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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:36
COMPLICITÉ – Recueil de Ode et Robert Bonnefoy
J’ai la grande joie de vous présenter le recueil de poésie à quatre mains de Ode et Robert Bonnefoy. Je ne peux que vous le recommander, tant l’amour y est mis à son rang, le premier, par deux formidables poètes… (Jean Dornac)
 
Pour vous le procurer, deux adresses :
 
COMPLICITÉ – Recueil de Ode et Robert Bonnefoy
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 07:28
Mon cœur bat – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Son cœur bat et il ne sait même pas pourquoi…
Quelle magie fait qu’il soit en vie ?
Quel tour de passe-passe le fait danser
Au centre de sa poitrine, parfois jusqu’à la folie ?
 
A quoi bon tous ces battements inutiles
Puisqu’il n’y a nul écho venant d’un cœur de femme
Disant qu’il serait si bon et si désirable
Que leurs deux cœurs enfin s’accordent
 
Et qu’il serait merveilleux que tous deux
S’aiment sans tabou ni limite
Qu’ensemble par une folle parade
Ils dansent et s’épuisent à l’unisson…
 
A quoi bon ces battements qui sonnent creux
Si nul autre cœur ne répond
Chantant en duo avec ces martèlements
Que la vie est si belle à deux ?
 
Un cœur à qui l’on refuse l’amour
A quoi pourrait-il servir
Sinon juste à survivre et toujours souffrir
D’une solitude infernale à jamais mortelle ?…
 
Alors, depuis le temps
Il a affalé les voiles
Avant de s’échouer
Sur la plage sans amours
 
Celle des pirates
Ou des désespérés
Qui n’attendent plus rien
Sinon la fin…
 
Il le sait, ce cœur
Que nulle terre féminine
Ne le laissera plus accoster
Et encore moins aborder…
 
Mille récifs s’accumuleront
Devant le navire en détresse
Et les sirènes hurleront à la mort
De l’orphelin des belles amours…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 12 mars 2017




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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:29
La complainte de Rutebeuf - Robert Bonnefoy
J’ai le bonheur et l’honneur d’accueillir parmi nous Robert Bonnefoy ! Bienvenue à lui ! (Jean Dornac)
 
 
 
 
 
Que reste t'il des feux qui brûlaient dans mon âtre,
Sont-ils à tout jamais éteints dans ma maison ?
Mes brins d'amours sont froids et couvrent ma saison ;
Amis, ce soir, tout seul, la cendre m'est noirâtre...
 
Devenus trop grisants, j'ai songé sans débattre
Que mes mots soient blessants jusqu'à la déraison :
J'avais peur d'être fou, petit dans la raison,
De froisser le bon droit, de n'être qu'un bellâtre.
 
Si loin que je peux voir mon être est désormais
Près de ses souvenirs parfumés dans la moire,
Tenus en grand secret, et rangés dans l’armoire...
 
Et dès lors, fatigué, je pleure, réprimé,
Tant pour tout ce gâchis qu'en regret sublimé...
Aimés, ils sont gravés au cœur de mon grimoire.
 
Sonnet en Acrostiche Robert Bonnefoy©
Rutebeuf (1230-1285)




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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:59
L’Amour Eperdu – Yves Romel Toussaint
Rubens "Léda et le cygne"
 
 
 
Mes lampes pleurent
sans mèches
et sans carburant
j’ose même effleurer ta peau
en lessivant ton corps
et par chute molle
j’ai fait overdose
sur les rumeurs
de tes yeux.
 
Ma langue… je la dédie
à celles qui sont folles de Saint Antoine
en repoussant l’avenir
quand les dieux font l’amour
dans ma chambre
même les jours blessés.
 
©Yves Romel Toussaint




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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:45
Tempête en baie de Morgat – Claire Prendkis
 
 
 
 
 
Océan, tu fais peur, océan insolent, tu montres tes dents
l'écume bave, la houle bleu marine roule sous le vent
 
De la côte, le mugissement des sirènes s'enfonce dans le noir
Baie des Trépassés, les marins jaunes trempés ont largué tout espoir.
 
Sur la terre, les coiffes dansent, le vent n'écoute pas leurs plaintes
Le Dieu des mers ignore fronts inquiets, mains jointes
 
Elles serrent leurs paniers effrangés, oscillent comme pendules
et lorgnent le petit point là-bas que les flots bousculent
 
Mais ce jeu de cache-cache ne fait pas rire les enfants
là-bas leurs pères luttent contre les vents
 
Dans le petit point il y a leurs maris
et la mer qui n'en a cure et qui rit.
 
Petit marin roux collé au tablier flottant
tu pries aussi, supplique les dieux méchants.
 
Tu maudis et le vent et la houle et la mer
et fixe le petit point noir où s'engloutit ton père.
 
Ce soir, devant le feu, le vieux fauteuil fatigué
garde la place du fier marin noyé.
 
Des chuchotements, des prières jusqu'au matiin
puis l'orage inconstant a pris un autre chemin
 
mais la mer a gardé les corps,
dans l'âtre un peu de braise encore.
 
La croix au-dessus de la cheminée
souffre encore d'avoir été palpée
 
et le gémissement des bouées dans la baie
salue les frondeurs qui osent s'y mesurer.
 
Le petit roux le sait, la mer ne sera pas sa tombe
sa mère le gardera dans son jupon, dans son ombre,
 
après le cimetière, on visitera sa future maison,
au bout de la rue, la conserverie de poissons.
 
©Claire Prendkis
 




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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:48
Coup de gueule – Michèle Freud
 
 
 
 
 
Depuis quelque temps, elle avait les nerfs en pelote et elle finit par se tricoter une belle colère.
 
« Ecoute-moi bien, Jules, j’en ai ras la marmite de ta trogne de momie. Tu passes ton temps à regarder la télé, tu ne me vois même plus. Tu veux que je te dise : avec toi, c’est l’hiver en toute saison. Non seulement rien ne trotte dans ta mansarde mais tu ne sais même plus te fendre la poire comme un cachalot. On ne peut pas dire que tu as un tigre dans le moteur, seulement un petit ver, pas vigousse pour deux sous et à peine luisant.
 
Pendant que du matin au soir, tu pantoufles dans ton fauteuil, les yeux rivés sur un écran, moi, je meurs, oui je meurs… de faim, pas de pain, non, mais de grands espaces, d’imprévus, d’insolite, de mystère, d’estradinaires, et cette faim-là, t’es pas cap’ de l’apaiser.
 
Je voudrais tant atteindre la maison de l’ivresse, pas avec des cataractes de beaujolpif mais en sortant du quotidien. Et toi, m’as-tu déjà proposé d’aller bivouaquer sur une étoile filante, pêcher le saumon en Alaska ? M’as-tu déjà propulsé sur ton balai dans les jardins de Babylone ? As-tu inventé pour moi un élixir à grimper aux rideaux ? Bien sûr que non, tu ne connais que la routine. Et tordre le cou à cette coriace, c’est aussi difficile pour toi que de gravir l’Everest en tongues. Tu sais, dans la vie, il faut s’en trimbaler dans sa caboche, il faut en avoir dans sa boîte à idées. Mais toi, tu t’en tartines les coquillettes. Tu es devenu un constipé des méninges, un engourdi du cervelet.
 
Mais l’heure du réveil a sonné : ébroue-toi, secoue-toi, bouge, sois intrépide, audacieux, farfelutise-toi, deviens clown. Et puis, jardine dans ton cœur qui, j’en suis sûre, est resté tendre. Il serait même délicieux en vinaigrette ! Cela te fait rire, tes yeux brillent, ta mine s’éclaire ! Embrasse-moi. Oh, regarde, un cyclamen fleurit entre nos mains ! Allez, viens déguster une bonne tartine d’amour et de soleil. Viens, bousculine-moi et faisons de notre vie une fête quotidienne.
 
©Michèle Freud



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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:40
Je me baignerai – Denise Bernhardt
 
 
 
 
 
Je me baignerai
Dans l’eau de tes poèmes
Pour laver le mal
Laver les larmes des nuits.
Je renaîtrai dans l’eau de ton regard
Qui me fera femme belle
Pour tes mains attentives.
Nous appartiendrons au sable
A la vague amoureuse
Au souffle salé du silence
Et le matin nous découvrira
Algues enlacées oubliées par la mer.
 
© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 07:34
Création continue – Luce Péclard
 
 
 
 
Une foulque
Trace un petit « V »,
Et le cygne
En dessine un grand.
 
Paraphes mêlés,
Signes de victoire
Imprimés sur l’eau.
 
Parchemins d’un nouveau genre,
Les chenaux et les canaux
Déroulent ces brefs sillages,
Fluide et muette harmonie
Toujours en train d’apparaître.

© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:37
AVATAR 2015 – Nancy Turnier-Férère
 
 
 
 
                            (la deuxième personne, pour toi seul (e) 2015)
 
 
Tu commandes une journée bourrée
De souhaits de joie et enveloppée
D’une pluie métamorphosée en rêverie
Sans fin, d’un paysage mouillé à l’infini.
Le destin t’offre une journée pluvieuse
Qui se déborde à verse et s’avoue heureuse
Pour toi seul (e).
 
Journée palpitante changeant la nature,
Les êtres, les allées, les sentiers et les murs.
Pluie et arc-en-ciel, zéphyr somptueux,
Buées de la terre au bouquet vaporeux,
Étrenne folle et bizarre aux confins du cœur
Se délocalisent, s’élancent d’une écluse de bonheur
Pour toi seul (e).
 
Tu déballes ton présent à la hâte afin de jouir
De cette résonance qui bruisse sans finir
Sur les tôles ondulées de ta case. Le sol assoiffé
Et les arbres dénudés de fleurs au ton vif, coiffés
De cette eau bénie du ciel qui chasse la chaleur,
Change le papillon et la libellule d’une autre couleur
Pour toi seul (e).
 
Cette métamorphose aux trésors prodigieux,
De ce jour non étoilé et fastueux,
Qui charme et fascine une pluie tiède d’été,
Invite la tristesse et le désespoir à s’égarer.
Les brindilles de gouttelettes ensoleillées
T’enchantent, se noient sur ta face émerveillée
Tout, pour toi seul (e).
 
Une aire bohémienne sans effroi
Sans soucis ni décrets ni lois
Te déguise en gitane d’un air érotique.
Avant que la dernière goutte ne te quitte,
La nature te choie te dédie sans limite
Une nova aveuglante aux rayons radieux
Te lance en flèche vers la cour des dieux
Sans angoisse, pour des lendemains heureux
 
Pour toi.
Pour toi tout (e) seul (e).
Ce que tu aimes ton cadeau !
 
©Nancy Turnier-Férère
(Chants de Rêves Cris d’espoir 2012)




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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 07:40
Le temps change nos pas – Victor Varjac
 
 
 
 
A maman pour ses 76 ans
 
 
Le temps change nos pas
où rien ne demeure
car nous avançons
vers la forêt des âmes
où frissonne la lumière…
Lorsque l’enfance
n'est plus
qu’une lointaine voix
qu’il est doux
de se souvenir
de ces lieux évanouis
où nous étions
l’étreinte et le bonheur
de la belle insouciance…
Dans nos poitrines poussent
les fleurs que nos yeux
ont saisi du regard
et aujourd’hui
nos mains toutes froissées
portent encore
l’empreinte vivace
des parfums de la sève…
… mais nous sommes
le destin d’un mystère
et tel un rêve dressé
au milieu de l’espace
nous renaissons sans cesse
pour traduire le cri
de la graine du cœur !...

© Victor Varjac
Antibes, le 28 septembre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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