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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 08:18

 

Jean-Claude-Renaud-brumes_musicales.jpg

© Jean-Claude Renaud



Emporté par l'azur
Ces morceaux de toi de moi
Semés à tout vent
Sonnent la charge
Et partent en quête du firmament

Les oiseaux d'horizon
Qui à peine peuvent nous suivre
Nous crient de toute leur âme
Les dangers qu'il y a
Dans tout ces au-delà

Mais qu'importe
La plume est belle et légère
Et nous porte
Au seuil de ses lendemains...

Ah! vous, moi, un parchemin
Une aurore secrète
Et la plume qui glisse
Dans ma main

Un mot dans le silence
Tracé à l'encre de l'oie blanche
Love dans son écrin
Le mystère

« Aime » dit la page souillé de l'encre pure...

Et l'Univers étonné
Au milieu d'un sourire
Déploie son panache auréolé

« Entrez, dit-Il, cette page est pour vous...

Ici vivent les amants qui ne se sont jamais rencontrés... »

Yves Drolet©



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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 07:39

 

conteur-1.jpg

http://podcastmcq.org/Nouvelle-France/accessible/fr/au_son_du_glas/index.html



Mais le poids des mots,
Le crédit qu’on leur accorde,
L’intérêt qu’ils présentent,
L’importance qu’on leur prête ?
Peu importe le prix qu’il faudra payer
Quand on aura pesé le pour et le contre
Pourvu que chacun y trouve son compte.
Tout ce qui sera déposé dans nos livres
Toutes affaires cessantes
Deviendra souffle de vie.
Partager les fruits de nos pensées
Est tellement précieux à mes yeux
Que je ne peux concevoir qu'un mot arrive à son terme
Et ne couperai jamais cette langue de feu
Ayant élu domicile
Au fond de ma lampe de poète
Dans l’espoir que les chants d’amour,
Les traits d’humour,
Les cris de joie
Ou de révolte
Aussi bien que les murmures
Continueront toujours
De voir le jour.

© Michel Duprez



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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 07:31

 

enfant-amazigh.jpg

http://boy-amazigh.skyrock.com/1105759510-un-enfant-amazigh.html



Je t’aime, enfant splendide, sourire délicieux
De l’air qui flotte torride sur les montagnes du sud,
J’adore tes yeux de feu où le soleil si rude
A déversé sa flamme et son amour heureux.

J’adore ton rire léger, tes dents de diamant,
Et tes cheveux bouclés où dort le jour rapide,
Le livre du désert que tes parents candides
Lisent sous la musique du sable et du vent.

Je t’aime quand tu écoutes les contes majestueux
Que ton limpide grand-père murmure à ton oreille
Quand, libre comme la brise, léger comme une abeille

Tu cours derrière le vol des oiseaux peureux.
J’aime ton pays antique, sa langue éblouissante,
Ses dieux toujours vivants, sa poésie vibrante !

© Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 28 mars 2012


Glose :

Amazigh, amazighe (n.m. et adj.) : Amazigh est le singulier de Imazighen, nom des Berbères en langue tamazight (berbère). Les Imazighen (Berbères) sont les plus anciens habitants d’Afrique du Nord. Ils occupaient un immense territoire qui s’étendait de l'Ouest de la vallée du Nil à l'Atlantique et comprenait l’ensemble du Sahara. Ils y fondèrent de puissants royaumes formés de tribus confédérées. Connus dans l’Antiquité sous les noms de Libyens, Maures, Gétules, Garamantes ou encore Numides, ils connurent ensuite la conquête romaine, la christianisation, l'invasion vandale, la conquête arabe et la conversion à l’islam.

Les jeunes générations, férues de leur longue histoire, de leur langue, de leur écriture, le tifinagh, de leurs dieux et de leurs traditions, embrassent avec ferveur l’idée d’un grand pays amazigh sur tous les anciens territoires où, en réalité, ils sont franchement majoritaires. Ils sont loin d’être Arabes comme on a l’habitude de les nommer.



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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:50

 

image002-copie-1.jpg

© Thierry Deschamps



Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
Les mots sont fades,
Bien trop bohèmes
Et ma plume reste en rade.
Quel gros balourd !
Mes doigts sont gourds
Pour clamer mon Amour !

Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !

Si seulement tu voulais plonger,
Tout au fond de mes yeux.
Tu verrais l'océan s'embraser,
En un soleil radieux.

Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
Ma voix s'enlise,
Dans la bêtise
Car je n'ose t'avouer,
Que je bredouille
Comme une grosse nouille !
Par peur d'être rejeté…

Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !

Si seulement tu voulais plonger,
Tout au fond de mon âme.
T'entendrais les étoiles chanter,
Oui ! Je vous Aime Madame !

Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !

~~*~~

© Thierry Deschamps


Son site : http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 07:47

 

amour-dualite-sculpture-01-z.jpg

© Aurélie Moreau
http://www.amoreau.com/sculpture-commandes.aspx



Je n’ai pas dit ton corps
Déroulant des nuits
Vétiver et jasmins
Tout au long de son corps.
Je n’ai pas dit tes reins serpentaires
Qui pénètrent, fauves,
L’antre de l’ultime douceur.
Ni ta bouche quémandeuse
Qui prend et déprend
En prodiguant sans fin
Les flammes du plaisir,
Dans le secret des anses offertes,
Ni tes mains effilant la soie grège des matins
En modelant l’argile rousse
De ses seins,
Tes mains emplies de jouissances
Quand s’inverse l’amour
Pour sublimer l’espace
D’un même embrasement.

© Denise Bernhardt
31 Décembre 2006



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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 07:16

 

renoir.jpg

© Pierre Auguste Renoir



Si tu m’accordes tes pensées
Et le long ruban de tes veilles,
Je parcourrai de loin
Tes sentiers délacés
Promis aux nouveaux buts.

Si tu me fais connaître
Les nœuds des carrefours
Qui jalonnent tes pas,
Je couperai la route
En deux chemins distincts
Pour déjouer l’inatteignable.

Et si tu me désignes
La montagne de tes problèmes,
J’accourrai pour la mettre à plat
Afin qu’elle devienne
La voie et le projet.

© Luce Péclard
29.10.09



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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:45

 

mannequin.jpg

Photo ©DR



Lara-Oriane, ceinte de lumière, avance, femme bionique,
ses jambes de latex dansent sous les lasers,
ses hanches aiguës déchirent un halo vert,
tous la fixent car elle le vaut bien, Monique.

Le podium glisse sous Oriane-aux-pieds-légers.
Sur son corps lisse, un modèle modeste,
vingt-cinq grammes de mousse elasto-lazuralex,
cinq mille euros pour ce déshabillé.

Trois sorcières ratatinées au premier rang
entourent le podium de leur jeunesse enfuie,
cette mousse sur leurs chairs englouties,
cinq mille euros, une paille pour retenir Alban.

Le tout petit créateur entouré de ces géantes lianes
les chouchoute, ma chérie, ma chérie, tout est beau,
bisous, bisous, sur le sein plat, il n’ira pas plus haut,
Le fond de teint fond, vite, les caresses de Soufiane

© Claire Prendkis



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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:09

 

le_therapeute.jpg

© René Magritte



Assise sur son axe
notre terre poursuit
son vieux rêve d'espace
traînant dans son sillage
la valse des saisons...

Depuis les origines
la vie mène sa quête
de l'unicellulaire
aux êtres que nous sommes
mais le mal est entré
par une porte sombre
dans l'argile des corps
métamorphosant l'homme
en un tyran de chair...

Esclave d’un démon
au visage de chiffres
ravageant notre monde
pour un Avoir de dupe
les «dieux de la finance»
construisent leurs empires
sur l'échine des pauvres !...
Les lois sur le profit
massacrent par milliers
des êtres sans défense
sous les yeux impassibles
d'actionnaires anonymes !...

Poète....je te parle !
Je te parle ...Poète !
N'entends-tu pas les pleurs
d'un monde qui s'écroule
Ne vois-tu pas les jeunes
chevaucher la révolte
pour qu'un autre avenir
puisse exister demain ?...

Poète... Je te parle !
Qu'attends-tu pour t'unir
aux forces de Lumière ?
Mais qu'attends-tu...Poète
pour prendre la parole ?
As-tu peur de crier
comme un ange rebelle
ton amour de la vie
au milieu de l'arène
quand ceux qui nous gouvernent
affament les plus faibles
et bâillonnent tes frères
sur la dépouille chaude
et presque frémissante
de ta sœur Liberté ?

Poète...Je te parle !
Je te parle ...Poète !
Quand vas-tu te lever ?...

© Victor Varjac



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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 07:40

 

image002-copie-2.jpg

(Auteur non connu)



Les enfants de Theresienstadt


Maman explique-moi
Tous ces enfants
L’ange veillait sur eux pourtant
Dis maman
L’ange ?...
Ce n’était pas un ange

Mais maman
Deux grandes ailes
Seul les anges ont des ailes
Les anges et les oiseaux du ciel
Et les aigles mon enfant

Maman explique-moi
Les aigles sont des oiseaux
Des oiseaux de Dieu
Dis maman
Dieu ?
Il n’y avait plus de dieu
Plus une parcelle divine dans ces oiseaux-là

Maman explique-moi
Tous ces enfants
30 000 étendus là derrière les barbelés
Les aigles aux quatre coins tout noircis de fumée
Et personne ?
Personne pour s’arrêter

Maman
Ni homme ni ciel ni dieu
Que leur restait-il donc ?
L’enfer

Je suis seul
Rien que cendre et flamme
et sais
Rien n’existe. Amen.

Hanus Hachenburg, 13 ans, Theresienstadt

© Annie Mullenbach-Nigay



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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:28

 

morisot.jpg

© Berthe Morisot



A l'aube de mes sens, tu te fais vagabond,
Parcourant mes collines de ton désir fécond.
Comme un loup sauvageon, tu défriches mes marais,
Découvrant des savanes aux effluves secrets.

Tu rythmes ta marche à l'horloge de mon cœur,
Semant deçà-delà des myriades de douceur.
Tu avances prudemment sur mes chemins boisés
Pour ne pas effrayer mon soleil éveillé.

Tu chantes à mes fontaines des silences soyeux,
Buvant l'instant magique à la source de mes yeux.
Tu découvres un à un mes labyrinthes de lave,
Me rendant tour à tour maîtresse ou esclave.

Au zénith de mes sens, tu te fais aiguillon,
Dardant dans ma vallée le feu de tes rayons.
Tu embrases mes bois de ta chaleur de miel,
Butinant le pollen de mes fleurs charnelles.

Tu picores le blé de mes moissons d'amour,
Caressant les épis de mes soupirs velours.
Tu foudroies d'un éclair ma plaine la plus douce,
Usant de ta vigueur sans que rien ne l'émousse.

Tu fais naître le plaisir au fil de mes sentiers,
Musicien de ma peau aux arpèges enflammés.
Au silex de ma chair, tu inventes le feu,
Allumant mes forêts de tes brûlants aveux.

Au coucher de mes sens, tu te veux mon armure,
Veillant sur mon sommeil pour qu'il ne soit parjure.
Tes bras me sont auberge où je bois à la nuit,
Sombrant dans l'ivresse douce d'un plaisir infini.

Tu te fais lit d'azur où je rêve en couleurs,
Voguant sur l'air du temps vers l'Ile d'Accroche-cœur.
A ton souffle, je puise les mots que murmure ma bouche,
Inscrivant dans ton cou ma tendresse farouche.

Nos jambes qui se mêlent dessinent l'éternité.
Nos mains qui se cherchaient finissent par se trouver.
Nos sens dessus-dessous nous invitent à leur noce.
La table déjà se dresse pour le banquet d'Éros.

© Mahaut d’Ys



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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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