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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 06:50


 


Cette main qui voit et se noie dans le mutisme
Ces doigts qui regardent et se terrent dans le plan fixe
Ces gestes qui se perdent dans l’arrêt sur image
Ces bras qui ne soufflent mots de leur violence contenue
Je les tiens en les paroles qui me montent aux yeux
Je les serre entre mes paupières tertiaires
Je les accompagne dans la pause du bruit
Je les étreins dans le choc des désirs fluorescents

 

©Gérard Leyzieux      
Extraits du recueil « Gestuaire », Editions Stellamaris
                
 
   
 
 

 

 

 

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 06:26


 


Je suis un point de feu sur la crête d’un volcan,
dans l’océan, entre des horizons mouvants,
le feu qui brille sur l’immensité des eaux,
le vif, non seulement un appel,
la folie d’un rêve qui perce l’horizon,
le point où le rêve est le vif et le vif est le rêve.
 
©Sonia Elvireanu                 

 


 
 

 

 

 

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 06:35


Poème de Barnabé Laye et la sculpture est de Franceleine Debellefontaine.


Gravées sur la peau du temps nos lignes de vie nos errances
Et l’obscur destin qui nous pousse en avant.
Nous ne savons rien de ces alphabets impénétrables
Saignés dans le granit au bord du chemin.
Nous marchons dans le brouillard des vaines espérances
Et des horizons de muraille.

 

©Barnabé Laye
             
 

 

 


 
 

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 06:36


 

 


La nuit vient avec ses doigts de silence
Effacer les souffrances du jour.
Tout ce temps égrainé
Au sablier de l’absence,
Ces heures distillés dans le coeur
Comme un poison subtil.
Ton nom renaît sur mes lèvres
Et pétales de jais,
En libellules
Poudrées de lapis-lazuli,
Caressant mon corps ensommeillé
D’un minéral frissonnement.

 

©Denise Bernhardt    

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.                                        
 
 
 
 
   

 

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:22


 

 

Pour approcher plus encor
L’immensité sidérale et neigeuse,
Dérision du rêve
Sans cesse renouvelé,
Je voudrais être,
Orgueilleux, téméraire
Des nuages,
Le sculpteur de l’éphémère.

 

© Gérard Gautier  
Extrait du recueil « Je suis une île » aux éditions L'Echarpe
 

 
 

 

 

 

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 06:47


 

 

Depuis des siècles, l’homme
A eu trop à porter
jusqu’à son ciel s’effrite
En débris de rayons.

Et même le vers du poète
Qui s’appuyait sur douze pieds
Devient bancal et boiteux…

Comme la chaise géante,
Antipersonnelle et vide
Sur la Place des Nations,
Où nul pays ne peut s’asseoir
Sans s’effondrer de l’intérieur…

© Luce Péclard

Extrait du recueil « Le Feuil », aux Editions du Madrier

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 06:40


 

Voie d’escale, l’horizon du sentier gravite sur la pente du jour. Contredanse aux heures, le ballet des fougères module sa verve.
Le jour claudique. Le soir vient en maître. Entre ombre et lumière, les fougères penchent incertaines du choix.
Jour battu, la nuit distribue son jeu. Écartées, nos heures sont reines. Cousues de sommeil, elles incendient tout désarroi. Elles roulent en boule le monde draps et songes défaits, cueillent aux plis de l’œil fougères et sentier mêlés.

 
©Béatrice Pailler
 
Extraits d’Aubier
Revue Écrit(s) du Nord
N° 35-36 2019

 

 

 


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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 06:30


 

 

 

c’est dans cet excès de nature que je viens planter
notre grand poème géologique son silence indicible
entre vignes et oliviers sur des terrasses d’évidences
où rire d’aimer est un chemin sûr
des tonneaux d’impatientes clartés roulent
comme des petites filles amusées d’un acte multiplié
de mise au monde
les dieux calmes et transparents ont dépensé
depuis longtemps l’argent de leurs certitudes
ils mènent une ronde de douce ébriété
qu’ils boivent à même nos ciels sensibles

 

© Barbara Auzou.                

Extrait du recueil « Mais la danse du paysage » @( Poèmes)-Barbara Auzou-5 Sens Editions Genève( Suisse)  

 

 

 

 

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 06:39

 

Je suis né
Pour semer
Pour aimer
Désaimer
Pour nouer
Dénouer
Je suis né
Pour tes
Beaux yeux
Zieuter
Tes yeux Je suis né Pour ma gueule
Pour gueuler Je suis né Pour vivre
Survivre Seul

 

© David Chomier
Extrait du nouveau recueil de David Chomier : Vivons à Mort      
 
 
 
 

 

 

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 06:57
Shawna Erback, peintre surréaliste


 


 
 je suis enfantée du sang et de la glaise,
de la côte d’Adam,
d’une nouvelle orfèvrerie de lumière tissus en soupirs…
je regarde la lune, je tourne autour du soleil,
je dis à la pierre et au ciel mère,
et pourtant, je m’attache aux choses, aux états, aux éphémères créatures que je crée par hasard
la chute est en moi,
je sens son goût salé tel du sang
j’entends la voix de l’ange,
qui semble déserte…
de mes pleures il lui pousse
une nouvelle paire d’ailes,
je vois s'effondrer la lourdeur du péché,
l’air s’émacie jusqu’à devenir onde,
la larme purifie même si elle pleurait juste pour une seconde…
j’ai peur que mon ange  ne sonne trop tôt,
je ne peux plus ensorceler le temps,
des voix s’entendent dans mes veines
elles murmurent que la fin approche,
ô, qu’il me donne encore une saison, un automne,
qu’il me serre dans ses bras,
qu’il  me tende la main afin que je guérisse une pensée éternelle…
puis, je vais me montrer devant lui telle qu’il me veut :
dénudée, mais sans corps,
délivrée de tous mes amours …
je les regarde se ranimer :
des vierges bleues marchant
au-dessus des eaux de ma pensée,
fumantes, brûlantes,        
délivrant le temps pétrifié en secondes

© Elina Adam                                               
 
 
 

 

 

 

 

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