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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 06:33
www.photodenature.fr/photo-paysage-flou-2/photo-photo-paysage-flou-3

 

 
 
C’est dans l’inachevé
Que la route s’élonge,
Ainsi qu’une rivière
Aux nombreux affluents.
 
Je puis la suivre
Et l’explorer,
La remonter,
La redescendre.
 
Mais ma meilleure volonté
Ne pourra jamais la quitter
Car elle est ma personne même.
 
Ce que je veux qu’elle soit
La déroule devant moi.
 
© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:38
JE VOIS DES ODEURS 55 par 54 huile sur toile GIL POTTIER

 

 
 
 
Combien de lèvres ont- elles lissé votre prénom
combien de lèvres l’ont mordu
combien de lèvres lui ont donné corps ?
Sous chaque bouche l'homme est nouveau
l'homme est premier
l'homme se redécouvre, renaissant, ultime.
Vos mots m’ont troublée
étrange douceur  enveloppante
pétales.
Respiration, oxygène.
Mots de nuit, hors temps
virtualité et réalité, être, non-être
intelligence du dire, intelligence de la peau.
Est-ce ou n'est-ce point ?
Au creux du corps
au large du cœur vos élans d'homme
j’ondule dans votre lente montée.
Gorge à gorge
naufrage de salive
spasmes, sueur, sperme.
Vos syllabes de feu à mes lèvres.
                Ma bouche festoie.
                Avons-nous rêvé ?
 
©Nicole Hardouin
 



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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 06:42
perlesdorphee.wordpress.com/tag/surrealisme
 
 
 
 
 
Je me souviens
du papillon de lumière
posé sur ton visage
et de l’odeur nacrée
du rêve de ta peau
et de ton sourire épanoui
telle une fleur sauvage
et de cette joie printanière
plus vaste que le monde
qui blessait d’amour
l’inconnu touché
par l’infini de tes yeux…
 
Oui… je me souviens
mais au pays du temps
nul ne peut entrer
dans la chair des jours
appartenant à la mémoire…
 
… alors… j’écoute le passé
debout… face à moi-même
et je vois… oui je vois
la flamme de ton corps
chevaucher
la force de ma vie
dans un cercle
aux couleurs d’arc en ciel…
 
A la taverne du soir
le breuvage des heures
enivre l’illusion
de mes pas oubliés
mais la splendeur d’hier
conserve ton parfum
dans un calice inépuisable
où le charme de la nuit
se mêle au sang capricieux
du souvenir
mendiant l’image
de ma vie
aux étoiles qui passent…
 

© Victor Varjac
Antibes, le 24 décembre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 06:51
blog.ac-versailles.fr/lettresdarts/index.php/picturesShow/368977

 

 

Tangue, tangue le rafiot, forte houle au creux de l’eau.
Vogue la vague, jamais ne chavire, saute, tressaute le navire.
 
Dans l’entrepont enténébré s’amoncellent les remugles, soufrés des vieux pets, aigres, piquants de chou, d’oignon. Parmi les ombres rampantes, à la lumière chiche des brandons, dans cette fournaise de la coquerie enfumée, l’homme de l’art, luisant de gras, aux fourneaux rageusement attise les braises. Maître-coq, ta gueule d’enfer aux poils roussis, cuite et recuite, se chauffe rougissante aux culs des poêlons.
 
Vogue la vague, jamais ne chavire, saute, tressaute le navire.
Roulent, déboulent, s’agitent les flots, fessent les flancs du bateau.
 
Ce diable d’homme contrefait, aux jambes arquées, tout couturé, tout tailladé, au gré du roulis, d’un bord à l’autre, glisse, sautille et s’arc-boute, bancal, au plancher mal équarri. Des creux, des bosses, il faut que ça bouge, il faut que ça danse et au fond des marmites malmenées, chante le bouilli. Pourvoyeur de vivre, il sait que belle provende donne bonne pitance, leste le ventre et réjouit l’affamé.
 
Roulent, déboulent, s’agitent les flots, fessent les flancs du bateau.
Festons d’écume au faîte des vagues et les lames de mer mugissent, divaguent.
 
Surtout, ne jamais oublier les tristes jours sans graisse, ni gruau, jours infâmes faits de suif et de sciures mêlés. Il a connu les voyages hasardeux, les traversées malheureuses, au manger médiocre vite épuisé, vite gâté. Il a vu des hommes, épaves en sursis, ronger cordages ou voilures et des harnais finissant au pot alimenter le brouet. Mais ce soir, le rata est solide et avec une pleine ventrée de ce ragoût épicé, le matelot repu aura la panse bien calée.
 
Festons d’écume au faîte des vagues et les lames de mer mugissent, divaguent.
Tangue, tangue le rafiot, forte houle au creux de l’eau.
 
Sur son visage lunaire embué de sueur, sa lippe épaisse s’éclaire d’un sourire édenté. Hilare, sa bouche torse dévore sa face camuse. Ici, il ordonne et prélève sa dîme, un peu de ci, un peu de ça, le regrat du carré. Cuisinier cambusier, envié, craint, il est le maître de l’office où tonne son rire d’arquebuse. Il sait que demain foisonne de souvenirs, d’aventures non vécues. Sa fortune, il ira la cueillir, de la pointe d’un harpon, au plus loin de la terre. Pour lui, vagabond des mers, le retour est impossible. Il sait qu’un jour, sous le vaste horizon crêté de vent, l’océan lui offrira le repos d’une couche, douce d’écume, blanche de sel.
 
©Béatrice Pailler
 
2015- Recueil « L’heure métisse » - Prix Jean Giono 2015 de la Société des Poètes Français




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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 06:35
http://www.mysteredelavie.fr/archives/2014/11/15/30962329.html

 

 

 
 
Vite, envoyez-moi dès que possible
votre meilleur élément,
supplia l’univers face à votre humble serviteur
évidemment surpris par cette requête.
 
Enfin, c’est vrai, quoi,
la prière a beau m’avoir été adressée à brûle-pourpoint,
il n’y a pas le feu.
 
Non vraiment, là, le monde entier ne manque pas d’air.
 
Pendant que j’y pense, à propos de l’air,
on peut compter sur ses filles,
de belles hôtesses,
et puis, encore, ce qui n’est pas non plus négligeable,
ses tas de colonnes ainsi que de coussins
destinés sans doute à faire bonne impression.
Il paraîtrait même que le ciel
serait devenu son lieu de résidence préféré.
 
Ensuite, il y a également l’eau, si fière de ses châteaux,
de ses piscines et de ses aquariums,
ses jets privés de pierres et de vitres
ou toutes ces croisières aux escales paradisiaques.
L’eau qui pourrait s’imaginer qu’elle est bénite.
 
Ah, devant pareille énigme,
la terre et moi avons la tête qui tourne.
 
Bon sang, mais c’est bien sûr !
Ne garde-t-on pas toujours le meilleur pour la fin ?
éléments, éléments…
D’après vous, lequel des quatre est le plus cultivé ?
Dès le départ, la réponse était là,
sous mes yeux comme à mes pieds.
 
élémentaire, mon cher Watson !
 
©Michel Duprez




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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:37

 

 

 
Mon pays est comme tous les pays
Des fois ça va et des fois pas
Mon pays n’est pas le leur
Moi j’en ris, mais de douleur
L’Algérie est mal partie ?
Elle a ses heurts et ses « ennemis »
Des coups dont elle n'est pas "remise"
Voulez-vous savoir par qui ?
Les faux partis et ses "amis"
Ceux qui s’barrent qui sont pénards !
Et qui reviennent tôt ou tard !
Mon pays est fatigué
Il en a assez d’être souillé.
Mon pays est une maman !
L’Algérie a ses enfants !

 

©Djida Cherfi





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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:43
©Salvatore Gucciardo : La révélation

 

 

 

Humer et me délecter
De tes sèves de femme,
Avidement parcourir
L’orbe de ton ventre,
La courbe de tes reins,
Ouvrir ta nacre polissonne
En m’abreuvant de tes seins.
Et  dans l’instant,
Me laisser griser
Par cet élan d’extase.
 
©Michel Bénard.




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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 06:28
Oeuvre de Ary Shever 1835

 

 

 

 
La rouille du Temps parachève l'œuvre
Des amours déconstruites malgré elles
Abandonnées à elles-mêmes dans les ailleurs
Des amants séparés dans le présent composite
Des architectures en ruine

Le fractionnement n'est que parcellaire
Pléonasme de l'éloignement subtil
Tribut du sang, désertion planétaire
Agir est le mot d'ordre pour vivre tranquille
Les amants en paient le tribut

La nuance est infime aux frontières
Paradoxe de l'humanité guerrière
Souffrances, morts, plaies
Au cœur, au corps, à l'âme, il plaît, leurre
Les amants pleurent

Toujours recommencer les mêmes erreurs
Voilà le mot d'ordre des humains fous
La Sagesse n'est pour eux que religion-prétexte
Croyances pour lesquelles on s'extermine
Les amants sont séparés


* * *

La rouille du Temps ne viendra jamais à bout
De la mémoire, de la mémoire-palette
Embellie de l'arc-en-ciel
Des amours belles
Aux jours-désirs et folles nuits
Des amants heureux


 * * *

Et l'amante tend une cassette d'or à l'amant :

« Emporte-moi avec toi !»

Dans ses ailleurs, il ouvre la cassette d'or et lit :


* * *

Je te coucherai
au creux de mes mains
pour voir ton visage
plus près de mon amour.
Je te noierai de mes eaux
afin que l'éternité
n'assoiffe jamais
notre joie d'aimer.


* * *

Ferme les yeux
Mon adoré !
Ferme les yeux !
Revis en pensée
Nos passions
Nos cœurs tendres
Nos corps en action !
Ferme les yeux !
Aimons-nous
À distance !

L'amour est la réjouissance
de la chair
habitée par l'absence.


* * *

En attendant que tu reviennes
je dormirai sur le seuil du soir
Remonte le courant
que je sente ta main
recommencer le monde !


* * *

Ce ventre enfiévré à tes mots
peut souffrir mille maux
dans la seule espérance
que tu reviennes de ton errance


* * *

La page blanche du silence
de nos amours-distance
a été griffonnée par nous
à l'encre sympathique.
Langage encodé
Mots gardés secrets
Encryptés à jamais


* * *

À ta fontaine, j'étanche ma soif
À tes fleurs, je me parfume.
Dans tes hautes herbes, je t'aime
Dans tes nuages, je rêve


* * *

Extase sublime infusée.
Parfum essence de vie.
Sentir monter la marée
De nos amours inachevés.


* * *

Les forces occultes donnent naissance
aux rêves les plus fous
t'ont rappelé mon Oiseau Vermeil
avant la saison prévue


* * *

Les mots que j'écris s'accumulent
Les mots que tu m'écris aussi
Nous en ferons un opuscule
Opus de notre vie !


* * *

Comme l'oiseau en saison froide
j'émigre de mon corps
je n'ai plus faim, plus soif
que de toi, qui reviendras au printemps annoncé


* * *

Tu es l'opale de ma vie
mon diamant brut
le soleil de mes nuits
ma soif infinie, mon amour


* * *

Tu es l'Alpha et l'Omega
tu es mon tout, mon homme à moi.
Je suis tes Amours de Ronsard,
ton Ode à toi


* * *

Ces mots, je les ai écrits pour toi
Je dessine tes lèvres à la noblesse d'un baiser


Ode©

Vingt-neuf novembre de l'An Un
 
 



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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 06:28
dansercanalhistorique.files.wordpress.com/2014/09/19car12mc.jpg - « Weaving Chaos » @ Michel Cavalca

 

 
 
J’espérais que ma vie
Serait une symphonie fantastique
Je n’aurais eu droit
Qu’à quelques notes chaotiques
 
 
Il y eut pourtant
Des jours-mélodies
Si doux et charmants
Que l’on aurait cru
Qu’un filet d’eau sucré
Coulait du ciel
Laissant une traînée
Au goût de miel
Et de bonheur mélangé
 
Sans savoir pourquoi
Ce qui fut doux devint
Soudain amer
Et le ciel bleu
Se recouvrait de ténèbres…
Les jours devinrent lourds
Les orages s’abattaient
N’épargnant aucune
Pauvre seconde de ma vie
 
Il y eut pourtant
Encore des éclaircies
Lorsque l’amour
Décidait de me rendre visite
Sous la forme d’un ange
Aux délicates formes
Et rondeurs féminines
Eclatantes de nudité
Pour mieux m’amadouer
 
Et ma vie devint
Petite musique de nuit
Jouée au clair de la lune
Qu’égrainait mon ami Pierrot
Avant qu’au petit jour
Frère Jacques
Ne sonne matines
Et que la vie me rappelle qu’elle est tout
… sauf une partition classique…
 
 
Mes jours s’arrêteront un soir
Y aura-t-il encore des compagnons
Pour écouter le vide de mon âme
Accompagné d’une marche funèbre ?
 
©Jean Dornac
Lyon, le 16 juillet 2017




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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 06:28
vivrelivre19.over-blog.com/2014/09/chanson-d-automne-paul-verlaine.html

 

 
 
 
LES cieux pleurent mon deuil en ces jours à venir :
SANGLOTS d'une saison qui met en terre une autre,
LONGS et profonds chagrins d’un passé qui se vautre,
DES que les tards regains aux blés vont survenir.
 
VIOLONS frémissants, vos airs ont souvenir
DE chaque arbre gravé, aux fleurs qui furent nôtres ;
L’AUTOMNE les effeuille et les pailles d’épeautre
BLESSENT ma peau ridée au corps sans devenir.
 
MON amour est parti, fauché durant la guerre.
COEUR à jamais perdu, emporté sans l'accord
D’un jeune et beau soldat, tel un objet vulgaire.
                           
UNE onde glisse et fond comme un esprit grégaire :
LANGUEUR d'un sourd frisson pénétrant dans mon corps,
MONOTONE pensée, à notre amour, encor.
 
©Robert Bonnefoy
 
D’après qui vous savez...




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