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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 08:19

 

A... ou... B... ?

 


 
Les dernières lueurs
Du soleil s'estompent...
Le rose et le gris se fondent,...
Aquarelle du bonheur ....
"Fais de jolis rêves"...

 

Mollement étalé
Comme un chat fatigué,
Laisse-toi dériver
A des songes merveilleux....
...."Fais de très beaux rêves"...
Blotti sur l'oreiller
Tu fermes alors les yeux,
Et tu te laisses flotter
Comme en apesanteur...

 

A présent, choisissez A ou B selon la fin que vous préférez !...


A
Mais quel est cet effroi
T'éveillant dans la peur ?...
Tu as cauchemardé :
Ce rêve... c'était moi !...
 
B
Quand le matin viendra
Dans ses premières lueurs,
Tu diras ..."j'ai rêvé"...
Et le soleil est là...
 

©Lydia Montigny  
 
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris      
 
 
 

 


 
 
 

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 07:31
Pierre Jakez Helias


 

 

Cette appartenance même à la collection « Terre humaine » de Malaurie devait bientôt faire bondir maints contradicteurs, dont le plus virulent, Xavier Grall, étalera ses reproches au long d’un « droit de réponse » qu’il s’arrogera sous le titre « le Cheval couché » : « la civilisation bretonne est-elle réellement morte au point qu’on dût lui ériger ce monumental tombeau ? » (Le cheval couché, p. 45).

Mais revenons au premier ouvrage et à son auteur Pierre Jakez Helias. Le succès de son « Cheval d’orgueil » se concrétisera par des millions d’exemplaires vendus et près de vingt traductions de par le monde. Tardivement, la presse escortera ce qui s’impose dès lors comme une évidence éclatante au départ d’un récit autobiographique et ethnologique : c’est que la langue en est imagée et savoureuse et sent bon la communion avec la terre et, Bretagne oblige, la mer. Et c’est vrai que ses histoires ont un charme fou !

Un certain art de vivre surgit en outre de ces pages dont l’auteur dira, bien plus tard : « je trouve que la société dans laquelle j’ai vécu avait atteint un degré de civilisation considérable ». En même temps, le trop heureux élu de ces choix populaires écrira : « Je ne suis fier de rien. Mon plaisir c’est d’écrire, de mettre au point quelque chose que je sens en moi. Je le fais de mon mieux. Je me fais plaisir avant tout. Je suis un égoïste ». Il conclura encore, plusieurs années plus tard, la suite de son autobiographie sous le titre « le Quêteur de mémoire » (1990), par cette affirmation : « Je me sens parfaitement bilingue et biculturé, doublement acclimaté ». Il rejoint en somme son grand devancier qu’est Anatole Le Braz (1859-1926) qui lutta pour des cours publics de breton et présida l’Union régionaliste bretonne, et qui temporisait ses élans en concédant : « Le Breton que je suis doit trop à la France ». Il anticipe en somme un courant d’idées plus récent, comme celui d’Amin Maalouf, qu’il eût sans doute adoré quand il affirme : « je n’ai pas plusieurs identités, je n’en ai qu’une, faite de tous les éléments qui l’ont façonnée, selon un « dosage particulier qui n’est jamais le même d’une personne à l’autre ».

 

©Pierre Guérande      
 
 
 

 

 

 

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 07:33

Rome Deguergue : « La part des femmes suivi de & Ros(e) Noir(e)  - roman –
Editions l’Harmattan – AGA – Février 2021 – format 14x21 – nombre de pages 417.

Impressions de lecture :

Ce nouveau roman « La part des femmes suivi de Ros(e) Noir(e) » de Rome Deguergue est introduit par un clin d’œil à l’éminent poète Henri Meschonnic dont la porte s’entrouvre sur une salle de soins dans une clinique en effervescence.


L’écriture de Rome Deguergue est très personnalisée, elle se révèle être une sorte de rupture avec l’esprit conventionnel. C’est une plume qui possède son rythme, sa cadence, ses codes d’expression, sa réalité fragmentée.      


Mais la question demeure en suspend où commence la littérature où s’achève-t-elle toutes les hypothèses sont permises. Symboliquement Rome Deguergue voit dans l’acte d’écriture comme un rythme pour marcher et évoluer plus vite sur le mode féminin ou masculin. Nous croisons de nombreuses références et citations de grands auteurs, comme Rilke, Goethe, Foucault etc.


Malgré nous, nous sommes transportés dans des espaces insolites aux rêves, aux témoignages de femmes, un univers érigé sur un champ de souffrance et d’absolue désorientation. C’est le constat pertinent d’une société en délitement minée à cœur, par la pantomime sociétale et de la bouffonnerie politique.


Rome Deguergue n’a pas assez de mots en ses trois langues pour tout nous révéler. Elle voudrait faire de son lecteur un compagnon de route, un témoin conscient et responsable d’un système qui a priori lui échappe. Reconstruire tel est le grand défi. Tous les ingrédients de notre société sont rassemblés dans les degrés de cette écriture déroutante qui aborde le monde de face au féminin comme au masculin.


Il faut lutter et se protéger de la déferlante médiatique, du vampirisme des réseaux dits sociaux, véritables chancres sous-jacents, qui infantilisent la société avec pour seul débouché, celui de d’une pensée unique aliénante.


Ici le fil de la vie se déroule sous toutes ses nuances, regardant vers le passé afin de mieux se projeter vers le futur. Mais quel futur je vous le demande ? Celui d’un monde virtuel où l’amour se déclinera dans un univers programmé, robotisé, où l’humanité agonisera sur ses déchets, ses détritus, ses fragments d’ignorance et de vanités suicidaires ? Un monde lézardé de toute part !   


Cet ouvrage intriguant de Rome Deguergue est ponctué de chapitres courts et édifiants sur la palette protéiforme d’un univers contemporain déviant, voué à son déclin comme toutes les autres formes de civilisations.


La plume de notre poétesse-romancière se présente à nous parfois sous un aspect hermétique, obscure, mais toujours vive, chargée d’énergie spontanée et d’une clairvoyance pertinente.         


Rome Deguergue nous fait évoluer sur un plan géopoétique ou géopolitique où il est sage d’avancer à pas comptés et avec précautions. Notre auteure nous brosse un remarquable portrait de nos contemporains, chez elle tout est observance et porte son regard en symbiose sur les femmes victimes de tyrans, de cruautés, femmes brisées dont les lois font des coupables, femmes sous tutelle emprisonnées dans leurs propres cellules familiales et soumises à un système juridique qui prétend les protéger pour ne faire que son contraire.


La parole de Rome Deguergue libère les femmes sous pressions, incarcérées dans la cage des traditions entretenues par les mâles dominants, crétinisés, endoctrinés et machistes.


Nous croisons au fil de notre lecture, des pages codées, algébriques, sorte d’écriture à quatre mains. Ecriture aux senteurs des terres du Nord et aux parfums d’outre-rhin, avec un petit détour inspirateur sur les pentes du Vésuve qui vit passer bon nombre de peintres et d’ écrivains, Hölderlin, Hugo, Dumas etc.


Nous sommes ici au cœur d’une écriture qui nous transporte de l’histoire du début du siècle jusqu’à notre monde connecté, formaté et cloné sur son smartphone ou tablette. Mais qu’est devenue l’odeur du livre ?


Face à un phénomène de société d’une civilisation de masse connectée sur une pensée globale soumise aux hystéries de minorités identitaires éternellement frustrées au féminin comme au masculin, face tout simplement à la vie et à l’humain : « Humain trop humain.../... » cet ouvrage de belle tenue littéraire et de haute sensibilité, exige votre attention et compréhension, sinon il ne vous reste qu’à passer votre chemin.


C’est une bien singulière promenade d’une intrigante narration où se pratique la libération au quotidien et qui ne manque pas au passage d’égratigner l’hypocrisie et les vieux tabous. Même la sexualité s’engage sur les chemins de la liberté partagée.


L’écriture se fragmente, impose sa cadence, déroule ses visions de la vie, offre ses pensées rompues et brisées.


Question ? L’amour est-il salvateur ? Réponse : où se trouve l’énergie pour évoquer l’indicible, pour affirmer la vérité, pour ne plus subir l’humiliation, l’injure.


« Derrière l’art sa cache la femme ou est-ce l’inverse ? »


Quant à la poésie trouve-t-elle sa place au cœur du temps qui passe ?


Témoignage d’une histoire générationnelle au féminin.


Ici je refermerai le livre afin que d’autres lecteurs puissent mieux l’ouvrir et l’interpréter, en laissant la conclusion non pas à un poète mais à un peintre qui lui aussi a bousculé les conventions, pionnier de l’abstraction et auteur d’un livre qui révolutionna l’esthétique : « Du spirituel dans l’art. », Kandinsky qui imaginait une nouvelle spiritualité au travers d’un art qui ne connaitrait : « ni peuple, ni frontière, mais la seule humanité. »


Et c’est bien ici qu’aimerait vous guider Rome Deguergue dans « La part des femmes... »    

Michel Bénard.

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 07:39


 

 

les mains enfoncées jusqu’aux coudes dans le vert
je sens les organes de mon corps aéré
des arbres ancestraux tremblent dans ses artères
voilà un nid, là-haut, près du cœur
et un autre plus bas, entres mes vertèbres.
un sérum tout vert, telle l’herbe, coule en moi
c’est avec lui que les oiseaux nourriront mon vol.

les mains jusqu’aux coudes dans mon océan intérieur
je sens les organes de mon cœur noyé
dans un liquide amniotique oublié,
je sens le goût doux-salé de la tristesse sur mes lèvres
le ciel sent l’herbe
son regard reste sur ma peau tel un signe,
telle la mémoire d’une feuille.

 

 © Elina Adam
recueil en préparation « La blessure de l'amphore »
               
 
 
 
 
 
 
 

 

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5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 07:35


 


Une voix s’éteint
Dans un concert de voix
Vois que tu n’es rien

 
© David Chomier    
Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris
 
 
   
 
 
 
 

 
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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 07:34
photo Dornac©


 

 

Des parfums d’humus et de lichens,
D’odeurs de branches finissantes
Et de feuilles froissées,
La forêt accompagne tes pas
Quand tu vas
Dans le vertige de l’air
Avec la mort familière
Pendue à ton épaule.
Alors tu n’entends plus ma main.
La lumière glisse
A l’ombre des fougères,
Et sous les chênes
Où murmurent les fées.
Mais nul n’osera t’enfermer
Dans ces envoûtements
Ni la mandragore
Ni la salamandre d’or,
Quant dut tressailles
Tout entier oublieux du monde
Pour un éclair d’acier,
Pour un frémissement
D’aile qui s’abat
Dans le linceul de l’aube.

 

©Denise Bernhardt  
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.                    
 
 
 
 
 

 

 

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 07:34


 

 

4 mars
S’interroger à neuf, douter, remettre en cause,
Sont les trois marchepieds du piéton des hauteurs.
Il grimpe sur la crête et s’accorde une pause
Aux replats, révélés du sentier des guetteurs.

5 mars
Guetteur par tous les temps, option à part entière,
Quel champ de découverte offert en continu !
Qui s’engage à franchir l’invisible frontière
De l’avant à l’après n’est jamais revenu.

6 mars
Panorama d’avant, perspective d’hier,
Et pays sans confins promis outre-limite
Sont comme un éventail mi-clos ou grand ouverts,
L’un pulsant simple histoire, et l’autre vaste mythe.

7 mars
Une histoire jaillit du fond de l’encrier,
Ruisseau de mots pressés remontant à la source.
L’eau sourd à la lisière, auprès d’un coudrier,
Et de goutte en filet se précise sa course.

A suivre…    


© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier                
 
 
 
 
 
 

 

 

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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 07:55
Louis Janmot - Poème de l'âme 16 - Le Vol de l’âme


 

 


Un peintre au poète dit un jour :
"Ami, comme moi,
habille le monde, tente la lumière"
Et le poète de répondre :
"J'habite la langue, avec ses ombres
avec ses masques, avec son sacrifice"
Puis le poète, tout en regardant l'horizon
et sur ses lèvres rien encore que des mots, dit :
"Mais la langue est-elle le monde ?"
Et puis il se tait,
sachant qu'il lui faut lier son destin au silence
et lier son destin à celui du peintre
pour que peut-être du geste
et de la langue
puisse naître la lumière (...)"

 

©MILOUD KEDDAR  

Extrait de ''Chemins de soi'' Ed. Flammes vives
       
 
 
 

 

 

 

 

 

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 07:36

Le geste était sincère et la réponse aussi.
Retenu puis lâché
Fugace, esquissé
Vers ta nuque porté
Tout entier à l’envie.
L’envie de te toucher
Seulement effleurer le lissé de ta peau
Recueillir l’impression d’un frisson dans ton dos.
Oser.
Oser délier mes doigts, prolongement du désir.
En retour m’éblouir de l’éclat d’un regard
De la fleur malicieuse offerte en un sourire
En réponse assentie à mon invitation.
Dédire que l’amour est le fruit du hasard
Souffrir qu’en amour il n’y ait point de raison.
Le geste était sincère et la réponse aussi
Instant d’éternité confisqué à l’ennui.
Quel merveilleux rivage que celui où en grève
S’effacent les murailles, se décrètent les trêves.

©Serge Lascar
Extrait du recueil Post-Scriptum - Edilivre 2021
       
 
 
 

 

 

 

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 07:45


 


Fin de saison début d’une autre, mais toujours l’appentis loge son bois. Les bûches disent le temps.
Elles parlent de la terre, de la hache et de la main qui la tient, de l’arbre et de la lumière qui l’habite. Les bûches disent l’hiver et le feu qui l’éloigne.
Lumière à dire, l’appentis de la page loge ses mots.


Il pleut. Il neige. La vitre crépite. Dehors et dedans s’entremêlent. Des fleurs de reflets embrassent la fenêtre. La brume des haleines mange la vitre.
L’heure n’a plus d’âge. Sa leçon apprise, elle joue aux sables du temps. Lointaine image du feu, la lampe grésille. Lumière boutant le froid, ici veillent les mots.

©Béatrice Pailler  
Extraits d’EAU-FORTE
Revue en ligne le Capital des Mots

http://www.le-capital-des-mots.fr/2018/11/le-capital-des-mots-beatrice-pailler.html
     
 
 

 

 

 

 

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