Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:22

 

rideaux.jpg

http://cdi.gannat.over-blog.com/



Marchant sur une scène
émoussé… imprécise… délavée…
l’homme apprend un rôle…
Entre la haine et la mort
il quémande les applaudissements
d’une bien pâle réalité
que le temps solitaire
ne cesse de pourfendre…
Ah ! Ce jeu grotesque
reconnaissable seulement
à nos présences insouciantes
disparaît tout à coup
quand nous plongeons
nos visages inquiets
dans la beauté vivante
de ce rêve perdu
et pourtant toujours proche
contenu dans l’espace !

© Victor Varjac
Antibes, novembre 1999


Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 09:08

 

La-rose-a-la-mouche.jpg

http://michelplaisir-peintremaxirealiste.blogspot.fr/2012_12_01_archive.html



S’envolent les mouches
Bruissent
Bourdonnent
Au sol se couchent
Le long des friches
Aux creux des niches
Chatoyantes bleutées
Vertes irisées.
Elles cherchent le miel
L’odeur vermeille
Le sang des corps
La sueur des morts.
Et sur les lèvres les bouches
S’agitent
S’affolent
S’accouplent les mouches.

© Béatrice Pailler



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:29

 

livre-vie-L-PaawYb.jpg

http://talent.paperblog.fr/6156843/le-livre-de-la-vie/



Quand j’ai l’âme sous vide,
Je sens bien que ma voix voyage à contre-voie.
L’écho correspondant se répand alors si vite
Que les pages se propagent
Avant que l’apparent nous sépare,
Laissant passer entre toi et moi
Tant d’incertitudes concernant ce bonheur
Tellement prodigieux qu’on le croirait illusoire.

Je sais que l’on nous a toujours menti,
Que le ciel a seulement la couleur qu’on lui donne
Et qu’il en va de même pour la beauté des formes,
L’avenir inventé au jour le jour,
Les pages tournées et celles qui restent encore à lire ou écrire,
Pour toute la vie en somme
Que seules nos mains et nos pensées,
Passé le mur du sens,
Ont réellement le pouvoir de façonner.

© Michel Duprez



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 08:22

 

Jean-Claude-Bemben-objectif-copie-1.jpg

© Jean-Claude Bemben



souhaiter la Concorde, est-ce un exploit mon ange,
contre la guerre, autant ses indignes forfaits...
le premier prédateur dans le moment qu'il mange,
veut tout pareillement qu'on lui fiche la paix !

est-ce si novateur de proclamer au monde,
son désir de justice en forme de credos,
allons, tu viens de naître et ta belle faconde,
nous dit que toi si jeune en aurait "plein le dos".

je vais pourtant souffler à tes tympans, sans rire,
que tu portes en toi d'identiques ferments
et, si jusqu'à ce jour tu n'as rien fait de pire,
c'est que le sort t'ignore en sachant que tu mens.

eh ! oui, brasseur de mots, éternel don Quichotte,
dérouler des vertus le tapis rouge aidant :
c'est l'instinct prédicat qui ne parle mais rote,
d'autant que ta carpette est d'un rouge sanglant.

ce que je dis naïf, quand tu chantes ta fresque,
c'est que la guerre est fille avant tout, de quelque art,
à quoi tu dois songer d'opposer "plus que presque",
tel autre en contrepoint, le fils d'aucun hasard.

alors réponds, phraseur, la question se pose :
que sais-tu donc des lois conduisant à la paix,
que ta claire candeur nous récite, qu'elle ose,
réveiller de leurs voeux tellement de distraits.

et quand j'aurai compté les traits de ta science,
susceptibles déjà de nous mieux rassurer,
dis-moi ce que tu fais - cela dit sans offense -
pour juguler nos maux et nous en libérer ?

tu vois ! Il y a loin de la coupe à tes lèvres,
gémir, donner leçon est un aisé combat,
au point que l'argument fera "d'eux tous" des... chèvres,
la vérité du jour est celle du soldat !

tout n'est pas dit ici, il y manque mon ange,
ma présence, ma main, mon regard, un baiser,
pour que la vérité passe et moins te dérange,
rien ne rend si petit que d'en trop deviser.

la nuit s'achève amie, à nouveau c'est l'aurore,
choisis l'ombre d'ici, où les clartés d'ailleurs,
les mots - ô ! comédie, ô ! chétive pécore-
servant à mieux cacher pas mal de rimailleurs.

résumons-nous, veux-tu, la paix que l'on désire,
est peut-être après tout affaire de tribuns,
mais la chose étant dite, à peine de délire,
fait les tribuns guerriers et pas forcément Huns !

nous vivons un moment unique dans l'Histoire,
où se délitent noirs des siècles mensongers,
je veux participer à l'oeuvre transitoire...
...j'irai demain t'aimer sous les blancs orangers.

Claude Gauthier©
22 janvier 02



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:30

 

crepuscule.jpg

Photo par Frédéric Bacuez - http://ornithondar.blogspot.fr/2011_07_01_archive.html



C’est l’heure crépusculaire
Où remontent les mille senteurs
Des pluies tropicales,
La terre exhale toutes ses essences.
Silhouettes étranges des fils de la nuit,
Pêcheurs de hasard et d’incertitude,
Ils lancent dans l’écume et le vent
Leurs filets de brume bleue.
Laboureurs de galaxie, herseurs d’utopie,
Ils sèment dans les sillons des songes
Leurs graines d’illusions.
C’est l’heure crépusculaire
Où tous les parfums opiacés
Des pluies tropicales
Nous saisissent d’ivresse.

© Michel Bénard.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 08:40

 

lunerouge.jpg

© Kandinsky, le cercle rouge



C'est la nuit de la Lune Rouge
Elle marque le départ-souvenir d'un aimé
Il est parti, sorti du Cercle Rouge
Mais un autre y est entré.

Que de va et vient, vus de l'épicentre
Ils entrent, passent et repartent
En cette vie, elle ne les reverra plus
Mais elle les porte tous en son antre

De noir, la Wacca s'est vêtue
A tracé dans la neige le Cercle Magique.

Au Nord, une chandelle verte
C'est la Terre, la Pierre
Au Sud une chandelle rouge
C'est le Feu, le Lion
À l'Est une chandelle jaune
C'est l'Air, l'Oiseau
À l'Ouest une chandelle bleue
C'est l'Eau, le Poisson

Elle chasse les mauvaises influences
Visualise une lueur bleue
S'arrête devant chaque point cardinal
Dessine dans l'air un pentagramme de protection.

Rite païen, elle appelle les Gardiens de la Tour
Protection
Pendant qu'elle voyage entre les mondes
Marche autour du cercle avec l'athamé à la main
Le pointe vers le sol et fait reluire de la Lune Rouge, un rayon

Énergies dirigées devant l'autel
C'est la Grande Déesse qu'elle appelle
Les pieds écartés, les bras levés au ciel
Son corps formant un X parfait
Elle est entre les limites du Temps.

Rituel sacré

Kerridwen et Kernunnos sont invités
Au rite sacré
Spiritualités entremêlées
Lune Rouge, du mois de janvier
Mort, renaissance en cette nuit d'éclipse lunaire.

La Wacca a prié pour elle-même et ses aimés
Dans cette nuit de Lune Rouge
Dans cette nuit de Neige Rouge
Pour tout le Cercle Rouge
Sacrifice sur l'autel, de rouge éclairé.

Rituel païen
Rituel sacré

Ode©



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:43

 

19609970.jpg

http://viedefemme.canalblog.com/archives/2007/11/30/7071722.html



Jamais plus nous ne nous aimerons
J’étouffe dans ma prison de chair
Seul au monde et sans consolation
Perdus mes désirs et mes flammes…

Comment, de ce corps devenu si lourd
M’évader, être enfin libre
Et ne plus souffrir l’enfer
Du souvenir des jours heureux ?

Comment vivre encore sans le verbe aimer
Conjugué à deux, dans l’ivresse de la passion
Des cœurs et des corps qui dansent à l’unisson
Seuls au monde mais le contenant tout entier ?

Comment respirer encore sans le souffle de ta vie
Sans ta folie amoureuse jusqu’à la douleur
Toi, qui me créais homme dans ton regard de lumière
Et par tous les creux et monts de ton corps ?

Pourquoi vivre encore, comment et pour qui ?
Tout est grisaille ou épaisse nuit de terreur
Sans ton regard, sans tes sourires
Qui savaient me rendre beau à ton cœur

Sans ton enivrante odeur de femme passionnée
Plus rien n’a de goût ni de belle saveur
Sans toi, tout contre moi, épousant mes tendresses
Tout n’est que fade, tout est image d’absence

Tu as su combler ma vie, remplir mes jours
A présent, tu es partie… Je sais ce qu’est le vide…
Je m’y abîme, je m’y perds, je m’y noie, je veux mourir
Je ne suis plus moi, juste un spectre errant dans le néant…

© Jean Dornac
Paris, le 15 mai 2012



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 08:40

 

Edith_Lataillade.jpg

© Edith Lataillade



La lune est pleine sur l'ile

Les enigmes et les mystères exacerbent la curiosité

La hardiesse de la luxure souffle en conquérante sur les pans de rêve
Nul sens de la déraison dans l'effervescence d'un sensuel bonheur
Il n'est pas si loin le temps de la jeunesse folle et de ses démesures

Trois femmes assises prennent la mesure du silence et du long lamento de l'absence

Des deux cotés de la frontière des voix hurlent à la mort

© Marie Alice Théard



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:10

 

Porte_de_l-Enfer_-Ugolin-.jpg

LPLT / Wikimedia Commons – Détail de La Porte de l'Enfer du Musée Rodin à Paris



Aux balbutiements de la terre
les chevaux ont éternué
et les poussières se sont déshabillées
aux blessures du vide.

Il y a eu des sourires d’enfance
emportés par le vent
des camionnettes de service.

La pluie a la grossesse précoce
dans une goutte d’eau dormant
à l’ombre d’une feuille de bananier.

La mort est à ma porte
je n’ai pas pu m’enfuir
les fenêtres m’ont gardé prisonnier,
et je la regardais
balançant les mains de ses deux fils,
ayant un reste de vie
réfugié dans leurs yeux,
avant que leurs visages ne sombrent
dans l’ultime oubli.

Moi, mangeur de lune
Buveur de soleil maudit
je suis à vide devant l’Hadès
je suis néant à l’entrée du shéol.
Le pas qui ne revient pas
à la maison
jette de l’eau
dans l’antre de mes nuits.

Mais chaque jour qui passe
est un pas vers la mort.

© Yves Romel Toussaint
Poète - Hinche HaitiPoème


Poème extrait du recueil « Tremblements de cœur » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Éditeur : Le Vert-Galant. Ce recueil est né à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 08:14

 

ignorance-is-bliss.jpg

http://blog.courion.com/access_risk_management_blog/bid/99811/Ignorance-is-Not-Bliss



                                                                       (dédié à mon ami Norton Hodges)


Que sait-il d’une veste ?
Inutile depuis longtemps
Qu’il parte ou qu’il reste
La tombe n’a qu’un plan.

Que sait-il du droit ?
Ogre depuis toujours
Le divin n’a qu’une loi,
Son pli n’est pas lourd.

Que sait-il du froid ?
Il n’a ni esprit ni cœur
Venant un certain mois
Depuis il étale le malheur.

Que sait-il de la liberté ?
L’histoire n’a qu’un nom
A chaque clé sa fierté
L’or n’est pas plomb.

Que sait-il d’un bruit ?
Son silence couve la haine
Il détruit des vies
En s’attaquant à la reine.

Que sait-il de la vérité ?
Assoiffé du mensonge
Il a tout fait arrêté
Pour un simple songe.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 06/11/2013


Si la médiocrité est la fausse note de la vie, l’indifférence ne peut être que le poison de l’âme et toute âme empoissonnée ne peut être capable que du pire… L’homme responsable au sens propre du mot ne se vante pas et ne s’accroche pas aux éloges… Encore faut-il que cet homme sache qu’autour de lui il y a aussi des hommes et des femmes, des bébés et des enfants et non des espèces plus ou moins vivantes… Encore faut-il que cet homme sache que cet ensemble d’humains qui l’entoure ne vit pas que de rêves ou d’attentes, que de promesses et de mots… Encore faut-il que cet homme sache que ni le pouvoir pour le pouvoir ni la grandeur pour la grandeur ni l’argent pour l’argent ne sont les buts d’une vie… Mouloudi Mustapha




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche