Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 07:41
www.pinterest

 

 

 

 

Le sexe nous abuse

et scelle à jamais

nos désirs invisibles

à la potence de la chair !

 

Pourquoi tant de hâte

la sagesse serait-elle décevante ?

 

La beauté possède

doit-on le croire

un terrible maléfice…

 

L’empressement du destin

sculpte nos visages

comme une présence

qu’on doit anéantir…

 

Faut-il sans cesse

recommencer

l’accomplissement

de l’impossible ?

 

Étrange obstination

qui pénètre

chaque fibre

de chaque mouvement

et nous entraîne dans la demeure

de la faute éternelle !

 

Mais qui marche

comme des ombres voûtées

derrière nos visages

et tient les ailes

de notre âme

pour mieux s’emparer

du tressaillement

de nos vies ?

Tout brûle et disparaît

à l’approche du présent…

 

La révolte de nos cœurs

face à l’inexplicable

jette sa lance

dans le vide…

 

© Victor Varjac

Antibes, mai 1997

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 07:17
Dante et virgile aus enfers – William Bouguereau (Musée d’Orsay)

 

 

 

 

 

La nuit

la nuit toute neuve

surprise au milieu

de ses draps de ténèbres

la nuit a peur…

a peur du vent…

 

La nuit

la nuit tremble

comme la torche

des étoiles

sur le ventre du ciel…

 

Elle danse

danse et virevolte

sur la soie

du monde endormi…

elle ressemble au rêve

qui enlace le temps…

 

Elle écrit

elle écrit avec sa bouche

les mots qu’on pense

avec le cœur…

 

Insouciante et souveraine

la nuit

la nuit toute nue

chevauche l’aventure imprécise

des ombres…

 

Voilés de silence

les mystères changeants

de l’heure

enivrent la nuit

qui doucement s’évapore

comme un étrange

murmure

sur les lèvres

de l’aube…

 

La nuit

la nuit toute neuve

à peur du vent…  

 

© Victor Varjac

Antibes, mai 1997

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 07:41
De Rodin, « l’Homme et sa pensée » photo Stéphane Bily

 

 

 

L’homme a-t-il seulement pensé

à se vêtir de lui-même

pour échapper enfin

à l’anonyme semence

qui fertilise en aveugle

et que le souffle d’une chanson

disperse dans l’allégresse !

 

A-t-il eu le temps

d’entrouvrir une corolle

et de parler aux fleurs

comme la chevelure de la pluie

qui pétille et bruisse

sur l’ombre de leurs tiges ?

 

A-t-il dans sa jeunesse

dévêtu le ruisseau

de ces cailloux mystérieux

qui ressemblent aux arbres

et portent fièrement

un collier de bulles claires

irradié de rayons ?

 

Ah ! Comment ne pas entrer

dans toutes ces merveilles

et assaillir le jour

pour en oublier la limite !

 

Mourir… mourir déjà

sous le regard du silence

qui pleure la beauté

et la joie de la vie…

mourir dans un cœur

mourir dans un cri

éphémères souffrances

où le poème demeure…  

 

© Victor Varjac

Antibes, sptembre 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 07:38
humeurs-fr.over-blog.com

 

 

 

 

Pousser la monture du sang

jusqu’à l’abandon

où toute la splendeur

s’évanouit…

inventer un visage

au cœur de la matière…

vaincre le grand péril

dont la présence

tient tout en suspens.. ;

 

Devenir plus

bien plus

que la chose immobile

qui s’incline

avant de se briser…

être ici et nulle part

à peine une marque

sur la joue insolente

et tenace

du marbre solitaire…

 

Pénétrer le décor

par le fouillis du rêve

et voir le précipice

lancer sempiternellement

les grands cercles de vide

qui dévore les hommes

à peine ébauchés !

 

Dans cet espace

où le tout

surplombe le néant

je cueille des images

qui ne me laissent rien…

je tourne et vire

sans même connaître

le lieu que je cherche

et j’arrive sans escorte

au seuil de mon heure dernière

sans avoir pu comprendre

l’énigme de la vie

et je parais devant moi

condamné par la mort

sans savoir qui je suis !  

 

© Victor Varjac

Antibes, octobre 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 08:08
Le penseur de Rodin

 

 

 

Ah ! La chair et ses amours !

Émerveillement éphémère

d’un pauvre cœur

qui croit appréhender

le paysage des anges

tandis qu’il marche

dans le sentier d’un monde

qui doit le détruire !

 

L’éternité n’est qu’une image

un lieu inhabitable

pour un corps vicié

par la décomposition…

 

La frontière des choses

insidieuse et permanente

veille sur toutes les formes

et la terre gravite autour

de cette sombre comédie !

 

L’homme ne peut respirer

que l’angoisse et la honte

sécrétées par la présence

du Grand Mystère…

 

Traversée seulement

par la transparence

du passage terrestre

la possession s’évanouit

sans même

laisser une empreinte

sur le front de la chair

ravagé par le temps…

… mais l’homme croit toujours

que le mirage de la matière

peut et doit encore

lui appartenir !  

 

© Victor Varjac

Antibes, août 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 07:23

 

 

 

 

 

Je suivrai le silence

comme le centre de tout

car nous n’allons nulle part

et nulle part est partout !

 

Je vois mon sang

devenir peu à peu

un nuage de cendres

et la trace de mes pas

n’atteint plus le soleil !

 

Comment témoigner

quand l’ombre refuse

d’accroupir notre image

sur le sentier de nos vies ?

 

Je dois refaire chaque fois

ce qui n’est pas écrit…

 

Les pages griffées d’encre

sont les combats des rêves…

cette audace ridicule

brave l’orage du geste

et contient la dignité

que mon cœur exige !

 

Demeurer debout

face à la mort

le plus longtemps possible

n’est-ce pas comprendre le Verbe

avant de disparaître

et braver l’agonie

qui nous serre dans l’ombre ?  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, juin 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 07:22
Gustav Klimt, La vie et la mort

 

 

 

 

 

 

Nous sommes

ce que nous vivons…

nos actes et nos paroles

glissent comme la lumière

sur le satin des jours…

nous n’échappons

à aucune seconde

et l’exil commence

avec le premier cri…

 

L’homme n’est qu’un gibier

que la mort pourchasse !

 

Ah ! L’innocence

et sa chevelure

où poussent les serpents !

L’existence ressemble davantage

à la grimace d’un mensonge

qu’au murmure des sirènes !

Quoi ? Mais de quelle ivresse

de quel chant

parlez-vous ?

Aveugles et condamnés

nous grandissons

dans le froid de la pierre

tandis que notre corps

avide et prisonnier

s’estompe sur le crâne

chauve du gouffre !

 

Nous sommes la chute

et l’infini de l’abîme

car nous portons l’univers

et la magie des mondes

mais nous ne sommes rien !  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, juin 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 06:24
Photo jenovefa

 

 

 

 

 

Le passé est un présent

à la dérive

un avenir qui s’efface

dans le brouillard

de l’oubli…

 

Le sang sous notre peau

suit le même chemin

discret comme un murmure

dans l’oreille du rêve…

 

Il faut aimer

aimer sans réserve

aimer comme la lumière

qui tombe du soleil

pour vêtir le temps

d’un visage nouveau…

 

L’homme chante l’espoir

entre le tourment

et le malheur

comme une plante

sur un talus en friches

poursuit

sans jamais comprendre

l’épanouissement parfumé

de son rire solaire

et quand le fouillis du ciel

armé des lances de cristal

laboure la campagne

la terre porte déjà

les graines du futur

qu’un baiser de printemps

éveillera bientôt

car la naissance et la mort

sont les deux faces

de ce monde

pour l’éternité…  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, mai 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 06:23
Jérôme Bosch, détail du Jardin des Délices

 

 

 

 

Doucement la vie s’approche

sans même nous toucher

comme une illusion d’espace

ou un prodige qui dresse

son frémissement de jours

au regard hirsute et trompeur…

 

Pas une seule fois

la terre nous confie

ses enfants de matière…

la beauté contient

en ses flancs de clarté

le serpent des ténèbres

qui traverse le cœur !

 

La forme est un moment

que produit une force

mais chaque pas du monde

ensevelit le présent…

                       … les Signes n’appartiennent

                       qu’à la vision d’un souffle

                       et l’apparence n’étreint

                       que l’image d’elle-même…

… mais lorsque les yeux se ferment

l’âme se fortifie

dans la demeure secrète

des sentiments humains…  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, avril 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 07:28
© Nevit Dilmen [CC BY-SA 3.0 ou GFDL], Wiki

 

 

 

 

La vie entre dans nos cœurs

et les paroles qu’elle prononce

s’échappent de nos mains

comme une abeille

d’une fleur trop vive…

 

La sève monte

derrière les choses

qui nous séparent

et que l’on ne connaît pas…

 

Le jour n’a pas le temps

d’apprendre le nom

des hommes de la terre

que déjà les lampes

fixent les yeux

où se forme l’oubli…

 

L’heure porte

sur son dos

l’ombre de nos corps

comme une force

toujours offerte…

 

Notre visage n’appartient

qu’au miroir insolent

qui nous fige

 

De nos pas innombrables

l’éternité se fane

en nos âmes trop brèves…

… mais le courage d’être

flambe comme une dague

au seuil de la conscience… 

 

© Victor Varjac

Antibes, janvier 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche