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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 06:32
L’usure


 

 


26 février
L’usure quotidienne au ras de l’existence
N’arrivera jamais à me prendre au filet !
Toujours rebondissant, j’étrécis la distance
Qui sépare mon chant de son prochain couplet.

 

27 février
Couplet d’une chanson unie à son refrain,
De l’univers surgie, y repartant sans cesse.
La ronde tourne en boucle avec le même entrain,
Eternel mouvement, symbole de jeunesse.

 

28 février
Le mouvement sans trêve est mon gage de vie,
Continuel échange entre esprit, âme et corps.
De ce choix dévolu, jamais je ne dévie,
Jusque dans le sommeil il me trouve en accord.

 

29 février
Le sommeil m’est permis juste tous les quatre ans,
Seulement dans le creux de l’an dit bissextile !
Hors du calendrier, il rentre dans le rang,
Un besoin pour d’aucuns, pour moi heure inutile.

 

A suivre…    
 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier        
 
 
 
 

 

 

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 06:36

 

 
 
23 février
Tout l’art de l’orpailleur s’allie à la rivière,
Au lit de sable offert par-dessus son miroir.
Au fil des feuilles d’eau se déchiffre un bréviaire,
Sur le crible en treillis se tamise un terroir.
 
24 février
Au crible du regard, combien de paysages
Pour rejoindre une fois son espace et son lieu ?
Quels peuples traversés, quel torrent de visages
Pour s’établir enfin dans son propre milieu ?
 
25 février
Les jours en enfilade au milieu du courant
Délimitent le temps, inlassable mesure.
Sous les pieds du passant, perpétuel migrant,
Ils posent leurs jalons sans connaître l’usure.
 
A suivre…    
 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier        
 
 
 
 
 

 
 
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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 06:32
Peinture de Louis Le Nain - Maréchal à sa forge - 1640


 

 

19 février
Ce qu’il faut décrypter, c’est le sens sous le mot,
Ce qui cherche à se dire ou qui se voit omettre.
Je m’exerce à comprendre un texte à demi-mot,
C’est un feu sous la cendre ouvert à l’oeil du maître.

 

20 février

Qui est dans l’absolu le maître du brasier
Allumé de couleurs, crépitant d’étincelles,
Sinon le forgeron, l’expert arquebusier
Prêt à délivrer l’or d’occultes escarcelles ?

 

21 février

Sous l’action du souffler émerge l’or vivant,
La parole éclatante en cluster de lumière.
Elle rayonne alors et nul dorénavant
Ne peut la renfermer dans sa gangue première.

 

22 février

Je cherche le filon, il est beaucoup de gangues,
La pépite a la sienne au fond du minerai.
Les vertus, les valeurs demeureront exsangues
Si l’orpailleur actif ne crée un geste vrai.

 

A suivre…    

 


© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier        

 

 


 
 

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 06:40


 


16 février

Grandir tel un érable, un saule, un peuplier,
Prendre garde aux moissons, aux promesses de gerbes,
Endosser la nature parmi les folles herbes !

 

17 février

Folle est ma randonnée en terre imaginaire,
C’est comme un double-monde où se réfugier.
Du lointain retentit son appel missionnaire :
En premier vient le verbe, à privilégier.

 

18 février

Le verbe est à lui seul une théologie !
A la périphérie, au centre, il est partout,
Dans la démagogie et dans la liturgie,
Usé, changé de sens par plus d’une manitou.

 

A suivre…    


© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier      
 
 

 


 
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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 06:29

 

12 février

Une quête au trésor n’a pas vraiment de fin.
Comme Ithaque fuyant devant les pas d’Ulysse
Il va se dérobant. Je reste sur ma faim,
Espérant qu’une fois la victoire entre en lice.

 

13 février

Victoire au plus offrant, que faut-il mettre en jeu ?
Sa ruse, son calcul ou son intelligence ?
Le coeur peut-être bien, et l’ardeur de son feu ?
Les tièdes en tout cas n’auront jamais de chance.

 

14 février

Une chance est d’aimer sans frein ni retenue,
D’oeuvrer dans le plein jour, d’ignorer la prison.
La volonté de faire étend son avenue,
Le désir de refaire abat toute cloison.

 

15 février

Si c’était à refaire, eh bien le referais-je ?
Beaucoup se sont déjà posé cette question.
A ces blessés de l’âme alors que répondrais-je
Si ce n’est de grandir avec la création.

 

A suivre…    


© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier      
 
 

 

 


 
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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 07:29

 

 

9 février

Un plan, quel mot choisi, relié à la cible !
Axé sur le futur, de son puissant moteur
Il vise le succès et tout devient possible,
Même ce qui semblait énigme à son auteur.

 

10 février

Quelle énigme m’attire au flanc des routes blanches
Vers les jalons secrets, les relais inconnus ?
Je marche sans arrêt, semaines et dimanches,
Dans mes filets tirant les faits non advenus.

 

11 février

Les filets ramenés sur le sable du temps
Avec leurs éclats vifs, leurs soubresauts d’écailles
Peu à peu moribonds dans le flux haletant,
Un trésor entrevu passant entre les mailles !

 

A suivre…    


© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier      

 

 

 


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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:38
Une escorte de démons…


 

 

5 février

Les humains vacillants comptent sur une escorte.
Ils la trouvent parfois hélas chez les démons
Et, même consentants, parmi cette cohorte,
Invoquent le secours de religieux sermons.

6 février

Quand j’ai soif de secours, il se matérialise :
Un arbre me captive, où quelque oiseau fervent
M’offre sa farandole, ourle une vocalise
Dans l’étoffe de l’air ondulé sous le vent.

7 février

D’universelle ampleur, l’étoffe sans couture
S’ajuste à tous les lieux, aux formes du vivant.
C’est une aile battante, une fluide sculpture
Que ne troue aucun dard, derrière ni devant !

8 février

Un dard est un trait d’ombre, une flèche mortelle
A retourner de suite à son expéditeur.
Sans peur, avec adresse, ainsi l’on démantèle
Tout plan prémédité, tout assaut destructeur.

A suivre…    

© Luce Péclard
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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 07:34
©Getty Images/Lonely Planet Images


 


2 février
Mais nous déambulons au milieu de colonnes :
Celles des amis chers, sans parti ni tabou,
et les arbres dressés, de printemps en automnes,
sous la voûte du ciel solidement debout.

 

3 février

Voûte est mon horizon si je lève les yeux,
Telle est sa profondeur que j’en ai le vertige !
Les bienveillants, les purs, des êtres merveilleux
S’y trouvent rassemblés, surprenante voltige.

 

4 février

C’est bien haute voltige et danse révélée
D’observer les ébats de mes anges gardiens.
Il y en a plusieurs, je reconnais d’emblée
Ceux qui servent d’escorte à mes pas quotidiens.

 

A suivre…    

© Luce Péclard

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 07:30
Photo : www.zdnet.fr/actualites


 

 


29 janvier
Mais on peut succomber pour les torrents d’images
Déferlant d’un écran dans toute la maison.
Devrais-je y résister, limiter les dommages,
Et choisir en ermite une seule oraison ?

30 janvier
L’ermite Nicolas, en ses visions de Flüe,
Priait et méditait sans discontinuer.
Dans cet état d’éveil, la sainteté afflue,
Rien ne peut l’endiguer ni la diminuer.

31 janvier
Quand faut-il endiguer ou laisser libre cours
Au flot énergisant qui sans fin nous traverse ?
Orage ou clapotis s’impose son discours,
Et parfois il nous fait tomber à la renverse !

1er février
Tomber est tout un art, surtout de bas en haut !
Se laisser aspirer par un raz de marée,
Se sentir soulevé comme une trombe d’eau
Et devenir colonne au firmament ancrée.

A suivre…  
 
© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 
 

 


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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 06:41
Fille avec une gerbe de maïs de William Henry Hunt

 

 
 
 
26 janvier
La glane, ô souvenirs, nous y allions jadis
Dans les champs d’ors verdis où nous piquait le chaume.
Quelques épis à terre et des volubilis
Nous trouvaient anoblis des marques du royaume.
 
27 janvier
Le royaume est présent là où nous respirons,
Main de justice à dextre et le sceptre à sénestre.
Une tige dressée et de blancs liserons
Sont insignes naïfs de mon règne terrestre.
 
28 janvier
Etre au monde ici-bas est une grâce insigne.
Je la goûte au centuple en chaque événement.
Tel un film déroulé, ma mémoire consigne
Les images, les sons, riches d’enseignement.
 
A suivre…   
 
© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 
 
 


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