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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 04:16

 

 
 
 
Sur l’aile d’un archange
A la pointe extrême du cœur
L’évanescence de votre image
Me revient tel un songe,
Je contemple chacun de vos traits,
En parcours l’intime des nuances
Pour en sertir la quintessence
Au grain de mon recueil.
Poète je drape vos épaules
D’un châle rose imprégné
De mille reflets nacrés.
Poète patiemment je dessine
Sur l’orbe de vos seins
Un collier en perles noires
Tel un talisman d’Orient
Aux étranges pouvoirs.
 
©Michel Bénard.
 
 
 
 
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:52

 

 

 

 

 
 
Simplement je voudrais pouvoir
Restituer un sens à l’amour,
Véritable pierre diamantée
Incisant le miroir illusoire.
Simplement je voudrais pouvoir
Ecrire les premières paroles de l’aube,
Celles estompées par les secrets de nuit.
Simplement je voudrais pouvoir
Te dire les paroles profondes
Gravées sur le bleu d’un ciel
En lettres de lumière.
Simplement je voudrais pouvoir
Lorsque je veille ton sommeil,
Voir danser dans mes rêves
Le poème qui me calligraphie
Les secrètes arabesques de ton corps
Suspendues au silence de tes lèvres.
 
©Michel Bénard.  



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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 05:21
La jeune femme au chapeau noir – Auguste Renoir

 

 

 

 

 

D’une grâce innocente
Ton sourire ingénu
S’estompe furtivement,
Pour déjà disparaître
A l’angle d’une rue inconnue.
Interrogations éphémères,
Parenthèses silencieuses,
Signes doux et soyeux
Se déposant sur un parchemin
Pour un effleurement d’éternité
Où l’on croit encore à l’émerveillement.
 
 
©Michel Bénard.
  
 
 
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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:33

 

 

 

 

 

 

Voici l’heure cyrienne
L’heure d’entre deux,
Où les chants des oiseaux
Réveillent l’aube blanche,
Où les gangues de fleurs éclatent,
Où les soies de l’intemporalité
Caressent les lèvres de l’éternité.
 
©Michel Bénard.  
 
 
 
 
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 07:43
Œuvre de Nadine Amiel©

 

 

 

 

 

 

Dans la nuit nos corps
Se conjuguent, fusionnent,
Se mêlent, se confondent,
S’harmonisent et s’accordent
Comme deux violons
Jusqu’au seuil de l’aube,
Où inconscients ils sombrent
Dans les rêves évanescents
Des mystères de l’amour.
 
©Michel Bénard.  
 
 
 
 
 
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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 08:14
Graphisme – Jacques François Dussotier ©

   

 

 

 
Nous nous ferons mendiants d’amour,
Nous protégerons sous nos manteaux d’étoiles
Les liens secrets de notre intimité.
Nous apprendrons à laisser  nos corps chanter,
De cœurs et d’âmes nous irons
Ciseler des signes de beauté
Sur le livre de nos destinées. 
Pareils à des artisans nous œuvrerons
Afin que notre communion devienne
La permanence de nos états de grâce.
Et nous nous promettrons de saupoudrer
Les pigments de nos rêves
Sur les parcelles fragiles de nos vies,
Pour déposer sur nos mots d’amour
Les chatoyantes couleurs d’un miracle.
 
©Michel Bénard.  
 
 
 
 
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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 07:29
Simplement nous étonner – Photo nicholasbuer
 
 
 
 
 
Simplement nous rassembler
Autour des feux de nuit,
Pour qu’un violoncelle et un oud
Relient l’Occident à l’Orient.
Puis, dans les premières lueurs de l’aube
Où miroitent encore les pluies du soir,
Simplement nous étonner
De la caresse du vent dans les palmes,
Du roulement des vagues sur la grève,
De la scintillante blancheur de l’écume.
Simplement nous interroger
Sur les idéogrammes mystérieux,
Des pattes d’oiseaux imprimés sur le sable
Pour dialoguer avec le ciel.
Simplement ramasser
Les étoiles tombées des galaxies,
Comme des perles de cristal et d’argent.
Simplement s’éblouir
Du miracle d’un calame,
Gravant la matière et colorant l’inconnu.
D’un sourire suspendre le temps,
Composer de la lumière avec l’obscur,
Peindre l’icône de la vie
En écoutant la symphonie de la création.
Simplement déciller
Nos regards sur les premiers
Frémissements de l’embryon
D’un nouveau crépuscule.
 
©Michel Bénard.
 



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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 07:33

 

Nathalie Lescop-Boeswillwald. « Pour une éternité de plus. » Editions Les Amis de Thalie.  53 pages. Format 21 x 14 ½.
Préface Michel Bénard. Postface Christian Boeswillwald.
Illustrations originales (22 + 1 ère et 4 ème de couverture) Eliane Hurtado.

                                              « Passe le temps battant au rythme des saisons. » MB
 

Comme chaque nouveau recueil de Nathalie Lescop-Boeswillwald « Pour une éternité de plus » une question se pose, sur quel chemin va-t-elle aujourd’hui orienter nos pas, nos cœurs et nos âmes ?
Notre poétesse a le don du renouvellement, de la remise en question, mais l’ensemble demeure  toujours rattaché à la qualité du cœur, du ressenti, de l’émotion frémissante et de l’image révélatrice.
Ne nourrit-elle pas ce profond besoin de réinventer l’amour afin de mieux le consolider, afin de mieux briser les habitudes réductrices.
Immédiatement, c’est l’idée du métronome battant au rythme du temps qui passe et des saisons s’effaçant qui retient notre attention.
Allant jusqu’à nous offrir l’envers du poème, sorte d’effet miroir.
Les heures coulent avec lenteur dans l’imaginaire d’un chat dont les rêves s’ouvrent sur le monde.
Au fil de la lecture, de belles visions s’offrent à nous en bouquets composés.
Nathalie Lescop-Boeswillwald sensible et rebelle à la fois, se masquant derrière des voiles de pudeur, confirme à l’homme aimé la force du lien d’amour, tout en jouant de la dérision.
Ce qui, à n’en pas douter, décuple les forces des « vieux enfants. »
Les textes se présentent à nous sous un effet pendulaire oscillant entre prose et poésie marquant de leurs sceaux l’essentiel d’une réflexion sur la vie. Juste effleurement de la quintessence.
Par la forme, nous côtoyons parfois le mode haïku.
Notre poétesse veille dans le silence de la nuit campagnarde éclairée par un halo de lune à la métamorphose du monde.
Soulignons la fidélité pérenne de Nathalie Lescop-Boeswillwald envers l’âme d’un frère trop vite emporté, mais dont elle reconstitue les pas dans «  Le chemin caillouteux ».
La nuit occupe une place importante dans l’œuvre de notre amie, elle lui permet de transcender le rêve ; il arrive aussi que certains poèmes déploient les couleurs et le rythme d’un tableau impressionniste, les couleurs ne traduisent-elles pas ce que sécrètent le cœur et l’âme ?
Ne sentez-vous pas ici un petit parfum rimbaldien nous envahir ? « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu .../... » ?
Chaque ouvrage de Nathalie Lescop-Boeswillwald est également un prétexte où le clin d’œil à l’art en «  pARTage » n’est jamais bien loin.
 
Michel Bénard.
 
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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 07:39
©Abondance - Franceleine Debellefontaine
 
 
 
 
 
A l’ombre fragile
Des lignes galbées de tes seins,
Mes doigts glissent doucement
Jusqu’à nos lèvres réunies,
Saupoudrant les paillettes
D’or de l’amour.
Les érotiques caresses de tes mains
Eveillent le flot de mes sèves,
Mes ongles alors s’emprisonnent
Aux humides douceurs
De tes chaudes étoffes.
 
©Michel Bénard.  
 
 
 

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 06:40
Rimbaud par Picasso

 

 

 

 

 

Sur le chemin des cendres
J’irai brûler les souches de l’absence,
En observant le miroir des eaux
Du lavoir où joua Rimbaud,
De l’ivresse d’un bateau,
A l’enfer des saisons.
Parfois rassemblés, souvent isolés,
Nous côtoierons l’indicible
D’une harmonie sauvage,
 D’un théâtre de verdure,
Au seuil de la folie, de l’incertitude,
D’un imaginaire à recomposer.
Oiseleurs de paroles migrantes,
Bergers d’icônes brisées,
La vie, comme la poésie, nous appartient,
Elle deviendra notre chemin, notre symphonie,
Mes voyelles reposeront entre tes mains,
Et tu en feras une nouvelle parade.
 
©Michel Bénard.

 


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