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25 février 2024 7 25 /02 /février /2024 08:04


 

Du principe même de la vie,
Sa brièveté, son évanescence

De la recherche même du bonheur,
Haletante et intense

De là viennent mes passions,
Mes folies, mes débordements...
Mes outrances


© David Chomier
Extrait du nouveau recueil de David Chomier : Vivons à Mort                                              
 
 
 
 
 
 
 
 

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24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 07:49

 

Avant tout poème, une image dérobée aux chemins. Fragile, elle donne le mot. Début du voyage, à je-perdu l’incertitude. Sans fin se renouvellent les pas.
Temps déroulé, vie en suspens, s’ouvre la fenêtre monde. Quiétude de l’œil, écoute du corps, ne plus seulement voir mais sentir de tout son être.

Lumière sur l’heure vacante, une écriture du rien sinue aux marges ; prémices des horizons de l’œil où le vide fait sens.

©Béatrice Pailler

Extraits de PREMICES
Revue Haies Vives n°7
Septembre 2019

 
 
 

 

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23 février 2024 5 23 /02 /février /2024 07:22

 

Ces petits points rouges sur la carte routière
C’est une frontière,
Celle où nul ne doit passer sans papiers
Celle où des hommes, femmes, enfants
Se font tuer pour aller au-delà,
Celle où nuit et jour des gardes veillent, car
C’est une frontière.

 

Les mots eux
Naviguent au gré des alizés
Sur un fil d’argent entre deux étoiles,
Enjambent la rose des vents,
Poursuivent leur voyage.
Ils ignorent ce qu’est une frontière
Franchissent le seuil de l’univers
Laissant leur empreinte
Au cœur du livre de la liberté.
 

©  Eliane Hurtado               
 
 
 
 

 

 

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22 février 2024 4 22 /02 /février /2024 07:36

 

 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2023

 

 
 
Seul, paisible, dans le calme j’étais assis,
Tout autour de moi était beau et infini :
Blotti dans le sein d’une petite chapelle,
Où la pierre est lumière, où la lumière est belle.
 
Les rayons tombaient comme une pluie de joyaux,
Sainte-Lucie plongeait son regard vers le haut,
Tout m’invitait à voir et à fermer les yeux,
Soudain tout disparut, et je ressentis Dieu.
 
Alors un souffle suave me traversa,
Mon esprit ému de simple pêcheur trembla,
Une main forte et légère vint m’embrasser :
Je n’étais plus rien, plus qu’un homme transcendé.
 
M. A – 1ère
46 100 FIGEAC
1er prix 2023 de poésie néoclassique                                                                                 
 

 

 

 

 

 

 

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21 février 2024 3 21 /02 /février /2024 08:02

Lac Matka - Macédoine Photo B. MUFFAT

 

as-tu remarqué que dans les rêves en plein ciel
on ne voit jamais le soleil son au revoir chaviré
son grand tambour endeuillé de réel
seulement une lumière plus vive qui n’appartient
plus déjà au bal masqué de la vie
et tout de moi-même remue d’envie
de ne pas être cette idole en retard
sur les brumes du lac lissant sa surface
de ses propres ailes
sa douceur jusqu’à l’excès à n’en paraître plus naturelle
une parole d’amour en chaque poème totalement se dévêt
suit donnée et nue le vol heurté des bartavelles

 

© Barbara Auzou.                

Extrait du recueil « Mais la danse du paysage » Barbara Auzou-5 Sens Editions Genève( Suisse)                
 
 

 

 

 

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20 février 2024 2 20 /02 /février /2024 08:06

  VISUEL : La grappe des Pierres bleues

 

 

                                                 Premières lueurs
 
Alors qu’une outarde canepetière s’envole à grands coups d’ailes, l’Alsace s’éveille.


 Sur le coteau, une fumée bleue monte en volutes d’un brasero où brûlent les sarments : première mélodie de la vigne dans la bise de janvier.


C’est aujourd’hui jour de la taille et du liage des sarments.


Estelle, blonde vigneronne aux yeux clairs, m’offre une leçon de choses :
- Toi l’auvergnat, regarde ce cep de vigne ; son corps tourmenté cache en réalité une grande douceur à qui sait la prendre.
La vigne est une liane ; il faut la tenir, sinon elle s’échappe.


Durant le solstice d’hiver, ma vigne est telle une Dame habillée de soie, poudrée de frimas.


Tous les jours, je viens à sa rencontre.


Avec la taille, j’anticipe le trajet de la sève. La coupe des sarments se fait toujours en biseau, en laissant quatre ou cinq yeux, pas plus. C’est aussi l’heure de donner au pied de vigne une forme harmonieuse.


Regarde à nouveau ce cep. N’y vois-tu pas une harpe, bien aérée pour laisser le vent chanter ?


 
Roides sont les heures où Borée arrive par surprise avec la dent dure d’une gelée.


Bistre sont les jours où les ceps deviennent des statues immobiles dans un lourd sommeil.


- Estelle, ta vigne est tissée de mystère et d’amour.
Va et ne te soucie guère, le duvet de la brume est porteur d’espérance.
- Tu as raison l’auvergnat. Il faut croire en demain.


J’ai appelé ma vigne Les Pierres bleues. Elle est orientée sud-ouest pour bénéficier du soleil et du vent, avec un sol constitué de rhyolite, une pierre qui renvoie fort bien la chaleur la nuit.


 
Le jour décline et sonne l’heure du retour pour déguster la fierté d’Estelle :
                                    Les Pierres bleues
                                       Riesling, 2008


Une ode monte du terroir alsacien.


Comment vous définir ce vin ? Je perçois un peu de volatile. Si, vous voyez bien, quelque chose comme la plume du geai au creux de la chênaie. Et ça, ce n’est pas rien !


 
Puis arrive , avec le blond sourire d’Estelle, un brin de poésie :
 
LE CHEMIN BLEU
        Habillé d’écailles et de perles
              Le chemin m’entraîne
                   Vers les rets des abysses bleutés
                        Ô Sirène
                            Emporte moi vers l’azur
                                J’enfourcherai Pégase
                                      Pour cueillir l’inépuisable ondée
                                            Source de tes baisers.

 
©Roland Souchon
janvier 2024

www.rolandsouchon.com          
 
 

 

 


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19 février 2024 1 19 /02 /février /2024 07:43

©Photo Denis Portay

 
À l’orée d’un monde absent
Le jour agonise
Sur les draps du silence.
Mille et mille fois sur l’ouvrage
Dénouer fil à fil
Les mots meurtris,
Écouter le bois mort
D’une feuille à terre
Et choisir d’aimer
À l’affût d’une flaque de ciel.
Dans le calice de ses mains
Diluer l’encre carminée
Au clair de la source,
S’inonder de la voix des oiseaux
Dans les forêts d’écume verte
Sans autre menace
Que l’eau du ruisseau
Et choisir d’aimer
Sur une chaîne de rosée
Quand ici-bas
Le soleil du soir allume
Son dernier baiser.
 

©Nicole Portay  

 
 
Nicole Portay a été honorée de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.
 

 

 
 

 

 

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18 février 2024 7 18 /02 /février /2024 07:52

Adam et Ève chassés du Paradis terrestre * Auteur : Charles-Joseph Natoire (1700-1777) * Date : 1740 * Lieu : New York, Metropolitan Museum of Art Adam et Eve
 


La poésie est-elle oracle ou plain-champ de grands-prêtres, druides ou chamans ?

Leur parole cryptée, si vulnérable, serait-elle  délivrance d’un état second que nous portons tous en nous ?

Porteurs d’inachevé, en rupture avec leurs semblables, les poètes sont-ils ces êtres désignés qui tentent désespérément de traduire une langue rescapée du bannissement et que nous aurions  héritée d’un inconscient originel ?

 

©Claude Luezior  

Extrait du recueil « Au démêloir des heures » éditions Librairie-Galerie Racine, Paris                   
 

 

 

 

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17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 09:01

                        Poèmes carnets de voyages

                               ALAIN DUAULT

                    Ḗditions GALLIMARD; Mars 2023

                                                 Toute la vie on l’use ensuite

                                                A repriser des souvenirs

                                P.Emmanuel in Chanson du dé à coudre

 

« Vous aimez tellement voyager ? j’aime partir surtout »


Parti avec l’auteur ce n’est pas suivre un guide, c’est mettre ses pas dans ceux d’un homme qui vibre en ignorant sa soif pour échapper au requiem des ombres quand les étoiles ont mangé la margelle du puits, lorsque que le crépuscule interroge l’ossature du silence et que la nuit se déchire dans un éboulement d'impatience. Il se met en route pour contempler ces étonnants poèmes pétrifiés que sont les jardins secs de Kyoto, le vent y tisse ses octaves, plus rien n’existe, on regarde indéfiniment /quel signe nous fait ce jardin ? C’est alors que les désirs se bousculent et que les rêves ouvrent leur livre d’heures.
 
Partir pour New York et ses odeurs de marrons grillés, glisser d’une rue aux avenues, tout oser dans cet entassement, ce désordre magnifique, tout le monde a tout vu à New York, personne n’a rien vu.
 
Partir pour cette ville entre les fleuves : Hanoï et ses pipes à eau, voir l’île de la tortue se souvenir de sa légende, l’auteur désaltère ses souvenirs : j’ai tant aimé ce pays bleu posé sur l’île de jade.
 
Partir dans le présent des ombres furtives, lorsque les paysages s’en vont dans un ciel en agonie, dans la nudité du vent loin dans des mantilles d’embruns, au hasard des routes et des horizons lieux comme ce fleuve turbulent qu’est le Mékong, lieux où le temps ne passe pas, où l’on peut être qui l’on désire, sachant qu’un voile en cache toujours un autre et que le silence scelle les paupières d’un amour perdu.
 
Partir pour Lisbonne ville d’amour, avec les mots porteurs d'antiques marées avant que le temps ne les efface dans les parfums aimés aux odeurs d’iris, d’ambre qui crissent au seuil du soir, souvenir d’une jeune femme qu’on a aimée autrefois. Alain Duault se fond dans l’intranquillité de l’imaginaire, c’est ce mot de Pessoa qui lui a donné l’envie de Lisbonne, du fado ce chuchotement de l’âme de Lisbonne.


L’écrivain ose l’accord des harpes nocturnes, plonge dans la crue des chimères, litanies éparpillées en déliant l’infinitude de l’invisible avec les phrases de l’envers, celles qui se déploient quand on a tout oublié, celles de l’endroit qui tentent encore comme les fantômes avec leurs mains de vent dans la baie d’Halong.


Partir, pour découvrir cette dentelle pétrifiée par le temps, éternité du deuil d’amour : le Taj Mahal, cette larme sur le visage de l’éternité suivant la belle définition de Tagore, paysages dont on ne revient pas sauf à casser le fil d’Ariane qui retient à la vie, mais nous ne sommes qui nous sommes pas,la vie est brève et triste en ces heures où le paysage est une auréole de vie.

 


Partir avec Noureev, aller en sa compagnie dans les souks pour choisir des soies, voir les rouleaux dépliés, piles, effondrées, hautes tours de soie accumulées rivières de textures variées, il m’a fait voir l’Inde que je n’ai jamais retrouvée sans lui.


Et bien évidemment Partir pour Bayreuth, surtout pour obtenir, non sans mal, ce merveilleux sésame pour assister au Ring de 2026.


Dans ce très beau recueil Alain Duault tire l’aube de la nuit, jongle avec les fleurs de lune jusqu’à étourdir les étoiles.


Nous laisserons le lecteur mettre ses pas dans tous les lieux que l’auteur a visités, lire et relire les poèmes qui les accompagnent et dont le dernier se termine par ces mots tellement actuels : tu sais que tu vas mourir si tu ne t’en vas pas quelle que soit ta peur quelle que soit l’espérance.


En refermant de recueil nous repensons aux vers de Pessoa qu’Alain Duault pourrait faire siens :
La beauté est le nom de quelque chose qui n’existe pas, et que je donne aux choses en échange du plaisir qu’elles me donnent.

 

©Nicole Hardouin


 
 
 
 

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16 février 2024 5 16 /02 /février /2024 07:42


 

au-delà des pluies comme une lumière tendre
qui fulgure la mémoire d’une heure
des arbres couverts de cuivre comme des mailles
on portait sur nos cœurs
 
en silence on flottait tout en berçant nos rêves
on était suffisamment matures pour les endormir
s'ils s'étaient réveillés
on connaissait une multitude de mots sonores et bleus
des chansons secrètes pour endormir la réalité
 
on marchait en nous serrant les mains et on montait
de couleur en couleur dans l’arc-en-ciel
comme sur des marches
 
au-delà des pluies on a trouvé l’eau
et on s’est réfléchi l’un dans l’autre
avec nos rêves endormis
 
la nuit est venue sur nos paupières
comme une bénédiction
en nous mettant dans le cœur l'un de l'autre
on a commencé de bercer notre sommeil
 
le lendemain on goûtait la lumière même si
entre nous un arc trop tendu faisait
trembler le silence
 
 
© Elina Adam                                                                 

extrait du recueil « La Blessure de l’Amphore »
Éditions Neuma, 2022

         
 

 

 

 

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