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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 06:27


 


                                 A Martine Langrais


Lorsque le ciel est gris
comme un regard éteint
mon être tout entier
retrouve le chemin
des crayons de couleurs
refusant la tristesse
au visage d’abîme
et dans le paysage
intérieur et sublime
se lève l’allégresse
dans sa robe d coeur !…
Mon imagination
reconstruit le décor
oubliant le silence
les trahisons de l’ombre
et le gouffre d’angoisse
pour cueillir la moisson
des champs aux cheveux d’or
royaume de l’espace
où les paroles sombres
n’ont plus aucune place…
Dans ce lieu hors du temps
il n’y a plus de guerre
de meurtre et de mensonge
de viol et de menace
d’homme sur le trottoir
mourant de charité
mais le rire du vent
chevauchant la lumière
dans la mousse du songe
comme une vérité…
En ces jours incertains
aveugles et blafards
le poète jaillit
telle une voix d’azur
pour que vive le monde
que la force abandonne
au milieu du chagrin…
Non, il n’est pas trop tard
quand les âmes sont pures
comme le coeur des anges
dans les bras de la Vie !…

© Victor Varjac

Antibes, 4 décembre 2012    

 

Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume          
 

 

 

 

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 06:51


 


Le Temps est une mesure
une cadence insensée
qui suce la force…
la brûle… l’épuise…
Ce goutte à goutte
corrompt les cellules
et cristallise la chair
mais heureusement
il existe un chemin
une trace d’espoir
où les battements du coeur
ne s’arrêteront jamais !…
L’infini nous entoure
il bruisse en moi
comme en toute créature
issue d’un songe d’étoile
aux lèvres de lumière…
J’ignore ma naissance
et tous les petits pas
qui font de chaque jour
un compte à rebours
jusqu’à cette brutale
et cruelle échéance
qui dévore le souffle
l’identité de l’être
et même sa mémoire !…
Je dois apprendre aux hommes
la chanson de la Vie
cercle magique
où se mêlent
nos mains… nos voix
et nos regards
métamorphose pure
d’un Printemps absolu
qui change notre vécu
et le sang de nos corps
en comète d’azur
que chevauchent les dieux !…

© Victor Varjac
Antibes, 2 février 2013  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 
 
 
 

 

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 06:27


 

 


Quand je n’aurai plus
l’âge de courir
à la rencontre
des pays de la terre…
mes yeux… mes yeux
grands ouverts
voyageront pour moi
à cheval
sur le dos des saisons
aux visages changeants…
Les oiseaux m’apprendront
les secrets de la nature
enfermés
dans des rouleaux
de ciel
et je retrouverai
cette écriture magique
dans la transhumance
des jours
et la joie des collines…
Tous ces ailleurs
autour de moi
sont des murmures…
… des chants… des prières
autant d’appels
qui découvrent
un espace nouveau
sous le plancher
trop étroit
de ma cage mortelle…
Tel un prisonnier
j’écope
le sable des secondes
qui m’envahit
et me leste
et cherche à m’emporter
dans un monde
où l’espoir n’est plus
qu'une route oubliée…
Je ne renonce pas
car de joie vivre
vivre le visible
quotidien de matière
sans ignorer
que l’invisible commence
dans l’oeil cristallin
des miroirs…
 

© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 

 
 
 
 
 
 

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 07:52


 

 


Egaré sur ma table
d’encre et de papier
un rêve jeune et timide
n’a pas saisi la main
de l’ombre qui se retire…
Comme il tremble
sous l’aile de ma lampe !…
Le trouble dans ses yeux
me parle de sa détresse…
La grande marée du jour
brisera la magie
de cet univers fragile
si je n’interviens pas
dans les secondes qui suivent…
… Mais comment sauver
un rêve échoué
sur le seuil de l’aube ?…
Dans ses prunelles
des images
venues de mon enfance
telle une source neuve
portant mes souvenirs…
Comment a-t-il franchi
la rivière du passé ?…
Perdu dans la blancheur
des feuilles en devenir
l’imprudent s’efface
en soutenant le regard
de l’heure fière et hautaine
pressée contre la vitre
encore ensommeillée…
Si je laisse mourir
ce miroir d’espérance
si près de mes voyages
où tout mon être s’éveille
j’éteindrai la voix
qui chant les merveilles
de la Grande Prophétie…
Alors je tends mes bras
à ce mirage d’âme
qui disparaît en moi
tel un phénix
au milieu des flammes
accouchant de ma Vie!…

 

© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 
 
 

 
 
 
 
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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:42


 

 

Chaque apparition ressemble
à un adieu
une dernière valse
une main si légère
au bras de l’heure
inconstante
et volage…
A peine disparue
je cherche ton image
au milieu du désert
ton visage si doux
et le chant… le chant
de tes yeux verts…
Comment oublier
la source de ta voix
sans rencontrer
les douleurs de l’absence
la chaise vide
et le monde sans regard ?…
J’ai tellement froid
dans ma chair
on dirait l’Hiver
qui se jette sur moi !…
J’ai perdu ta chaleur
dans le bruit de mes pas…
Reste le souvenir
ton visage si doux
comme une cruauté
les heures sacrifiées
et le chant… le chant
de tes yeux verts…

© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume
 
 
 

 


 
 

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 07:29

 

 

 
 
Suis-je l’errance
ou le messager
l’aube ou le crépuscule
qui marche
entre deux Royaumes ?…
Suis-je le songe
ou le secret
l’envol ou la chute
qui chevauche
la Grande Roue du Temps ?…
Pauvre créature
d’ombre et de matière
enchaînée à la Mort
je tente la folie
pour vaincre le décor…
L’absence de souvenirs
ne me détourne pas
de ma quête sauvage
je sais que mon corps
est bien plus qu’une image
même si j’ignore
la nature et le nom
de la force qui l’habite…
L’existence est si brève
les heures trop pressées
je suis bien plus qu’un rêve
je suis l’éternité !...
 
© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume
 
 
 
 
 

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 07:35
Photo d'illustration - afp.com/Joel Saget
 
 
 
L’aube aux cheveux d’or traîne
Dans le lit des nuages...
La ville ouvre les yeux
atteignant le rivage
où se lève le jour
barbouillé de nuit...
Le silence traduit
les premières formes
en espoirs de couleurs
et les rues vierges
de silhouettes
referment le grand livre
des rendez-vous obscurs...
La première heure blonde
caresse les vieux murs...
J’entre dans le décor
et mon premier regard
découvre des esquisses
aux prunelles muettes
qu’un mal étrange pousse
à courir nulle part...
Peu à peu j’abandonne
à la foule qui s’égare
l’illusion toute nue
de mes jeunes pensées...
Je croise des visages
imprécis ou fermés
on dirait une eau noire
glissant sur des figures
glaciales et figées...
Tant de monde en ce lieu
houle bruyante... fiévreuse
que l’heure métamorphose
en solitudes plurielles...
Transparence des hommes
qui se trompent de route...
Soudain au milieu des masques
une flamme vacille
dans le bleu d’un regard
deux étoiles mystères
qui me tendent la main...
Un prince du trottoir
se dresse devant moi
et dans ses yeux la faim
bousculée par la foule
donne à mon cœur surpris
la chaleur d’un sourire !...
 
© Victor Varjac
Antibes, 24 novembre 2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume

 
 
 
 
 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 06:29
Dieu et les pleurs de la terre - André Martins De Barros



                    

                                                       À Jean-Michel Sananès

 

Le feu de l’aube
doit-il s’emparer
de mes poèmes nocturnes
et réduire à « Néant »
mes errances de mots ?…
Face au silence troublant
l’astre de ma lampe veille
sur mon espace d’encre
dessinant un cercle d’or
où se brise l’obscur
tandis que j’ouvre le regard
ensemencé de « Signes »
et tel un chasseur invisible
Je pénètre la clairière
d’un monde incroyable
caché dans « la chair mirage »
d’un réel multiple…
J’avance et le décor
chancelle sous ma plume…
Serais-je à deux doigts de comprendre
l’invraisemblable Fontaine
où naissent les univers ?…
Les mots que je connais…
les mots si gauches… si lourds
au bout de leurs tiges
apparaissent ici
venus de nulle part
bien plus légers que l’air
plus souriants que le jour…
ce sont des chants célestes
des miracles de vies
des mains tendues
à tous les coeurs ouverts…
… mais je ne peux les saisir
et pourtant ils sont si proches…
… si proches de mon âme…
L’heure presse le rythme
de la douce ténèbres
éparpillant les images
livrées à la poussière…
La nuit se referme
sur la chambre secrète
où les métamorphoses
retiennent mon devenir…
Ce soir j’ouvrirai la porte
et franchirai le seuil
à la rencontre des mots
fruits de l’éternel
et mélangerai mon sang
à la source des anges
transformant l’écriture
en « Soleil levant » !…

© Victor Varjac
Antibes, 21 novembre  2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume

 
 
 
 
 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 06:43
Auguste Rodin : L’Éternel Printemps

 

 

Mes yeux se fondent
dans le ciel de ton visage
mon cœur métamorphose
ma chair en torche vive
et je brûle ma Vie
au brasier de ton corps...
Le temps s’essouffle
à poursuivre mon être
évanoui de lumière
au sein même du plaisir...
Saltimbanque de l’Amour
au pays éphémère
où les destins fragiles
ne sont plus que des leurres...
Je dépasse le cercle
effrayant des miroirs
et fais de chaque seconde
un écrin de saveurs...
Dans le froissement
inconnu des possibles
comment ne pas goûter
aux plats du bonheur
surtout lorsque l’aimée
est une gourmandise
dont l’appétit sauvage
m’ouvre l’entrée secrète
d’un « présent volupté »...
 
Toi si belle et si tendre
au milieu de mes jours
toi qui portes mon rêve
comme ta propre sève
pourras-tu repousser
la cruelle Camarade
cachée dans mes artères
prête à dévorer
l’amour qui nous lie ?...
 
© Victor Varjac
Antibes, 18 novembre  2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume
 
 
 
 
 
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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:07
Maternité (1893), Elin Danielson-Gambogi

 

 

                                                                       A ma mère

 

 

Le long mûrissement

des jours

enfante la moisson

cachée depuis toujours

qui ressurgit chaque fois

lorsque nous croisons

notre pierre de naissance…

L’Automne par bonds successifs

invente un paysage

où flambent les couleurs

figures changeantes

en mirages de Signes…

… chants profonds des arbres

Montant des racines…

… parfums mélancoliques

d’une heure trop brève

où le peintre un peu fou

met toute sa Vie

dans l’arc en ciel

de son pinceau !...

Sur le chemin paisible

tu poursuis Maman

au bras de l’univers

cette marche admirable

vers l’invisible point

où s’accomplit le miracle…

Quatre-vingt-huit années

de tempêtes et de joies

entre la solitude

et le cri des blessures

avec toujours la foi

la force et le combat

pour un autre futur…

Ce jour anniversaire

révèle les sentiers

invisibles et secrets

qui comme les ruisseaux

murmurent à ton oreille

la berceuse du cœur

qui protège ta Vie !...

 

© Victor Varjac

Antibes, 29 septembre  2012

 

Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

 

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