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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 08:29

 

0621-contemplation.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Contempler la lumière qui danse sur la mer
Le soleil qui s'enflamme au beau milieu des lames,
Les vagues te lèchent les pieds, purifient tes idées,
La fraîcheur du matin apaise ton chagrin.

Oh ! Plaisir si amer,
Que ton esprit se perd !
Délaisses la souffrance,
Abreuves-toi d'ignorance !

Profiter de la nuit et du temps qui s'enfuit,
Les étoiles te révèlent la beauté éternelle.
Face à l'immensité, tu restes émerveillé,
Le silence t'envahit, la lune te sourit.

Oh ! Plaisir solitaire !
Échapper à la terre !
Si tu veux exister,
Ravales ta fierté !

Découvrir la montagne, la neige sa compagne,
L'univers te fait face, y as-tu donc ta place ?
Tu te croyais penseur, mais en fait, tu as peur !
À vouloir tout comprendre on ne cesse d'attendre …

Oh ! Plaisir délétère !
Tu perds tous tes repères !
Poser trop de questions !
Amène l'exclusion !

Parcourir le désert, ses paysages austères
Cette étendue de sable qui semble infranchissable.
Tu te sens ridicule, infime molécule.
Petit grain de poussière recherchant la lumière.

Oh ! Plaisir suicidaire !
Contempler l'univers !
Atteindre l'absolu !
Pour qui donc te prends-tu !

~~*~~

©Thierry Deschamps


http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/0100-sommaire.html



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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:24

 

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http://operationleakspin.wordpress.com



Est-il possible qu’un être humain semble-t-il convaincu puisse oublier ses engagements ? Est-il possible qu’un être humain se prétendant descendant de ceci et de cela puisse enfreindre aux obligations ne serait-ce que primitives de ses semble-t-il ancêtres ? Si nous reconnaissons que l’aube n’est pas uniquement synonyme de tel ou tel premier rai de lumière tout comme le crépuscule n’est pas uniquement tel ou tel couché de soleil alors pourquoi ne pas vouloir admettre que le jour et la nuit ne sont pas uniquement synonyme de ce qu’il y a entre les deux ? Au fait l’histoire est-elle ce que d’autres écrivent ou bien est-elle celle que nous écrivons ou nous dictons et par voie de conséquence celle dite « sur mesure » ?


                                                       Dédié à mon frère
                                                                          Athanase Vantchev de Thracy


Gardez vos promesses
Trop de sacs sont remplis
C’est vrai, notre faiblesse
Nous cause bien d’ennuis.

Claire fut votre histoire
Là-voila toute noire
Conter, sans surseoir,
La vérité en un seul soir.

Engagé, vous le fûtes
Assidu, je le suis encore
Sur vos sbires, je bute
L’oubli, votre seul décor.

Je ne dis rien, je traduis
Ci-dessous ce que j’ai vu
Lisez sans parler de vie
Là où le droit s’est pendu.

Il n’avait que six temps
Lors de votre arrivée
Ce jour, dix huit ans
L’œil sur le sabre rivé.

Elle avait quatre temps
Lors de votre arrivée
Aujourd’hui, seize ans
Adepte des cercles privés.

Il avait nourri l’espoir
Joindre les deux bouts
Cesser de broyer le noir
Manger, épines et clous.

Elle avait bâti l’avenir
Suivit tous vos discours
Penser avec le mal en finir
Vivre tranquille ses jours.

Garçon, fille, père et mère
Innocents sans aucun doute
Victimes, sûres, sous cet air
Que la vile duperie déroute.

A ce garçon, à cette fille
Venez parler de démocratie
Ils diront, le bruit des billes
Qu’entendre les idioties.

A ce père, à cette mère
Venez, parler de liberté
Ils pourront être plus clairs
Que ne fut jadis leur fierté.

Ces quatre et d’autres encore
Chaque larme est une braise.
Osez, vivez tous les conforts
Dans le trou, point d’alaise

Châtiez les bons regards
Punissez, la bonne culture
Votre monde est en retard
D’un univers sur la rupture.

Brisez, tordez-nous le cou
Nos jambes, déjà coupées
On s’est habitué aux poux
Comme les rats on a soupé.

Faites, sans parler pas de foi
Laissez les morts à leur place
On a déjà tiré une croix
Vous n’avez aucune classe.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 18/12/2011



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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:31

 

zycie.jpg

http://www2.csduroy.qc.ca



Quel que soit le blason,
Tel mime est détestable,
Quand servile il se fait, commode ou table,
Huche à pain, guéridon,
Evidemment, selon ce qu’on agite
Il n’est de royal bruit qu’on ne médite :
La toute fin du dit propos,
Dévoilera jusqu’où portent ces mots.
En Cour un seul soleil, et seul cet astre pense,
Aux autres d’emboucher un salvateur Amen,
Surtout ne pas risquer l’offense,
D’aller toucher à quelque occulte hymen.
Nul n’est soi face au trône,
Et que le prince prône,
Toute oreille tombant on l’épouille à loisir ;
Il n’est assez de bottes
Fut-ce à crampons, sous lesquelles gésir,
De versaillaises hottes
Où singes se confient, aussi crocos et gnous,
Plus grands devant le Prince à partir qu’à genoux.
Quel antique décret prive de leur superbe,
Tant d’hôtes de ces bois ?
Que l’élu soit imberbe,
Tous iront à la fois
Prompts se raser ; ou portera postiche
En cas d’un Esaü dont le laquais s’entiche.
A quelle engeance untel, peut-il appartenir
Qui va, cœur pantelant, comme à confesses –
Craignant qu’il n’aille s’embrunir –
Pour la narine aux vents, torcher du Roy… les fesses !

© Claude Gauthier



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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 08:20

 

87198801phi-lgo-gif.jpg

http://tpenbrdor.e-monsite.com/



Voici revenue l’heure
Où les vitraux s’éteignent,
Où le silence s’installe,
Où la pénombre répand
Les ombres du mystère,
Où les ogives se patinent
De pourpre et de vieil or,
Où les anges replient leurs ailes.
Voici revenue l’heure
Où l’on perd son chemin
Au cœur du labyrinthe,
Sous une pluie d’étoiles,
Sous les signes du Verbe
Et du nombre d’Or.
Alors, bateleur de symboles,
Funambule en paraboles,
On voudrait écrire le Poème
Avec le sang de l’encre.
Voici revenue l’heure
De la perle des nuits
Et du violon rouge sur le toit.

© Michel Bénard.



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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:07

 

oeuvres-contemporaines-0037.jpg

© Lydie Godbillon



Au désir des jours

M'attendras-tu, amour ?

Au jour des moissons

Seras-tu là, amour ?

Aux soleils des étés aimés

Nos regards, malgré les saisons passées

Seront-ils fibules à nos hanches

Et saisons nouvelles ?



Nos jours ne regarderont-ils jamais plus en arrière 

Nos nuits ne seront-elles plus que de feu 

Irons-nous au Fleuve y baigner les étoiles

Et bercer la lune couchée sur les vagues 

Embarquerons-nous sur le voilier aux ailes blanches

Jusqu'à l'île verte des désirs 

Marcherons-nous côte à côte sur la grève

Cheveux au vent des amours complices



Dénouerons-nous les rubans des pudeurs antiques

En offrande aux Fleuves de nos vies

Nous laisserons-nous aimer par la terre

En hommage aux labours féconds

Le bonheur voudra-t-il venir avec nous

Porté sur les ailes des oiseaux fous

Irons-nous au petit matin jusqu'au Fleuve

Pour entendre remonter le silence 



...Irons-nous...


© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris


Prix Alain Lefeuvre 2010


Visiter son site : http://zodode.5.50megs.com/



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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:42

 

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© La chute des anges – Pieter Bruegel l’Ancien



Il est au fond de mon cœur
Une morsure qui ne s’efface pas
Je voudrais honorer la vie
Mais ils sont si nombreux
Ceux qui la piétinent…

Ces gens que l’on achète
Qui vendent leur âme
Pour une poignée de deniers
Qui ont de leur cœur
Oublié l’essence

Ces êtres de pouvoir
Qui font de leur orgueil
Le pain quotidien
Aussi rassis au-dehors
Que mou au-dedans

Ces religieux méchants
Qui annoncent l’amour
Tout en plantant
Leurs flèches empoisonnées
Dans les cœurs innocents

Ces militaires si fiers
Qui tuent et torturent
Le père et l’enfant
Violent mères et filles
Avant, têtes hautes, de défiler

Ces braves gens
Qui jugent sans savoir
Qui condamnent
Sans réfléchir
Leurs frères différents

Et tous ces citoyens qui savent
Les crimes des puissants
Qui se taisent ou applaudissent
Et ne font rien
Pour soulager le monde

Oui, je voudrais
Chanter la vie
Mais qu’est un poète
Sinon une âme qui souffre
Et crie dans le désert ?

© Jean Dornac
Paris, le 18 décembre 2011



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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 07:55

Bon passage à la nouvelle année, même si nous savons que 2012 risque d’être très dur à vivre…

-       N’oublions pas, durant les fêtes, bien au chaud chez nous, ceux qui agonisent, jour après jour, dans la rue ;

-       toutes celles et ceux qui sont seuls, oubliés, parfois, par leurs propres familles ;

-       tous ceux, désormais trop pauvres dans cette France pourtant encore très riche, pour festoyer…

-       Bonnes fêtes également à tous les étrangers qui vivent si difficilement dans notre pays, notre malheureux pays dont la mentalité des autorités et de certains politiciens se racorni toujours plus.

-       N’oublions pas tous ces exclus de notre société, exclus sans raison autre que la bêtise humaine…

-       N’oublions pas non plus cette foule de jeunes, cette espérance du pays, que les pouvoirs jettent dans la pauvreté ou la misère de même que dans l’exploitation.

-       Enfin, n’oublions jamais que la Liberté est un combat de tout instant !

 Le-pauvre-Lazare-et-lhomme-riche.jpg

http://viecontemplative.saintefamille.fr/2010/09/26/un-homme-riche-un-homme-pauvre

 

A toutes et à tous, rendez-vous à partir du 2 janvier 2012

 

Jean Dornac

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:37

 

gabriel-faure.jpg

http://tetramorphe.blogspot.com/2010/05/le-requiem-de-gabriel-faure.html



GABRIEL FAURÉ


Fleurissent les deux pommiers de mon petit jardin,
Mon cœur aimant revit avec le printemps.
J’écoute Fauré, lui qui a su charger sa musique
De moments du monde.

Fenouils, coquelicots, sauges et prêles
Toutes les plantes
Chaleureuses,
Confiantes,
Lucides
Tendent leurs âmes champêtres vers
Les notes de ces mélodies tissées de délicatesse.

Ô matin dilué dans la sonore clarté
De la musique ! Quelle grâce légère,
Quelle éblouissante subtilité.
Perles remplies de soleil et d’eau amoureuse !

Et toi, Mère de Dieu,
Oratrix pacis,
Qui veille sur le cœur des êtres pudiques !

Jour d’ambre,
Jour fait des larmes
Que versèrent les filles du soleil
Changées en peupliers !

Ô harmonie, entre les élégantes collines s’épure
Un paysage d’une tendre clarté !

© Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 4 décembre 2011

Glose :

Gabriel Fauré (1845-1924) : pianiste, organiste et compositeur français.

Élève de Saint-Saëns et Gustave Lefèvre à l’Ecole Niedermeyer de Paris, il est d’abord organiste à l’église de la Madeleine à Paris. Il est ensuite professeur de composition au Conservatoire de Paris, puis directeur de l'établissement de 1905-1920.

Avec Debussy, Ravel, Satie et Saint-Saëns, il est l'un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Oratrix pacis : expression latine qui signifie « celle qui demande la paix ».

Ambre (n.m.) : mythologie grecque : les Héliades, filles d’Hélios et de l’Océanide Clyméné sont les sœurs de Phaéton. Lorsque leur frère fut foudroyé par Zeus et tomba dans le fleuve Eridan, les Héliades le pleurèrent tant qu’elles furent transformées en peupliers. Leurs larmes donnèrent naissance aux gouttes d’ambre.




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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 08:24

 

Degas.jpg

© Edgar Degas



L’amitié danse, légère,
Au fil des affinités.
Un pas en avant, en arrière.
Suspendue à son balancier,
Elle vit d’équilibre
Et se rit du vertige.

Posséder n’est pas son dessein,
Mais lâcher, relâcher du lest,
Nier jusqu’à son propre poids
Pour être plus vacante encore.

© Luce Péclard
4 décembre 2009



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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 08:25

 

les_ch12.jpg

http://groupepergaudpontarlier.fr/chants2010.htm



                                                                Amical hommage à Manolita.


Elle n’est que silence,
Douces lignes colorées,
Nuances musicales.
Sur son visage
Le miracle opère,
Par la transparence
De son regard,
Clarifié d’eau lustrale.
Tel est simplement
Le miroir de son âme,
Reflétant ce que son cœur
Contient d’éclats de pureté.

© Michel Bénard.



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