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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 09:04

 

salvatore-gucciardo.jpg

© Salvatore Gucciardo



L’ombre sommeille
tandis que le vent
caché derrière le soleil
entrera tout à l’heure
par la bouche de l’espace
et les pierres craqueront
sous leur masque ancestral
et l’orage tournera
dans l’angoisse de nos mains
comme le mensonge dressé
dans le cœur des hommes
bien avant leur naissance…
Inconnus à nous-mêmes
nous errons sur le tranchant
de l’arme effrayante
que brandit le destin…
… et si notre sang
portait une couronne
et si nous étions roi
d’un univers si proche
que nous pourrions toucher
le mystère de ses mondes
sans parvenir à les voir…
O Légende trahie
par les mots trop fragiles
je devine ta présence
au delà du voyage
comme un livre fermé
contient dans la ténèbre
le murmure des lettres
serré entre ses pages…

© Victor Varjac
Antibes, le 2 août 2003


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:25

 

color_01a-copie.jpg

© Jacques-François Dussottier



Je suis le sablier
Je suis le temps

J’ai un voilier à l’âme
Qui vogue sur le pollen des étoiles

Rêves de songes bleus
Dans l’incertitude des matins

La vague ramène de l’horizon
Toute l’écume de mes mots

Je reste ce baladin
Voyageant sur la coque du poème

Berger du goéland
Et de l’amour qui s’efface.

© JACQUES-FRANÇOIS DUSSOTTIER


* * *


Jacques-François Dussottier

* poète, traduit en 8 langues
* a créé plusieurs clubs de poésie et quelques revues de poésie
* a occupé de nombreuses responsabilités dans divers conseils d’administration de Sociétés de poésie et littéraires
* organisateur de nombreux Prix de poésie nationaux et internationaux francophones

* Président du Cercle européen de poésie francophone Poêsias
* Président du Cénacle européen de Poésie, Arts et Lettres (qui représente les Prix de Poésie, Arts et Lettres Léopold Sédar Senghor européen)
* Président du Mouvement des Poètes sensualistes francophones
* ancien Président de la Société des Poètes Français et Président d’Honneur (actuellement vice-président de la SPF)

travaille dans la poésie francophone européenne et internationale avec 6 pays d’Europe photographe (expositions)
parallèlement, il est graphiste abstrait et participe à des expositions picturales

* * *


HELIANTHE nous offre un ensemble d’œuvres virtuelles, d’œuvres informelles, d’œuvres dites numériques. Cette nouvelle conception de l’art se rattache directement aux techniques informatiques rejoint une vision proche de l’universel pouvant évoluer du microcosme au macrocosme. Cette facette de l’art est une nouvelle ouverture où tout devient possible, où tout est permis sur les fréquences de l’imaginaire sous assistance technologique permettant de caresser l’infini du bout des doigts.

Nous nous trouvons confronté à l’anti-matière, tout repose ici sur des combinaisons informatiques à partir de divers logiciels spécialisés qui ouvrent des plans sur l’infini à partir d’un mixage de données numériques.

Art virtuel, fractionné, éphémère, artificiel et parfois mouvant, ce nouveau moyen de communication est une ouverture sur le monde où toutes les frontières sont abolies grâce à l’implantation dans le monde entier de galeries virtuelles ou chacun peut exposer ses œuvres.

Cependant l’intérêt particulier chez HELIANTHE, réside dans le fait qu’il est initialement poète, ce qui lui donne dans ses investigations créatives une sensibilité différente, une touche émotionnelle plus vibrante.

C’est un art majeur au niveau des échanges et des rapprochements humains en termes planétaires, sorte de métissage culturel universel par principe virtuel.

Ce moyen informatique offre au moins cet avantage de pouvoir survoler toutes les frontières, de pouvoir graviter vers l’infini, de pouvoir également, tout simplement rêver aux couleurs de l’éphémère, aux rythmes de la poésie destructurée et d’avancer sur un fil imaginaire qui peut nous nous conduire : « jusqu’au délire laiteux des étoiles... », par ce chaos fractal, nous évoluons ici au cœur même de la dématérialisation.

MICHEL BÉNARD


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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:16

 

poesie-et-musique.jpg

http://natureculture.org/wiki



Poète couve ta tristesse,
Poétesse, fidèle, dessine
Tanger dans son ivresse
Syrte sur une lame fine.

Poète couve ta tristesse
Poétesse, ouvre-lui la voie
Dans la jungle tout blesse
Ton pinceau signe de foi.

Poète, de l’autre monde
Ton regard est perçant
Parle-nous des rotondes
Du Rif et de ses versants.

Poète, toute une histoire
Dans ton prénom, j’ose lire
Comme dans un miroir
Le plus beau est à venir.

Poète, sur Al-Hoceima
Ville de rêve et d’avenir
Imzouren a chanté papa
Loin des poupées de cire.

Sur Melilla et Nador
En souvenir du passé
Accroche-toi à ce port
Si fier pour rêvasser.

Poétesse, à ne pas oublier
Ces murs, bleu d’azur
Sauvages sans tablier
Ses plages défiant l’usure.

Plus loin j’irai encore
Mais, une autrefois
Ma plume pleine de cors
Se détourne de moi.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 07/11/2011



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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 08:34

 

oeuvres-contemporaines-0137.jpg

© Alain Percy



J’ai fini par comprendre
Que ton coeur qui saigne
N’est que ce lambeau de terre
Livré à la mer
Et depuis j’ai jeté mon regard
Comme en écho
Sur la mer que tu adorais tant
et qui fut la dérive
De nos peuples
De toutes nos souffrances
Car ce grand soleil
Que tu portes en toi
Est la brèche de nos souvenirs
Et de nos errements

© Jean Watson CHARLES



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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:32

 

Rimbaud-par-J-C-Bemben--1--copie-1.jpg

© Rimbaud par Jean-Claude Bemben



Sur le chemin des cendres,
J’irai bruler les bois de l’absence
En observant le miroir des eaux
Du lavoir où rêva Rimbaud,
De l’ivresse d’un bateau
A l’enfer des saisons.
Parfois rassemblés, si souvent séparés,
Nous côtoyons l’indicible
D’une harmonie sauvage, d’un théâtre
Au seuil de la folie, de l’incertitude
D’un imaginaire à recomposer.
Oiseleurs de paroles envoutées
Bergers d’icônes brisées,
Comme la vie, la poésie nous appartient
Elle sera notre chemin, notre parade,
Mes voyelles reposent entre tes mains,
Tu en feras une nouvelle symphonie.

© Michel Bénard.



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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 08:38

 

coucher-soleil-st-laurent_8.jpg 

http://www.lebatondeparole.com



Il me manque, un mois déjà

Je ferme les yeux et le revois

J'ouvre mon âme et le revis



Tantôt bleu, tantôt vert

Tantôt presque blanc

Lorsque gorgé de soleil

Et de brumes chaudes



Mon Fleuve

Ma Mer

Mes Berges

Mon Évasion



Tout est renversement

Dans le silence bleu du Grand Ruban

Jours voyants des Genèses

Nuits d'accouchements qui m'apaisent



Pierres millénaires qui me regardent

Je les contemple

Me racontent les odeurs des saisons sans mesure

Je les caresse doucement

Je prends les plus petites dans ma main

Chaudes les Pierres

Immenses comme la Vie et la Mort

Comme la Fleur et l'Amour

Parfums de mon Pays

Encens de vies

Mémoires du Temps qui passe

Immobiles Témoins




Je réponds à rebours à vos appels

Compagnes du Fleuve

Pour enceinter d'Amour vos dires

Combler mon Mystère de vos Désirs



Je vous ai trouvées au large du Rêve

Au bord de l'Eau de l'Âme

Sur l'abondante Mer de l'Imaginaire



Et arrive le dernier sursaut de l'été

Rôde l'automne

Il me faut quitter

La nuit chavire dans la Lune

Le jour se rapetisse

Le Soleil ne réchauffe plus



Je vais veiller au Feu de l'hiver

En fermant les yeux

Pendant que le temps s'étiolera

Attendant que le Feu de Sève

Fasse chanter le printemps



Et je reviendrai

Sous l'Incendie de mai...

© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris


Prix Alain Lefeuvre 2010



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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 08:31

 

ecole-de-la-republique.jpg

http://remibiette.wordpress.com/2010/06/18



Les chemins de la vie
Sentes tortueuses ou larges allées
Ne sont jamais tels qu’enfants
Nous les imaginions
Bercés au foyer de l’amour.
Arrive, ô combien trop hâtivement
Le cycle des affrontements…

J’allais bientôt à l’école
Sans joie ni ardeur.
Affligé dans ce décor
Si peu harmonisé à mon âme
Mon esprit s’évadait facilement
Au-delà des murs et des entraves.

Voyageant par tous les temps
Vers les contrées que j’inventais
Je vivais dans l’asile de mon cœur
Epris de mes milles trésors
Que seul mon esprit goûtait.
Rien ne pouvait me retenir
La liberté me réclamait.

Combien de maîtres
Pénétrant mes yeux absents
Du bout de leurs règles
Me réveillaient brutalement
D’un coup sec sur mes petites mains
Avant de me punir face au tableau noir…

Ils n’étaient point des brutes
Il eut juste fallu que j’écoute…
Mais, sans répit, à cœur défendant
Mon âme s’évadait dans l’ailleurs.
On n’attache pas le vent
Qu’il soit fou ou charmant.
Il est l’un des noms de la Liberté.

Il fut, pourtant, des instants de rêves.
Ô envoûtants cours d’histoires
Leurs scènes impressionnantes
Aux yeux de l’enfant que j’étais
M’offraient subtilement le droit
De me promener au fil du temps…

Ici, compagnon de Charlemagne
A la rencontre de Roland
Là, caché dans les caves
Pour échapper aux guerres
Crimes et massacres
Fondés au nom des religions
Sauvagerie imbécile et sans nom.

Un temps, manant dans sa ferme
Narguant le roi soleil
Et tout de suite après, Sans-culotte
Bousculant la Bastille…
Puis dans une dernière échappée
Orgueilleux Grognard de Napoléon…

Au fil des fleuves et des rivières
Je naviguais par gros temps.
Trop de noms à retenir
S’ajoutant sans pitié
Aux montagnes et villes
Aux superficies à retenir
Chiffres sans âme ni poésie.

Sur la péniche de mes rêves
Seule la rive existait
Bordée de saules-abris
De platanes-Midi
De pêcheurs nonchalants
Ou de ménagères battant tapis.

Ô dictées qui me torturaient
Rédactions qui m’enchantaient…
Récitations trop magiques
Pour ma mémoire rétive
Avant que la récréation ne me sauve.
Souvenirs du temps passé
Encore si colorés en ma souvenance…

Dans mon atelier, encore gamin
Burin ou lime à la main
Mon maître, je me souviens
Du temps où tu me corrigeais
Ce temps si doux de ton enseignement
Et de ma course à l’école du temps…

© Jean Dornac
Paris, le 28 février 2010



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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 08:12

 

oeuvres-contemporaines-0030.jpg

© Isabella Poulenard



L’aube du regard
ressemble à une voix
où les feuilles de lumière
tissent l’arbre du jour…
Le ciel semble si loin
qu'il arrache nos ailes…
Jamais nous n’atteindrons
l’ange de notre âme…
Avant de rencontrer
le secret de la mort
j’épuiserai mes mains
et le sang de mon corps
à chercher sous la cendre
les heures qui dispersent
l’espérance dérisoire
d’un amour bien plus grand
que l’humaine douleur…
A la lisère de la vie
où l’ombre fornique
avec nos chimères
j’attendrai de te voir
surgir du sable et du vent
comme une image irréelle
que j’ai toujours connue
pour croire en un destin
qui commence vraiment
lorsque le cœur d’argile
a perdu ses paupières !...

© Victor Varjac
Antibes, le 10 septembre 2001


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 08:11

 

Brouillard.jpg

http://mathieuetcoralie.com/blog/index.php/2007/11



Les arbres frôlent ma portière.
Leur procession s’enfuit
Au long des routes et des lisières.
Où vont-ils en sens inverse,
Vers quel avenir de hauteur et de ciel ?
Alors que, croyant m’élancer,
Je reste invariablement sur place
Au ras des rigoles, des fossés,
Dans le flou des brouillards d’angoisse.

Ô arbres, pourquoi m’abandonnez-vous ?

© Luce Péclard
6 juin 2008



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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 08:43

 

munch-vampire.jpg

© Edvard Munch - Vampire

                                                               (Pamphlet)

Les loups ne se mangent pas entre eux...

Les gens d'argent, sans foi ni loi

sont devenus bêtes de jeux

et se comportent comme des putois

Leur culte est celui du Veau d'Or,

mais le ver est là dans la pomme

et ceux qu'ils exploitent dehors

voient leur image qui se déforme !

Les loups ne se mangent pas entre eux.

Les hommes sont devenus Vampires.

Ils se combattent comme des dieux

et l'on peut bien craindre le pire.

Les Vampires sont des dieux de guerre.

Ils ne cherchent que leur profit.

L'humain ne les occupe guère

et l'usure est leur paradis.

les loups ne se mangent pas entre eux.

Ils vivent ensemble, solidaires.

Les hommes sont bien plus dangereux,

âpres au gain et solitaires !

Pierfetz©

http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-2Vampires.htm

Extraits du recueil "LA CLEF DES SONGES"
Recueil autobiographique poétique.
( Diffusion:"Rencontres Artistiques et Littéraires" 91700 Ste-Geneviève-des-Bois)



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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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