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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 06:38
Seul & Seule – Abderrahman Zakad & Djida Cherfi
Voici deux poèmes nés d’un échange amical et très « poétique » avec mon regretté ami écrivain et poète Mr. Abderrahman Zakad. Il y a sept ans environs, je faisais la connaissance de cet homme qui m’a fait redécouvrir les joies de l’écriture. Il m’a poussée à créer et à m’exprimer et, sans que je ne m’en rende compte, je m’exprimais ! A sa façon, Il me montrait ce que j’étais capable de réaliser avec un peu de soutien. Un jour, il m’a envoyé deux poèmes qu’il avait écrits en me demandant de les reprendre… c’était le plus grand défi de ma vie ! Comment pouvais-je reprendre les poèmes d’un aussi grand homme que lui ? Pour lui rendre hommage, à lui ainsi qu’à son merveilleux travail, que ce soit dans son art ou avec moi, je vous fais partager le résultat en vous présentant  Seul(e) («Seul» de Abderrahman Zakad et «Seule» de moi-même, Djida Cherfi)
 
* * *
*
 
Seul - Abderrahman Zakad
http://oasisdacote.blogspot.fr/
 
 
 

- Que fais-tu, mon cher, seul dans cette Oasis? Tu as l’air pensif.
- Je m’isole, ma belle, pour réfléchir si je suis d’accord avec moi-même.


Vois-tu

Habitant l’azur des cimes
Je me mens et je suis seul
Je me meurs de renaître
Ombre qui surgit au linceul

Dans l’altitude de l’âge
Je ferai en sorte que
Les rêves et les mirages
En moi, n’attisent pas le feu

Car

Aux tatouages de ta chair
Au rimmel de tes yeux
Je t’arracherai ma chère
Au ciel ainsi qu’aux dieux.
 
©Abderrahmane Zakad
 

* * *

*

Seul & Seule – Abderrahman Zakad & Djida Cherfi
Seule – Djida Cherfi
 
 
 
 
- Tu as l’air perdu et passif ; que t’arrive-il mon enfant ?
- J’observe ce qui m’entoure, je réfléchis à mes tourments.
 
Au fin fond de l’immature,
Je rêve de toucher l’azur
J’aimerais mourir et puis renaitre,
Faire les choses comme elles devraient être.
Grimper les âges en altitude,
Sous un plumage, taire mes servitudes
 
Car
 
 On m’a dit que de là-haut,
 Tout est clair et bien plus beau !
 
©Djida Cherfi




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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 08:41

 

quete.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Il est cinq heures du mat, aujourd'hui c'est dimanche,
Sous le ciel étoilé je me sens appelé,
La beauté de la lune me tire par la manche
M'attire vers le port. Vais-je me rappeler ?

Je marche tranquillement dans les rues de la ville
J'avance sereinement courir serait trop vile
Car la nuit qui m'emporte à sans doute ses raisons
Et qui sait, de mon âme, sera-ce la floraison ?

Nuit, silence, la lune me regarde dans les yeux
Elle m'enveloppe et s'ouvrent les arcanes de l'intérieure Beauté
Que d'images s'imposent à moi ! Quels sont mes vœux ?
Du Chemin, j'ai le choix, tout m'attire, je regarde passer...

Et ma vie défile comme si je me noyais
Dans le tourbillon du ciel, les étoiles discutent avec la lune
Tout est irréel, et pourtant je suis là... Un oiseau apparaît
Incandescent, d'arc-en-ciel, magnifiques plumes

Je croise en mon chemin, quelques uns, éméchés
Qui s'en reviennent de boîte, riant et titubant.
Et puis un vieux clochard rageant d'être empêché,
Par ces jeunes en goguette, de dormir sur son banc.

Enfin ! Voilà le port, cette forêt sauvage !
Aux craquements des coques se mêle le chant des vagues
Qui rythme le bercement des mâts et des cordages.
Le roulis m'hypnotise et mon esprit divague.

Et le bel oiseau s'approche, me regarde et soudain se met à parler

" Oublie le passé, laisse le futur en arrière !
Ne vis que le présent !
Fais de ta nuit un rêve !
Laisse-toi aller dans le reste de tes jours,
Car le jour qui passe est déjà mort,
Le passé n'est que l'ombre du néant ! "
J'hésite !
Je me noie dans la puissance du port.

Car devant moi se dressent, les insectes d'acier,
Inébranlables gardiens d'un mystérieux trésor,
Qui contemplent le ciel, ignorent les eaux souillées
Dominent de tristes dunes, de sable et de poussière !

Et ce mur imposant ! containers empilés,
Mausolées de métal qui transpirent le mystère !
Dans l'horizon bouché, d'un avenir brisé,
L'âme du port s'est damnée…

C'est alors qu'apparaît comme surgi du néant,
Un rat noir sur l'épaule, une lame à la main,
Suant le mauvais vin, un être repoussant,
A la mine déchirée, au regard assassin.

" Donne ton fric ou je te fais la peau ! "
Je m'arrête sidéré ! Et puis j'éclate de rire !
Un rire tonitruant qui me lave à grande eau
Et qui de désarroi fait fuir le triste sire.

J'existe !
Je ris, je vis, j'ai conjuré le sort !

Grace à toi l'Oiseau !
Grace à toi !

Le port a retrouvé cette sensuelle saveur
D'un appel au voyage, d'une grande odyssée,
D'une mer irisée par les étoiles en fleurs,
Songes de bateaux ivres vers la lune emportés.

~~*~~

© Ode et Thierry Deschamps


http://www.tendresse.le-spleen-de-zarathoustra.fr/quete.html



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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 07:25

 

gouttes.jpg

Image en titre : « Perles d'âmes en bord de Seine » infographie de Ode©



Je te vois marcher dans les rues de Paris
Le cœur à marée basse, à force de maux
Qui t’enlacent le corps et l’âme…

Rêves en bord de Seine,
Voix de l’amie dans mon cœur,
Soleil irradiant sur le toit de l’âme.
Au songe de ton doux visage,
Les maux, ces cris de corbeaux, s’envolent.

A l’ombre du vieux pont,
En filigrane de tes pas,
J’entends ta voix, Poète…

Ô combien de destinées
Ont foulé la passerelle ?
Ô combien d’amours y sont nées ?
Mes pas se confondent
Dans la course de l’Histoire.

Tu es l’homme parmi les loups
Loin de la meute des faux-semblants
Tu cherches une vérité à aimer…

Peut-on vivre sans aimer ?
Sans amour à donner,
Sans caresses à offrir et recevoir ?
Il n’est d’autre vérité que l’amour,
C’est l’ouvrage des poètes, de le dire…

Sous le ciel d’un hiver au long cours,
Tes mains de papier au fond des poches
Tu arpentes les quais, le regard éperdu…

Mon vague à l’âme est contemplation,
Pleurs sur le creux des consciences.
Tragique époque des apparences
Où l’avoir surpasse l’être,
Cette hérésie des foules égarées…

Je suis l’amie qui te murmure l’espoir
Lorsqu’au soir venu, tu vacilles.
La solitude n’est rien au pays des mots…

Les poètes, cœurs fragiles,
Âmes parchemins vite émoussées
Sous les calames enfiévrés,
Ne sont que vide sans les muses,
Amies fidèles et passionnées.

Toi et moi sommes ce poème vibrant de vie
Qui court les ruelles sombres,
S’attarde sous les porches entrouverts
Gambade dans les allées d’un parc
S’accroche aux rires des enfants…

Mon amie, sonnet rafraîchissant,
Fleur ardente et poète sirène,
Tu élagues mes allées ténébreuses,
Tenant ma main au bord du ravin,
Tu m’offres les ailes d’un radieux destin.

Ecoute, Poète,
Sous le halo des réverbères,
La ville bat le pavé,
Et dans la nuit qui chemine
Nos plumes d’encre bleue fredonnent
La chanson des âmes à l’unisson…
Demain, tu verras,
Il fera beau…

Thalie Lescop-Boeswillwald© et Jean Dornac©
Ce 3 mars 2010


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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:53

 

fleuve.jpg

Le Saint-Laurent – Photo Ode©



Perdue dans les dédales du port des départs
Le vent passe dans les ruelles des non-retours
Sur les chemins des pleines lunes
Une fenêtre s'ouvre
Un cri, le mien

Dans la noirceur de la nuit
J'ai perdu ma route
Je sais que je dois trouver une claire fontaine
Si tu la trouves, dis-le au vent
Les yeux fermés, je marcherai à son appel

Chuchoter avec le vent
Aux oreilles de l’avenir,
Sera ma chanson
Pour t’indiquer le chemin
Qui mène à la source claire.

La brise suit sa route,
Écoute-là pour éteindre
Tout ce qui en toi doute.
Elle est tendresse,
Couleurs d’arc en ciel.

~*~~O~~*~

Sur les lèvres encor humides des promesses
Se décomposent le temps, les jours, les heures
Sur les berges du fleuve montent les attentes du voyage
La route est longue, l'espoir... cyclopéen

Le vent chaud me prend dans ses bras
Me berce aux heures creuses du grand silence
Me conduit hors de l'absence
Hors les portes des chimères
Et dans le Grand Fleuve
Il noie les lâchetés de l'imposteur jaloux

Qu’est un désir sans longue attente ?
Un caprice trop vite fané,
Une image irréelle sans lendemain.
Mais sur tes lèvres se dessinent, déjà,
Les fleurs cristallines de la renaissance.

Le fleuve est ta voie,
Large cours où tu vogueras
Sur la coquille de tes soifs,
Le long des rives changeantes.
Oubliant les affluents et leurs illusions,
Au bout, tu verras la source vive.

~*~~O~~*~

À la pénombre de ceux qui se taisent
Des parfums d'espoirs s'étiolent
La vie se fait lourde à leurs épaules
Les regards se font vulnérables
Aux rayons des blanches étoiles

Je rêve de serrer l'arc-en-ciel dans mes bras
De bercer la lumière de la lune d'août
D'embrasser les lèvres de la nuit
De boire avec toi la rosée de l'aube

Si tu embrasses l’arc-en-ciel,
Il te prendra, te revêtira de ses charmes,
Des pétales de lune seront ton diadème.
Ce sera l’union du ciel et de la terre,
L’amour des contraires enfin réunis.

Viens, ta main dans la mienne,
Allons boire les larmes de rosée
Qui transforment les rêves
En immortelle réalité.

~*~~O~~*~

Et j'ai rêvé que les lilas avaient fleuri
Au réveil, il n'y avait que givre
L'oiseau et son nid avaient quitté
Reviendront au printemps des envies
L'espoir me l'a chuchoté à l'oreille

Sur le quai du désir
Je regarde le soleil qui se baigne
Se noie même
Pour revenir au petit matin
Avec le chant de l'oiseau

Viens, marchons ensemble
Sur la terre des désirs fous
Enivrons-nous aux essences
De tous les vertiges.
Que le vent chaud nous emporte
Dans son manteau invisible.

J’entends la source me souffler
Le chemin des milles orchidées.
Nous décrocherons
L’inaccessible étoile
A l’aube de tes envies.

~*~~O~~*~

Et j'irai arroser les fleurs de l'absence
À l'heure bleue, avant que le jour ne s'éveille
Je cueillerai les fleurs d'eau offertes
À celle qui se lève tôt aux amours distraites

Dans mes yeux en attente
Là-bas, l'île aux mille voiles me fait un sourire
Elle me tend tes bras
M'ouvre tes mains
Remplies de poussières de sables
Étoiles de mots
Qui tombent sur mes pieds nus

Je nage à ta rencontre

~*~~O~~*~

Ode© et Jean Dornac©
Joliette et Paris - janvier 2010



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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 09:02

 

 jaune.jpg




Mets de la douceur au bout de tes mains
Et tu verras les Fleurs s'offrir à toi
Si tu regardes au loin
Aussi, tu me verras

Une douceur, toute en tendresse,
Un Bouquet fait de joliesses
Et te voir de surcroît,
Quelle autre quête pourrait autant m’émouvoir ?

Mets de la douceur au bout de tes pieds
Et tu verras apparaître le Chemin
Si tu obéis à tes pas
Ils te conduiront vers moi

Sur le sentier des étoiles
J’avancerai, pied à pied,
Subjugué par ton appel
Et l’espérance de la félicité.

Mets de la douceur au bout de tes yeux
Et tu verras la Beauté dans toute sa splendeur
Si tu sais contempler
Mon âme, tu liras sur l'heure

Mon regard resplendit d’une tendre douceur
Il contemple les merveilles d’un univers resplendissant,
Il vole vers l’ultime jouissance
De te lire en toute transparence.

Mets de la douceur au bout de ton cœur
Et tu sentiras la Chaleur
Si tu le laisses parler
Mon cœur, tu vas aimer

Au point de non-retour de mon ardeur
Vibre déjà ta caressante Chaleur
Et dans le secret de mes songes
Je me love au plus Chaud de ton cœur

Mets de la douceur au bout de ton âme
Et tu entendras la Nature te raconter
Si tu l'écoutes bien
Tu me tendras la douceur du bout de tes mains

Mon âme est tendue comme un arc bandé
Ouverte à tous les vents de la Nature
Jusqu’à entendre le moindre de ses murmures
Pour mieux t’offrir la caresse de mes mains

Mets de la douceur au bout de ta vie
Mets de la douceur

Au bout de l’allée de toutes les suavités
Je t’offrirai mon cœur.

Et, à jamais, t’Aimer…

Ode© et Jean Dornac©



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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:46

 

plume-copie-1.jpg

 



Tu pleures la fleur des printemps
Pendant que les murs blancs de l'hiver
Tapissent la maison de mes souvenirs

Mais l’hiver n’a qu’un temps
Bientôt sècheront mes larmes
Sous l’astre étincelant de ta mémoire

Tu pleures la blondeur des chevaux
De la femme des sables du désert
Les murs fauves de mai qui bientôt arriveront

Mes pleurs passeront
Avec les flamboyants chevaux de feu
Galopant sous le ciel ocre de juin

Tu pleures la couleur du blé des sables
Et du rouge de ton enfance
Qui tapissent la maison de tes souvenirs

Mais je danserai parmi les blés des champs
Et dans l’univers revêtu d’amour
Que tu m’offres par ta présence

Tu pleures la source diaphane
Qui s'infiltre dans la pierre
Avec ses yeux d'opale

Mais je me baignerai
Dans l’eau cristalline de tes yeux
Le miel de ton cœur fera renaître mon bonheur

Tu pleures le chemin tracé d'étoiles
En dédale minoen jusqu'au trône royal
Sur la poitrine d'albâtre du sans amour

L’amour naît et meurt
Mais les étoiles, toujours, demeurent
Et je renaîtrai au creux de ton cœur

Tu pleures la rose cueillie
Dans le rose de l'aurore
Recouvrant tes doigts de ses pétales
D'un velours de suie
Dans la salure de ton oubli

Vois, je ris avec l’orchidée royale
Qui à la tombée de la nuit
Ouvre mon âme et dessine mes poèmes
Couvert d’une livrée de candeur
Dans la tendre saveur de ton âme

Et tu pleures...

Mes pleurs n’ont plus d’avenir…

Ode© et Jean Dornac©
Joliette et Paris - Janvier 2010



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