre vécu
et le sang de nos corps
en comète d’azur
que chevauchent les dieux !…

© Victor Varjac
Antibes, 2 février 2013  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 
 
 
 

 

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 06:40
Photo de Kathleen Hyden-David©


 

 

Déchirure
de l’écorce
S’ouvrent
les entrailles
de la terre

 

Peut-être
la découverte
des restes d’une vie
au-delà  de millions
d’années

 

Non rien
Rien que détritus
de l’humanité
d’aujourd’hui

 

Jeux d’enfants
insouciants
ou négligences
coupables d’adultes

 

Outrage
à la nature
toujours fatal
à l’homme


©Kathleen HYDEN-DAVID
 

 

 


 
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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 07:04
Photo Jdornac©


 

 
Il y a des passions
A vivre tellement fort,
A raison ou à tort,
Sans réponse, sans question,
Que sans elles, l’existence
N’aurait pas de sens...
 
©Lydia Montigny  
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris                
 

 


 
 

 
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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 06:46

 

J’ai le plaisir d’accueillir ce nouvel auteur belge présenté et soutenu par Gérard Gautier qui me dit qu’il aime tellement la Bretagne qu’il s’est choisi comme pseudo : Pierre Guérande ! Bienvenue à lui et avec joie ! (Jean Dornac)


 

Figée pour mieux mourir en vestale éternelle
la roche en Cornouaille est trouée de vertiges
sans fin renouvelés par la vague cogneuse
et les vents goudronneux sur la piste du large

 

Le rivage ne tient que par la grâce ultime
des mouettes filant sous l’averse d’argent
et par le lit d’écume au fond des phalanstères
où nichent les embruns dans l’agonie des vagues

 

La falaise fractale ébranle les assauts
furibonds et bientôt l’escarmouche ruineuse
Toutes ont pareillement droit de cité pérenne
en leurs enclos minés de palanques bravaches

 

Les sentiers sont noueux dans la jeune bruyère
Il suffirait d’un pas de trop dans l’herbe vierge
pour retrouver l’errance ailée du visionnaire Icare
vouée au rêve fou d’un pur égarement

 

©Pierre Guérande
 
 
 

 

 

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 06:43
Rembrandt : portrait d’un vieil homme


 

 

Par inadvertance
J’ai vieilli

 

Dans l’indifférence
J’ai flétri

 

Tout naturellement
L’on m’a dit :

« Tu n’as point mal vieilli
mais vieilli finalement »

 

 

© David Chomier
 
 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris
 

 

 

 
 

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 06:33
Photo Jdornac©


 

 

Jaune, l’eau du soleil qui égratigne la verdeur :
Éclats aux tains des rivières.
Verte, l’eau des feuillages
Et, jaillissante de l’ombre,
Elle plonge au puits de l’onde.

L’eau pâle des averses niche dans le vent
Où l’opale des souvenirs verse dans la pluie.


De blanc et de gris, la lumière en brindille raye les pierres. Sur les flaques survit un tain d’ombre pareille à la nuit où des grains flavescents s’estompent tel le souvenir d’averses et de soleils épousés.
Sur le printemps aux clartés mouillées, éclatent le jaune et le vert.

©Béatrice Pailler
Revue Traversées n°89
Automne 2018

 
 
 
 

 

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 06:49


 
 

 


Dans mon rêve, je voulais te donner un livre
aux pages innombrables
cachées entre de grosses couvertures,
certaines couvertes d’une écriture propre, ordonnée,
d’autres aux mots effacés ou tranchés.
il y avait aussi des pages entières
soulignées ou en couleurs dorées,
et des pages blanches
que tu ne voulais guère,
écrites dans une langue
que tu ne connaissais pas.
je n’ai rien fait pour que tu le reçoives.
au levant, le soleil pénètre jusqu’aux tréfonds
de mon rêve…
ce livre aux couvertures usées,
lu et relu,
c’était moi.

 

©Elina Adam


Recueil en préparation : « La blessure de l’amphore. »
 
 

 


 
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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 06:53


 


La flamme était trop belle
Trop haute, trop éclatante
De celle dont les braises
Ne veulent pas mourir.
L’étoile s’est brisée
Mais les fragments épars
Glissent
Dans l’infini du temps.
Nul ne peut jeter
La gerbe d’eau dans l’âtre,
Ni disperser
D’un geste sur les cendres.
Seule « la grande nuit qui marche »
Viendra verser un jour
Dans mon âme en attente
Le suave breuvage de l’oubli.

 

©Denise Bernhardt  
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.    
 
 
 

 

 


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