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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:16

 

amoureux

Auteur anonyme



Belle, jusqu'au fond des yeux
D'une Beauté qui rayonne de tous ses feux
Voilà l'histoire de nous deux
Poètes amoureux !

~*~

De la douceur dans ma poésie
Lorsque besoin de tendresse
D'apaisement et de calme
Lorsque toutes ces émotions m'abandonnent
Dans l'écriture, je les rappelle
De toute mon âme
De tout mon corps
Et sous ma plume elles renaissent
Me sont réconfort.

~*~

Que je parle tendresse, un peu…

« Votre charme m'a enveloppé tout entier
Puisqu'à vos yeux, sous vos yeux
Me voilà poète.
Ne serait-ce plutôt vous qui changez en poésie
Tout ce que vous touchez ?
Je le crois et ne vous quitte plus
Puisque je vous porte en moi. »

Voilà ce qu'il m'a déclaré, le nouveau poète…

Suis-je sa First Lady
Son Égérie
Sa Pythie

Seul lui, un jour me le dira
Je vais lui apprendre à s'aimer avant tout

« Vous me révélez à moi
Et j'aime ce que j'y découvre ! »

Je suis sur la bonne voie...

~*~

Nous nous cherchions déjà
Sans nous savoir encore
Ses mots sont caresses
Et invitations à la tendresse
Son rire me parvient frais et enjoué
Il me transporte sur des rivages inconnus
Où s'aiment nos âmes, déjà
Envie de lui toucher
De l'aimer
Quelle audace

« Je vous embrasse,
Je vous enlace et encore
J'ai très envie de vous savoir par corps
Et de vous caresser de vive main. »

Pas mal, le nouveau poète…

Long soupir et émotions en bouquets

~*~

Il est vrai que, tout ce qui nous arrive, n'est pas vain
Et ne doit en aucun cas rendre l'autre triste
Mais, de l'amour lointain
C'est cependant le risque

~*~

Le nouveau poète écrit encore :

« Ne perdez pas pied, mon âme
Je suis auprès de vous quand vous le désirez.
Il vous suffit, de penser à moi.
Je me laisse porter par vous
Et mon inspiration
Je travaille sans filet
Mon O de Source »

~*~

Que j'aime le lire
Lorsqu'il délire
Il est délicieux
Mon poète amoureux

~*~

J'essaie d'être pour vous
Ce que vous êtes pour moi, mon ange
Une source fraîche toujours renouvelée
De plaisir et d'inspiration
Tant amoureuse que poétique

« Je vous aime comme je n'ai jamais aimé »

Là, je commence à croire que je suis Fée…

« Vous, si belle et si tendre
Vous, dont les mots me brûlent mieux que caresses
Vous, si coquine et rieuse à la fois »

Me voilà fort aise…

« Faites de moi ce qu'il vous plaira
Pourvu que vous me gardiez auprès de vous
Soyons amants, mon âme, devant l'Éternel !
Et peut-être même au-delà !
Rien ne semble trop grand
Trop beau, trop sensuel
Pour vous célébrer, ma Dame !
Je vous enlace Fleur de mon âme »

Aux dieux, qu'il plaise…

~*~

Voilà bien le cadeau le plus précieux
Et le plus fragile
Que la Vie Elle-même
M'ait offert :
Un nouveau poète
Tout neuf et amoureux
La Muse est tout ce qu'il y a de plus généreux

Il me fait le baise-lèvres
Le baisemain
Il m'aime plus que tout

« ...Et, j'ai besoin de vous
Nous sommes l'un à l'autre comme un miroir
Je suis en vous, ma Dame
Et vous êtes en moi
Dans chacun de mes mouvements »

Oh! Que j'aime ce nouveau poète
Je le douce, je l'effleure de mes lèvres à fleur de peau
Elles sont belles nos amours et mon poète est beau

~*~

C'est que nous deux ensemble
Formons une dynamogénie
« Big Bang » primitif et intégral
Provoqué à la seule pensée de l'autre
À la lecture de l'autre, à regarder l'autre
Ou à sentir la présence de l'autre
La Force qui nous habite
Nous fond en l'autre
Nous révèle l'un à l'autre
L'un par l'autre
Jusqu'à ce que la Terre s'unisse au Ciel
Que le Soleil se noie dans la Rivière
Que de la Forêt les parfums, les odeurs
Se transforment en un bain de couleurs
Que le chant de l’Oiseau
Se confonde avec le bruit du ruisseau

~*~

Voilà le miracle de nous deux
Les poètes amoureux

© Ode
26 novembre 2001



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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:59

 

atomes.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:FluorescentCells.jpg



De l’infiniment petit
A l’infiniment grand
De l’instant zéro
A l’éternité
Il a suffit, dans un souffle
D’une fabuleuse explosion

Dans ce ferment
L’intégralité existait déjà
Il portait Tout en lui-même
Dans la matière originelle
Galaxies et étoiles
Planètes et vies

Un Seul Tout
Unique origine
Destinations différentes
Assemblages d’atomes
Disparates puis combinés
De la Matière inerte
A la Matière vivante

Ce minuscule Tout
Bouillonnant d’énergie
Contenait déjà nos ans
La facétieuse création
Nous fit différents
Tout en étant du même nid

Toi qui méprise ton voisin
Retiens cette leçon
Sache que tu es du même lit
Qu’il soit du sud, du nord
De l’est ou de l’ouest
Qu’il ait la peau noire
Blanche, rouge ou jaune

Nos diversités ne sont
Qu’infimes nuances
C’est le même ventre
Qui a porté toute vie
Animale, Végétale,
Minérale ou Humaine

Toi qui t’estimes supérieur
Tu n’es que matière animée
Avec quelques atomes
Différemment disposés
Tu ne serais peut-être
Que pierre qu’on foule au pied

Toi qui possèdes tant de richesses
Et qui t’imagines puissant
Ce que ton cœur tient serré
N’est que poussière d’atomes
Autrement agencés

Toi qui es dévoré d’ambitions
Tes molécules seront dispersées
Ton orgueil sera humilié
Rien d’autre que restes ou cendres
Sera notre destinée

Toi qui ne voulais pas évoluer
Tes peurs n’ont rien changé
N’entends-tu pas
Les voix d’un passé
Toujours présent
Qui t’invitent à marcher ?

Et vous, pouvoirs qui vouliez
Tout contrôler
Combien furent vains
Vos crimes et dominations
Dans la spirale des illusions
Vous disparaîtrez

Nous sommes de Toujours
Et à jamais nous serons
Tantôt grands ou petits
Portés par la roue du temps
Qui n’est que mirage

© Jean Dornac
Paris, le 11 août 2010



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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 08:21

 

Darwich.jpg

© Mustapha Boutadjine


« Il n'y a d'amis, d'épouses, de pères et de frères que dans la patrie.
L'exilé partout est seul. »

Félicité de Lamennais
Extrait de Paroles d'un croyant



Tu es la Palestine, la brise dans ses vergers,
Ses yeux illuminés par les ressacs du cœur,
Tu es sa terre en feu, son sang, sa haute douleur,
Le temps sans temps du sang, la rage des êtres vrais !

Toi qui, pour patrie, n’avait que ton génie,
Les feuilles des peupliers et le soleil des mots,
La mémoire des dieux, les cris des oiseaux,
Les vieux oliviers et l’incessante nuit,

Tes pleurs nourris de sel, ta chair blessée d’amour,
Tes mains qui veulent saisir l’arôme des pommiers
Et caresser la face de l’histoire qui tait

Les cicatrices de l’âme, le livre des vautours !
Ô Palestine meurtrie, accueille dans ta clarté
L’Archange du Verbe céleste, le Guide des égarés !

© Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 12 juin, Anno Domini MMX

J’ai écrit ce poème à l’occasion de l’inauguration de la Place Mahmoud Darwich à Paris, qui aura lieu le lundi 14 juin 2010, à 9h15. Je porte une véritable admiration à sa vie et à son œuvre. Paix et Lumière à ton âme, Ami et Frère !
Site poétique : http://www.athanase.org


Glose :

Mahmoud Darwich (en arabe : محمود درويش) – (1941 - 2008) : le plus grand poète palestinien de tous les temps.

Engagé corps et âme dans la lutte de son peuple, il n'a pour autant jamais cessé d'espérer la Paix. Mahmoud Darwich était le président de l'Union des écrivains palestiniens. Il est l’auteur de vingt volumes de poésie et de sept livres en prose. Il fut le rédacteur de plusieurs publications, comme Al-jadid - (الجديد - Le nouveau), Al-fajr (الفجر - L'aube), Shu'un filistiniyya (شؤون فلسطينية - Affaires palestiniennes) et Al-Karmel (الكرمل). Il est reconnu internationalement pour sa poésie profondément marquée par sa nostalgie de la patrie perdue. Ses œuvres lui ont valu d’innombrables récompenses. Elles ont été traduites dans plusieurs langues !

Après avoir reçu les honneurs à Amman en Jordanie où sa dépouille était arrivée des États-Unis, il a eu des obsèques nationales à Ramallah en présence de nombreux dignitaires palestiniens dont le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il est enterré dans un lopin de terre près du palais de la Culture de Ramallah.

Hugues Félicité Robert de Lamennais (1782- 1854) : issu d'une famille pieuse de petite noblesse bretonne, il fut ordonné prêtre en 1816. Philosophe chrétien, connu pour être un personnage ultramontain, Lamennais peut être considéré comme le précurseur du catholicisme libéral, du catholicisme social, ainsi que de la démocratie chrétienne.

Il commença par traduire L'Imitation de Jésus-Christ, célèbre œuvre de dévotion de Thomas a Kempis. Dans son livre Essai sur l'indifférence en matière de religion, écrit de 1817 à 1823, il critiqua l'université napoléonienne et le gallicanisme. Il fut dit de cet ouvrage qu'il « réveillerait un mort ». Ce fut un immense succès de librairie.

En 1825, il publia De la religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil. Il rencontra Auguste Comte cette même année.

En 1828, il fonda la Congrégation de Saint-Pierre, destinée à former un clergé savant capable de répondre aux attaques des philosophes, de mieux comprendre son temps et de rétablir l'autorité du pape en France. En 1829, il publia Les progrès de la révolution et de la guerre contre l'Eglise.

En 1830, il fonda, avec Montalembert et Lacordaire, le journal l'Avenir, plaidant pour la liberté de l'enseignement et la séparation de l'Église et de l'État.

En 1831, révolté par la condamnation du soulèvement de la Pologne, il s'opposa au pape Grégoire XVI. Il considérait que le pape voulait défendre davantage les princes que le peuple. Le pape condamna son journal en 1832 par l'encyclique Mirari vos.

En 1834, il publia ses Paroles d'un croyant, ouvrage lyrique, rempli de violence et de plaintes, qui marqua sa rupture avec l'Église (encyclique Singulari nos). Dans cet ouvrage, il constatait et déplorait le « désenchantement » du monde et lançait un appel pressant à la liberté de l'Église, à partir duquel il commença à développer les tendances socialistes et démocratiques du message évangélique.

En 1837, il publia le Livre du peuple, véritable ouvrage de combat. Il se lia d'amitié avec le patriote canadien Louis-Joseph Papineau lors du voyage de celui-ci en France. Il continua de prendre le parti du peuple, et en 1841, après avoir attaqué le gouvernement royal, il fut condamné à un an de prison. Par la suite, après avoir fondé le journal Le Peuple, il continua à professer un libéralisme populaire. Entre 1841 et 1846 il écrivit Esquisse d'une philosophie, dans lequel il développa sa conception d'un christianisme sans Église, capable de regrouper les masses pour les conduire au progrès par la charité. En 1848, il se fit élire député à l'Assemblée constituante, mais suite au coup d'État du 2 décembre 1851, il se retira dans sa propriété de la Chesnaie en Bretagne.



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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 08:56

 

le_roi_des_aulnes.jpg

© Isabelle de Kervalec



Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C’est lui le Roi des Aulnes il cherche vos enfants
Mères faites-les rentrer il est encor temps.

Craignez cette clarté qui traverse la brume
Et répand dans les prés de longs flocons d’écume,

Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C’est le Roi des Aulnes sa couronne est d’argent
Mères voilez les yeux de vos petits enfants.

Prenez garde à la voix qui doucement murmure
D’étranges promesses sur des chants les plus purs,

Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C’est lui le Roi des Aulnes aux funestes serments
Mères entre vos bras serrez fort vos enfants.

Fuyez ces doux parfums de myrtes et de fleurs
Ils sont les attributs de bien sombres ardeurs,

Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C’est le Roi des Aulnes il est là il les attend
Mères cachez vite tous vos petits enfants.

Il chevauchait très tard dans la nuit et le vent
Les mères n’y ont pas cru il est venu pourtant
C’est le Roi des Aulnes il aime trop les enfants.

© Annie Mullenbach



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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:27

 

colombes.jpg

http://aloys.rigaut.free.fr/blog/2006/06/tenerife-que-chulo.html



Pour toi mon ami,
Ne fais pas le sourd,
L’ombre de la nuit
Ne verra pas le jour.

Ton estime est en jeu,
Le péché est un mal,
Je formule un vœu :
«Qu’il ne te soit fatal».

Pour toi mon ami,
N’oublie pas le sermon,
Nul ne détruit une vie
Pour une simple chanson.

Rien n’est éternel,
Ni santé ni jeunesse,
Conseil fraternel :
Combats ta faiblesse !

Pour toi, mon ami,
L’Unique voit tout,
Tiens-t-en au permis
Ne sois donc pas fou.

Demain, bien tard,
L’honneur est fragile,
L’odieux est avare,
L’odieuse est agile.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 11/01/2013



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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:07

 

corps-copie-1.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Un jour, m'en allant promener,
Le cœur fané, plein de soupirs,
Je me suis trouvé nez à nez
Avec l'éclat de son sourire.

Ébloui par son nez mutin
Tout mon être s'est embrasé
Je nous ai vu main dans la main
Nous conjuguions le verbe aimer.

Je me suis mis alors en quête
D'une solution pour parvenir
À obtenir ce tête-à-tête
Qui bâtirait notre advenir !

Je l'attendais sans être anxieux,
Si sur qu'arriverait le jour !
Fusionnant les yeux dans les yeux
Nos âmes dévoileraient l'amour.

Quand un jour je vis un gars louche,
En me promenant sur la plage
Qui lui faisait le bouche-à-bouche
Cela me mis en folle rage.

Ce salop violait mon trésor !
Je ne pouvais l'abandonner !
Il s'en suivit un corps à corps
Et j'ai fini par l'assommer !

Las ! j'avais frappé son héros
Qui de noyade l'avait sauvé.
Cela nous a mis dos à dos
Elle ne m'a jamais pardonné.

~~*~~

©Thierry Deschamps


Source de la page : http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/



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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:59

 

jeu.jpg

http://www.cedrickalonji.com/kinshasa-la-plus-grande-poubelle-du-monde/



« Dans ce monde-là, il est désormais acquis
Que les hommes survivent
Plutôt qu’ils ne vivent,
Que les enfants s’amusent, nus,
Parmi les immondices
Charriées dans les ruelles aux fétides odeurs.

Ce monde offrant son mal être
Aux baisers du soleil
Sera-t-il toujours ignoré, renié, bafoué
Par les receleurs du bien être.

Jouez enfants !
Dans l’envolée rupestre des cerfs-volants
Qui s’en va émailler les champs lumineux de vos rêves.
Que vos pieds quittent terre.
Pour laisser au temps
Le temps de rendre aux ruisseaux leur transparence
Le temps de laver les eaux.

Jouez !
Qu’éclate la vie
Dans les stridentes clameurs des luttes juvéniles.
Tandis que le monde d’en bas
Sur les chemins de terre
Coule
L’incessante fourmilière des hommes
Traînant sur leur dos les scories
De leurs vies sacrifiées.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil « L’amour du monde » aux éditions Le Vert-Galant



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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 09:24

 

evasion.jpg

© Paul Delvaux



Suffit-il d’annoncer : « Je veux »,
Comme Jésus dit au lépreux,
Pour transformer en guérison
Les appels au secours d’autrui ?

Quelquefois l’Autre, c’est soi-même,
Notre moi séparé de nous !
Ce moi flottant erre en roue libre.
Enivré par sa dissidence.

Il devient pièce détachée
Et forme une entité distincte.
Il n’a peut-être plus envie
De retourner dans son bercail !

© Luce Péclard
17.2.2010



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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:39

 

Chambre.jpg

© Alexandre Okinczyc



Cet œil intérieur me regarde,
je ne peux faire n’importe quoi,
de la morale subir la loi,
cet œil intérieur me garde.

Une ombre au mur telle un grand singe
envahit la pièce unique,
du mur grignote la tunique,
magie du blanc tel un grand linge.

L’abat-jour envoie ses cercles concentriques,
au plafond cumulus et stratus combattent,
un duel , jamais ne le ratent
tuons le silence par la musique.

J’ai répandu la lumière et la vie,
les poches de silence et d’ombre
ont reculé vers le grand sombre
et les notes ont grimpé et ont ri.

Tu peux entrer dans la chambre,
entrer dans ma vie sans invitation,
forcer mon corps de tes visions,
la lumière et la vie me cambrent.

© Claire PRENDKI



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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:04

 

crayon.jpg

© Jules Joseph Lefebvre, Odalisque



Un crayon noir
un bout de feuille vierge
deux ou trois pierres frondeuses
échappée d'un chemin
solitaire et distrait…
… et le voyage commence…
Le regard se tourne
vers l'intérieur du soir
où le ciel chuchote
dans les bras du silence…
Le quotidien s'estompe
et je retrouve les pas
du rêve qui m'emporte…
La nuit brûle ses doigts
aux chandelles du jour…
Mon sang change de rythme
il ne murmure plus
il s'emballe… il galope…
il voudrait tant
séduire la beauté
en son palais de cristal
lieu magique
où s'enivre la lumière…
Il voudrait tant se fondre
dans cette éternité
si brève et si brutale…
Disparaître… disparaître
dans le cri
de cette morsure
d'espace et de vertige
où les morts se souviennent
de ce temps qui déchire
la chair insolente
des hommes d'autrefois…
… Sans m'attarder davantage
j'abandonne aux ravins
ce ballet de fantômes
masques de sable
aux lèvres de mystère
et je me penche
ébloui
au dessus de cette nudité
qui torture mon corps…
Des ongles se dressent
comme des glaives ombrageux
et le chant du désir
peu à peu m'ensorcelle…
Le vol des parfums
bouleverse les paysages
et je m'enivre
de cette peau
gorgée de sortilèges…
La sève est un raz de marée
qui bouscule mon être
à l'aube du réveil…
La brume trompe l'heure
mais je devine
ses longues cuisses blanches
sa poitrine tendue
et sa danse légère
régnant au seuil des mondes…
… et son ample chevelure
dans un fouillis de lune
tressaille comme une image
innocente et sereine…
Je frôle son visage
ultime battement
au cœur du devenir…

Un crayon noir
un bout de feuille
deux ou trois pierres...
… et le voyage s'achève...
Je rentre dans mon corps
et la journée commence…

© Victor Varjac
Extrait de « La Rouille des Jours »

Studios de la Victorine
Le 23 janvier 2008



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