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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 07:00

 

78276_picabia.jpg

© L’adoration du veau – Francis Picabia



Le monde a perdu son visage
en suivant le « veau d'or »
sur la belle autoroute
qui poursuit les mirages :
Richesse ... Pouvoir ... Impunité ...
métamorphosant le quidam
en un robot de chair ...

La campagne disparaît
au profit des mégapoles ...
Villes carnivores où ne poussent
que le business et le béton ...

L'espace est devenu
fonctionnel et rentable
il appartient entièrement
aux sorciers du numérique ...
On admire sur les écrans
la nature née d'un logiciel
le GSM remplace la présence
des parents ... des amis ...

Les routes et les mers
ne sont plus des voyages ...
Internet a rétréci
nations et continents ...
L'espace est enfermé
dans la magie d'un « clic »
et le monde se déverse
suivant l'ordre donné
par la fenêtre d'un portable
comme le bon génie
surgissant de la lampe !

Nous sommes à présent
des êtres qui roulent et parlent
écrivant la rencontre
et la poésie du chemin
en millions de pixels
sur une surface plane
tandis que les médias s'occupent
d'éduquer un à un
les maillons de la chaîne
achevant en douceur
le dressage du troupeau !....

© Victor VARJAC
Extrait de "La Rouille des Jours"

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:18

 

violonimpromptu.jpg

Livre-Violon-Musique de Joaquin Morales Palomino



Fin de semaine, comme d'habitude,
Il était venu ce soir-là.
Bon professeur, dur à l'étude,
Diapason réglé comme un "La".

Claire était follement amoureuse
De son maître, premier violon.
Elle écrivit sa vie heureuse :
"Journal intime de Cendrillon".

En prenant le bras de la belle,
Pour donner bonne position,
Il vit les pages de la "Nouvelle",
Abandonna la partition.

La lecture les a rendu ivres,
L'amour est sulfureux poison,
Mais sans passion on ne peut vivre,
Le cœur en cache la raison.

Au matin, Claire s'est endormie.
Après une danse de chaconne,
Ombre d'amour évanouie,
Méphistophélès en personne !

Plus tard, à la fin de sa vie,
Après les joies, malgré les larmes,
Claire vibre encore de cette envie
Qui la fit tomber sous le charme !

© Pierfetz 2004

http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/II-13Impromptuamoureux.htm



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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 06:43

 Sans-titre-copie-6.jpg



La nuit tombe,
Sa cage a un barreau brisé.

Le foudre tombe,
Les amants ont succombé.

La neige tombe,
La peau du ciel compte ses grains.

Le rideau tombe,
Sa robe n’est même pas froissée.

Le couperet tombe,
La terre entière a perdu la tête.

Mais chut…
Mieux vaut laisser tomber
Et rester muet comme une tombe.

© Michel DUPREZ



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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 06:46

 

puertoelpoyo_pelerin.jpg

http://niombrenilumiere.forumgratuit.org/t911-il-etait-une-fois-sur-la-route



Tu partis à l’appel d’un exil pèlerin…
Aujourd’hui revenu, retrouve féodale
L’ombre d’antiques jours égarée au dédale
De tes jeux oubliés et leur complice écrin.

Peut être ressens-tu le douloureux chagrin,
D’avoir si loin porté ta fuite et son scandale ;
Pénible est le bourdon, te blesse la sandale,
Arrachés l’un et l’autre au pays mandarin.

Ramassant les débris d’une illusoire trêve,
Laisse aller tes regrets comme vague à la grève…
Annonce-toi ! Mais crains, avant de battre l’huis :

De découvrir hélas, au-delà de la porte,
Entre un séjour obscur et sans plus d’eaux au puits,
Un lit défait et froid, près d’une lampe morte.

© Claude Gauthier



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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 06:32


Le poète est un enfant de l’esprit qui navigue sur les eaux transparentes de l’étonnement et de l’éblouissement au jardin des candeurs, il se fait quêteur des sens, il possède le regard de la clairvoyance qui pénètre les essences subtiles, il vibre aux appels de l’intangible et de l’ineffable, mais il sait également devenir l’homme de l’avertissement qui révèle l’unité fondamentale de la création depuis le chaos originel, il formule par résonnance métaphorique et symbolise ses visions prémonitoires, en décryptant les signes.

Il se métamorphose aussi en semeur de mots tout en rêvant à la symbolique récolte d’une possible beauté intemporelle sertie d’un éventuel amour universel.


© Michel Bénard.

Sans-titre-copie-1.jpg
© Liliane Caumont

Sculpture réalisée par Liliane Caumont pour « Le Poète » de Michel Bénard

Le site de Liliane Caumont : http://www.caumont.com/



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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 06:37

  Sans titre

© John William Waterhouse



Avril

La Forêt, est, à ce temps de l'année,
De sève printanière gonflée,
De couleurs, d'odeurs et de présences

Présences magiques, féeriques
Envoûtement de l'âme et du cœur
Bonheur de tous les instants

Elle se métamorphose aux caresses du soleil
Au chant des Fées qui s'éveillent
Pour enchanter à nouveau le Visiteur

Les petites mares aveuglent l'œil du Curieux
En reflets éblouissants
À la surface d'une eau limpide et cristalline

Le sentier, minuscule ruban de terre ferme
Serpente au milieu d'une végétation
D'un vert profond, promesse de l'été annoncé

Qu'il sera doux de s'étendre dans les herbes hautes
D'y écouter le chant des Fées
De verser dans le Beau Royaume et d'y rêver

Forêt Bleue, ma tendresse

Symphonie de couleurs passant du vert tendre
Au mauve crépusculaire, parfums entêtants
Oiseaux chantant l'Hymne au Printemps

Forêt Bleue, mon ivresse

Mes ennuis, je laisse glisser sur mon esprit
Comme gouttes de pluie
Sur le feuillage d'un arbre

Forêt Bleue, ma délivrance

Je suis à l'écoute de tout ce qui m'entoure
Laissant le soleil caresser mon visage
Le vent ébouriffer mes cheveux

Forêt Bleue, ma caresse

Le parfum entêtant de la terre-renaissance
Monte jusqu'aux confins de mon âme
Je m'apaise, je me retrouve, me reconnais

~§~

Forêt Bleue, ma Vie retrouvée

~§~

Le Rêve atteint son apogée
Elle est là devant moi, entière
Mes pas m'ont menés vers Elle
Elle m'appelait

Que je vous parle d'Elle :

Une large bande de forêt perdue
Entre sous-bois et lisière
Royaume clair-obscur
Où la pénombre du Grand Bois
Rejoint l'éclatante lumière des Plaines
Qui s'étendent au-delà...
Féerie

Silence dans la Cathédrale
Qui semble n'avoir été crée que pour faire entendre
L'écho du chant des Oiseaux
Canevas sonore enveloppant le Promeneur

Au détour d'un chemin étrangement creux
Insolite cicatrice de mousse
Une explosion d'Azur :
Des milliers de petites fleurs bleues
Au parfum entêtant
Clochettes délicates comme perles de rosée
Parsèment le sol
S'étendant à l'infini, dans toutes les directions
Vertige

Un océan de clochettes s'étalent sous les pieds
Ondulant au moindre souffle du vent
Comme pelage végétal
Royaume des Fées
Forêt Bleue habitée

Tout y est si calme
Elles se font discrètes les Fées
Mais je sens leur présence
Impression de magie
Qui émane du sol

Les arbres, majestés sublimes
Les étangs, topographie géométrique
Je pleure, je crie, je hurle
Devant ce qui s'offre à moi

Je vibre comme la corde d'un arc
Devant tant de Beauté fantastique, immaculée
Souvenir qui restera à jamais gravé en ma mémoire

Ma Forêt Bleue
Fidèle au rendez-vous
Amie
Mon âme te remercie
De lui avoir à nouveau
Rendu la Vie

Ode©



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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 06:33

 

leonard-de-vinci-tete-de-femme.jpg

© Léonard de Vinci



Quel poète n’a pas chanté ta beauté
Ô Femme, mère, épouse ou maîtresse
Quel écrivain n’est pas tombé
Entre tes bras accueillants
Séduit par tes sourires
Par tes yeux couleurs de rêve
Envoûté par les charmes
Que la nature t’a offerts ?

Sais-tu ton pouvoir unique
Sur celui qui du bout de sa plume
Dessine sans cesse des lettres
Sur un papier vierge
Ô Femme, tu n’es jamais loin
De son encre et de ses désirs
Toujours, tu es présente
Dans les recoins de son âme

Dans son cerveau
Tu déclenches des tempêtes
Tu troubles si joliment
Son esprit romantique
Tu es vague impétueuse
Lorsqu’il pose les mots
Du texte qu’il te destine
Il est tempête lorsqu’il t’imagine

Le poète n’existe guère sans toi
Tu es l’image de l’amour
Tu es sa muse et son espérance
Tu es sa joie et sa torture
Sa source limpide et fraîche
Son astre du jour toujours brûlant
Tu es son lac apaisant
Sa victoire et sa défaite

Il ne supporte de tes larmes
Que celles de ton bonheur
Et s’il désire que tu trembles
C’est en livrant ton corps
Aux délices sans pareils
Du corps à corps
Des cris ou murmures
Des amants de toujours

Ô Femme éternelle
Que serait son art
Si la nature ne t’avait faite
Si troublante,
Chaude ou froide
Femme toujours
Douce ou violente
Mais Femme à jamais

© Jean Dornac
Paris, le 21 février 2011



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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 06:56

 

Sans-titre.jpg

http://www.pbase.com/pierre56/image/67600771



Parole de femmes, nous la reprendrons
Cette liberté que nous réclamons
A cor et à cri, sans états d’âme
Point n‘est besoin, de vendre nos âmes

En avant femmes du pays de l’or
Faisons lever une nouvelle aurore
C’est bien sur ton dos que tout repose
“Poto Mitan”, vois l’avenir en rose

Souvenez-vous de nos femmes vaillantes
De leurs actes de grandeur éclatante
Leur sang abreuva le sol exploité
Pour nous donner cette gloire méritée

Nous regagnerons cette Liberté
Telle que nos ancêtres nous l’ont léguée
Pour ce faire, il faut sans cesse œuvrer
Toujours ensemble pour la recouvrer

Point n’est besoin de vendre nos âmes…

© Marlène Racine-Toussaint
10 décembre 2009



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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:59

 

livre.jpg

http://www.salondulivreparis.com/Programme.htm



Elle est là
Virevoltante
Séduisante
Aguichante
Le blond flou de la cinquantaine
Elle a été artiste
Comédienne Un peu
Beaucoup ?
Elle écrit
Des vers
Des poèmes
Bancal
Bancaux ?
Bancable
Elle a mille mots à dire
A son portable
A son éditeur
L'ami de l'ami d'un réalisateur
Elle a écrit une pièce
De théâtre
Elle est prête à tout changer
Pour la faire jouer
S'adapter
Avant que tout ne soit terminé
"Out"
Définitivement
Alors elle bat des cils
Récite un poème d'amour toujours
Et va se faire photographier
Avec un admirateur
Qui a largement dépassé l'heure
D'être un séducteur

C'est elle
L'invitée d'honneur

© Annie Mullenbach-Nigay



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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 06:41

 

sagesse.jpg

http://leroleroblablaeetc.blogspot.fr



                     Dédié à
                                                         Athanase Vantchev de Thracy


Pourquoi brandir ?
Ne faut-il pas ranger ?
Tout est à redéfinir
Devant le danger.

Je range les couleurs
Tu n’es ni rouge ni verte
Tu aimes le laboureur
Dans tes pas alertes.

Je range, rancune, haine
Tu n’es ni pluie ni vent
Tu coules dans mes veines
Depuis bien longtemps.

Je range les phrases
Tu n’es ni verbe ni mot
Tu relances les bases
Dans leur magique seau.

Je range, silence, bruit
Tu préfères le calme
Tu t’offres et te suit
Avec ta belle palme.

Je range, ce qui fait mal
A ta beauté angélique
Ma tendresse est banale
Je vomis les cyniques.

Je range ce qui t’ennuie
Pour ton inépuisable rêve
Mon tout, regarde et suit
Celui qui tombe, se relève.

Que la lumière t’éclaire
Oh ! Liberté encore fragile
Mon étreinte se desserre
J’appartiens à l’argile.

Que le salut soi sur toi
Oh ! Pureté, grandeur,
Libre, liberté dans la foi
Tu restes, la plus belle fleur.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 27/05/2012


Il y a ceux qui rangent le passé et ainsi oublient que le temps n’est qu’une multitude de suites d’instants et par voie de conséquence oublient que seuls les morts ne reviennent pas et il y a ceux qui rangent les attentes des autres bien entendu lorsqu’ils ne tirent pas dessus. Il y a ceux qui rangent les sentiments, d’autres qui rangent les gouttes de larmes et d’autres encore qui rangent les angoisses… Comme eux, l’humble que je suis, range les couleurs, la haine, les phrases, le silence, le bruit, ce qui fait mal, ce qui ennuie avec l’espoir que l’espoir même redevienne espoir… Que Dieu nous aide à ranger ce qui se doit d’être rangé… (Mouloudi Mustapha)




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