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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 08:17

 

1024px-Pieter_Bruegel_d._A._041.jpg

© Pieter Bruegel l'Ancien



Je suis ce matin
porteur de bonnes nouvelles !
Nous revenons enfin
à l’heure du soleil
les enfants retrouvent
le rythme de la joie
les OGM sont interdits
l’argent n’existe plus
sous sa forme assassine
la misère est bannie
le sida et autres virus
débusqués par la science
ne déciment plus
la race des hommes…
Les peuples ont dit
NON à la guerre
NON à la spéculation
NON à la rentabilité
Non à l’injustice…
La politique devient
un véritable échange
entre les citoyens…
La Liberté… La Vraie
a maintenant un visage
Celui du Bonheur !

Mais que dites-vous ?
Nous sommes en Avril
LE PREMIER AVRIL !...

N’est-ce pas merveilleux
c’est le seul moment
où le Rêve
accède aux commandes
sous la forme d’un poisson
accroché dans le dos
de notre belle innocence !...

Si ce PREMIER AVRIL
s’installait pour de bon
en nous offrant
sous la forme cocasse
de ce poisson rieur
de ce poisson magique
la douceur de vivre
nous serions les êtres
les plus heureux de l’Univers !...

© Victor VARJAC
Antibes, le 1 AVRIL 2010

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 06:50

 

ill_film_lloyd_harold_clock.jpg

Harold Lloyd dans « Safety Last »



Depuis que le Pouvoir
peut se moquer de nous
attrapant notre vie
par les cheveux de l’heure
pour prolonger le jour
et racornir la nuit
la nature interdite
ne nous reconnaît plus
comme « enfants du Soleil » !...

Tous les êtres fragiles
depuis plus de trente ans
subissent je le sais
cette stupidité !...

Technocrates obscurs
au service du vide
pensez-vous que Phébus
à qui nous devons tout
modifiera la course
de son char merveilleux ?...

Comment pouvez-vous croire
que pousser une aiguille
en ajoutant un tour
nous fera oublier
que l’heure « disparue »
pour les hommes soumis
n’existe pas encore
dans le cœur d’une étoile !...

Pourquoi ne pas nous dire
au lieu de ce mensonge
de nous lever plus tôt
abandonnant nos rêves
sur le bord du sommeil ?...

Marcher à contre sens
froisse à jamais nos âmes
lorsque le nourrisson
face à l’heure perdue
cherche sa nourriture
d’une voix haletante …

C’est bien tout l’univers
dans sa petite main
qui accuse les hommes
d’être des créatures
au-delà de l’Amour !...

© Victor Varjac
Antibes, le 29 Mars 2009.

(La Rouille des Jours)



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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:16

 

ingres.jpg

Cherubini et la Muse de la poésie
© Photo RMN - C. Jean - http://www.histoire-image.org/pleincadre/index.php?i=442




A tous ceux qui ont renoncé à la lecture,

"Je n'ai plus le temps de lire, plus le temps de prendre un ouvrage et de suivre le chemin des mots ! "
La lecture s'est, hélas, réfugiée au pays des souvenirs.
Le Temps ne semble plus nous appartenir.
Il s'emballe, s'affole... se métamorphose en ogre cruel poursuivant une proie toujours plus agile, toujours plus aguichante et qu'on nomme "AVOIR"
Cette course redoutable, épuisante le rend irritable, insatisfait, violent. "Temps carnivore" "Temps cannibale" qui ne connait que la rentabilité, jetant nos heures dans le brasier de son égoïsme et nos lectures dans les culs de basse-fosse !
Comment, dans ces conditions extrêmes, comment oser ouvrir un livre, commencer un roman, une biographie, une nouvelle ?
Rassurez-vous, il existe une véritable solution qui a pour nom : POESIE.
Le Temps redoute son audace, recule devant sa fantaisie, ne supporte pas ses rêves... car elle transforme nos blessures, nos misères, nos échecs, en voyages mystérieux, en courage, en lumière parfois même en éternité !
Le chant d'une strophe, la grâce d'un sonnet, le murmure d'un ver, le sourire d'une image, tout cela s'appelle MAGIE !
Au royaume des poèmes, la vie, possède un tout autre visage.
La POESIE n'est-elle pas la "Patrie du Coeur et de l'Esprit ?"
Quelques secondes de lecture quotidiennes changent tout. Vos ennuis s'évanouissent presque aussitôt, et la journée devient un plaisir !
Notez qu'il n'existe "aucun effet secondaire connu" et par conséquent, vous pouvez en toute confiance renouvelez "le voyage-seconde", "la traversée-minute" aussi si souvent que nécessaire.
Les recueils sont des "livres d'heures", des compagnons de route, des confidents discrets qui ne vous refuseront jamais leur amitié de mots, leurs sentiers d'images, leur amour des hommes.
Alors, n'hésitez plus, tournez-vous vers la POESIE.
Avec elle, retrouvez le "temps de lire et de rêver...
Le temps du bonheur retrouvé.


BONNE LECTURE !

© Victor Varjac



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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 08:43

 

zwktr7pz.jpg

http://louveseule.l.o.pic.centerblog.net/zwktr7pz.jpg



Je suis pure
et tu voudrais me pervertir
je suis toutes les idées
et tu voudrais m’imposer les tiennes
je suis comme la neige
et tu voudrais me noircir…

Tu devrais savoir
que rien n’est achevé
tout recommence toujours
tu ne feras jamais de moi
ni un début
ni une fin
tout au plus un point
dans une ligne perdue
dont plus personne ne sait rien…

© Victor Varjac


extrait du recueil : Fleurs sauvages
aux éditions Maison Rhodanienne de Poésie (1979)

son site : http://www.victorvarjac.com/



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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 08:53

 

William_Bouguereau_Portrait-de-Gabrielle-Cot-1890.jpg

© Adolphe Williams Bouguereau




Laisse-moi emporter
le fruit de ta lumière
et cette écorce vive
qui se frotte à mes lèvres
et me donne le goût
du voyage et du feu…
Ton parfum murmure
comme la soie d’un corsage
traversant un sourire
aux ailes de fontaine…
Le rêve épanouit ton visage
dans le nid de mes paumes…
Printemps d’amandiers
qui tresse des couronnes
à chaque pas du jour
et nimbe ton regard
d’une transparence
plus douce que la joie…
J’irai trahir ma peur
dans l’impudence du soir
où les traits se répandent
et les lignes s’estompent
pour découvrir le vertige
et la métamorphose
de l’ange que je suis
lorsque tu me regardes…

© Victor Varjac
Antibes, le 21 décembre 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 08:17

 

oeuvres-contemporaines-0039.jpg

© Lydie Godbillon



Ton corps est un buisson
d’ambre et de silence
où j’entre doucement
pour jouir de ton cœur…
Ô calice de flammes
que je porte à mes lèvres
la braise insatiable
coule dans ma chair
comme l’orgueil immense
d’une fièvre qui se dresse
et chevauche mon désir…
Tes yeux… tes yeux prolongent
les doigts de mon regard
et j’oublie la douleur
qui me possède et me traverse…
Peut-être oserai-je dire
ce que je ne vis pas
car l’écriture se nourrit
d’un tout autre langage…
Elle achève et libère
le cercle démesuré
qu’exige l’avenir…
Que le temps d’une parole
mon ombre s’échappe
et vienne s’agenouiller
au chevet de ton souffle
et sente la douceur
de verger de ta peau…
Je ne puis demeurer
au bord de ton chemin…
Laisse-moi te saisir sur l’échafaud des heures
que devant toi mon rêve
jaillisse de la nuit…
Il est temps de connaître
le dragon qui nous pousse
vers la grande fêlure
qu’engendre notre sang…
… car les mots de l’adieu
viendront bien assez vite
réduire mon visage
et je ne serai plus
que trois grains de poussière !...

© Victor Varjac
Antibes, le 15 juin 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 08:39

 

corbeauvol.jpg

http://www.uniformis.net/corbeau.html



Il plane tel un corbeau
au-dessus de mon angoisse
puis galope
sans reprendre haleine
pour épuiser jusqu’à la trame
mes instants de bonheur
et soudain sans raison
il bloque les aiguilles
et marche sur mon corps
avec ses brodequins
plus pesants que du marbre
et fixe dans l’espace
mon cœur imprudent
qui voulait s’envoler !...
Ses yeux ressemblent
à la mer
toujours immobile
et sans cesse
en mouvements…
Je crois que je m’enfuis
mais je tourne… tourne
dans le cercle de son jeu…
Il pénètre mon souffle
d’une coulée de plomb…
Les jours se ressemblent
et quand le soleil s’agenouille
sur l’épaule de l’horizon
je sens la fraîcheur
d’une porte qui s’ouvre…
Promis à cette flamme
au Mystère Suprême
j’avoue mon impuissance
et ma fascination
mais la grande beauté
de ce monde éphémère
appartient à ce temps
qui pousse l’avenir
dans les bras du passé !...

© Victor Varjac
Antibes, le 16 septembre 2001


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 08:54

 

detail-d.jpg

http://histoirecenthistoires.blogspot.com/2011/05



L’heure qui s’achève
est à recommencer…
L’éternel éphémère
fait de nous des nomades
des vagabonds… des fugitifs
qui s’accrochent aux jours
mourrant sous nos désirs…
Renoncer au combat
être ce qu’on dépasse
demeurer anonyme
alors que tout est grand
ne pas saisir la flamme
que tend le sablier
c’est prendre la défaite
comme une récompense
et se vêtir de cendres…
Les flèches du cadran
tournent… tournent… tournent
et dans leurs serres noirs
notre cœur s’alourdit
avec un bruit de sang…
Devons-nous ignorer
la source de l’étoile
qui cherche les contours
de notre ombre penchée ?...
L’insouciance des jours
roule notre existence
jusqu’à ce crépuscule
qui surgit du néant !...
Je sens déjà la mort
me prendre par les mains
comme un rêve oublié
qui cherche ses racines…
Mon visage se perd
emporté par le jeu
de la métamorphose…
Je marche sur les pierres
que teintent mes blessures…
Seule ma voix demeure
à l’orée de l’abîme…

© Victor Varjac
Antibes, le 16 mars 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:42

 

oeuvres-contemporaines-0038.jpg

© Lydie Godbillon



                                                                      A Christiane Marre
                                                           In Mémoriam


Entre les berges des paupières
le rêve traduit
le passage des anges…
Je replie un à un
les doigts de la mémoire
pour retenir plus sûrement
l’écho tout entier
de cette rencontre…
Ainsi j’emporte
au pays de la chair
le secret d’un regard
né d’une aube inconnue
où poussent les ailes !...

© Victor Varjac
Antibes, le 12 avril 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 09:29

 

rodin.jpg

© Auguste Rodin



                                                             A Henry Claude Buret, mon ami


Je connais des douleurs
plus vastes que le monde
et que l’on voit à peine
dans le creux d’une main…
Des douleurs qui se couchent
dans le lit de la chair
pour atteindre le cœur
d’une flèche mortelle !...
Ah ! Si je pouvais prendre
le drame par les ailes
l’habiller de silence
lui dire la beauté
qui tourne dans nos veines
le mal n’oserait plus
s’infiltrer dans nos rêves
et la lumière enfin
passerait dans nos âmes
mais la souffrance hélas
entre dans notre corps
avec le premier cri…
Tu portes la ténèbre
et le chant de la fièvre
et de tes bras s’écoule
la force qui déchire
mais tu n’oseras pas
étreindre le bonheur
ce mot est bien trop grand
pour l’enfer de tes mains…

La tiédeur de la vie
se lève avec le jour
le regard peu à peu
va décrire les choses
pour délivrer l’image
et comprendre nos pas…
Le destin tu le sais
n'existe pas encore
il appartient au cœur
que tu mettras au monde
mais déjà le mal creuse
la tombe d’espérance
pour enfouir ta plainte
dans l’herbe de tes mots…
Refuse je t’en prie
de te laisser mourir…
Le murmure des pierres
est un triste voyage
où les yeux sont absents…
Le monde pleure
le songe perdu
engourdi sous la terre
et le ciel toujours noir
ne peut rien entendre
les hommes vivent trop loin
de l’artère du jour !...
Je connais ta douleur
plus vaste que le monde
mais dans les bras du temps
cette fièvre perfide
ne sera même plus
une tache de sang
à peine un souvenir
au large de ton souffle…

Je connais mon ami
des douleurs affamées
plus vastes que la vie
et qui tiennent hélas
dans le creux d’une main…
Penche ton visage
A la dérive du fleuve
ne vois-tu pas les heures
briser tes souvenirs ?...
Il n’est pas temps encore
pour entrer dans l’oubli…
Chasse l’ombre
qui blesse le soleil
renonce à la tristesse
ouvre les yeux de l’ange
et Suzanne… Suzanne
t’apparaîtra plus belle
plus douce que jamais
et la main sur le cœur
vous reprendrez enfin
votre duo d’amour…

© Victor Varjac
Antibes, le 28 février 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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