Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 08:29

 

argent.jpg

© Pieter Brueghel L'Ancien - La Tour de Babel



Argent virtuel
et anonyme
en ce jour nouveau
qui vas-tu immoler ?...
Qui vas-tu enrichir ?...
Les flèches de ton ascension
sur les lignes boursières
sont autant de potences
que tu ériges
pour pendre la liberté
des peuples innocents !
Tu brises d'un geste
sans remords et sans gloire
l'indépendance
de l'artiste
et la joie toute simple
de ses pas à venir…
Tu écrases la féerie
et la danse des dieux
pour ériger un temple
illusoire et cruel
où le Veau d'Or
trône sur la souffrance
des hommes sans futur
sans visage et sans voix…
Argent mortel et sombre
cercueil sans frontières
tu tires ta puissance
de la naïveté humaine
et tu bafoues l'esprit
brandissant des bas-fonds
tes graphiques absurdes
aux chiffres sanguinolents…
La fièvre ensorcelle
les faussaires du monde
mais là-bas… là-bas
tout là-bas
l'aube nouvelle
accouche d'un enfant
un enfant de la Terre
curieux et beau
comme le rêve
du premier matin
un enfant
avec le ciel dans les yeux…
L'orgueil… et l'égoïsme
cherchent à l’effaroucher
puis à vaincre son innocence…
Les sortilèges du Pouvoir
apparaissent alors
vêtus des promesses
de rires et de fêtes…
Mais l'enfant
demeure dans la lumière
cette image inquiète
qui trouble l'Avoir…
Alors la nature
se redresse
sur le mausolée
des poitrines ouvertes
brise le mirage
aux paroles perfides
pour que l'enfant
l'enfant aux yeux de ciel
puisse montrer
le visage du bonheur
et de la joie retrouvés…

© Victor Varjac

Extrait de la « La Rouille des Jours »
Antibes, le 17 juillet 2005



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 09:22

 

reverie.jpg

© Wiosna de Axentowicz - 1853-1938



Un rêve de jeunesse


Auprès des Nénuphars,
Narcisse l'a perçue,
Dominant son miroir,
Cannelle est apparue.

Il joue du ricochet
Avec un(e) plate pierre,
pour se fair(e) remarquer !
La belle est bien trop fière
Et fait min(e) de passer...
Sans même tourner la tête,
Fidèle à ses pensées
Pour aller à la fête....

Ricochets...saute-minet,
Sur l'eau la belle ondule,
La vie dans ses cheveux
Et le bleu de ses yeux!

Le vent l'a emportée.
La mare n'est plus très claire.
Les années ont passé....
Cela s'est passé hier !

Moralité : Une pierre dans l'eau ne casse pas le miroir !!!
Parfois la mare n'est plus très claire !

Pierfetz©2002

Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/II-1Reverielotus.htm



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 08:52

 

champagne.jpg

http://leventrededieu.wordpress.com/2010/08/11/flute-a-champagne/



Je veille sur ma récolte,
Les raisins de tes paroles
Qui ont mûri dans mes songes.
Je songe à tous ces symboles,
Apparemment désinvoltes,
Dont le sens profond me ronge.
Je pense à toi quand je vis,
Quand je vois, quand je désire,
Dans l'ivresse de tes fruits
Et les chants de mon délire,
Ce bonheur presque infini
Qui me rend fou jour et nuit.

© Michel DUPREZ



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 08:21

 

4saisons-3.jpg

http://sandys.over-blog.fr/45-categorie-10767391.html



Tu es mon seul pays,
Mes champs et mes collines
Et dans leurs interdits,
S'affairent mes rapines.

Toi mes quatre saisons, mes printemps mon automne,
Mon été , mes hivers, en eux je m'abandonne !
La terre oubliera-t-elle en un temps ses saisons ?
Tu restes à jamais, mes constantes moissons.

Mon amour te dévêt,
Ma caresse t'habille,
Ton coeur est toujours prêt,
Que j'accoure et te pille.

Toi mes quatre saisons, mes printemps mon automne,
Mon été , mes hivers, en eux je m'abandonne !
La terre oubliera-t-elle en un temps ses saisons ?
Tu restes à jamais, mes constantes moissons.

Je surprends dans tes yeux,
Dont le ciel doux chavire,
Cet appel précieux
Qui m'invite au délire.

Toi mes quatre saisons, mes printemps mon automne,
Mon été , mes hivers, en eux je m'abandonne !
La terre oubliera-t-elle en un temps ses saisons ?
Tu restes à jamais, mes constantes moissons.

En toi ce qui me plaît :
C'est bien ta différence…
Tu guettes mon forfait,
Rêvant à son offense.

Toi mes quatre saisons, mes printemps mon automne,
Mon été , mes hivers, en eux je m'abandonne !
La terre oubliera-t-elle en un temps ses saisons ?
Tu restes à jamais, mes constantes moissons.

Ma Mie entre en chanson,
En ma chanson de geste,
Ne lui dis que ton nom…
L'Amour fera le reste !

Toi mes quatre saisons, mes printemps mon automne,
Mon été , mes hivers, en eux je m'abandonne !
La terre oubliera-t-elle en un temps ses saisons ?
Tu restes à jamais, mes constantes moissons.

© Claude Gauthier



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 08:56

 

meandre.jpg

http://www.vivrelejapon.com/voyage-japon/location-voiture/kyoto



À chaque méandre du chemin,
Prendre pleinement conscience
Du miracle de l’instant,
Oser regarder en face
La minute en sursis.
S’éblouir, s’étonner sans cesse,
Prendre par la main l’invitation
Des arcanes inconnus.
Entonner à deux ce chant
Dont nous ne possédons
Plus la partition et marcher
Dans les silences nomades.
Innocents, avec l’âme des enfants,
Nous irons jusqu’au dédoublement
Du miroir du monde, dans l’espoir
De la floraison de nos rêves,
Immarcescible bouquet
Sans cesse recomposé.

© Michel Bénard.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 08:53

 

larmes.jpg

© Catherine Grabli



Tu es venu à moi, Amour
Dans les prémices de l'âge
Tu t'es blotti tout contre moi, Amour
Dans la chaleur douillette et pas toujours très sage

Que de folies avons-nous partagées
Que de délices avons-nous goûtés

Nous ne vivions que l'un pour l'autre
Nulle absence n'était supportée
Chaque jour était soleil levant
Qui, jamais, ne se couchait sur nous, amants

Que s'est-il donc passé, Amour
Pour que tu te sois retiré
Le Temps, simplement, le Temps
Qui nous a usés

Mais n'es-tu pas éternel, Amour
Je l'ai lu si souvent
Dans la poésie, les romans
Je le croyais vraiment

Je me suis abusée, Amour
De moi, tu t'es raillée
Je ne savais pas que tu avais de l'humour
On ne m'en avait jamais parlé

Mais maintenant, je connais
L'humour bleu, d'arc-en-ciel ou noir
Que tes flèches décochent
Un matin, le soleil ne s'est pas levé
Depuis, il fait soir
Par ta faute, j'ai manqué le coche,
Amour

Tu m'as leurrée
Tu m'as aveuglée
De tes feux d'artifices, vers moi, lancés
Tu m'as dupée

J'ai douce souvenance, Amour
Des premiers instants
J'ai douloureuse souvenance, Amour
Lorsque la braise s'est éteinte, un jour
Au petit matin d'un mois de mai
C'était un dimanche
Partout les muguets
Embaumaient l'alcôve tiédie, désertée

Mais où te caches-tu donc, Amour
Dans quels draps de soie ou de satin
Dans quelles odeurs subtiles
Es-tu allé te vautrer
Pourquoi ce silence
Pourquoi m'avoir abandonnée

Je ne te cherche plus, Amour
Je t'attends, allongée au seuil des jours
Je brûle d'à nouveau te rencontrer
Viens me couvrir
Je commence à frissonner

Je t'attends, Amour
Je t'attends...

Ode©
28 mai 2001



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 08:19

 

viewmultimediadocument.jpg

http://www.zelink.com/forums/t5431-Paris-en-3D--la-soiree-a-remonter-le-temps--c-est-aujourd-hui-.html



Ô ma belle ville lumière que j’adore
Bientôt, avec regret, je te quitterai
Dans mon cœur, tu t’écris en lettres d’or
Je t’ai aimée d’un amour fort et vrai…

Ô Paris, combien ce pénible départ
Va creuser de rides dans mon âme ?
Les chemins de la vie et du hasard
Vont-ils m’ouvrir d’autres sésames ?

Je pars vers d’autres horizons
Pour l’amour d’une sublime femme
Elle a allumé une si vive flamme
Que te quitter, n’est pas abandon

Je me rappellerai à tout jamais
Tes avenues enchanteresses
Tes monuments et brillants palais
Ton esprit, semblable aux caresses

Toi, ma sublime et tendre capitale
Tu ne pourras jamais rivaliser
Face à cet amour impérial
En dépit de toutes tes beautés

Tu demeureras cependant
Au plus profond de mon cœur
Comme un lieu confondant
Par son histoire et ses heures…

Jamais je ne t’oublierai
Vers toi, parfois, je reviendrai
À l’aube de tendres jours
Pour t’aimer encore et toujours…

© Jean Dornac
Lyon, le 2 décembre 2012



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 08:57

 

banc.jpg

© Glanages - wikimini.org



un banc public
sans amoureux
un vieillard affalé
sous la peine

vieillesse
altitude de l’âge
carrefour encombré
de souvenirs

un arbre qui s’écorce
sèche la sève
pas d’oiseaux
tombent les feuilles

la mer s’évapore
quitte la rive
se retire
pleure l’oursin

l’horizon s’incurve
se contracte
brise sa ligne
en éclats

dans la ville
coulent les larmes
poussent des cris
fuit le temps

rues sans tendresse
des lèvres sans baisers
l’aiguille tourne
heures blanches

deux cœurs debout
près du porche
mélodie d’amour
sans clé

© Abderrahmane Zakad



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 10:57

 

verlaine.jpg

A un poète,


Le ciel est par-dessus le toit
Et moi j'en ai assez de toi
De ton regard si bleu si calme
Où ne se berce aucune palme
Rien dont un grand amour pourrait s'honorer
Rien que des vers même pas réguliers

J'en ai assez d'entendre tinter les cloches
Et les oiseaux s'égosiller en triple croches
Assez des rimes des sonnets des alexandrins
Dont tu m'entortilles du soir au matin
Je ne souhaite plus qu'une vie simple et tranquille
Bien loin des rumeurs de la ville

Et si on me demande avec sagesse
Toi qu'as-tu fait de ta jeunesse?
Je répondrai J'ai aimé un poète
Ce qu'à personne je ne souhaite.

© Annie Mullenbach



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:32

 

fond-bulle.jpg

http://fr.freepik.com/vecteurs-libre/colore-vecteur-de-fond-bulle_587588.htm



Bulle d’amour,
Volent les mots,
Zigzaguent au détour des vents mauvais.

Éphémère planète bulle,
Tes bras pour la tenir haut,
Couleurs désir et plaisir,
Cocon, passion déracinée.

Vaporeux le tulle effleurant nos corps,
Léger tes doigts sur ma peau,
Tracent des ronds et des volutes
Sur mon ventre offert à l’amour.

Filent les triolets et trilles,
Tiennent mon souffle pour le déposer
Là, au creux de ton corps accueillant.

Désamour,
Bulle éclatée,

Évanouie, la musique.
Evaporée la nébuleuse de nos imaginaires.

Pop !

Toujours désinvolte et séducteur,
Tu t’agites et virevoltes, bulles agitées par l’alizée,
Je t’avais fait roi de ma voie lactée,
Et toi, tu souffles …

Clic,
Lève les yeux, un jour tu verras,
Ton âme frivole …
Clac !

© Dominique Dupuy



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche