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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 06:39

 
 
Nous sommes tous guignolisables
Le sérieux est si lourd
Et l’amadoué qui écoute
Si endormi
 
Nous serons tous guignolisés
Les épitaphes sont si prétentieuses
Et les souvenirs qu’on laisse
Si risibles
 
Nous sommes tous guignols
Moi le premier si con
Et le con qui parle
Si ignorant

 

© David Chomier    

Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris
 
 
   

 

 

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 06:34
Photo Jean Dornac©
 
 
Muret sec où cuit la pierre,
Pas d’ombre
Seule la lumière.
Muret sec où souffre la pierre,
Sans vie
Seul le vent.
La saison passe,
Dans l’ondée germe la pierre.
La saison passe,
Dans l’ondée l’herbe demeure.
 
Mendiante, elle tend vers la source, quêtant dans l’haleine du matin un souvenir d’eau et sur la pierre un reflet, ombre du soleil.
Soie verte sur faille sèche, minuscule elle croît.
 
Pousse, blanc vert, un silence de terre,
De terre entamée aux marnes tièdes,
De terre éclatée aux germes clairs.
Sur l’herbe mûre,
Le silence renversé.
 
©Béatrice Pailler
 
 
Béatrice Pailler /Recueil SACRE
Éditions Racine & Icare 2019
Carine Roucan : 10 rue Jean Lemarcis 76610 Le Havre
Prix public 13€
 
 
 
 

 
 
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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 06:58


 

 
un nuage de cendres vivantes, ma vie,
une fugue sur le clavier de mes désirs ou de mes espoirs
les saisons la raconte
seule cette saison folle me la veut maudite
je m'enfuis de moi-même, tout le monde s'évanouit
le silence passe comme un oiseau de cendres
j'essaie de le suivre de mes yeux encore vivants
ô, comme j’aimerais qu'ils parlent fort, oui, fort,
 
de tout ce que j'ai aimé, de tous ceux qui m'ont aimée
mais je me tais engloutie par son charme mortel.
 
©Elina Adam
Recueil en préparation : « La blessure de l’amphore. »  
 

 
 
 
 
 
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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 06:30
Photo Andreas Koener


 

 

C’est terrible de perdre un amour
Une rose à peine ouverte
Un papillon aux ailes
Humides encore
Un sang clair
Illuminant les pages,
Des mots nacrés
Pour une musique d’aube
Une gemme jetant ses premiers feux,
C’est terrible de perdre
L’amour d’un poète
Encore enfant.

©Denise Bernhardt  

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.        
 

 

 

 


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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 06:32
Peinture de Louis Le Nain - Maréchal à sa forge - 1640


 

 

19 février
Ce qu’il faut décrypter, c’est le sens sous le mot,
Ce qui cherche à se dire ou qui se voit omettre.
Je m’exerce à comprendre un texte à demi-mot,
C’est un feu sous la cendre ouvert à l’oeil du maître.

 

20 février

Qui est dans l’absolu le maître du brasier
Allumé de couleurs, crépitant d’étincelles,
Sinon le forgeron, l’expert arquebusier
Prêt à délivrer l’or d’occultes escarcelles ?

 

21 février

Sous l’action du souffler émerge l’or vivant,
La parole éclatante en cluster de lumière.
Elle rayonne alors et nul dorénavant
Ne peut la renfermer dans sa gangue première.

 

22 février

Je cherche le filon, il est beaucoup de gangues,
La pépite a la sienne au fond du minerai.
Les vertus, les valeurs demeureront exsangues
Si l’orpailleur actif ne crée un geste vrai.

 

A suivre…    

 


© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier        

 

 


 
 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 06:33


 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 

J’ai la grande joie et l’honneur de publier, une fois par semaine, les différents lauréats du concours Jeunesse SPF 2021 et je remercie particulièrement Nicole Portay responsable de ce concours au sein de la SPF.

 


Ô douce plaine,

 

Tu me rappelles ma douce jeunesse.
Te souviens-tu des champs de thé ?
Où l’on dansait, courait dans les prés ?
Mais te souviens-tu de cette mort ?
Alors qu’on n’avait rien fait !
O douce plaine,
Tu me rappelles mon chagrin d’enfance.

 

Ô le peuple et la bonté,
Cela me rappelle mon enfance d’été.
Où tout le monde riait,
Où tout le monde se côtoyait.
Mais un jour, je vis la mort autour de moi.
Et je dus fuir ma douce famille.

 

Ô quel thé savoureux,
Cela me rappelle ma douce enfance,
Celle où je buvais en riant de bon cœur.
Mais un jour ce fut la mort,
Et l’ethnie disparut !

 

Jusqu’au jour où le monde revint.
Et ils se dirent : ô douce vie,
Que ces gens morts soient éternels,
Eternels dans nos cœurs.

 

©Flavinia KATABARWA – CM2 – PRIX DE LA FRANCOPHONIE 2020-2021

 

 

 

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 06:36


 


 

 

Il s'est échappé. Oui, mon mot d'amour : échappé !

 

Je l'avais pourtant peaufiné, caressé, cajolé. Entre deux fièvres, il s'était blotti dans ma paume. Tel un chiot nouveau-né, il humait mes lignes de vie, devinant celle qu'il allait suivre, malgré quelques arborescences.

 

Dans le brouhaha de mes doigts qui pianotaient leurs phrases, il s'est fait la belle, clopinant sans doute vers quelques lettres que je n'ai pas écrites, sur un billet déchiré à la volée ou sur l'écran d'un portable jamais allumé.

 

Les mots d'amour sont des êtres bien étranges. Je crois que le mien n'avait pas encore les yeux ouverts...

 

Il était tout rose, potelé à souhait, trop bien nourri, sans doute. Aux mamelles du rêve où se concentrent les étoiles, les anneaux des planètes pour de vives fiançailles.

 

Un mot d'amour tout seul, perdu dans les jungles urbaines : ce n'est pas raisonnable. Si vous le trouvez, frigorifié au coin d'un square ou sous le linteau d'un porche, parlez-lui tout doucement. Racontez-lui mes paupières qui ne cessent de cligner à sa recherche, mes lèvres entrouvertes, mes bras en déshérence. Rassurez-le un peu, beaucoup, et surtout, surtout, passionnément.  Dites-lui que les arborescences de ma paume ne sont que des dessins post-modernes commis par un gaillard qui se voulait artiste. Et qu'en fait, il n'y a qu'une seule ligne de vie à suivre...

 

Les mots d'amour sont des petites choses, susceptibles parfois. Le mien avait un domicile fixe, niché au creux de ma main.


©Claude Luezior
 
 

 


 
 

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 06:23
Photo Jean Dornac©

 

Extrait(s) de CHEMINS DE SOI de MILOUD KEDDAR aux Éditions « Flammes Vives »
 


 
Chapitre : PREMIERES MESURES                  
        X

À regarder un fleuve caresser
Fiévreusement la joue de la terre,
Sa joue ridée belle
( Même de boue
Qui est la vie et de sens),
On se prend à croire en l'amour,
Un dieu qui ne prend, et nu
Habite le monde, ce monde.

Un pas nous reste à faire :
Croire au rêve

©MILOUD KEDDAR  

 

 

 

 


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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 06:33
Image Serge Lascar


 

 

Rouge cerne de lune à travers les nuages
Tu étends sur la ville endormie et sans âge
Ton étole.
Tu glisses et éclabousses de ta lumière douce
Les formes infidèles des charmes que dévoile
Idole
Une femme esseulée.

 

Rouge étoile de brume aux nimbes infinis
Ton reflet s’exaspère
Sur la robe sans pli
De la passante
Amante
Discrète qui se cache, secrète évanouie
Qui danse et qui se perd
À l’ombre d’un bouquet de fleurs primevères.

 

Dans son rêve elle sourit
Va cueillir sa vie
Effleurer de ses lèvres
Le parfum et la fièvre
Et l’étreinte suprême
Déclamés en poèmes.

 

Un beau prince charmant
Sur son beau cheval blanc
Voit l’amante allongée
Dans sa jupe lissée.
Elle attend, impatiente le magique baiser.
Il s’approche, il l’enlace
L’emporte aux Élysées sur son beau destrier.

 

Sitôt la jouvencelle s’abandonne et l’embrasse :
Je t’aime !
L’amante le saisit, déploie ses mandibules
Et d’amour passionnée, elle le démantibule :
Je t’aime !
Je t’aime !
Foudroyée de plaisir
Bientôt elle s’assoupit
Heureuse au souvenir
Du festin accompli.
Gloutonnes assouvies
Ses lèvres entrebâillées découvrent à merveille
De fines dents de lait écarlates au soleil.

 

Rouge cerne de lune à travers les nuages
Tu étends sur la ville endormie et sans âge
Ton étole.
Tu glisses et éclabousses de ta lumière douce
Les formes infidèles des charmes que dévoile
Une mante repue.

 

Couchez-vous en son lit.
Si la mante s’éveille, c’est qu’elle aime vos baisers.
Si l’amante sommeille, c’est qu’elle a trop mangé.

 

©Serge Lascar  
Du Sang dans l’Encrier - LGR - 2002

 
 

 

 

 

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 06:19
Tango pasión, la tournée 2019 avec France Bleu


 

 


Tango vert de l’Espoir
Regards, aube en suspens, flammèches qui s’allument.
Mains comme fleurs entr’ouvertes, invites frémissantes.
Corps en secret émoi, troublante découverte.
Jambes qui se recherchent, arabesques incertaine.
                                            Corazón ilusión.

Tango bleu du Bonheur :
Regards, double miroir qui reflète l’extase.
Mains pareilles aux oiseaux récoltant le soleil.
Corps, deux ondes charnelles, halètements rythmiques.
Jambes qui se poursuivent, se frôlent et s’accouplent.
                                             Corazón felicidad.

Tango rouge de la Passion :
Regards, lances de feu qui transpercent et qui brûlent.
Mains, tiges nerveuses pétrissant le désir.
Corps, transes enfiévrées, tension voluptueuse.
Jambes qui s’entremêlent, se quittent et se reprennent.
                                             Corazón fuego.

Tango mauve de la Jalousie :
Regards, vrilles d’angoisse qui déchiquettent l’âme.
Mains, crispation fébriles en quête d’une réponse.
Corps, spasmes douloureux, inquiétude des sens.
Jambes qui s’entrechoquent en accords dissonants.
                                            Corazón lagrimas.

Tango noir du Désespoir :
Regards, plaies qui saignent en hurlements muets.
Mains comme ailes meurtries s’égarant dans le vide.
Corps brisés qui se cambrent vers une ultime flamme.
Jambes, ballet perdu qui cris son agonie.
                                             Corazón dolor.

 

©Ellen Fernex        
 
 

 

 

 


 
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