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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:29
Palmiers à Bora Bora

 

 

 

 

 

Je m’en vais mon amour
Loin de ce monde embrasé
Par les fournaises de l’été,
Ou de ces terres étouffées
Par les pluies meurtrières
A l’heure des moissons.
 
Je m’en vais irrésistiblement
Sans avoir connu tes caresses
Ni la passion de tes baisers
Mais toujours
Avec ce rêve de palmes
Courbées
Sur les eaux bleues.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 06:26
La batellerie sur le Rhône

 

 

 
 
Laisser venir, laisser partir,
Enseignement du fleuve.
 
Les chalands le caressent,
Les péniches, les coches d’eau
Lui offrent leurs seings éphémères.
 
Il s’éloigne en apesanteur,
Le ciel entier réfugié
Dans son miroir mouvant.
 
Et le reflet des rives
Devient l’essence du réel.  
 
© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 06:31
Eric Grimstead Photography


 

 



Peuple Cri ! vos camps aux bords de James Baie
j’ose les croire autre qu’un bivouac
halte éreintée et de passage
entre un pays de nulle part
et les vœux de votre âme
allez-vous repartir pour un désir d'ailleurs
dans Waskaganish j'ai entendu des rires
de vos enfants c’est sûr
à Wemendji vu leurs folles tignasses
secouant à peine l'ennui de vos enfermements
où rôdent encor tant de promesses
fils perdus de passés volés 
à vos familles

leurs jeux sous vos regards las
j'en pleure ce soir en sachant que ma lampe
n’y peut rien réchauffer
de votre vie au bout du bout de tout
et toi Chisasibi que le monde moderne
a dépouillé des riens qui fit de vous des rois
chaque Inuit a nom d'un astre à la dérive
dont le royaume est mort
vous Premières Nations sans plus ce goût à vivre
 dépouillés par les blancs
et leurs sombres mensonges
huiles ocres cuirs et poils dont vous fûtes sevrés
qu’offrir à vos descendances

colliers pagnes et barques de jadis
vous errez aux présents ayant perdu de vue
ces futurs incertains
à quoi bon de nouvelles naissances
à baigner dans les eaux
de la Baie éternelle
serons-nous donc vaincus refusons-le
 que cesse leur main-basse
et n’aient raison de nous leurs vils succès …..
femme nos couches nous attendent
il nous faut bien ce
 qu’avant la fin de l’an le Ciel Cri applaudisse…
 
©Claude Gauthier
 


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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 06:22
Dortoir de l'abbaye de Sénanque.

Photo François de Dijon

 

 

 
 
L’asile du silence
tient au bout de son doigt
les astres du temps…
 
Rien ne déborde
rien ne s’épuise…
 
L’ivresse fixe
le monde et l’espace
en cette demeure close
où l’éternel se recueille
mais ne s’explique pas !...
 
© Victor Varjac
Antibes, le 28 novembre 1999

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 06:32
Forêt d’Afrique

 

 
 
 
Aux cimes des futaies de la nef séculière
Eclaboussées de chant, écrasées de lumière
Le soleil dompté pénètre l’intimité secrète
Des frondaisons à la luxuriance verte.
 
Festons et dentelles nervurées
Couronnes de lierre ciselées
Sont vitrail de jade clair opalescent
Où pullulent les ombres feux follets verdoyants.
 
Genèse profane auréolé de vertes lueurs
Les juvéniles parures se perlent d’une chaude sueur.
 
A l’unisson des anges de leurs voix frémissantes sauvages,
Des antiennes et répons du noble ramage,
Sous le dais frémissant de la voute feuillus
Rameaux et jeunes pousses s’entrelacent émus.
 
Alliance printanière baignée de brume sucrée
Où sève et miellat poissent l’air ensoleillé.
 
©Béatrice Pailler



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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 06:33
Portrait de Jeanne Loiseau par Paul-Émile Chabas

 

 

 
 
Saisis du vain regret des grands songes antiques,
Parfois nous repeuplons nos Olympes déserts:
Erreur des aïeux morts hantant nos cœurs mystiques !
Le Temps, dernier des dieux, chancelle au sein des airs. 
 
L'atome, obéissant aux forces despotiques,
Dans l'abîme infini n'a point d'âges divers ;
L'horloge suspendue aux éternels portiques
Marque une heure immuable à l'immense univers.
 
Le passé, l'avenir-inconstantes chimères-
Troublent par leurs aspects des êtres éphémères
Qui naquirent hier et périront demain.
 
Quel sens auraient ces mots pour la matière sombre,
Qui, soumise à jamais aux changements sans nombre,
N'a point eu d'origine et n'aura point de fin ?
 
Jeanne Loiseau
Extrait des Sonnets philosophiques
 
 
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:34
Vu sur GraphicAmi.com

 

 
 
 
 
 
Moi, trop terre à terre ?
Mais, mon cher ami, puisque vous m’autorisez à m’expliquer
en y mettant les formes,
la terre,
j’aurais préféré qu’elle soit carrée.
Ç’aurait ainsi été plus facile en effet,
non seulement pour moi,
mais également pour tout le monde,
d’arrondir les angles
en fonction de la tournure des événements.
 
Ah, décidément, vous en faites des histoires,
vous, les auteurs écrivant sous la dictée
de je ne sais quel besoin d’hésiter si souvent
entre un vers à moitié vide ou un autre à moitié plein.
 
Si ça continue,
je sens que je vais encore me retrouver
au beau milieu d’un tas de trucs sans queue ni tête,
dans la peau d’une symphonie inachevée
en quête d’un simple point d’encrage
et qui s’imaginerait volontiers tirée à quatre épingles
après en avoir vu de toutes les couleurs
au moment d’essuyer la dernière cartouche.
 
Impression ? Mais c’est bien plus qu’une impression !
Le bouquet de fleurs sur le point d’éclore en ce moment
commence d’ailleurs à m’exaspérer
en continuant à répéter sans arrêt
qu’il est blanc comme neige
et compte bien le rester.
 
Enfin, quoi qu’il en soit, ne faites surtout plus aucun bruit.
Eh oui, la discrétion s’impose.
à présent, je crois bien qu’il dort à points fermés.
Mais alors, d’où vient ce curieux pressentiment
qu’il me reste encore tout de même
un poème sur la conscience ?
Attendons la suite et – qui sait ? –
un jour, peut-être…
 
©Michel Duprez

 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 06:45
 
Recension : Claude Bardinet – «  Nomographie poétique » édition Edilivre – 2016 –
123 pages – format : 20 x 13.
 
Le titre à lui seul nous interroge déjà, il légifère !
 Oui, « Nomographie poétique » nous invite à un singulier voyage, beaux, périlleux, aussi incertain qu’une piste en Afrique en période d’hivernage.
L’objectif se mérite. L’énigme doit se résoudre.
Claude Bardinet poète ? Certes ! Peintre ? Assurément !
Alors risquons-nous dans l’aventure.
 
« Je m’envole au firmament.../... »
 
Il annonce la couleur. Abaque, serti d’un possible futur d’une théorie  quantique, remettant en question bien des certitudes et autres idées reçues explorant l’esprit humain en ses zones solaires et lunaires.
Nous savons la vacuité absente et au nombre d’or, il évoque le noyau d’or.
Notre poète est peintre, docteur en lettres et géographe, il se fait scientifique, passeur, timonier et tente de fixer le point sur l’océan des connaissances en se plaçant dans le sillage universel autant qu’éclectique des O. Khayyâm, F. Pétrarque, M. d’ Ocagne, M. Fréchet, Le Corbusier, G. Pérec, E. Guillevic, J. Roubaud, A. Breton et bien d’autres beaux esprits.
Claude Bardinet transgresse les règles et normes établies, il nous convie à une sorte de transcendance cosmique en pesanteur et abysses insondables.
Il nous extirpe de nous-mêmes aux forceps et perçoit déjà l’aurore des temps nouveaux.
 
« Je sais qu’il reste fort à faire
Mes espérances sont oniriques. »
 
Avec lui, nous sillonnons dans l’indéfini, le possible en gestation, les acquis revisités.
Je serais tenté de dire que la poésie de Claude Bardinet est une voie initiatique qui ne s’adresse qu’à des esprits aguerris, des disciples.
Mais à bien y songer et surtout à le lire c’est faux, car cette poésie plutôt informelle a son rythme, son souffle, ses images mêmes hermétiques se révèlent.
Il suffit pour les lecteurs néophytes de se laisser transporter pour cueillir ça et là d’intrigantes images.
 
« L’œil photographe
Ne hume pas
Il mémorise
Il archive.../... »
 
J’y vois très bien le rituel d’une danse séculaire conduisant à la transe des esprits et des corps luisant de fards et de transpiration.
A ces instants précis, l’homme se fond à la Terre-Mère et ainsi par extension à l’univers.
Fervent militant et défenseur de la couche d’ozone, avocat écologiste d’une terre en péril, (Même ses livres portent le label «  Imprim’ Vert. ») le poète devient photographe du désastre.
Comme Henri Chopin, il rythme ou musicalise la pandémie.
Au fil de notre pérégrination, nous découvrons un Claude Bardinet qui tire la sonnette d’alarme en espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard. A ce titre notre poète se fait le berger des abeilles.
Mais Claude Bardinet a bien des cordes à son arc et il sait redevenir le poète sensible, fragile, émotionnel et romantique qui s’envole vers le firmament dans la joie, le rire et l’amour.
Sa plume soudain s’empourpre, fleurit, calligraphie des embellies. 
Il prend aussi position entre autres, pour les vietnamiens qui ont dû surmonter leur destin malheureux ou pour le manchot « empereur » luttant contre les vents glacés et protégeant l’œuf unique sur ses pattes.
Romantique, oui ! Il laisse glisser ses pensées sur le miroir de la Loire. Il sait se faire épicurien amoureux des bons vins et philosophe pour apprendre le fameux : « Connais-toi, toi-même ! »
Allez, permettons à Abélard, à Saint Bernard, ou au moine tibétain de lui donner un petit coup de pouce.
 
« A souhaiter que son destin
Se confonde avec le chemin
Ecrit dans ses pieux parchemins. »
 
Homme de lumière le poète s’insurge et fustige l’inquiétante et sombre résurgence des obscurantismes et fanatismes de toutes obédiences.
A ce propos d’ailleurs et pas tout à fait sans raison, Spinoza ne disait-il pas : « Dieu est l’asile de l’ignorance. » Quant au poète grec Odysseus Elitys, il nous rappelle que : « La poésie corrige les erreurs de Dieu. »
Les textes sont parfois sarcastiques, désopilants, acides, tout un monde à contre sens et à contre courant de l’ordre établi, mais ne manquent jamais d’humour.
Jeux de la dérision afin de ne pas trop se prendre au sérieux, reflets détournés ou modifiés de notre société dont il dénonce également l’absurdité et l’iniquité.
Il lui arrive aussi d’user de quelques vieux aphorismes qu’il accommode à la sauce bardinienne.
Quant à l’épilogue, chute incontournable, vous resterez plantés sur une possible équation entres abaques futuristes, verbicrucistés indécises, quantiques probables, vacuité discutable et entropies incertaines.
A vos tablettes, calculettes et faites au mieux pour tenter la probable résolution.
 
Michel Bénard.
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:41
Oeuvre en titre: « Amants » peinture sur papier de Ode©

 

 
 
 
Genèse

Tournent, tournent les saisons
Tourne, tourne l'océan, tourne
Et le sable, sous la roue du soleil
Roule et roule pour nous les heures


Recommencement

Tourne et retourne le vent
Une à une les brèves secondes
Et les pages du temps
Dont nous écrirons les prochains chapitres


Naissance

S'en retourne le passé sans l'oublier
Le cours des événements où nous ferons escale
S'enroule comme plante épiphyte
Torsadées les amours nouvelles


Prélude

Se vrilleront les gestes amoureux
Les mots dits et la présence
Dans les grandes aires enflammées
Des tendres amants réunis



Émergence

Lumineuses seront les saisons nouvelles
En dehors du temps et de l'espace
Inédites et glorieuses puissances
De l'escalade du bonheur


Création

À l'heure bleue nous pèserons le temps
Attiserons les braises
Baptiserons d'un nom nouveau
Nos amours aurorales



Pérennité

Irons à la rencontre assoiffée des fleuves
Une étoile ancienne venue d'Orion
Nous guidera dans nos nuits bleues
Et dans la suite de nos jours


Éternité

Les doux silences des amants
Seront entendus dans l'Univers
Au-delà du vin bu et de la levure du temps
Transgressant l'infinie clarté de leur ivresse



Mémoire

Et la mémoire fait le tour du pinacle
Pour aller dormir au ruisseau béni
Un chant d'oiseau est le témoin
Ô vaste mystère des hauteurs
À en épuiser le regard
À en retourner le souffle
Mémoire des amants d'éternité !



Ode©
25 mars de l'An Deux

 
 
 
 

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 06:32
Apollon et les neuf muses

 

 
 
 
Ô sublimes troubles des arts
Peintures ou sculptures
Littératures ou belles musiques
Blessez mon cœur
D’émotions brûlantes
Pour que pleure mon âme
Par tant de charme et d’allégresse !
 
Je voudrais en mourir
Tant en mon for intérieur
La beauté vibre avec fureur
Elle me rend ivre de joie
Et en la vie me rend la foi
Lorsqu’elle atteint le zénith
De mon trop sensible cœur…
 
Ô muses qui par magie
Inspirez les âmes
Lancez le galop de nos esprits
D’artistes en souffrance
D’ouvrages éternels
Visitez-nous, si nous en sommes dignes
Même si nous ne sommes que frêles sources !
 
Elevez nos esprits aux pinacles
Des créations dignes des dieux
Capables d’émouvoir l’Olympe
Nous avons le pouvoir
De faire couler une larme de joie
Coulant des yeux trop durs
Des tyrans et des rois…
 
D’un rayon de soleil
Nous dessinons le ciel
D’un trait de lune
Nous effaçons les rancunes
D’une note de musique
Nous voici enfin pacifiques !
Les arts transcendent les âmes !
 
Est-il plus belle destinée
Que de servir les arts
En dépit des fatigues
Maladies, épuisements ?
Non, pas de plaintes
Pour servir de tels maîtres
Sublimes sous le ciel étoilé !…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 10 septembre 2017
 
 


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