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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:06
Recension A. Racine Senghor. «  Dessous la lampe » - par Michel Bénard
Recension A. Racine Senghor. «  Dessous la lampe » - Abis éditions – 2015 – format 12x20 59 pages.
 
             « Dessous la lampe hissée haut, d’où veille le Serviteur Maître de la plume.../...» R.S
 
Ce fût fin Juillet 2016 à Dakar à la Fondation Léopold Sédar Senghor que j’ai eu le privilège de rencontrer, de découvrir et de partager avec le poète et intellectuel Racine Senghor.
En réalité ce jour là j’ai croisé un authentique poète comme l’Afrique a souvent su nous en offrir et qui porte son regard sur le monde tout en revendiquant sa source identitaire liée au petit paradis des Bolongs, lieu des plus favorables à l’âme éthérée d’un poète.
La composition d’un recueil, chez un poète africain n’est jamais anodine, le plus souvent il s’adresse aux anciens, aux défricheurs, aux âmes en voyage dans l’autre royaume.
Mais il s’adresse également à ses contemporains, aux proches de la famille ou aux amis.
Avec son recueil dernier né «  Dessous la lampe » Racine Senghor n’échappe pas à la règle.
Son préfacier Raphaël Ndiaye (1) le situe bien comme étant le poète des Bolongs, du Siné Saloum, de la Somone, paysages magnifiques entre terre, mer et ciel où se reflète son identité poétique que se perpétuera naturellement au fil du temps et de l’œuvre.
Raphaël Ndiaye voit en Racine Senghor un poète quelque peu semblable à une étoffe spongieuse qui absorbe les rumeurs et nuances du monde avec constance avant de les réinterpréter.
Racine Senghor est un poète attentif, à l’écoute, interrogatif, aux aguets un peu comme un grand fauve dans la savane.
Il poursuit son périple avec opiniâtreté et discrétion  sous le regard complice de ses grands ainés, Léopold Sédar Senghor, Aimée Césaire, Léon Gontran Damas, Birago Diop etc.  dont il perpétue l’esprit. Il en déjoue les arcanes et en décrypte les codes.
Au fil de mon errance clandestine dans l’imagerie poétique de Racine Senghor j’ai l’impression de me confondre entre le sable, le sel et l’eau des lagunes du Saloum, n’ayant que les rêves en mirages d’une vieille pirogue à l’abandon pour me rattacher.
Le poème liminaire est une forme de déclaration d’amour posthume à ses sœurs encore jeunes, belles et trop tôt disparues pour devenir des anges-fleurs dans les grands jardins célestes.
Certes nous sommes ici confrontés à la poésie d’un érudit, d’un lettré, mais tout au long de ses vers libres ou libérés nous sentons battre le rythme de son héritage et il s’en fait le porte étendard du Sahara aux Caraïbes.
Racine Senghor appartient à ces voix de la jeune Afrique qui pérennisent l’engagement, l’émancipation des grands et vénérables ainés.
Avec de semblables poètes rassembleurs à la volonté fraternelle et humanistes l’Afrique surpassera la belle image de sa «  négritude » avec pour but initial de :
 
« ../...redonner vie au mouvement de toute chose,
irriguer toutes les artères du monde
du sang palpitant de notre cœur. »
 
Oui, les poètes sont bien les élus de leur race.
Ce n’est sans doute pas un hasard, car il me semble qu’il n’existe pas, que Racine Senghor soit entre autres hautes fonctions officielles, allant de l’ Harmonisation des enseignements secondaires dans les pays francophones d’Afrique, Directeur des Arts, ainsi que Directeur du Cabinet au Ministère de la Culture et actuellement administrateur du fameux monument de la Renaissance africaine à Dakar, monumentale et symbolique sculpture dominant la mer et abritant un musée d’ art africain ancien et contemporain.
Racine Senghor a pour crédo ce vers ;
 
« Paix sur vous, mes sœurs, mes frères, Paix ! »
 
qui correspond parfaitement à ce cri d’espérance et d’enthousiasme :
 
« Debout parmi les hommes pour demain ! »  
 
Bien que nourrit de son bel idéal humaniste, Racine Senghor est aussi, hélas rattrapé par l’horreur de la société au quotidien, l’inqualifiable de la cruauté de certains «  hommes. » D’ailleurs peut-on encore nommer ainsi de semblables monstres ?
La réalité dépasse souvent la fiction, alors le poète blessé, torturé, affligé, rend hommage à une très jeune fille, Selbé, victime du mal, de la géhenne, qui symbolise malheureusement d’autres faits similaires, et qui fût terrassée par la bête, le violeur, l’assassin !
 
« Qu’aucun enfant plus jamais ne gise ainsi
Violée, immolée sur l’autel de la Bête. »
 
Ce poème à bien y réfléchir n’est qu’un épiphénomène signifiant toutes les autres recrudescences des haines aveugles, des ignorances réductrices et des pandémies obscurantistes abolissant l’humain et l’amour au profit du glaive triomphant sur l’autel des dogmatismes.
Par ce texte émouvant « Sang de Selbé, » Racine Senghor nous invite à demeurer vigilants et à lutter contre la barbarie omniprésente, à prendre garde aux masques des faussaires de la politique et des religions.
L’espérance, la foi demeurent cependant et dans une extrême sensibilité nous retrouvons dans les douceurs parfumées d’une nuit sur la Somone le miracle de la naissance, donc celui de la vie !
Racine Senghor glorifie et protège la mémoire de ses maîtres à penser, il les questionne afin sans doute de mieux retrouver son harmonie, ses convections.
 
« Dis-moi, Mandela, quelle foi a maintenu ton esprit. »      
    
Telle est sa façon à lui d’évoquer les icônes de l’identité africaine, de l’indépendance, de la liberté !
Il est des poèmes que j’associerai volontiers aux chants des piroguiers de Raphaël Ndiaye glissant en silence dans la nuit vers la mémoire des anciens.
En tant qu’occidental, certaines subtilités ethniques ou expressions m’échappent, mais l’âme du texte est immuable et s’exprime dans sa transcendance, jusqu’à me révéler ses liens et sources, là où sommeillent les germes de l’origine.
Le poète Racine Senghor progresse avec sagesse et prudence sur les pas des élus, des prédécesseurs, il recherche ses terres, ses sources, celles de la première heure qui le conduirons vers un meilleur avenir.
Face à la mer, sur ses hautes marches il vibre sous les effets de la renaissance.
Il en fera l’observatoire du monde et se nourrira de la force du baobab millénaire.
Si nous retenons notre souffle, si nous demeurons attentifs, les roulements des tam-tams sur le monde, déferleront jusqu’à nous pour nous transmettre le rythme de la vie.
Le langage est riche, personnel avec ici et là une nuance hermétique où le symbole prend la parole. Il en est pour ce voyage en compagnie du griot Guewel.
Il refait l’expérience du monde, peut-être veut-il ralentir le temps, voire revenir en arrière, reprendre une position fœtale, au péril de sa vie lorsque la mer se démonte.
Il s’agit bien là d’un voyage initiatique.
Le texte se veut également un hymne d’Amour, à la Paix, à l’Harmonie, au transcendantal au travers de la liberté du verbe et de son expression.     
Il transmet et perpétue la parole du griot en situation.
Racine Senghor à l’instar  de nombreux intellectuels, poètes, écrivains, philosophes, artistes, est attaché au renouveau des lettres et des arts, il est un homme de la renaissance qui porte haut son regard bien au-delà de l’incontournable élan de la «  négritude » cher à ses grands initiateurs et visionnaires.
Racine Senghor est bien le poète de la renaissance, cependant pas à n’importe quel prix.
Il veut le partage, la lumière, l’équité, la vérité, la liberté et l’Amour en talisman:
 
«  Totalité d’une Afrique Une dans sa diversité
Riche de la diversité
de ses cultures convergentes
Tendues vers le même commun idéal
d’Amour
Et de Paix sur tous les espaces
des enfants d’Adama. » 
   
Peut-être est-ce cela la Néo-Négritude si chère à Jacques Rabémananjara.
 
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
 
PS : «  Que la poésie, indéfiniment, nous comble de sa magie et ne cesse d’engendrer, pour mieux nous inspirer, des rêves toujours plus beaux sur des sites sans référence !
                                                             Jacques Rabémananjara. Paris le 24-02-2004.
 
(1) Raphaël Ndiaye – Directeur Général de la Fondation Léopold Sédar Senghor.
Recension A. Racine Senghor. «  Dessous la lampe » - par Michel Bénard
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 06:48
Mains – Ode
Oeuvre en titre de Viviane Cisinsky©
 
 
 
Ta main offerte
Grande comme l'étoile
Ta main ouverte
Blonde comme bord de mer
Vient se reposer sur la mienne
Le ciel est vert d'étoiles
La mer est blonde de sable

Ta main dessine le ciel et la mer
Dans ma main offerte
Ma main ouverte
Entre étoiles et sable
Et mer verte
Comme brise légère
Tu nous crées

Nos mains grandes étoiles
Nos mains bleues de mer
Nos mains vertes de ciel
Nos mains sables blonds
Nos mains accrochées
Au clair pinceau des couleurs
Nous nous créons

Dis, tu as vu 
Nous avons des doigts de lune

Ode©
 
http://zodode.5.50megs.com/CS/mains.htm



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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 06:41
L’enlacement – Jean Dornac
 
 
 
 
Est-il un geste plus simple et affectueux
Que l’on aime de l’enfance à la vieillesse
Qui se pratique pour rendre l’autre heureux
C’est un acte d’une très réelle noblesse !
 
Mais il arrive, après une rupture
Que l’on perde cette merveille
Et l’on comprend la lourde blessure
On sait que plus rien ne sera pareil…
 
Je n’ai plus que le vide qui m’enlace
Et c’est la vie qui, sans toi, me lasse
Où sont passés les bras de l’amour
Qui devaient m’enlacer pour toujours ?
 
Dans l’arc de tes bras j’étais en sécurité
Dans ton étreinte, je me savais aimé
Mais depuis que tu les as retirés, un soir
 Ma vie se décline en couleur noire…
 
Nous étions pourtant bien tous les deux
Lorsque nos âmes dansaient dans nos yeux
Nous n’avions guère besoin de parler
Pour savoir combien nous étions aimés
 
Qu’a-t-il de plus que le mien, ce nouveau cœur
Qui soudain a surgi dans ta vie pour détruire
Et installer dans mon esprit une sinistre peur
De perdre ce que nous voulions construire ?
 
Depuis que tu le connais lorsque tu m’enlaçais
Etait-ce ton cœur qui encore m’aimait
Ou l’horrible vipère me mordant au cou
Injectant son mortel venin pour que je devienne fou ?
 
Et tu es partie, oubliant même un dernier enlacement
Pour rejoindre au plus vite, le voleur, ton amant !
Oui, le vide seul t’a remplacée depuis ce sinistre jour
Où j’ai compris que le mensonge ressemblait aussi à l’amour…
 
Il fut doux, le poids de tes bras sur mes épaules
Il est écrasant celui de sa cruelle absence
Je pourrais bien parcourir toute la Gaule
Que je ne trouverais plus à ma vie le moindre sens…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 25 septembre 2016



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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 06:44
Le monde des vampires – Pierfetz
 
 
 
 
Les fantômes de nos manoirs
Habillent notre rêve quotidien,
Du plus récent au plus ancien.
On les aime qu'ils soient blancs ou noirs !
 
Les vampires n'ont pas de couleur.
Fourbes, amis, galants, pythons,
Ils envahissent notre coeur.
Chapelles, clubs, races ou nations,
Ils nous font perdre la raison.
Doux chantages et compromissions
Vampires savent donner pour mieux prendre,
A l'affût de nos émotions
Incapables de nous défendre.
 
Les fantômes ne sont pas à craindre,
Ils sont nos rêves apparentés.
Les vampires savent mieux nous atteindre
Jusqu'en nos âmes épouvantées.
L'horreur compagne de l'épouvante
Fait fuir le monde à leur approche.
Les vampires marivaudent et chantent
Et leur tendresse nous accroche.
 
Leur langage se fait idéal,
Comme une mante religieuse.
La manipulation mentale
Devient une arme délicieuse.
 
Leurs victimes donnent souvent naissance
A de gentils petits humains,
Ce sont des vampires en puissance,
Prêts à exploiter leur prochain.
 
Il faut louer les jardiniers
Qui remettent en question ce monde,
Arrachent et jettent ces immondes:
Les liserons de nos sentiers,
Les coucous dans le nid des autres,
Les parasites qui s'y vautrent.
 
Les petits vampires sont très proches.
Ils sont là, sans cesse aux aguets,
Toujours prêts à vider nos poches,
Comme le font les pickpockets.
De leur olympe les grands vampires
Nous paraissent à mille lieux;
Pourtant on peut craindre le pire,
Ils nous manipulent comme des dieux !
Les vampires sont des dieux de guerre,
Ils ne cherchent que leur profit.
L'humain ne les occupe guère,
L'intérêt est leur lieu maudit.
 
Pierfetz ©
 
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-2Vampires.htm



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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 07:48
Ne tourne pas rond ! - Salah Bekka
 
 
 
 
As-tu besoin d’un témoin
Pour déclarer ta flamme ?
Et crois-tu être aussi loin
Du cœur de cette femme ?
 
À ces questions je trouve réponse,
Pour t’ajouter chez les galants ;
Compose chaque geste avec confiance,
Dans la tradition des vrais amants ;
 
Puis laisse ta bouche guider tes lèvres
Comme un enfant !
Et ne sois pas un mauvais lièvre,
Perdu aux champs !
 
Écoute ton cœur
Qui brûle au fond !
Fixe tes yeux avec douceur
Et ne tourne pas rond !
 
Libère ton corps de cette torpeur !
Soulève ce couvercle qui le bloque !
Laisse échapper cette douce vapeur !
Alors, elle provoquera le choc ;
 
Dans vos envies et vos désirs, 
Entre vos visages aux beaux sourires,
L’amour viendra prendre racine,
Et il poussera d’une manière fine ;
 
Dans cet intérieur où vit l’estime
Qui fait de chaque corps une moitié,
La romance écrira sa rime
Pour faire de vous deux, un entier.
 
Dans ce beau milieu où coule la vie,
Vous donnerez les plus beau signes,
Ils vous rapprocheront de vos envies,
Comme ils vous dégageront des épines ;
 
Alors, ne tourne pas rond !
Fais de cette union, un filon !
Agis surtout en grand garçon ! 
Marque par tes actes la cour des grands !
 

©Salah BEKKA. Auteur

Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France



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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 06:38
Gérer mes souffrances – Kacem Issad
 
 
 
Je tutoie mon créateur,
Je lui raconte mes peines.
Ces prières qui jaillissent de ma gorge,
Arrosent un cœur épuisé.
L’espoir de voir mon concepteur
Éclairer d’une bougie
Mes chemins assombris,
Me redonne une once de vigueur
Pour poursuivre ma marche
Dans ces voies sans voix.
 
©Kacem Issad



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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:46
La pomme – Michèle Freud
 
 
 
 
Un jour de fin septembre, ensoleillé et délicieusement doux, nous traversons un village de montagne, fleuri de dahlias de toutes les couleurs. À la sortie du hameau, un petit chemin moussu, bordé de coussinets dorés, nous invite à la flânerie ; il ne sent pas la noisette mais la pomme bien mûre ! En effet, devant nous, se dresse un pommier, un vieil arbre couvert de lichen jaune et de pommes toutes rouges : un arbre qui paraît « enchanté » tellement sa beauté est surprenante, insolite, inattendue. Un oiseau tout blanc vient se poser sur la plus haute branche comme pour souligner cette ambiance de conte de fées… Dans l’herbe, quelques pommes luisantes s’offrent généreusement à nous. Comme Eve, je ne peux résister à la tentation ; je ramasse donc un de ces fruits si attirants et je m’assois pour une meilleure dégustation. D’abord je coupe la pomme par le centre, horizontalement, pour voir apparaître « l’étoile » formée par les alvéoles renfermant les pépins, une étoile pour le voyage, pour le rêve… Le temps de pénétrer dans l’univers des contes pour retrouver le petit garçon qu’une fée avait envoyé au loin afin de cueillir quelques pommes sur un arbre magique pour guérir sa maman, ou encore cet autre enfant à qui un lutin avait fait don d’une besace contenant une pomme qui le nourrirait tout au long du voyage. Et je me mets à rêver d’une pomme extraordinaire : quiconque en consommerait n’aurait plus jamais faim ni soif, ni douleur ni maladie…
 
Voici maintenant le temps de la dégustation : avec un plaisir non dissimulé, avec une joie enfantine, je mords dans le fruit et c’est le paradis retrouvé ! Un jus sucré et délicatement parfumé caresse mon palais et mes papilles émoustillées sont à la fêtes.
La pause est maintenant terminée. C’est le moment de reprendre la route.
 
Et nous quittons à regret notre arbre de lumière, notre arbre à surprises, tandis qu’au loin, des clarines égrènent quelques notes du chant de la vie…
 
©Michèle Freud
 
 
 
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:44
Le point de silence – Denise Bernhardt
 
 
 
Nous nous étonnons à broder
Les beautés de l’amour
En points de silence…
                                                                                                   Michel Bénard
 
 
 
 
Le temps s’est arrêté
A mon cœur déserté,
A l’encre suspendue
Sur les pages ouvertes.
Le printemps s’est figé,
En ses blanches floraisons
Et ses vertes feuillés.
Seuls les fins baisers
De la pluie sur les vitres…
Où se perd ma pensée
Parmi les illusions
Que tu fis naître,
Avec ton regard d’innocence,
De l’autre côté du Temps.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41
La gardienne de l’écriture – Luce Péclard
 
 
 
 
Ma gomme à effacer,
C’est un objet de longue vie.
Un corset de carton
Sert à la garder nette.
 
Maîtresse de ses choix,
Elle arrive à chasser
Les mots indésirables.
 
Ainsi la place est libre
Pour un nouvel afflux d’idées,
Un monde où tout peut advenir.
 
Le ciel convoqué sur la terre,
Ma gomme garde l’écritoire
Ouvert à l’humble dévotion.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 07:03
VERT - Nancy Turnier-Férère
 
 
 
Parmi tant d’autres couleurs
Combien je vénère le
vert
 
J’apprécie toutes ses nuances
et l’ambiance agréable
qu’il offre chaleureusement
à ma chambre
verte
 
Intègre-toi laisse germer
tes désirs et tes pensées
de délices gourmandes
Notre bonheur sera peint en
vert
 
Quel dommage pour le blanc
Avant tout était blanc
J’aime la magie
de ces riches teintes
vertes
 
Vois-tu bien
je n’ai vraiment nul choix
entre la lascivité et l’érotisme
de ma vive chambre
verte
 
Cette saillante couleur
nous grise nous accueille
nous dorlote et nous choie
Car ces éclatants coloris de
vert
 
s’attend vite à ce que
tu agisses à mon gré
pour me satisfaire
dans mon jardin
vert
 
J’arrive même à rêver
en vert et en vers
Ne t’annonce jamais
Pénètre dans mes rêves
verts
 
Elle n’est pas verrouillée
Elle est toujours ouverte
la belle entrée de mon logis
vêtu de tous ses tons de
vert
 
©Nancy Turnier-Férère

 


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