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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 07:04
poetesenberry.over-blog.com

 

 

 

 

Dans L’onirisme imprévu

D’une parenthèse de vie,

S’imaginer pouvoir un jour

Se situer en marge du temps

Pour écrire l’infini du poème,

De l’univers capter l’énergie,

Se laisser porter en un fol envol,

S’inventer l’indicible du monde.

Juste le temps d’un vers

Composer une musique stellaire,

S’imaginer pouvoir un jour

De la partition déchiffrer l’éternel,

Puis au gré d’une turbulence

Danser avec les galaxies

Sur les pouponnières d’étoiles,

Jusqu’à la naissance sublime

De la ronde des mondes

Pour l’insolite de l’amour.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 07:39

 

 

 

 

Dans le sillage incertain

Des signes jumelés

De nos flammes ravivées

Par le secret voilé,

Je me surprends à rêver

De peindre le poème

Et d’écrire l’icône,

Sur le désert d’une plage

Au sable mordoré.

Simples concordances

Entre lettrines rouges et or,

Juste à ce point où veille

Une forme nouvelle d’amour,

Que fertilisent l’écume et le sel

Sur l’orbe nacré

Des lèvres irisées

De la naissance du jour.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 06:27

 

 

 

 

Soudain tout nous devient

Intense rayon de vie,

Couleur et lumière,

Renaissance éblouie,

Embellie insoupçonnée,

Que rêve de composer

Le peintre ou le poète,

Sur la blancheur virginale

De l’adamantine surface.  

 

©Michel Bénard 

 

 

 

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 06:43
Nu – Dos, peinture de Nadine Amiel©

 

 

 

 

Tôt ce matin

Aux frissons de l’aurore,

Un rayon de soleil

Divin effaçait

Les dernières lueurs de lune.

Il réveillait de tièdes nuances

Sur vos lèvres lisses et nacrées,

Il s’offrait palpitant

Au seuil de votre tiédeur virginale.

 

Vous êtes ma source, ma vie,

Le rubis de mon Arcadie,

 

Ma cristalline note stellaire

Toute éblouie de mélancolie.

Vous êtes ma terre inconnue

Dansant sous mes étoiles,

Vous êtes cette beauté furtive

S’effaçant au détour de la rue.

Du bout des doigts pour vous 

Je jongle avec le monde

Dans un prélude de silence.

 

Vous êtes ma source, ma vie,

Le rubis de mon Arcadie, 

 

Jusqu’à, totalement brisé,

Tomber en faiblesse d’amour.  

 

©Michel Bénard.
 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 06:34
Adrien de Witte - Femme au corset rouge - (1880) - ©Ville de Liège

 

 

Le ciel s’habille de silence,

Sa lumière se dépose

Sur les frondaisons de votre corps

Soulignant les lignes

Gracieuses de votre cou,

Allant jusqu’à réveiller

De sa luminosité embrasée

L’arrondi furtif de votre épaule.

Le ciel s’habille de silence,

En son extase saisir l’invisible,

Côtoyer la secrète couleur rubis

Du sang de la femme.

Dans la ronde du monde

Le ciel s’habille de silence,

Sa lumière se dépose

Sur mon rêve qui doucement s’efface,

Perdu dans l’indifférence

De la solitude du monde.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 06:27
Collage de Michel Bénard©

 

 

 

Vers vous je m’avance
A pas de mousse,
Sur l’espérance des champs
Où refleurissent les terres en jachères.
L’astre solaire souligne
De ses rayons d’encre et de lumière,
Votre corps en offrande,
Donne la vie et révèle
Vos courbes de blanche pureté.
Le dôme céleste de vos seins
Réveille en moi ses formes
D’une ineffable transparence
Soulignant l’interrogation
Du mystère de l’amour,
Jusqu’au seuil de l’intime.
 
©Michel Bénard.
 

 
 
 

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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 06:53
Arthur Rimbaud (1854-1891) par Ernest Pignon-Ernest.

 

 

 

 

De Picasso à Cocteau,

Nombreux sont ceux

Qui dessinèrent et s’inspirèrent

De l’énigme poétique de Rimbaud.

Fernand Léger, s’aventura inconscient

Dans les méandres « des illuminations »,

Valentine Hugo, maria son décor de rêve

Aux sillages des semelles de vent.

Ernest Pignon Ernest, par la magie du crayon

Le fit devenir résolument moderne

Et lui rendit ses lettres de noblesse

Par l’instinct de la liberté.

La sculpture de Moirignat,

Sublime de légèreté, éblouissante d’élévation,

Transpose l’alchimique fusion du sang.

Le poète n’est plus qu’un funambule

Entre terre et ciel

Pierre angulaire des signes de l’amour.

Ladislas Kijno saisit la main de Rimbaud

Pour danser avec lui dans une folle

Arabesque d’encre et d’éternité

Rejoignant les voleurs de feu.

Avec lui Sonia Delaunay  

Retrouva la musique de son Orphée.

Zao Wou Ki en transcenda l’éblouissement

Sur l’espace aux vides transparences.

Jacques Moretti esquissa passionnément

L’étrange errance des nuages,

Il partit vers l’infini d’une fresque

A jamais inachevée.

Germaine Richier, gravera dans le cuivre

Le parcours du juif errant,

L’ivresse du désert, la puissance des tempêtes

En d’étranges arcs en ciel.

Jeanne Esmein, imagina sa bohême

Sur les cris des corbeaux

Dans les espérances de l’aube.

Luc Simon, échafaudera « la parade sauvage, »

Le voyage des dernières caravanes.

Ipousteguy offrit au poète les ailes

Dont il avait rêvé toute sa vie,

Pour fuir l’humaine comédie

« Les semelles devant » (1)

Se résumant à une seule empreinte

Gravée sur un granit d’Ardenne.
 

©Michel Bénard.
 (1) Titre de la sculpture d’Ipousteguy

 
 
 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 06:33
Œuvre d’Ernest Pignon-Ernest

 

 

                                                      Texte dédié au fabuleux dessinateur Ernest-Pignon-Ernest

 

 

 

Visions prémonitoires,

Corps brisés, mêlés d’angoisse

Comme vielles bigarrures

De linges séchés sur des fils

De fers barbelés.

Les fantômes prisonniers

Errent encore derrière

Les barreaux rouillés,

Les messages perdus

Comme bouteilles à la mer,

Sonnent le glas du désespoir

D’un suaire drapé

Sur les cadavres oubliés.

Une âme anonyme passe

Dans le silence extasié

D’un ange aux ailes froissées.


©Michel Bénard.
 

 
 
 

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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 06:22
Œuvre de l’immense peintre Safet ZEC©


 

                                          Texte dédié au grand peintre et graveur Safet Zec.

 

Simple note d’ocre rouge,
Juste rehaut de céruse blanc
Révélant toute la dramaturgie
De l’étreinte poignante.
Les veines se font saillantes
Sur les mains tourmentées,
Le suaire gris du calvaire
Gît sur la chaise abandonnée,
Les doigts déchirés, torturés,
Se font plus émouvants qu’une prière.
Une dernière lueur d’espérance
Filtre par l’étroite meurtrière
Soulignant de ses rais
Ce qu’il reste d’un frugal repas.
Les cages sont vides,
Les barques en errance glissent silencieuses
Sur les brumes du grand canal,
L’existence se fait sourde et fuyante,
Sous la misère d’une chemise ouverte
La poitrine est haletante.
Le monde pareil à la table de la Cène
Demeure à l’abandon,
Le corps de l’homme est en déposition,
Larmes, sidérations, blessures, torpeurs,
Soulignées d’un rouge fil de sang
Comme ultime rappel à la vie.     
 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 05:58
Œuvre de l’immense peintre Safet ZEC©

 

 

 

 

 

Se taire,

Lorsque le supportable ne l’est plus,

Se taire,

Migrant en terres et forets défoliées,

Se taire,

Regardant des bibliothèques incendiées,

Se taire,

Face aux femmes, enfants brulés ou mutilés,

Se taire,

Dans les ruines silencieuses des villes,

Se taire,

Témoins de milliers de morts anonymes,

Se taire,

Devant barbelés, murs et frontières,

Se taire,

Au constat des barbares d’un autre temps,

Se taire,

Ecoutant ceux qui évoquent d’obscurs dieux !

 

Parler enfin,

Tout avouer même bouches bâillonnées,

Parler simplement,

Pour réapprendre le sens de la beauté,

Parler librement,

Pour épeler le verbe aimer,

Parler à tout vent,

Pour refonder l’humanité

Avant que le temps n’en soit passé.    

 

©Michel Bénard.

 







 

 

 

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  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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