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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 08:57

 

silencieuse.jpg

http://histoiredesdinosaures.e-monsite.com/album-cat-1-25455.html



                                                       A Jean-Jacques MONIER
                                  In memoriam



Silencieuse…
silencieuse
comme une chose
transparente
comme une ténèbre
absolue
qui danse… ondule
entre les fentes souples
d’une barrière
infranchissable…
Profondeur intense
d’un malaise pourpre
au centre des fêlures…
Caresses de l’errance
blotties
dans le feu de la chair
le divin s’épuise
en philtres et en prières
laissant la mort
sombre et douce
emplir les coupes
de poussière et d’oubli
sur le seuil de l’absence
où nous passerons tous…
Mais avant la déchirure
chevauchée du mystère
je veux découvrir
cette chose mortelle
qui se love
dans les plis de mon corps
et qui cherche l'archange
innombrable et nu
aux confins de mon être…
J'incarne le combat
au-dessus des abîmes
lieu hanté
de cauchemars et de rêves
où le décès de l’autre
devient la nourriture
et le cri du vainqueur…
Renoncer à ce crime
c'est choisir le saut
dans la gueule obscure
de l'inconnu vorace…
Comment sortir du piège
qui contraint les hommes
à se nourrir d’autrui ?...
Le feu de l'existence
réclame sans cesse
de nouvelles victimes
bêtes innocentes
chaudes et vives
surprises par l’éclair
brisées par la Grande Roue
de cette Création !
Prisonnier de moi-même
je suis un cercle
où rien ne commence
et rien ne s'achève…
Je grandis au milieu
de cette chasse folle
qui défigure mon cœur
sans lui offrir un nom…
… Mais je poursuis ma quête
sur une mer de sang
qui rouille mes pensées…
La violence inépuisable
sous ces masques de flammes
cherche le chemin de ma vie
mais l'éternelle enfance
habite mon château
et je métamorphose
les forces de sa haine
en un champ de bleuets
où vibre la passion
de jeunes coquelicots…
Pourrai-je atteindre
la rive de la Paix
avant la flèche noire
qui brisera mon souffle ?...

Qu’importe…
Qu'importe mes amis
la véritable réponse
appartient à cet ange
qui chevauche nos âmes
et connaît nos destins !

© Victor Varjac
Antibes, le 10 février 2008


Extrait de « La Rouille des Jours »



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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 08:58

 

le-verbe.jpg

© Paul Klee



Le Verbe…hélas
aveugle et perverti
par le poison des hommes
se roule dans la fange
et pavoise au sommet
de l’impur et du viol…
L’image elle-même
prostituant ses formes
ses couleurs et son rire
pour un peu de monnaie
tout juste vingt deniers…
insulte la terre
qui se fissure…
se mutile…se révolte….

Ah ! la Publicité…
amazone vorace…
érotique figure
se vautrant sur nos jours
pour exciter encore
nos envies et nos vices…

Dans ce cirque étroit
nous accouchons sans cesse
d’une petite mort
dont les belles cicatrices
préparent notre chute
au pays de l’enfer !...

Toujours insaisissables
les affiches s’emparent
du paysage urbain
asservissant nos murs
nos jardins et nos places
de leurs chants de sirènes…

Fourberies à la mode
guets-apens redoutables
qui séduisent nos yeux
caressent nos cerveaux
puis déposent la graine
rouge et noire
du désir et du feu
dans nos êtres conquis…

Des femmes se prélassent
le corps brûlant et nu
pour vanter un produit
toujours plus inutile
que celui qu’il remplace !...

Inlassables louages
du prêtre des finances
l’annonceur accomplit
l’ordre de ses maîtres
en flattant la bêtise
de tous ceux qui dévorent
babioles et gadgets
prisonniers de l’Avoir…

Eclatant aux jointures
repoussant les limites
les mots
breuvage magique
enivre le quotidien
et l’homme des heures grises
sur le crâne du mirage
plonge dans la machine
à broyer l’existence…
Il est ce demi-dieu
esclave de ses choix
suspendu à la poutre
où dessèche son âme !..

© Victor VARJAC
Extrait de la Rouille des Jours



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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 07:56

 

Sans-titre-copie-4.jpg

© Le jeune mendiant – Murillo



J’ai peur du noir
j’ai peur de la nuit
je crains la solitude
je redoute le froid
j’appréhende l’ombre
et la clarté du silence
fige la toile de mon sang…

J’ai peur depuis l’enfance
la chambre qui craque
les volets qui claquent
et le couteau de l’Ogre
entre les dents du soir…

Je crois que j’ai toujours
que j’ai toujours eu peur
de cette marche quotidienne
avec ses grosses mains
sans baiser ni tendresse
et cette voix terrible
qui ordonnait…punissait…
comme un ciel en colère !...

Oui tous ces visages
me pétrifiaient
et j’étais si petit
au milieu de la détresse...
J’avais l’âme farouche
en ces heures de glace
et de nuages lourds
dont les méchantes figures
cherchaient en vain
le fantôme pendu
à mon corps déserté !...

Peu à peu les saisons
pénétrèrent mon être
enfonçant le chemin
dans ma poitrine ouverte…
comme je ne pouvais m’enfuir
je regardais les étoiles
qui me jetaient des pierres
car je ne comprenais pas
leurs chansons de lumière !...
Les anges des solstices
ne m’ont jamais parlé
je n’étais qu’un frisson
entre les doigts de l’erreur
une rature sur une page
une errance que l’on cache
dans l’oubliette du passé…

C’est drôle aujourd’hui
aujourd’hui je n’ai plus peur
je n’ai plus peur du noir
je ne crains plus la solitude
le silence lui-même
câline mes cheveux
de ses doigts de tendresse….
Je n’ai plus peur du tout….
Mais que font tous ces visages
qui s’empressent autour de moi ?..
Que disent toutes ces bouches
et que signifient ces mots
ces mots que je n’entends pas ?...
Et cette femme qui pleure
en me prenant la main….
Ma mémoire comme la loi
expulse les anonymes
de la maison du cœur !...
Je ne sais plus…
Je ne sais plus rien…

C’est drôle je n’ai plus froid
dans ma veste « courant d’air »
l’estomac ne cogne plus
aux barreaux de la faim
et la crasse elle-même
ne taquine plus ma peau…

Ils allongent mon corps
sur un brancard tout neuf
puis me couvrent tout entier
d’un drap blanc comme le jour…
C’est drôle mes yeux traversent
ce masque inattendu
et je les vois qui m’emportent
vers une ambulance
dans une confusion
de gestes et de paroles…
de paroles muettes
que je ne comprends pas…

C’est drôle je n’ai plus peur
et surtout je n’ai plus froid…
C’est si bon…voyez-vous
de ne plus avoir froid !...

© Victor Varjac

(Extrait de la Rouille des jours)
le jeudi, 11 décembre 2008



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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 08:10

 

Sans-titre-copie-4.jpg

© Guernica - Pablo Picasso



Mon poème à la main
je marche vers les hommes
soudés dans leurs armures
d'égoïsme et de peur…
Ils brandissent l’épieu
la chaîne et le boulet
comme des talismans
ou des prises de guerre…
Je vois les chars d'assaut
farouches et grotesques
qui bouchent l'horizon
ensemençant la plaine
de leurs chants métalliques…
Ils construisent l'horreur
labourent les poitrines
des êtres qui s'opposent
à leurs nombreux caprices…
Soldats en uniforme
chasseurs de liberté
surgis du grand trou noir
amant de vos tombeaux !
Vous incarnez l'abîme
et la chute éternelle
au milieu du silence…
Vos armes acérées
terrorisent les humbles
jusqu'au seuil de la mort…
En ces temps périlleux
la prudence devient
de la provocation…
Le mot en équilibre
sur la lèvre tremblante
ressemble à l'abandon
qui devient un signal
pour les mâchoires d'acier
des monstres sans visage
qui pulvériseront
la robe de l'espoir
puis fouilleront sa chair
dévoreront son cœur
symbole mystérieux
de nos incarnations…
Ces actes impensables
fichent nos existences
sur la croix des douleurs
qui fissurent les âmes…
Fuyons ces lieux maudits
où la grandeur se couche
dans la boue de l'Avoir !
Prenez garde banquiers
marchand de viande humaine
spéculateurs véreux
industriels gourmands
qui dévastez la terre
vos légions de comptables
ne tiennent pas le monde
la rentabilité
aux mains toujours sanglantes
à l'ombre de la Bourse
édifie peu à peu
le gibet de vos crimes !
Je ne céderai pas
aux chantages des chiffres…
Trop de pauvres… Trop de morts
peuplent votre univers…
Trop d'enfants misérables
trop de femmes perdues
sur le sentier du monde
ont payé de leur vie
l'égoïsme des hommes…
Assis sur votre trône
de marbre et d’illusions
monarques des chimères
vos plaisirs… vos richesses
déchirent le soleil
et trompent le bonheur
en livrant aveugles
à la meule qui tue
les heures de nos vies…
Prenez garde !... Prenez garde
Seigneurs de la finance
car je porte en mon sein
le poème vivant
qui renaît de ses cendres
et de la damnation
qui anime cet âge
ténébreux et cruel…
Vos êtres sont trop lourds
pour peser sur nos âmes
et qu'importe aujourd'hui
si les dents de vos balles
font jaillir de nos corps
le sang bleu de l'amour !
Chaque blessure possède
un appétit de gouffre
dévorant le mirage
des fortunes malsaines
jetant la pourriture
de leurs entrailles molles
dans l'enfer impossible
de vos cris d'impuissants !
Oui je le sais demain
sur la plaie de vos tombes
l'enfance retrouvée
dansera le sourire
et la joie de la Terre
en douces rondes blanches
embraseront cette aube
sur les joues de la vie…
Ce sera je le sais
le premier jour du monde !

© Victor Varjac
Antibes, le 6 novembre 2004



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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 07:00

 

78276_picabia.jpg

© L’adoration du veau – Francis Picabia



Le monde a perdu son visage
en suivant le « veau d'or »
sur la belle autoroute
qui poursuit les mirages :
Richesse ... Pouvoir ... Impunité ...
métamorphosant le quidam
en un robot de chair ...

La campagne disparaît
au profit des mégapoles ...
Villes carnivores où ne poussent
que le business et le béton ...

L'espace est devenu
fonctionnel et rentable
il appartient entièrement
aux sorciers du numérique ...
On admire sur les écrans
la nature née d'un logiciel
le GSM remplace la présence
des parents ... des amis ...

Les routes et les mers
ne sont plus des voyages ...
Internet a rétréci
nations et continents ...
L'espace est enfermé
dans la magie d'un « clic »
et le monde se déverse
suivant l'ordre donné
par la fenêtre d'un portable
comme le bon génie
surgissant de la lampe !

Nous sommes à présent
des êtres qui roulent et parlent
écrivant la rencontre
et la poésie du chemin
en millions de pixels
sur une surface plane
tandis que les médias s'occupent
d'éduquer un à un
les maillons de la chaîne
achevant en douceur
le dressage du troupeau !....

© Victor VARJAC
Extrait de "La Rouille des Jours"

 

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 06:35

 

Sans-titre-copie-2.jpg

© Inconscient, rêves et images - Salvador Dali



L'ombre traque ma lampe
et pèse sur le cercle
friable de clarté
où je résiste encore
aux assauts du sommeil
les doigts tachés d'encre
au milieu d'un tumulte
de feuilles épuisées
par les pièges du Verbe…
Je froisse le papier
qui s'oppose à mon pas
et la première étoile
juchée sur les épaules
de l'espace infini
observe mes efforts
pour me rapprocher d'elle…
L'enfantement devient
ce grand voile inconnu
qui scelle nos paupières
et tient notre regard
dans la main du mensonge
où règne l'apparence
aux ordres de la mort…
Ma plume est une torche
conquérante et sauvage
qui fouille la poussière
accepte le combat
contre cet invisible
peuplé de hordes noires
qui me jettent des pierres…
Marcher sans défaillir
poursuivre l'étincelle
jusqu'au bord du vertige
ne pas craindre l'erreur
ni le doute effrayant
qui jouit de la matière…
… Notre destin dépend
non de nos maladresses
mais bien de cette course
qui germe lentement
dans la bouche du ciel…

Je suis de cette race
impétueuse et fière
qui porte dans son cœur
le mélange étonnant
de l'aube primordiale
et du cours incertain
du temps qui nous traverse…
Le danger prend racine
dans nos paroles creuses
et dans l'agitation
stérile de nos jours…
L'errance est un poison
plus mortel que l'âge
qui accouple nos corps
à l'ombre de l'oubli…
L'aiguille se rapproche
le rivage s'éloigne
et ma plume glisse
vers un lieu sans retour
et j'entends l'abandon
sonner… sonner du cor
pour que je lâche prise…
J'ai engagé le fer
derrière ma poitrine…
La mort en ce combat
a le pouvoir immense
de me ressusciter
mais cette heure est à naître
car mon duel d'argile
ne fait que commencer…
Immobile et prudent
le poème se tient
sur le doigt de l’abîme…

Aventurier du rêve
passeur de l'étrange
animé d'une sève
plus forte que ma vie
je poursuivrai ma proie
au-dessus de la chute
jusqu'à ce que le mot
touche enfin la pensée
l'embrase et la chevauche
s'empare de sa chair
et trouve dans le sang
l'orgasme de lumière !

© Victor Varjac
Antibes, le 1er février 2004



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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:26

 

140984.jpg

© Les vieilles – Goya



Fripées jusqu'à la trame
comme d'anciennes momies
si près de la mort
elles affichent une mine
étrange et grotesque
malgré l'artifice
d'un maquillage de scène…
Le parchemin craquelé
de leurs vieilles carcasses
tente une nouvelle saison…
Leurs bouches déformées
par un rouge « fluo »
ressemblent à une rose
mordillée par le gel…
Leurs pommettes affaissées
cachent une angoisse triste
sous une poudre d'aube…
Beauté qui embrase
les folles chimères
elles capturent le regard
d'un sourire effrayant
qui déglutit les mots
entre un palais de résine
et un bridge malsain…
Malgré le temps moqueur
qui déforme leurs silhouettes
elles bravent l'avenir
de leurs masques étonnants…
L’or… le diamant… le rubis
ne pourront jamais prétendre
au statut de magicien
face à la décrépitude…
Spectacle avilissant
que ces marionnettes bourgeoises
dont les jours inutiles
se dérobent sous leurs pas…
Aucune tricherie
aucun subterfuge
n'assouvira l'appétit
de ce mal individuel
collectif et solitaire
qu'on appelle : vieillesse…
Pourtant les rides au front
les cheveux qui blanchissent
sont souvent les majuscules
où s'enroulent doucement
la noblesse de l'âge…
Mais chez les vieilles rentières
et les amants serviles
la fourrure arrachée
à la vie innocente
d’animaux majestueux
n’est qu'une cruauté
qu’engendre la richesse…
Je perçois les hurlements
de cette sauvagerie
que le commerce encourage
et le profit légalise…
Heureusement la mort
les mites et les vers
dévoreront bientôt
ces cauchemars humains
où se lovent les serpents
et pousseront ces oripeaux
d'égoïsme et d'horreur
sur le pal affamé
amoureux du néant !

© Victor Varjac
Antibes, le 19 janvier 2003



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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 06:43

 

folon0.jpg

© Jean-Michel Folon



                                                           A Andrée Satger


J'évite le papier
qui donne bien trop vite
sa blancheur infinie
à la mine vorace
d'un crayon carnassier…
J'évite la page
que l'on raye de mots
et de ponctuations…
Ô petites blessures
qui déchirent les yeux
où les anges étourdis
avaient posé leurs ailes…
J'évite la page ouverte
où la parole éculée
n'a plus assez de force
pour atteindre la pierre
où commence la vie…
Lorsque j'écris le soir
j'abandonne mon nom
à la branche du monde
je deviens l'anonyme
l'ombre qui se penche
le trait qui se cherche
au carrefour des hommes…
Je répudie le quotidien
je retourne l'espace
où se cache le cercle
imprudent et royal !
Je fouille les entrailles
de l'interrogation
à la pliure même
où l'infini hésite
puis s’accroche au rayon
de la terre qui tourne…
L'horizon s'aventure
sur le perron du vide
où l'empreinte se penche
pour toucher la lumière…
Les murmures de l'aube
sous le ventre du jour
emporteront mon âme
loin du trouble sauvage
que provoque l’écho
assoiffé d'apparences…
Je traque l'éphémère
et le chant diaphane
de la lune qui traîne
le mirage blafard
d’un terrible secret
caché dans l'oubli…
Aurai-je le courage
de muscler ma peur
et de rompre le cou
au vertige immobile
qui sommeille en ma chair ?...
Je ne puis renoncer
à suivre le chemin
que m'indique le vent
ni à saisir le rêve
qui se mêle à mon corps
et danse dans ma tête…
Il existe une voix
que je ne peux comprendre
mais dont l'étrange musique
franchit le seuil du temps…
Elle possède la clef
qui ouvre la parole
inconnue en ces lieux
voués à la poussière…
Je m'allonge dans l'herbe
comme une fleur blessée
où l'Automne chancelle
et je vois le passage
enclos entre les berges
de la saison qui saigne
et je vois le sentier
doucement apparaître
derrière ma conscience
qu’exige mon destin…
Je vois le premier pas
vers cette plénitude
où l'imprudence imagine
de nouvelles étoiles…
Renaître de l'écume
et de l'ombre où défaille
l'heure qui nous éloigne
de cet itinéraire
et comme le Phénix
émerge de ses cendres
j'atteindrai la demeure
où le regard du ciel
pourra nommer enfin
cette lueur qui tremble
dans le creux de mes mains…
Ainsi j'épouserai
la tragédie du monde
qui accueille la mort
dans les bras de nos êtres…
Déjà le coeur se hâte
vers cette renaissance
où les jeux de l'amour
transfigurent la vie
sempiternellement…

© Victor Varjac
Antibes, le 25 août 2007



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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 07:53

 

buste-d-enfant.jpg

© Paul Klee



Tu m'apparais si frêle
tenant à peine sur tes mots
mirage hésitant
entre le sentier du monde
et le voyage du ciel...
Je sens alors frémir
l'encre de ton corps...
Tu es si pâle
sous le regard soyeux
de ma lampe immobile...
Sur les pentes inconnues
d'une nuit qui s'évade
tel un précieux coquillage
tu confies à ma plume
l'étrange beauté
qui cueille la souffrance
et porte doucement
les griffes du mystère
jusqu'aux lèvres du coeur...
Déjà sur le papier
tu balbuties
pour ne pas mourir
et ton visage qui sèche
entre dans mes veines
comme l'écho
de mon âme perdue...
Enfant qui bouge
dans mon incertitude
comme un autre moi-même
je dois toucher ta chair
pour te reconnaître
et jouir de ta voix...
O mon dernier poème
mon ultime douleur
ne te retourne pas !...


© Victor Varjac

Antibes, le13 Septembre 2001.
Extrait de la Rouille des Jours
Editions Mélis 2010.



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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:09

 

le_therapeute.jpg

© René Magritte



Assise sur son axe
notre terre poursuit
son vieux rêve d'espace
traînant dans son sillage
la valse des saisons...

Depuis les origines
la vie mène sa quête
de l'unicellulaire
aux êtres que nous sommes
mais le mal est entré
par une porte sombre
dans l'argile des corps
métamorphosant l'homme
en un tyran de chair...

Esclave d’un démon
au visage de chiffres
ravageant notre monde
pour un Avoir de dupe
les «dieux de la finance»
construisent leurs empires
sur l'échine des pauvres !...
Les lois sur le profit
massacrent par milliers
des êtres sans défense
sous les yeux impassibles
d'actionnaires anonymes !...

Poète....je te parle !
Je te parle ...Poète !
N'entends-tu pas les pleurs
d'un monde qui s'écroule
Ne vois-tu pas les jeunes
chevaucher la révolte
pour qu'un autre avenir
puisse exister demain ?...

Poète... Je te parle !
Qu'attends-tu pour t'unir
aux forces de Lumière ?
Mais qu'attends-tu...Poète
pour prendre la parole ?
As-tu peur de crier
comme un ange rebelle
ton amour de la vie
au milieu de l'arène
quand ceux qui nous gouvernent
affament les plus faibles
et bâillonnent tes frères
sur la dépouille chaude
et presque frémissante
de ta sœur Liberté ?

Poète...Je te parle !
Je te parle ...Poète !
Quand vas-tu te lever ?...

© Victor Varjac



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