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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 04:58
Tableau d’Hermann Eschke

 

 

 
 
 
22 janvier
Le port, ah quelle aubaine au bout de la tournée !
Un phare tutélaire y lance ses éclairs
Et la côte apparaît au soir de la journée,
Richement adornée, avec ses joyaux clairs.
 
23 janvier
Perles vives, joyaux, de toutes les couleurs,
Enseignes, feux tournants, lueurs de réverbères,
Une ville insolite illumine ses fleurs
Et parmi ses clartés dans le noir exubère.
 
24 janvier
C’est la cité nouvelle aux clartés innombrables,
Etoiles recouvrant le sol devenu ciel.
Les rayons aperçus ne sont pas comparables
A ceux de l’autrefois, au lustre artificiel.
 
25 janvier
Un lustre ou mille et un, le temps ne compte pas
Puisque c’est dans l’instant que l’éternité plane !
Et pour la mesurer, ni crayon ni compas :
Pour la peser non plus, refusée à la glane.
 
A suivre…   
 
© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 
 
 


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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 06:29
Alfred de Musset, Souvenir – Aquarelle d’Eugène Lami

 

 

 

 

19 janvier

Les scènes du préau ravivent la mémoire,

Souvenirs imprécis dans le passé béant.

Entre deux, l’existence et son grand champ de foire,

Avec maint épisode enfui dans le néant.

 

20 janvier

Le dernier épisode approche à pas de louve

Cherchant pour ses petits quelque chose à croquer.

L’esprit est resté net, mais le corps désapprouve,

De fatigue accablé, prêt à se disloquer.

 

21 janvier

Autrefois, la fatigue était la bienvenue.

On aimait revenir au bercail, au repos.

Maintenant, chaque geste en fait nous exténue

Et l’on recherche un port où demeurer dispos.

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 

 



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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:27
L’école d’autrefois (cliquer sur la photo pour voir le site d'origine de cette image)

 

 

15 janvier

La goutte reflétait les cimes majuscules,

Les ancêtres penchés sur son frêle berceau

Capitonné de mousse, orné de campanules,

A l’attache éphémère au pied d’un arbrisseau.

 

16 janvier

L’attache relâchée, elle entrait dans l’errance.

Plus de doux chuchotis, plus d’arbre auquel tenir,

Mais le sourd grondement dans une gorge en transe,

Le vertige inconnu, la peur de l’avenir.

 

17 janvier

Le vertige encadrait son clair ruissellement,

L’obligeait à se joindre au flot de la cascade.

Elle apprenait le monde et son bouillonnement,

Sans repère et sans but dans l’âpre cavalcade.

 

18 janvier

Où donc était le but assigné par l’enfance :

L’école après les jeux, les rondes, le cerceau,

La marelle et se bonds, la franche insouciance,

Le cartable oublié dans un coin de préau ?

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 



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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 06:27
Photo Claire Brisset

 

 

 

 

 

12 janvier

 

Ce radeau piloté contre vents et marées,

Sans trêve obéissant à la rose des vents,

Cherchant port accostable en toutes les contrées,

Je le veux personnel, libre de poursuivants !

 

13 janvier

 

Le cabotage est libre et la côte diverse

Où découvrir un roc, un à pic, des récifs,

Un dessin sur la grève, un layon de traverse,

Un delta et son fleuve aux mille bras lascifs.

 

14 janvier

 

Fleuve, large éventail sous la brise océane,

Tendrement déployé sur le sable marin…

Il ne sait plus sa source auprès de la gentiane,

Goutte à goutte suintant du glacier qui l’étreint.

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 



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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 06:25

 

 

 

 

8 janvier

 

Mais les bruits sont partout. Les étendards sonores

Enserrent la planète en tissant des réseaux.

On ne distingue plus les célestes mandores

Qui ravissaient la terre et son heure en fuseaux.

 

9 janvier

 

La terre se revêt d’une invisible chape

A force de courber sous les modernités.

A ces lois sans pitié, bienheureux qui échappe

En prenant des chemins rarement empruntés.

 

10 janvier

 

Chemins de haute haleine, où me conduisez-vous ?

Au profond des thalwegs, de vallons en collines.

Est-ce avec l’horizon que j’ai seul rendez-vous,

Par-delà les plateaux piquetés de dolines,

 

11 janvier

 

Plateaux au bord du ciel à l’aire littorale,

Continents sous la mer, qu’elle soit d’air ou d’eau,

Crête, nuage, écume en plaine vespérale,

Je vais de l’un à l’autre au gré de mon radeau.

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 



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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 06:20
Photo J.Dornac © - (Sénégal 1972, pendant ma période de service militaire obligatoire)

 

 

5 janvier

 

L’aurore est aux aguets même au cœur de la nuit.

Alerte, sentinelle ! Écoute, observe, intense,

A travers le brouillard et plus que l’ennui

L’instant où le soleil transperce le silence.

 

6 janvier

 

Le soleil comme un gong apparaît en solo,

Ouvrant la partition dans l’aube qui s’accorde.

Mille chants accourus lui forment un halo

Pour la coupe des sons qui tout à coup déborde.

 

7 janvier

 

La coupe résonnante invite à communier,

Intarissable, offert à l’oreille tendue.

Chacun devient alors l’écoutant-nautonier

Qui perçoit, hors les bruits, la voix de l’étendue.  

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 



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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 06:44
Photo J.Dornac©

Extraits d’un recueil en forme de semainier poétique, philosophique et symbolique. Œuvre magnifique dont je publierai régulièrement des extraits. Merci à Luce…

 

 

Semaine I

 

1er janvier

Pérégrine au long cours j’avance, solitaire,

A travers la pénombre, habit de la clarté.

Une forêt m’entoure. Elle est dépositaire

D’un secret qui fleurit en un lieu écarté.

 

2 janvier

Le lieu reste à trouver, sens de toute une vie,

Au-delà des taillis, des troncs entrecroisés

Rebrodés de lichens, la trace poursuivie

Emprunte des sentiers aux parcours opposés.

 

3 janvier

Quel sentiers explorer, peut-être sans issue,

Mais malgré le péril tellement engageant=,

Comment sans m’isoler passer inaperçue

Quand l’appel tous les jours se fait plus exigeant ?

 

4 janvier

Les jours émerveillés sont les pierres d’un gué

Sur le fleuve du temps enveloppé de brume.

En gardant l’œil ouvert, j’ai bientôt distingué

Le paysage intact dans l’aurore qui fume.

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 



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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 07:41
Photo J.Dornac©

 

 

 

Accepter peu à peu

De chercher sans trouver,

De frôler la réponse

Impossible à cerner,

 

Laisser les choses dans le flou

Comme brume au petit matin

Ou brouillard au soleil couchant,

Peut-être sans les dégager,

 

Naviguer dans l’imprécision,

L’à-peu-près, l’insécurité,

Donner sa chance à l’imprévu,

L’invisible et l’impondérable,

 

Rester entre deux eaux,

mi-poisson, mi-canard,

Dans un jeu de nageoires

Et de pattes palmées 

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 07:21
mediter-pour-etre-heureux.com

 

 

 

 

J’ai mis beaucoup de temps

A cesser de m’en faire,

Ne plus prendre sur moi

Tous les malheurs du monde,

Ne plus ouvrir les bras

Aux douleurs indicibles

Ni porter les fardeaux

D’un poids indivisible.

 

J’ai mis beaucoup de temps

A rassembler mon être

Et à me protéger

Des excès d’empathie,

A regagner le centre

D’où sourd, continûment,

Réserve de secours,

La force inextinguible.  

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 07:26
loveandco.over-blog.com

 

 

 

 

A vivre en décalage

Au long de l’existence,

Il se perdait en route.

 

Maint tourment, mainte énigme,

Mainte voie sans issue,

Maint élan incompris,

Maint dialogue étréci.

 

Il cherchait le bon carrefour,

Suppliait la rose des vents.

Ayant épuisé les recours,

Il se rongeait d’isolement.

 

Un jour, à bout, il décida

De déplier tous les zigzags,

D’aplanir les hauts et les bas.

Il sut dès lors apprivoiser

La plus directe ligne droite !

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


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