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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 06:37

 

 

 

 


 
 
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 06:25


 

 

 

Mettre un voile sur ses yeux
Pour voir l'invisible
Car le cœur
Ne voit qu'avec les yeux abstraits

Baisser les yeux
Mettre un voile sur son cœur
Pour voir avec les yeux de l'âme
Plus profonde sera la découverte

Tout voir avec ces yeux
Ne peut être que merveille

Les yeux abstraits
Voient l'origine des choses
Ils savent traduire
L'âme de l'Autre
L'âme de la Nature
De la Bête
L'âme de la Mer
De la Terre

Les yeux abstraits
Savent ce qui est vrai
Perçoivent le mensonge
Reconnaissent La Vérité
Ils savent qui trompe
Qui dit les mots du cœur
Dénoncent l'intéressé
Révèlent l'amour et l'amitié
Ouvrent les portes de la générosité
De l'abandon
Aux sentiments sincères

Les yeux abstraits
Yeux du cœur
Yeux de l'âme
Voient l'invisible
Car tout est là

Ils regardent
Dans le tête à tête
Des âmes
Disent à mon cœur
Que tu es vrai
N'es pas mensonge
Que jamais le mal ne viendra par toi
Ils voient tout
Sentent tout
Me disent tout
Sur toi
La Nature
Les Hommes
La Terre

Écouter le calme
En soi
Ne plus souffrir des duperies
Que ne voient pas venir
Les yeux acquis
Déformés par la connaissance apprise
Perception faussée

~§~

Je te vois avec les yeux de l'âme
J'ai mis un voile sur mes yeux
Mon cœur a pris le voile
Pour mieux te voir
Te sentir et t’aimer

Je te vois avec les yeux abstraits
Et, ce que je vois
Est Beauté
L'Amour t'habite
Je regarde dans tes yeux abstraits
Et je t'aime !

Ode©  
 

 


 
 
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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 04:24


 


être un secrétaire des résiliences
où chaque tiroir est comme une alliance
pour que le temps efface,
les souffrances des maux trop efficaces…

être ce meuble sublime
qui cache tant de pauvres films
tant de pauvretés humaines
que dans son âme l’homme traîne

à mesure que passe le temps
le doute s’installe dans mon esprit
le meuble sera-t-il assez grand
pour cacher du monde le mépris ?

on peut nous clouer sur une croix
sans violence sur notre corps
mais avec un grand choix
de cruautés sur l’âme et ses rebords

dans l’un des tiroirs
en sublime marqueterie
j’ai rangé mes colères sans les boires
sans faiblesses ni mièvreries

j’ai voulu faire le choix
contraire à l’orgueil des rois
de brûler mes violences
et de les remplacer par l’élégance

arrivera le temps du trop-plein
où le meuble craquera sous le poids
plus rien ne sera caché en son sein
même s’il s’agissait d’un robuste bois

il y a pourtant un tiroir étrange,
il semble usé à force d’échanges
il en sort comme du brouillard
mais avant tout il est bavard

le voleur du temps est passé
des souvenirs, il a tout effacé
je ne sais plus qui je suis
ni ce qu’à pu être ma vie

on me dit malade
pourtant je n’ai point de fièvre
toujours prêt pour des balades
dans les paysages d’orfèvres

on dit que je perds la tête
mais je la sens à sa place
bien vissée et prête pour la fête
et aller danser dans les palaces

« allez, venez, monsieur !
c’est l’heure de votre sieste »
et de la piqûre au postérieur
pour garder de beaux restes…


que m’est-il arrivé ?
plus de souvenirs
ni lourds ni légers
plus de passé, plus d’avenir…

 
©Jean Dornac
Lannion, le 14 avril 2021
 
 
 
 
 


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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 06:54
Photo Hélène Bourgès

 

 
 
Chaque matin l’homme attend
Immobile à l’arrêt du car
Sa haute silhouette balayée par le vent
Mouillée par la pluie, transie par le gel     
              Il attend
Il repart seul quand le car est passé
Coupant à travers les labours
Elle est partie, il y a si longtemps
En lui disant je reviendrai
Il est fou disent les gens
Qui le croisent en riant

Un matin, le car est reparti
La laissant devant l’arrêt
Figés, ils se sont regardés
             Longtemps
Et sans rien dire
Sans rien demander
Consumés d’espérance
Ils se sont serrés     
              Longtemps
Puis ils sont repartis, à pied à travers champs
Éblouis du soleil d’un amour évident
 
©Bernard Delpech 
 
 
 
 
 
 

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 06:42
Catherine Chauloux - Poétiquement déjanté


 

Le poème qui amena la réponse humoristique sous forme de poème de Louis Delorme, publiée hier à ce lien :

http://www.couleurs-poesies-jdornac.com/2021/04/message-de-louis-delorme.html

 


   
Elle se jupe à fleur du matin et s'aurore les joues de menu fretin
Ses cheveux radieux se tobbogandent le soleil à genoux
et tous les papillons s'antennent les mains de poudrin de chou
Si le chat miaule mi-raisin, elle s'oreille de rire, se dent de cristal
et se petite langue de susurre...

 

Si le rouge-gorge se carousselle au soleil et se pschitte le dessoudézel
dans le ''senbon'' des groseilles ; elle se pelouse, se sable, se petit cailloute,
se mûre les doigts de sucre bleu et se petite fontaine la grande soif

 

Quand la rosée rosarum rosis se palatine sur la mousse
elle se roule d'hamamélis et se rire d'éclabousse

 

Je la trésor, elle m'escarboucle l'impossible du ciel, quand l'azur se pupille
dans le tendre de ses yeux où le miel se caramélise et se pluie

 

Elle liane ma joie, un peu plus chaque jour panda

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER      
 
 
 
 
 
 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:38
Max Ernst


 

26 Septembre 2019 ( à la suite d'un échange avec Jeanne Champel Grenier sur la créativité de Queneau et Loëc Demey etc...)

POEME

J'aime mouvementer les choses, les proportionner à mes capacités déductionnelles. Je prolifère mes idées, je les tarabiscote. Il me faut subtiler l'ordinaire, saperlipopetter le superflu. J'ai besoin de tournicoter les images et de bourriquer ceux à qui je les destinationne car il faut bien qu'ils se méningisent un peu la cervelle et se tirlicotent les sangs.

J'amoncelle les bribes de rien. Je tournemire les mots qui veulent bien se laisser débarouler dans les occultes barres de mon esprit torsioturé par les aléas, b, c, d de la viestence. Je relationne toutes sortes d'éventualistances et je me satifactionne de ce que je scribe en pensottant que certains se prendront à mon élucubrationite aigüe. La Muse reconnaîtra ses ouailles aïe et les nectarisera de belle sorte afin que tous se retrouvaillent que vaille dans le paradirvana que j'ai inventorié pour eux.

©Louis Delorme  
 
 


 
 

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 06:31


Traduction en Occitan Limousin par Béatrice Gaudy

 


Respecter la laïcité
est respecter tout à la fois
les Croyants et les Incroyants
que chacun puisse librement exprimer ses convictions
sans qu’au nom d’Icelles
les Croyants coupent
la tête des Incroyants
sans qu’au nom d’Icelles
les Incroyants coupent
la tête des Croyants

 

Respecter la religion
lorsque c’est mot d’ordre politique
est respecter uniquement
les Croyants
Ou plutôt
respecter la religion
est respecter son contenu
même lorsqu’elle prône
la discrimination humaine
ou
le meurtre

 

Je ne respecte pas ce qui appelle au meurtre
ou à la discrimination humaine


©Béatrice GAUDY


 * * *  


Respeta lo laïcita
ei respeta tout à lo fè
loû Cresent e loû Incresent
que chacun pèche libramen espremi sa counvicioun
sen qu’au noum de quela-qui
loû Cresent copan
lo tèto de loû Incresent
sen qu’au noum de quela-qui
loû Incresent copan
lo tèto de loû Cresent

 

Respeta lo religiu
quorum qu’en mot d’ordre poulitie
ei respeta unicamen
loû Cresent
O plutot
respeta lo religiu
ei respeta soun countengut
memo quouro lo prono
lo discrimani umano
o
lou murtre

 

lo ne respete pa co que pelé au murtre
o à lo discriminaci umano


©Béatrice GAUDY

 

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 06:34
Photo Jdornac©


 

 

Sous l’apparente inertie hivernale, tout vibrionne, foisonne, pulse.
Pour se hisser hors de leurs cachots, les racines bataillent en un combat titanesque.
Lignes de vie gorgées de sucs internes, elles naissent de quelques secrètes copulations.
La poussée des tiges écorche l’immobilité des mousses, les plissés se défroissent, l’herbe broute le sol engourdi, les feuilles bousculent la léthargie des branches, elles blasonnent l’écorce des arbres,
une libellule interroge le matin.

Comme un torrent trop longtemps contenu, la végétation s’échappe en langues voraces vers des enluminures colorées.

L’hiver s’est pendu au gibet d’un rayon de soleil.
La horde carnassière prend possession de ses hoiries.

©Nicole Hardouin.

 

 
 
 

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:41

 
 
 

à l’ogre
qui nous mord la cervelle
à gorge rassasiée
 
se rebeller
face aux sombres officines
qui délugent l’anecdotique
sur leurs écrans assoiffés
 
drainer
le tout-à-l’égout
du trop vite-parler
 
s’insurger
à rebrousse-ondes
contre les abîmes
d’écervelés

               vaincre
               l’autel magnétique
              de chaînes et tablettes
              qui assoiffent nos rétines
 
              coloniser
              l’obésité du sur-dire
              par un cheval de Troie
 
             court-circuit
             de véhémences
             ou pléthore


en ce monde intoxiqué ?

 

©Claude Luezior

 


        

 

 

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 06:27


 

 


Quand je n’aurai plus
l’âge de courir
à la rencontre
des pays de la terre…
mes yeux… mes yeux
grands ouverts
voyageront pour moi
à cheval
sur le dos des saisons
aux visages changeants…
Les oiseaux m’apprendront
les secrets de la nature
enfermés
dans des rouleaux
de ciel
et je retrouverai
cette écriture magique
dans la transhumance
des jours
et la joie des collines…
Tous ces ailleurs
autour de moi
sont des murmures…
… des chants… des prières
autant d’appels
qui découvrent
un espace nouveau
sous le plancher
trop étroit
de ma cage mortelle…
Tel un prisonnier
j’écope
le sable des secondes
qui m’envahit
et me leste
et cherche à m’emporter
dans un monde
où l’espoir n’est plus
qu'une route oubliée…
Je ne renonce pas
car de joie vivre
vivre le visible
quotidien de matière
sans ignorer
que l’invisible commence
dans l’oeil cristallin
des miroirs…
 

© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 

 
 
 
 
 
 

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