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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 08:26

 

© Gérard Beaulieu

 

 

 

                                               Texte dédié à Jacques-François Dussottier,
                                                    l’ami poète des femmes et de l’Amour.
 

 

 

Comme une larme d’émois
Perle sur la joue,
Ce poème très humblement
Sera dédié à l’inconnue, à l’anonyme,
A l’éternelle première,
Au mystère de la femme
En mémoires du mythe indéfini.
Les mots n’y seront pas choisis,
Ils s’offriront naturellement
Pareils au vent qui court
Dans la montagne,
Caresse les campanules,
Rafraichit les corps pris
Dans l’extase des jeux d’amour.
Femme comme une invitation
A la tendresse, aux extrêmes embrasements,
Cris qui offre la vie et déchire la nuit.
Femme bourgeon d’émotion,
Génitrice de passion, mémoire gravée
Sur tous les plus fabuleux mausolées.
Femme souffle précurseur
De l’image d’un paradis,
Jamais très éloignée des tourments de l’enfer.
Femmes éveillant en nous
Le rêve et le mystère.
Tendresse, pulsion, violence,
Tout n’est plus que confusion,
Tout devient fusionnel,
Seul l’amour en sort victorieux.
Femme effleurement de l’acte suprême,
Chant de l’essentiel,
En toi tout du cœur se consume,
Tout s’y résume.
Femme en toi je vis la passion
La montée du Carmel,
Je réinvente les vestiges
De l’amour bâtisseur ou destructeur.
Femme souffle d’infini,
Me voici mendiant
Du miel salé de tes lèvres.
Femme conquérante par le sang de la vie
Je m’inspire de ta nudité,
De l’orbe de tes seins,
De la courbe de ton ventre.
J’effleure l’énigme de ta vulve
Nacre précieuse de l’intime
Où se perdent mes écumes.
Femmes je te vois éternelle offrande,
Je me fonds en toi, j’exulte,
J’oublie le vrai du faux,
Le bien du mal,
Ma vie se dérègle, se désoriente,
Ignore toute logique.
Femme dont le seul parfum
Me met le cœur en liesse, éveille mes sens.
Femme pour toi j’érige
L’autel lacté de mes voluptés.
 
©Michel Bénard.



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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 06:52
©Katia Gobeaut – Soleils levants
 
 
 
Texte écrit à la Valade dans
la mémorable nuit  du 15. 07. 2017
 
 
 
 
Sur le seuil d’un rêve,
Vouloir vous privilégier
D’un effleurement comme le ferait
En hiver un rayon de lumière,
Avec toute la délicatesse
D’une main qui caresse
Le ventre d’une femme enceinte.
Oublier la pesanteur,
Danser au rythme du cœur,
Tel un défi, un pari, une folie,
Aller jusqu’au bout de la vie,
En se disant qu’ici rien
N’est jamais accompli.
D’un effleurement sur l’empyrée
Comme le ferait un oiseau,
Sur la pointe d’un rêve
Un poète traverse la nuit,
Avec à la main son bâton de pluie.
 
©Michel Bénard.



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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 06:45
 
Recension : Claude Bardinet – «  Nomographie poétique » édition Edilivre – 2016 –
123 pages – format : 20 x 13.
 
Le titre à lui seul nous interroge déjà, il légifère !
 Oui, « Nomographie poétique » nous invite à un singulier voyage, beaux, périlleux, aussi incertain qu’une piste en Afrique en période d’hivernage.
L’objectif se mérite. L’énigme doit se résoudre.
Claude Bardinet poète ? Certes ! Peintre ? Assurément !
Alors risquons-nous dans l’aventure.
 
« Je m’envole au firmament.../... »
 
Il annonce la couleur. Abaque, serti d’un possible futur d’une théorie  quantique, remettant en question bien des certitudes et autres idées reçues explorant l’esprit humain en ses zones solaires et lunaires.
Nous savons la vacuité absente et au nombre d’or, il évoque le noyau d’or.
Notre poète est peintre, docteur en lettres et géographe, il se fait scientifique, passeur, timonier et tente de fixer le point sur l’océan des connaissances en se plaçant dans le sillage universel autant qu’éclectique des O. Khayyâm, F. Pétrarque, M. d’ Ocagne, M. Fréchet, Le Corbusier, G. Pérec, E. Guillevic, J. Roubaud, A. Breton et bien d’autres beaux esprits.
Claude Bardinet transgresse les règles et normes établies, il nous convie à une sorte de transcendance cosmique en pesanteur et abysses insondables.
Il nous extirpe de nous-mêmes aux forceps et perçoit déjà l’aurore des temps nouveaux.
 
« Je sais qu’il reste fort à faire
Mes espérances sont oniriques. »
 
Avec lui, nous sillonnons dans l’indéfini, le possible en gestation, les acquis revisités.
Je serais tenté de dire que la poésie de Claude Bardinet est une voie initiatique qui ne s’adresse qu’à des esprits aguerris, des disciples.
Mais à bien y songer et surtout à le lire c’est faux, car cette poésie plutôt informelle a son rythme, son souffle, ses images mêmes hermétiques se révèlent.
Il suffit pour les lecteurs néophytes de se laisser transporter pour cueillir ça et là d’intrigantes images.
 
« L’œil photographe
Ne hume pas
Il mémorise
Il archive.../... »
 
J’y vois très bien le rituel d’une danse séculaire conduisant à la transe des esprits et des corps luisant de fards et de transpiration.
A ces instants précis, l’homme se fond à la Terre-Mère et ainsi par extension à l’univers.
Fervent militant et défenseur de la couche d’ozone, avocat écologiste d’une terre en péril, (Même ses livres portent le label «  Imprim’ Vert. ») le poète devient photographe du désastre.
Comme Henri Chopin, il rythme ou musicalise la pandémie.
Au fil de notre pérégrination, nous découvrons un Claude Bardinet qui tire la sonnette d’alarme en espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard. A ce titre notre poète se fait le berger des abeilles.
Mais Claude Bardinet a bien des cordes à son arc et il sait redevenir le poète sensible, fragile, émotionnel et romantique qui s’envole vers le firmament dans la joie, le rire et l’amour.
Sa plume soudain s’empourpre, fleurit, calligraphie des embellies. 
Il prend aussi position entre autres, pour les vietnamiens qui ont dû surmonter leur destin malheureux ou pour le manchot « empereur » luttant contre les vents glacés et protégeant l’œuf unique sur ses pattes.
Romantique, oui ! Il laisse glisser ses pensées sur le miroir de la Loire. Il sait se faire épicurien amoureux des bons vins et philosophe pour apprendre le fameux : « Connais-toi, toi-même ! »
Allez, permettons à Abélard, à Saint Bernard, ou au moine tibétain de lui donner un petit coup de pouce.
 
« A souhaiter que son destin
Se confonde avec le chemin
Ecrit dans ses pieux parchemins. »
 
Homme de lumière le poète s’insurge et fustige l’inquiétante et sombre résurgence des obscurantismes et fanatismes de toutes obédiences.
A ce propos d’ailleurs et pas tout à fait sans raison, Spinoza ne disait-il pas : « Dieu est l’asile de l’ignorance. » Quant au poète grec Odysseus Elitys, il nous rappelle que : « La poésie corrige les erreurs de Dieu. »
Les textes sont parfois sarcastiques, désopilants, acides, tout un monde à contre sens et à contre courant de l’ordre établi, mais ne manquent jamais d’humour.
Jeux de la dérision afin de ne pas trop se prendre au sérieux, reflets détournés ou modifiés de notre société dont il dénonce également l’absurdité et l’iniquité.
Il lui arrive aussi d’user de quelques vieux aphorismes qu’il accommode à la sauce bardinienne.
Quant à l’épilogue, chute incontournable, vous resterez plantés sur une possible équation entres abaques futuristes, verbicrucistés indécises, quantiques probables, vacuité discutable et entropies incertaines.
A vos tablettes, calculettes et faites au mieux pour tenter la probable résolution.
 
Michel Bénard.
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 06:24
George Frederic Watts, Le semeur d’univers, 1902, huile sur toile, 66 x 53 cm

                                                                                  

 

 

 

 

Comme un semeur
Offre à la terre
Ses meilleures  graines
Gorgées de rêves et d’espérance,
Je t’offre le germe de ce poème,
Prends-le aux creux de tes mains,
Insuffle-lui la vie, nourris-le
Des écumantes passions
Qui nous accouplent,
Ose cette folle envolée,
Ose cette destinée inespérée,
Cueille ce que t’offre mon cœur.
Pour toi je sertis entre mes vers
De nobles lettres d’or
Et des signes de lumière,
Qui draperont nos corps et nos vies
De transcendantes promesses d’alliance.
 
©Michel Bénard.




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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 06:33
©Christine Mourgues - Création
 
 
 
 
 
 
En ce point sensible
De votre corps en appel,
D’un simple délié
Je pose mon doigt,
Et vous dessine toute la beauté
D’une femme au ventre
Offert et généreux,
Enceinte des musiques du vent,
Et des couleurs d’arc en ciel.
En ce point capiteux
De votre corps en désir
Je pose mon doigt,
Il entonne alors
Son plus beau
Chant d’amour.
 
©Michel Bénard.  




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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:46
pxhere.com/th/photo/1282949
 
 
 
Par un matin d’hiver
Sur mon chemin de hasard,
J’ai trouvé un diamant de glace
Au centre de la place
Entre deux pavés descellés.
Il me parut bien fragile
Autant que le fil de vie,
Alors qu’un premier
Rayon de soleil,
Le parant de beauté
Le mettait déjà en péril.
 
©Michel Bénard




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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:43
©Salvatore Gucciardo : La révélation

 

 

 

Humer et me délecter
De tes sèves de femme,
Avidement parcourir
L’orbe de ton ventre,
La courbe de tes reins,
Ouvrir ta nacre polissonne
En m’abreuvant de tes seins.
Et  dans l’instant,
Me laisser griser
Par cet élan d’extase.
 
©Michel Bénard.




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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 06:39
Rêverie – Martine Dinet©

 

 

 
Beauté du corps révélé
S’identifiant au mystère
Intime et germinal de la terre.
Corps immaculé,
Corps dépouillé,
Corps princier et nu
D’un grain de peau soyeux,
Baignant dans un halo
De lumière irisée.
Corps en gloire,
Sexe des origines du monde,
Fruit absolu de l’amour
Doux et chaud,
Gorgé des sèves
Des nacres polynésiennes.
Beauté du corps révélé
Impénétrable mystère
De la création.
 
©Michel Bénard.
 
 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:28
Aux lueurs frémissantes de l’aube – Michel Bénard
Eros, de J.C. Bemben©
 
 
 
 
 
Aux lueurs frémissantes de l’aube
Sur la soie des draps,
Les lignes de ton visage se profilent,
Doux, serein et sage reflétant
Ses nuances d’adolescence
Sur le grand miroir silencieux
Des parcelles délitées de la nuit.
Les chaudes sèves de l’amour
Montent à l’orbe de tes seins,
Ton corps parfumé d’essence huilée
Devient cette image de rêve
Où j’entends battre le cœur du monde.
 
©Michel Bénard.
 
 
 
 
 
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:44
Voici l’heure coquine – Michel Bénard
©Christine Mourgues
 
 
 
 
 
Voici l’heure coquine du soir,
Permettez belle âme malicieuse
Que j’effleure votre intimité,
Que j’écarte vos dentelles
D’une informelle parade,
Pour y découvrir
La rose perle marine
A la nacre parfumée
D’évanescences de miel salé.
Et dans mon heure de gloire
Du mâle conquérant,
Laissez-moi mouiller
Fier galion princier
En votre intime baie.
Animé du désir
De caresse et d’ivresse
De vous faire crier
D’amour et de jouissance.
Voici l’heure coquine du soir,
Permettez noble et douce dame
Que j’esquisse l’acte ultime
De la tendresse,
Où ma main s’égare
Jusqu’aux écumes
De votre nacre perlante.
 
©Michel Bénard.





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