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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:38

 

786_001.jpg

http://collections.delcampe.fr/



De nos jours malgré tous ces beaux et longs discours sur la liberté, la démocratie, et le droit en général, l’homme est encore dans l’attente de cet autre droit à l’existence lorsqu’il n’est pas tout simplement celui de la survie.

De nos jours, aux marchands de l’illusionnisme viennent s’ajouter ceux du vampirisme avec la bénédiction de ce que les uns et les autres osent encore appeler « les urnes ». Les mots changeant indéfiniment de sens, comment vouloir que le faux ne deviennent pas tout simplement du vrai et du bon vrai…

Où va t-il ce monde que nous voulons de progrès ? Où va-t-il cet homme que nous voulons du 21ème siècle voir civilisé ? Ce qui se passe dans certains pays n’est-il pas la remise en cause de bien de choses ? (Mouloudi Mustapha)



Animée d’une grande foi
L’arme plus âgée que lui
Dans ce monde sans loi
Il tient à défendre sa vie.

Héritée de son grand père
Elle était suspendue au mur
Aujourd’hui, tout est clair
Point de répit, point de cure.

Plus haut que l’étagère
Un banc pour la décrocher
Longue, ni lourde, ni légère
Sur le bon registre cocher.

Huilée, sans bandoulière
Armée, elle peut servir
L’espoir lui servant de bain
Broyé, il ne veut pas finir.

Il coure rejoindre ses frères
La paix vaut bien son prix
Combattre pour sa terre
Contre vampires et maudits.

© Mouloudi Mustapha



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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:38

  2011033057682_anorexid.jpg

http://www.labonnecopine.fr/article/Psycho/L-Anorexie-une-maladie-a-ne-pas-negliger_i598.html



                                            A ma sœur


Elle a quarante ans aujourd'hui,
et tant d’années d'errance.
Corps filiforme,
Tout s'est inscrit dans ce corps décharné,

Quel passé lui a volé sa vie,
Quelle est cette douleur qu’elle s'oblige à porter.
Est-ce un secret de famille jamais divulgué.
Peut-être une histoire qu'elle a construite
dans la dévastation de ses pensées malades.

Tant de mystères autour de ce corps
qui ne la porte plus.
Jamais femme ne pourra éclore.
Il faudrait ce petit quelque chose,
Celui qui détourne les yeux d'un homme au coin d'une rue.

Oh, ce mal-être,
Comme une origine qui échoue à percer le jour,
Comme mille vies qui envahissent son âme,
sans qu'elle ne parvienne à choisir, jamais.

Tout cela l'emporte dans une folie,
De celle que personne ne peut comprendre.
Alors, ne lui reste que ce contrôle
qu'elle exerce sur ce corps qu'elle hait.
C'est décidé, il ne sera que chair et os.
Qu'il en soit ainsi.

Elle n'existe ni par la terre, la roche, l'air ou même l'eau.
Elle survit dans un corps qu'elle exige vide.
Il doit plier à l'exigence de son regard
qui n'accepte que l'extrême,
Peau diaphane, os saillants, grands yeux qui
envahissent un visage creusé.

Corps martyrisé.
Jamais, jamais elle ne l'aimera.

Elle s'emporte en passion, déraison,
Violence et douceur.
Instinct et intellect s'affrontent,
se séduisent à tour de rôle,
pour mieux se déchirer ensuite,
Et la laisser là, épuisée,
Seule, toujours seule.

Parfois, le calme revenait,
Elle nous laissait alors l'approcher, mal.
L'aimer. Anorexie.
Nous guettions le moindre sourire,
le moindre léger bonheur dans ses yeux.

Si seulement.
Que fallait-il faire ?
Que fallait-il faire ...

Cimetière de campagne
Entouré de champs paradés de couleurs,
Des jaunes, des verts, des rouges coquelicots,
Fleurs de printemps mauves, bleues pervenche,
toute la palette de la beauté d'un pays où il fait bon vivre.

Abondance de ce pays superbe.
Surplombant une vallée magnifique,
Douceur, générosité de vivre.

C'était trop pour elle.
Son cœur s'est arrêté, anéanti.

Sur la pierre tombale épurée,
un prénom, un nom, deux dates.
Une croix,

Simplicité. Eternité.

Le vide ne pouvait la sauver.
Seule la terre sait accueillir celui qui
a terminé sa route.

Tant de sérénité.

© Dominique Dupuy



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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 07:10

 

hommemarchandreduit.jpg

© Liliane Caumont : « L’homme marchant »

Visitez le site de Liliane Caumont
http://lcaumont.unblog.fr/page/2/



Dans l’anonymat,
L’homme trépané s’enlise
Silencieusement dans le magma
De sa civilisation.
Ses cris étouffés,
Ses yeux bandés,
L’homme décapité gît
Sur un coussin de lin
Dans l’isolement de son ébranlement.
L’homme s’enchaine à sa destinée,
A l’illusion miroir
Des cendres du néant,
Jusqu’à l’étouffement
De l’étoffe humide d’un mirage.
Au seuil de l’obscurité,
Le monde se veut austère,
La vie muselée, fanatisée.
C’est l’homme de l’involution,
De la lente érosion,
De l’irrésistible déclinaison.
L’homme entravé s’obstine aveuglement,
Avance vers son autodafé,
Vers l’obsession de son exclusion,
Impie il sert la messe de l’oubli
Jusqu’à fuir les ombres de la mémoire,
Le cauchemar serait-il éveillé ?

© Michel Bénard.



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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 07:10

 

etoiles-ds-les-yeux.jpg

http://julieroger-ecrivain.blogspot.com/2009/11/



Amours turquoises
Nous nous sommes reconnus
D'un seul regard d'étincelles
Et d'ardoise
Que de lunes
Que de lustres passés
Que de voyages
À travers la vie
Et les galaxies
Que d'intemporelles attentes
Mais, quelle foi
Nous savions que
Dans les dédales
Des Étoiles
Au bout des Ciels
À cent mille lieux sous les Terres
Nous étions là
Quelque part
Faits, l'un pour l'autre
Attendant pour se tendre la main
Et continuer le chemin
Que nous avions parcouru
Dans d'autres Temps
Chronologies ancestrales

© Ode



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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 06:38

 

interrogation.jpg

http://tunisdivagation.blogspot.com/2009/08/qui-suis-je.html



Je suis
Mais qui suis-je ?
Illusion formée par le temps
Atome perdu dans l’univers
Ame ou néant…

Suis-je plus qu’un rêve
Qu’un instant de sensations
Qu’un microbe
Qui, avec les autres
Détruit sa planète

Suis-je autre chose
Qu’un animal de plus
Est-ce que je mérite
Le nom d’humain
Par mon cœur et mon âme

Je suis, oui
Mais je ne sais qui je suis
Voyant mon reflet
Dans mon miroir
Je ne vois qu’une image

Je vis, je souffre
Je ris, je pleure
Mais j’ignore qui je suis
D’où je viens
Où je vais

Ma vie a-t-elle un sens
Point infiniment petit
Dans l’univers sans limites
J’attends la Vérité
Mais je ne sais si Elle existe

Je vis comme une mécanique
Qui se suffit à elle-même
Nourrie d’Amour et d’attentes
Assoiffée d’être aimée
Mais qu’est donc l’Amour lui-même

Est-il imagination
Ou éclatante Vérité
Est-il le paravent
De notre brutalité
D’êtres peu développés

Qui suis-je
Sous les quatre vents
L’ardent soleil
Les saisons qui passent
Comme un éclair fulgurant…

© Jean Dornac
Paris, le 27 mai 2011



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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 07:25

 

les-quatre-saisons.jpg

© Lavinia Altara : Les quatre saisons
http://ptutoy.over-blog.net/article-35966053.html



La fenêtre s’évanouit
dans les bras de l’espace
envahissant d’un regard
toute la plaine vagabonde
jusqu’à la chevelure
de l’horizon fuyant
où le ciel égaré
se retrouve et
se pose…

Sur cette page de verdure
immobile et bruissante
j’enchanterai un poème
aux ailes de papillon
qui portera le cœur
à la lisière de l’âme…

Pourquoi tant d’impatience
à découvrir les choses ?...

Pour comprendre la nature
soyons enfants des quatre saisons
au corps de feuilles et d’écorce
où l’aiguille de la sève
cache dans le silence
des mottes noires et grasses
le berceau de nos jours…

© Victor Varjac
Antibes, le 24 octobre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 07:14

 

0405-choix

© Thierry Deschamps



Croix de bois et croix de fer,
Si je t'aime, ce sera l'enfer !
Choix de roi, âme qui erre,
Ta pensée m'est délétère…

Avec ton air juvénile,
Tu te crois bien trop subtile…
Le mensonge t'est si facile
Tu me prends pour un débile !

Foi en toi, château de verre,
Si je t'aime ce sera la guerre !
Froid désir qui m'enserre,
Tes charmes ne sont que manières …

Avec ton sourire charmeur,
Tu penses dominer mon cœur…
Mais ta beauté n'est qu'un leurre,
Tu me glaces, tu me fais peur !

Poids d'un Moi qui désespère,
Si je t'aime, ce sera amer !
Proie facile entre tes serres,
Ta présence me pompe l'air…

Avec cette voix si douce,
Tu m'attires, puis me repousse…
Que tu pleures ou que tu glousses,
Tu me fiches vraiment la frousse !

Croix de bois et croix de fer,
Oui ! Je t'aime ! Vogue la galère !
Choix d'un mur qui s'est ouvert,
Tu m'échappes, je désespère…

~~*~~

©Thierry Deschamps

http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/



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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 07:29

 

d9f3bc42.jpg

http://image-animation.centerblog.net/



Elle surgit de nulle part, chargée de ses marmots, poussette
panier, papiers, sacs....
Jolie, sans âge précis, impassible.
Elle apprend que son tour sera long à venir,
s'éloigne du guichet du consulat.
La revoilà, un peu plus tard à l'heure du déjeuner
elle se range dans un angle de la salle d'attente,
nourricière silencieuse et pudique
cercle de sa progéniture
elle semble vieille d'un coup
elle reproduit une scène enfouie dans sa mémoire
quand elle était elle-même petite fille
masse voûtée, noire de voile, chœur lourd :
O femme, magnifique vivante
tu portes le temps.

© Djalila Dechache



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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 07:42

 

10_daumier.JPG

© Daumier : « Blanchisseurs »

 

(Pamphlet!)


Nos dirigeants maîtres-chanteurs
Agissent en toute sécurité.
Maîtres à penser ou bons Pasteurs
Nous imposent leurs vérités.

Le premier qui s'en affranchit
Se retrouve vite prisonnier
Traité parfois comme un maudit,
Un malade d'urgence à soigner.

Les Institutions au pouvoir
Privatisent tous les profits
L'ÊTRE n'a plus barre sur l'Avoir
On socialise les déficits !

On parle beaucoup des "Droits de l'homme",
On n'empêche pas l'inhumain
Tout un système bancal en somme
Qui ne saurait aller bien loin

Quel Carnaval des Animaux
La Vérité est bien ailleurs.
Pour les humains, un bien grand mot.
L'AMOUR seul rend le monde meilleur.

VERITE est un divin prisme
Dont nous ne sommes que les facettes...
Il me semble que plus d'humanisme
Changerait le monde en guinguette !!!

© Pierfetz



Je crois au pouvoir de l'Amour
Je suspecte l'amour du pouvoir



Vous pouvez consulter et entendre ce poème dans ma chronique "Rimayes de Coeur"
( http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/MENU1234.htm )
réservée à mes poésies sur mon site n"ARCIEL88.
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/VI-5LaVerite.htm
On peut trouver ce poème aussi en vidéo sur YouTub ou Dailymotion!
http://www.dailymotion.com/Plumarlequin#videoId=x6rjwc



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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:56

 

oeuvres-contemporaines-0116.JPG

© Michel Bénard


Vouloir fixer le signe
Des poussières du rêve
Aux fragments de l’illusion,
Aux éclats de l’émotion,
Avec les encres de la mémoire
Perlant sur l’éther des pages,
Afin que la vie renaisse
De l’autre face
Du symbolique miroir.

© Michel Bénard.



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