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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:43
J’attraperai le jour – Victor Varjac
 
 
 
A Roméo
 
 
 
J’attraperai le jour
par la taille
et glisserai le soir
dans le creux de mon oreille
mais entre ces deux extrêmes
qui se touchent
et forment l’alliance
du cadran
la douce pluie des secondes
comme la confidence
d’une ligne ininterrompue
capture et emporte
l’ombre de chaque geste
qui fait la grandeur
et l’espoir d’une vie…

©Victor Varjac
Antibes, mai 1997

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 06:47
Élévation – Béatrice Pailler
©Paul Delvaux
 
 
 
Là, où l’éther se mêle
Au cœur saint de l’amante nue,
L’âme hante la nue,
Vole, lutte, éternelle
Au sein du chœur des volutes.
 
©Béatrice Pailler



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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 06:49
Cherchez l’erreur – Michel Duprez
 
 
 
 
Tremblez sur vos assises,
théorie tout juste bonne
à faire peur aux enfants que nous sommes
et continuons souvent à demeurer
une fois devenus grands.
 
Les années sont peut-être des balais
destinés à chasser les noms,
mais une chose est sûre : il est des circonstances
où dire non ne sera jamais de refus.
 
Sur ce : vade retro, Satana,
en premier lieu – honneur aux dames -,
entre deux mises en bière,
qu'elle soit brune ou blonde, à votre convenance,
celle qui nous attend un jour à la sortie,
surnommée la fille à la faucille,
et qui clame en vous pointant du doigt,
avec une vraie tête d'enterrement :
« Toi, tu finiras bientôt entre quatre planches ! »
 
Rendez-vous compte : se retrouver fauché à notre âge,
comment voulez-vous que l'on s'y fasse ?
 
Ah, mais attendez un peu, là, attendez...
Vous ne trouvez pas que ça sonne faux ?
Dans cette situation sens dessus dessous,
quelque chose ne tient pas debout :
finir entre quatre planches....
Il ne faut pas être Einstein
pour en déduire que deux manquent à l'appel,
deux issues de secours,
mais aussi de salut.
 
Tenez, en parlant de planches,
j'ai connu un gars qui, après s'être laissé prendre au piège,
a d'abord tremblé d'effroi,
puis fut littéralement cloué sur place,
enfin tellement refroidi,
qu'il en est mort.
 
©Michel DUPREZ

 
 
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 06:43
Ma vie, ma destinée ! – Djida Cherfi
©René Magritte
 
 
 
 
Je tombe de haut,
je n’ai pas fini de tomber.
Je porte le fardeau de
mes interminables regrets.
J’ai jeté mon dévolu sur
des erreurs à perpétuité ;
non pas que je l’ai voulu
mais c’est mon emprisonnante destinée.    
Il a été écrit qu’un jour
je percerais le voile de la vie
mais le message était trop court
pour un mystère qui m’a tout pris.
Il a bien été écrit
qu’un beau matin je naîtrai,
mais il n’a pas été dit
que trop de fois je me perdrai.
J’ai jeté mon dévolu
sur des erreurs à répétition ;
non pas que je l’ai voulu
mais ce sont les fruits de mes passions.
Il a été écrit qu’un jour,
je poserai les pieds sur cette terre
mais jamais que, parfois, mes pas seraient lourds
et les événements éphémères !
Oh, J’aurais dû n’émettre
que les sons de doux sourires,
et calmer les ardeurs
frivoles de mes fous-rires.
Au lieu de cela, je me suis emballée trop vite
pour des choses, à la fois graves et banales,
mais qui n’on pas été écrites.
 
©Djida CHERFI
Août 2016



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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:06
Recension A. Racine Senghor. «  Dessous la lampe » - par Michel Bénard
Recension A. Racine Senghor. «  Dessous la lampe » - Abis éditions – 2015 – format 12x20 59 pages.
 
             « Dessous la lampe hissée haut, d’où veille le Serviteur Maître de la plume.../...» R.S
 
Ce fût fin Juillet 2016 à Dakar à la Fondation Léopold Sédar Senghor que j’ai eu le privilège de rencontrer, de découvrir et de partager avec le poète et intellectuel Racine Senghor.
En réalité ce jour là j’ai croisé un authentique poète comme l’Afrique a souvent su nous en offrir et qui porte son regard sur le monde tout en revendiquant sa source identitaire liée au petit paradis des Bolongs, lieu des plus favorables à l’âme éthérée d’un poète.
La composition d’un recueil, chez un poète africain n’est jamais anodine, le plus souvent il s’adresse aux anciens, aux défricheurs, aux âmes en voyage dans l’autre royaume.
Mais il s’adresse également à ses contemporains, aux proches de la famille ou aux amis.
Avec son recueil dernier né «  Dessous la lampe » Racine Senghor n’échappe pas à la règle.
Son préfacier Raphaël Ndiaye (1) le situe bien comme étant le poète des Bolongs, du Siné Saloum, de la Somone, paysages magnifiques entre terre, mer et ciel où se reflète son identité poétique que se perpétuera naturellement au fil du temps et de l’œuvre.
Raphaël Ndiaye voit en Racine Senghor un poète quelque peu semblable à une étoffe spongieuse qui absorbe les rumeurs et nuances du monde avec constance avant de les réinterpréter.
Racine Senghor est un poète attentif, à l’écoute, interrogatif, aux aguets un peu comme un grand fauve dans la savane.
Il poursuit son périple avec opiniâtreté et discrétion  sous le regard complice de ses grands ainés, Léopold Sédar Senghor, Aimée Césaire, Léon Gontran Damas, Birago Diop etc.  dont il perpétue l’esprit. Il en déjoue les arcanes et en décrypte les codes.
Au fil de mon errance clandestine dans l’imagerie poétique de Racine Senghor j’ai l’impression de me confondre entre le sable, le sel et l’eau des lagunes du Saloum, n’ayant que les rêves en mirages d’une vieille pirogue à l’abandon pour me rattacher.
Le poème liminaire est une forme de déclaration d’amour posthume à ses sœurs encore jeunes, belles et trop tôt disparues pour devenir des anges-fleurs dans les grands jardins célestes.
Certes nous sommes ici confrontés à la poésie d’un érudit, d’un lettré, mais tout au long de ses vers libres ou libérés nous sentons battre le rythme de son héritage et il s’en fait le porte étendard du Sahara aux Caraïbes.
Racine Senghor appartient à ces voix de la jeune Afrique qui pérennisent l’engagement, l’émancipation des grands et vénérables ainés.
Avec de semblables poètes rassembleurs à la volonté fraternelle et humanistes l’Afrique surpassera la belle image de sa «  négritude » avec pour but initial de :
 
« ../...redonner vie au mouvement de toute chose,
irriguer toutes les artères du monde
du sang palpitant de notre cœur. »
 
Oui, les poètes sont bien les élus de leur race.
Ce n’est sans doute pas un hasard, car il me semble qu’il n’existe pas, que Racine Senghor soit entre autres hautes fonctions officielles, allant de l’ Harmonisation des enseignements secondaires dans les pays francophones d’Afrique, Directeur des Arts, ainsi que Directeur du Cabinet au Ministère de la Culture et actuellement administrateur du fameux monument de la Renaissance africaine à Dakar, monumentale et symbolique sculpture dominant la mer et abritant un musée d’ art africain ancien et contemporain.
Racine Senghor a pour crédo ce vers ;
 
« Paix sur vous, mes sœurs, mes frères, Paix ! »
 
qui correspond parfaitement à ce cri d’espérance et d’enthousiasme :
 
« Debout parmi les hommes pour demain ! »  
 
Bien que nourrit de son bel idéal humaniste, Racine Senghor est aussi, hélas rattrapé par l’horreur de la société au quotidien, l’inqualifiable de la cruauté de certains «  hommes. » D’ailleurs peut-on encore nommer ainsi de semblables monstres ?
La réalité dépasse souvent la fiction, alors le poète blessé, torturé, affligé, rend hommage à une très jeune fille, Selbé, victime du mal, de la géhenne, qui symbolise malheureusement d’autres faits similaires, et qui fût terrassée par la bête, le violeur, l’assassin !
 
« Qu’aucun enfant plus jamais ne gise ainsi
Violée, immolée sur l’autel de la Bête. »
 
Ce poème à bien y réfléchir n’est qu’un épiphénomène signifiant toutes les autres recrudescences des haines aveugles, des ignorances réductrices et des pandémies obscurantistes abolissant l’humain et l’amour au profit du glaive triomphant sur l’autel des dogmatismes.
Par ce texte émouvant « Sang de Selbé, » Racine Senghor nous invite à demeurer vigilants et à lutter contre la barbarie omniprésente, à prendre garde aux masques des faussaires de la politique et des religions.
L’espérance, la foi demeurent cependant et dans une extrême sensibilité nous retrouvons dans les douceurs parfumées d’une nuit sur la Somone le miracle de la naissance, donc celui de la vie !
Racine Senghor glorifie et protège la mémoire de ses maîtres à penser, il les questionne afin sans doute de mieux retrouver son harmonie, ses convections.
 
« Dis-moi, Mandela, quelle foi a maintenu ton esprit. »      
    
Telle est sa façon à lui d’évoquer les icônes de l’identité africaine, de l’indépendance, de la liberté !
Il est des poèmes que j’associerai volontiers aux chants des piroguiers de Raphaël Ndiaye glissant en silence dans la nuit vers la mémoire des anciens.
En tant qu’occidental, certaines subtilités ethniques ou expressions m’échappent, mais l’âme du texte est immuable et s’exprime dans sa transcendance, jusqu’à me révéler ses liens et sources, là où sommeillent les germes de l’origine.
Le poète Racine Senghor progresse avec sagesse et prudence sur les pas des élus, des prédécesseurs, il recherche ses terres, ses sources, celles de la première heure qui le conduirons vers un meilleur avenir.
Face à la mer, sur ses hautes marches il vibre sous les effets de la renaissance.
Il en fera l’observatoire du monde et se nourrira de la force du baobab millénaire.
Si nous retenons notre souffle, si nous demeurons attentifs, les roulements des tam-tams sur le monde, déferleront jusqu’à nous pour nous transmettre le rythme de la vie.
Le langage est riche, personnel avec ici et là une nuance hermétique où le symbole prend la parole. Il en est pour ce voyage en compagnie du griot Guewel.
Il refait l’expérience du monde, peut-être veut-il ralentir le temps, voire revenir en arrière, reprendre une position fœtale, au péril de sa vie lorsque la mer se démonte.
Il s’agit bien là d’un voyage initiatique.
Le texte se veut également un hymne d’Amour, à la Paix, à l’Harmonie, au transcendantal au travers de la liberté du verbe et de son expression.     
Il transmet et perpétue la parole du griot en situation.
Racine Senghor à l’instar  de nombreux intellectuels, poètes, écrivains, philosophes, artistes, est attaché au renouveau des lettres et des arts, il est un homme de la renaissance qui porte haut son regard bien au-delà de l’incontournable élan de la «  négritude » cher à ses grands initiateurs et visionnaires.
Racine Senghor est bien le poète de la renaissance, cependant pas à n’importe quel prix.
Il veut le partage, la lumière, l’équité, la vérité, la liberté et l’Amour en talisman:
 
«  Totalité d’une Afrique Une dans sa diversité
Riche de la diversité
de ses cultures convergentes
Tendues vers le même commun idéal
d’Amour
Et de Paix sur tous les espaces
des enfants d’Adama. » 
   
Peut-être est-ce cela la Néo-Négritude si chère à Jacques Rabémananjara.
 
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
 
PS : «  Que la poésie, indéfiniment, nous comble de sa magie et ne cesse d’engendrer, pour mieux nous inspirer, des rêves toujours plus beaux sur des sites sans référence !
                                                             Jacques Rabémananjara. Paris le 24-02-2004.
 
(1) Raphaël Ndiaye – Directeur Général de la Fondation Léopold Sédar Senghor.
Recension A. Racine Senghor. «  Dessous la lampe » - par Michel Bénard
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 06:48
Mains – Ode
Oeuvre en titre de Viviane Cisinsky©
 
 
 
Ta main offerte
Grande comme l'étoile
Ta main ouverte
Blonde comme bord de mer
Vient se reposer sur la mienne
Le ciel est vert d'étoiles
La mer est blonde de sable

Ta main dessine le ciel et la mer
Dans ma main offerte
Ma main ouverte
Entre étoiles et sable
Et mer verte
Comme brise légère
Tu nous crées

Nos mains grandes étoiles
Nos mains bleues de mer
Nos mains vertes de ciel
Nos mains sables blonds
Nos mains accrochées
Au clair pinceau des couleurs
Nous nous créons

Dis, tu as vu 
Nous avons des doigts de lune

Ode©
 
http://zodode.5.50megs.com/CS/mains.htm



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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 06:41
L’enlacement – Jean Dornac
 
 
 
 
Est-il un geste plus simple et affectueux
Que l’on aime de l’enfance à la vieillesse
Qui se pratique pour rendre l’autre heureux
C’est un acte d’une très réelle noblesse !
 
Mais il arrive, après une rupture
Que l’on perde cette merveille
Et l’on comprend la lourde blessure
On sait que plus rien ne sera pareil…
 
Je n’ai plus que le vide qui m’enlace
Et c’est la vie qui, sans toi, me lasse
Où sont passés les bras de l’amour
Qui devaient m’enlacer pour toujours ?
 
Dans l’arc de tes bras j’étais en sécurité
Dans ton étreinte, je me savais aimé
Mais depuis que tu les as retirés, un soir
 Ma vie se décline en couleur noire…
 
Nous étions pourtant bien tous les deux
Lorsque nos âmes dansaient dans nos yeux
Nous n’avions guère besoin de parler
Pour savoir combien nous étions aimés
 
Qu’a-t-il de plus que le mien, ce nouveau cœur
Qui soudain a surgi dans ta vie pour détruire
Et installer dans mon esprit une sinistre peur
De perdre ce que nous voulions construire ?
 
Depuis que tu le connais lorsque tu m’enlaçais
Etait-ce ton cœur qui encore m’aimait
Ou l’horrible vipère me mordant au cou
Injectant son mortel venin pour que je devienne fou ?
 
Et tu es partie, oubliant même un dernier enlacement
Pour rejoindre au plus vite, le voleur, ton amant !
Oui, le vide seul t’a remplacée depuis ce sinistre jour
Où j’ai compris que le mensonge ressemblait aussi à l’amour…
 
Il fut doux, le poids de tes bras sur mes épaules
Il est écrasant celui de sa cruelle absence
Je pourrais bien parcourir toute la Gaule
Que je ne trouverais plus à ma vie le moindre sens…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 25 septembre 2016



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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 06:44
Le monde des vampires – Pierfetz
 
 
 
 
Les fantômes de nos manoirs
Habillent notre rêve quotidien,
Du plus récent au plus ancien.
On les aime qu'ils soient blancs ou noirs !
 
Les vampires n'ont pas de couleur.
Fourbes, amis, galants, pythons,
Ils envahissent notre coeur.
Chapelles, clubs, races ou nations,
Ils nous font perdre la raison.
Doux chantages et compromissions
Vampires savent donner pour mieux prendre,
A l'affût de nos émotions
Incapables de nous défendre.
 
Les fantômes ne sont pas à craindre,
Ils sont nos rêves apparentés.
Les vampires savent mieux nous atteindre
Jusqu'en nos âmes épouvantées.
L'horreur compagne de l'épouvante
Fait fuir le monde à leur approche.
Les vampires marivaudent et chantent
Et leur tendresse nous accroche.
 
Leur langage se fait idéal,
Comme une mante religieuse.
La manipulation mentale
Devient une arme délicieuse.
 
Leurs victimes donnent souvent naissance
A de gentils petits humains,
Ce sont des vampires en puissance,
Prêts à exploiter leur prochain.
 
Il faut louer les jardiniers
Qui remettent en question ce monde,
Arrachent et jettent ces immondes:
Les liserons de nos sentiers,
Les coucous dans le nid des autres,
Les parasites qui s'y vautrent.
 
Les petits vampires sont très proches.
Ils sont là, sans cesse aux aguets,
Toujours prêts à vider nos poches,
Comme le font les pickpockets.
De leur olympe les grands vampires
Nous paraissent à mille lieux;
Pourtant on peut craindre le pire,
Ils nous manipulent comme des dieux !
Les vampires sont des dieux de guerre,
Ils ne cherchent que leur profit.
L'humain ne les occupe guère,
L'intérêt est leur lieu maudit.
 
Pierfetz ©
 
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-2Vampires.htm



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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 07:48
Ne tourne pas rond ! - Salah Bekka
 
 
 
 
As-tu besoin d’un témoin
Pour déclarer ta flamme ?
Et crois-tu être aussi loin
Du cœur de cette femme ?
 
À ces questions je trouve réponse,
Pour t’ajouter chez les galants ;
Compose chaque geste avec confiance,
Dans la tradition des vrais amants ;
 
Puis laisse ta bouche guider tes lèvres
Comme un enfant !
Et ne sois pas un mauvais lièvre,
Perdu aux champs !
 
Écoute ton cœur
Qui brûle au fond !
Fixe tes yeux avec douceur
Et ne tourne pas rond !
 
Libère ton corps de cette torpeur !
Soulève ce couvercle qui le bloque !
Laisse échapper cette douce vapeur !
Alors, elle provoquera le choc ;
 
Dans vos envies et vos désirs, 
Entre vos visages aux beaux sourires,
L’amour viendra prendre racine,
Et il poussera d’une manière fine ;
 
Dans cet intérieur où vit l’estime
Qui fait de chaque corps une moitié,
La romance écrira sa rime
Pour faire de vous deux, un entier.
 
Dans ce beau milieu où coule la vie,
Vous donnerez les plus beau signes,
Ils vous rapprocheront de vos envies,
Comme ils vous dégageront des épines ;
 
Alors, ne tourne pas rond !
Fais de cette union, un filon !
Agis surtout en grand garçon ! 
Marque par tes actes la cour des grands !
 

©Salah BEKKA. Auteur

Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France



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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 06:38
Gérer mes souffrances – Kacem Issad
 
 
 
Je tutoie mon créateur,
Je lui raconte mes peines.
Ces prières qui jaillissent de ma gorge,
Arrosent un cœur épuisé.
L’espoir de voir mon concepteur
Éclairer d’une bougie
Mes chemins assombris,
Me redonne une once de vigueur
Pour poursuivre ma marche
Dans ces voies sans voix.
 
©Kacem Issad



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