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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 08:31

 

figees-glace-901364.jpg

http://www.linternaute.com/voyage/amerique-du-nord/instants-poetiques-sur-le-saint-laurent/figees-dans-la-glace.shtml



Je cherche des morceaux d’âme

Sur un bateau de neige

Pris dans la glace

Sur les rives du fleuve

Je cherche des morceaux de ciel

Étouffé derrière l’avalanche de nuages

Dans la saison lumineuse

Aux écritures anciennes


Je cherche des morceaux d’enfance

Camouflés dans les courtines du Temps

Dans la blancheur des bancs de neige

Où glissent les traînes sauvages


Je cherche des morceaux de fleuve

Perdu sous des monceaux de glaces

Dans l’attente de l’hirondelle

Même si elle ne fait pas le printemps


Je cherche des morceaux de toi

Égaré dans mes tempêtes, mes poudreries 

À la dérive de mon regard

Telles, des anges, les amours de nuit


Je cherche des morceaux de moi

Sur les ailes des Oiseaux de froidure

Qui volent au-dessus 

Du vitrail blanc des hivers


Je cherche des morceaux de nous

Oubliés dans les Archives des Ans

Par delà les sables et les glaciers fondants

Avec la peur au ventre, de les retrouver...



Et je cherche...

© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris


Prix Alain Lefeuvre 2010



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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 08:27

 

temps.jpg

http://meme.yahoo.com/amore1/p/3K8LWyW



Quand vient l’âge des souvenirs
Coule dans le calice
Un breuvage doux-amer
La tendresse
La nostalgie
Parfois la tristesse
Et ce dur sentiment
De s’étre trop souvent
Egaré au son du vent

Heures sombres et lumineuses
Se fondent et se confondent
Délivrant comme un fumet de pavot
Formant un tableau surréaliste
Ou un « Guernica »
Sans maître ni pinceaux

Je rêvais d’être bâtisseur
Mais ne fus, plus souvent
Qu’un ingénu démolisseur
Je croyais aimer
Je voulais aimer
Mais ce livre lumineux
Etait bien trop vaste
Pour que j’en parcourus le tout

La réalité se fond dans l’onirique
Perdant le fil de ce qui est véridique…

Je me voulais libre
Oh charmante illusion
Qui rejoignit le chaos
Lorsque je compris
Que je n’étais que le jouet
D’un monde conçu
Pour plaire aux puissants

J’avais foi en un Dieu d’amour
Qui, trop vite, s’abîmât
Dans le fracas des canons
Des dogmes et rentes
Puis renaissait
Monstre exigeant
La vie et le sang
Des pauvres et des niais

Je croyais, sans doute ni question
Ce que mes yeux lisaient
Jusqu’au jour où je compris
Que tout n’est qu’apparence
Pouvoir et jalousie
Convoitise et folie

Tu m’avais dit : « pour toujours »
Et tu partis au bout
De sept ans et quelques jours
Détruisant mes rêves
Mes espérances
Volant à jamais
Mes forces
Et mon innocence

Et pourtant, lorsque
La flamme qui m’anime
Sera soufflée
Et que sa fumée
S’envolera au loin
Dans l’inconnu
D’un futur incertain
Je te regretterai
Toi, la vie
Que j’ai tant aimée que vomie

© Jean Dornac
23 août 2009



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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:42

 

oeuvres-contemporaines-0038.jpg

© Lydie Godbillon



                                                                      A Christiane Marre
                                                           In Mémoriam


Entre les berges des paupières
le rêve traduit
le passage des anges…
Je replie un à un
les doigts de la mémoire
pour retenir plus sûrement
l’écho tout entier
de cette rencontre…
Ainsi j’emporte
au pays de la chair
le secret d’un regard
né d’une aube inconnue
où poussent les ailes !...

© Victor Varjac
Antibes, le 12 avril 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:11

 

Sensation_283.jpg

© Jacques-François Dussottier



Le jour bruit
Dans le chant du silence,
Le matin se tisse
Dans un baiser diapré.
Eau vibrée
Jonchée de rêves.
Le mauve des ombres
Inventent l’innocence
Dans l’aube saveur de rosée.
Pétales d’étoiles
En la nuit voyagée.
Fasciné de lumière
Par la dérive de l’espace
Mon ombre s’ensoleille
Dans l’envol fou des mots.

© Jacques-François Dussottier



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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 08:25

 

terre-craquelee.jpg

http://jeandler.blog.lemonde.fr/category/les-etangs



Mon prochain il sera lové
En des bulles opaques
Quand la lumière ne pourra plus franchir
Les strates polluantes

Mon prochain il sera limité à des visages
Collés contre des grilles
A des clés pendues aux mains des geôliers.
Et les roses périront dans les jardins.

Les hommes peineront
Sur les tapis roulant de l’existence,
De la naissance à la mort
Hautement programmés.

Il n’y aura jamais de crise pour les armes
Pour les larmes pas de trêves

Quelle ambition, quelle place à prendre,
Une mesure de blé pour un bol de riz,
Une galette de mil pour un pain de sésame
Et toujours le manque
Sur la terre assoiffée.

Les hommes en errance chercheront l’eau
Un rayon de soleil, un filet d’air
Avant d’agoniser
Comme ces poissons haletants
Jetés sur les pontons.

© Denise Bernhardt


Extrait du recueil « L’amour du Monde », Poèmes à deux plumes, éditions « Le Vert Galant »
Ecrit par Denise Bernhardt & Duckens CHARITABLE



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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 08:14

 

Camille_Saint_Saens.jpg

http://law-guy.com/classics/blog/?p=852


CAMILLE SAINT-SAËNS


Un rayon irisé
Sur l’aile d’une libellule,
Splendor orationis,
La sémiose métaphysique
De Jan Scot Érigène,
Non, aucun sens secret n’échappe,
Féerique Saint-Saëns,
A ton âme de musique !

Bien, Beauté, Être
Délectables propriétés séraphiques
De ton être !
Toi, qui traduis en musique
Les amples sinuosités,
Les suaves frissons du ciel
Et les mouvements extrêmes
Des rêves
Sur fond d’azur !

Ô genèse du matin
Dans cette sensualité languissante du cœur,
Une note, une larme
Enferment toute l’apesanteur
De ce jour d’été !

Et cet anéantissement dans la chair
Pour n’être plus
Que soupir,
Gémissement
Et extase !

© Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 2 décembre 2011


Glose :
Camille Saint-Saëns (1835-1921) : pianiste, organiste et compositeur français. Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877), de nombreux oratorios, cinq symphonies, cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, des compositions chorales, de la musique de chambre et des pièces pittoresques, dont Le Carnaval des animaux (1886).

Il occupe une place particulière dans l'histoire du septième art, puisqu'il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L’Assassinat du duc de Guise.

Splendor orationis : expression latine qui signifie « splendeur de la parole »

Sémiose (n.f.) : désigne la signification d’un mot ou d’un signe en fonction du contexte où il se trouve. C'est une notion de sémiologie.
Exemple : le signe « lever le doigt » peut signifier :
1. « Je voudrais la parole » s'il est employé dans une salle de classe
2. « Arrêtez-vous » s'il est utilisé à un arrêt de bus

Jan Scot Érigène - Iohannes Scottus (né entre les années 800 et 815 – mort en 876) : moine, théologien et philosophe irlandais, il était laïc, quoique clerc. Il possédait une immense culture. Il a voyagé en Grèce et en Orient. Il traduit les Pères de l’Eglise et annote les œuvres de Maxime le Confesseur et Sur les images de Grégoire de Nysse. Il étudie Origène et saint Augustin. Il annote et commente Martianus Capella et Boèce. Il reste, encore aujourd'hui, reconnu pour avoir été traducteur et commentateur brillant du Pseudo-Denys l’Aréopagite.




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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:44

 

ruines2.jpg

http://photos.linternaute.com/photo/1436454/1922957208/1527/ruines-de-l-abbaye-de-hambye/



Laboureur de parcelles galactiques,
Arpenteur de voie lactée,
Si je compose ce poème
C’est pour mieux percevoir l’univers,
C’est pour mieux contenir l’espoir
Fertile d’une poignée de terre,
Qui offre l’espérance
A la semence d’hiver.
Si je retiens l’invisible du temps
C’est pour mieux préserver la mémoire
Des siècles qui s’écoulent
Sur les pierres sculptées,
Sur les corps mutilés
Pour mieux en décupler la beauté.
Il n’est pour m’en convaincre
Que témoigner de ce privilège
Où les lumières du couchant Habillent les vestiges du passé,
Les ruines des abbayes oubliées,
Et en réveillent les vitraux fragmentés.

© Michel Bénard.



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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:39

 

le-baiser.jpg

© Théodore Géricault



Un coup de pinceau pour embellir les choses

Comme le souffle et ses fleurs qui éclosent

Deux mains qui se tendent en bouquet

Et l'oiseau heureux s'envole sans regret



Un soupçon de patine d'or pour aviver l'amour

Et embellir l'œuvre de chair et de sang

Deux cœurs, deux corps s'offrent

Un pétale odorant gisant à leurs pieds

Effleurement discret et subtil des âmes

Distance magique, présence secrète

Source lente au baiser de feu

Dans l'espace cosmique des amours éternelles

Portes ouvertes sur le ciel

Montrez le chemin des pins d'ors et de miel

Des pierres du temps qui se lèvent fières

En bordure de la source céleste

Se reflétant en elle

Ouvrez les miraculeuses vannes

Afin que le fluide divin s'en écoule

Et jaillissent enfin les promesses solennelles

Sur la flore desséchée du Paradis perdu enfin retrouvé

Et qu'ainsi y vivent heureux à jamais les amants d'éternité

O Cérémonial sacré, don du Grand Jour

O Source sacrée de la soif dévorante

Abreuvez ces âmes qui quémandent

Dans ce grand rituel des assoiffés

À la démesure des dieux de feu

Mes yeux sont d'ores et déjà émeraudes consacrées...

© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris


Prix Alain Lefeuvre 2010



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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 09:09

 

bastille.jpg

Il y a tant de Bastilles à prendre…



Faut-il douter de ce que l’on est
Pour vouloir débats et discussions
Sur un tel sujet avant une élection.
Faut-il être pervers et indécent
Pour ouvrir la porte au malsain
À la boue et au purin…

Nul homme d’État ne s’abaisserait
À créer, sans raison, haine et désolation
Au cœur des citoyens et de la Nation.
Rien d’autre qu’un polichinelle
Ne s’aventurerait en terrain délétère
En compagnie de rhéteurs sectaires.

Faut-il que la France soit à marée basse
Pour boire jusqu’à plus soif
La coupe amère de la xénophobie ?
Faut-il donc que les fantômes du passé
Servent encore aux spectres du présent
Pour asseoir un pouvoir proche du néant ?

Faut-il qu’un peuple manque d’esprit
Sans repère fort et trop ventru
Pour suivre un pouvoir égoïste
Que d’aucuns disent corrompu
Vendant l’âme et la culture du pays
À quelque commerçant sans vertu ?

Faut-il que nous vivions des heures sombres
Pour ne plus être capables d’accueil
Et de Fraternité au-delà de nos frontières
Ces entités artificielles imposées aux peuples
Morcelant l’unique tribu humaine
Jusqu’à devenir ennemis de nos semblables ?

Ne suffisait-il pas que les dieux
Inventés et invoqués, nous séparent
Provoquant des guerres absurdes
Basées sur le vide des croyances multiples ?
Devrons-nous encore nous battre
Pour refuser les différences du voisin ?

N’en aurons-nous jamais assez
De tout ce sang qui coule
Des larmes de nos mères
Des cimetières d’innocents
Broyés pour la seule grandeur
De quelques agités du pouvoir ?

Il suffirait de se lever
Et dire Non aux fauteurs de crimes
De racisme et d’exploitation…
Où se trouve la source du courage
Qui armera le cœur des Humbles
Qui chasseront les malandrins ?

© Jean Dornac
Paris, le 3 avril 2010



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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 09:29

 

rodin.jpg

© Auguste Rodin



                                                             A Henry Claude Buret, mon ami


Je connais des douleurs
plus vastes que le monde
et que l’on voit à peine
dans le creux d’une main…
Des douleurs qui se couchent
dans le lit de la chair
pour atteindre le cœur
d’une flèche mortelle !...
Ah ! Si je pouvais prendre
le drame par les ailes
l’habiller de silence
lui dire la beauté
qui tourne dans nos veines
le mal n’oserait plus
s’infiltrer dans nos rêves
et la lumière enfin
passerait dans nos âmes
mais la souffrance hélas
entre dans notre corps
avec le premier cri…
Tu portes la ténèbre
et le chant de la fièvre
et de tes bras s’écoule
la force qui déchire
mais tu n’oseras pas
étreindre le bonheur
ce mot est bien trop grand
pour l’enfer de tes mains…

La tiédeur de la vie
se lève avec le jour
le regard peu à peu
va décrire les choses
pour délivrer l’image
et comprendre nos pas…
Le destin tu le sais
n'existe pas encore
il appartient au cœur
que tu mettras au monde
mais déjà le mal creuse
la tombe d’espérance
pour enfouir ta plainte
dans l’herbe de tes mots…
Refuse je t’en prie
de te laisser mourir…
Le murmure des pierres
est un triste voyage
où les yeux sont absents…
Le monde pleure
le songe perdu
engourdi sous la terre
et le ciel toujours noir
ne peut rien entendre
les hommes vivent trop loin
de l’artère du jour !...
Je connais ta douleur
plus vaste que le monde
mais dans les bras du temps
cette fièvre perfide
ne sera même plus
une tache de sang
à peine un souvenir
au large de ton souffle…

Je connais mon ami
des douleurs affamées
plus vastes que la vie
et qui tiennent hélas
dans le creux d’une main…
Penche ton visage
A la dérive du fleuve
ne vois-tu pas les heures
briser tes souvenirs ?...
Il n’est pas temps encore
pour entrer dans l’oubli…
Chasse l’ombre
qui blesse le soleil
renonce à la tristesse
ouvre les yeux de l’ange
et Suzanne… Suzanne
t’apparaîtra plus belle
plus douce que jamais
et la main sur le cœur
vous reprendrez enfin
votre duo d’amour…

© Victor Varjac
Antibes, le 28 février 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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