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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 06:23
L’herbe est toujours plus verte ailleurs… Photo de James Rickwood

 

 

 

 

 

Tu aimerais comprendre

Et la rassurer

Tu aimerais être sûr

Qu’elle part au loin

Et que c’est aussi bien

Tu imagines c’est certain

Qu’elle va trouver demain

Les réponses aux questions

Que tu enfouis au plus profond

Tu aimerais comprendre

Et te rassurer

Elle s’en va réconcilier

Chanter les blessures

Combler les fissures

Que tu gardes en secret

Et c’est à tout jamais 

 

© Florence Issac


 

Sa bio : http://www.florenceissac.com/

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/    

 

 

 

 

 

 

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 06:35

 

 

 

 

Elle s’en va

Et tu te demandes pourquoi

Ça te renvoie à toi

Dans le silence de ses yeux

Elle part pour d’autres lieux

Et tu t’inquiètes un peu

Elle s’en va

Et tu te demandes pourquoi

Sa chevelure est blanche

Si fragile sur la branche

Ma fille chérie

A l’infini

Nos sangs mêlés

Et surtout ne l’oublie jamais

 

© Florence Issac


 

Sa bio : http://www.florenceissac.com/

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/    

 

 

 

 

 

 

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 07:07
Opération de sauvetage menée par la marine française en Méditerranée le 20 mai 2015 (AFP)


 

 

 

Elle tire et lance

Aux jeux de boules

Il faut que ça roule

Elle avance, elle avance

La vie est belle

Loin des clichés

En toute liberté

Ce rire aux éclats

Qui s’appelle Molika

 

Chacune de ses victoires

Pour un parfum d’espoir

Les petits bonheurs de son lit

Pas de chichis

La vie est celle

Que l’on choisit

Comme un enfant

Sans faux semblants

Qui explose de joie

Qui impose sa loi

 

La fantaisie est son amie

Un rempart à la mélancolie

La vie n’a pas été facile

Forte, fragile et maintenant habile

Sur un bateau en partance

Sa mère a porté leur chance

Loin très loin des cousins

Et de ceux morts à mi-chemin

Loin très loin de son pays

Où tombera son père chéri

 

 

On oublie l’amour qui a fait souffrir

Et puis même on arrive à en rire

Et pour se rassurer et continuer

On tisse son filet de sécurité

La souffrance devient une force

Personne n’y fera entorse

Corps et âme en cadence

Donner, recevoir en reliance

Dans le courant des rivières

A tous les points de l’univers  

 

© Florence Issac


 

Sa bio : http://www.florenceissac.com/

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/    

 

 

 

 

 

 

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 07:36
Shawna Erback, peintre surréaliste

 

 

 

 

Refrain

 

A chaque fois que j’y pense

C’est comme une évidence

on est juste en sursis

on le sait  et on l’oublie

comme le dit l’ami Prévert

Il faudrait essayer d’être heureux

Rien que pour donner  l’exemple

Il faudrait faire de son mieux

sans les religions ni les temples

 

Elle est déjà si vieille

Et elle se désespère

La vie comme une romance

toutes ses envies de danse

Ces envies de petite fille

Où ne compte que sa famille

Figée dans un printemps

Qui n’est plus depuis longtemps

Elle ressasse le temps passé

Et je m’attriste d’y penser

 

A chaque fois que j’y pense

C’est comme une évidence

on est juste en sursis

on le sait  et on l’oublie

comme le dit l’ami Prévert

Il faudrait essayer d’être heureux

Rien que pour donner  l’exemple

Il faudrait faire de son mieux

sans les religions ni les temples

 

Les senteurs envahissent les prés

Je ne vais plus l’écouter

Et m’éloigner de ce naufrage

Ne garder que les partages

L’avenir et ses surprises

Et mes voyages en friandises

Mes caresses aux chats

Et à tous ces enfants

Nés de tous les continents

Qui ont besoin d’un toit

 

A chaque fois que j’y pense

C’est comme une évidence

on est juste en sursis

on le sait  et on l’oublie

comme le dit l’ami Prévert

Il faudrait essayer d’être heureux

Rien que pour donner l’exemple

Il faudrait faire de son mieux

sans les religions ni les temples

 

Je ne t’entends plus maman

Je vois des matins plus grands

Je rêve à des chansons

Je creuse des sillons

Les mots pour adoucir les pleurs

 En offrande à nos peurs

Relire Aimé Césaire

Et pour ne plus se taire

Se relever les manches

le bon pain sur la planche

 

© Florence Issac


 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 07:25

 

 

 

C’est le retour de l’une des toutes premières poètes à m’avoir proposé certaines de ses œuvres lorsque j’habitais encore à Paris. J’espère qu’a elle aussi, vous réserverez un bel accueil ! Jean Dornac

 

 

 

 

 

 

 

Dans ta cave le désordre des armoires

Comme pour souligner la fin d'une histoire

Sommes-nous faits de ces débris ?

Reliquats d’un passé qui s'enfuit

 

Il aurait fallu m'extraire

Laisser le jour suivre son cours

A m'agiter dans la poussière

Mes mains hésitent tout autour

 

Les objets inertes ont-ils une âme ?

Nous les prisonniers de leurs flammes

A charge de détisser les souvenirs

Ces fantômes que l’on dresse à loisir

 

On gardera le peignoir de Rémi


Je l'imagine contre toi si petit


Mon cœur trésaille et puis s'épanche

De quoi sera fait notre Dimanche ?

 

Brasser, balayer, trier, vider

Affranchir l'Esprit encombré

Ai-je aperçu dans ton regard ?


La joie inquiète de ce nouveau départ

 

Le petit vélo rouge sur le trottoir

A peine posé il est déjà parti

Je vois l’enfant dans les miroirs


Qui va et rit, va petit vélo vis !

 

Les derniers rayons sur la terrasse


De sa caresse nous embrasse

Laissons nos ailes se déployer

Uniquement portés par les baisers



 

© Florence Issac


Sa bio : http://www.florenceissac.com/  

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 07:34
Chagrin - Florence Issac
©Monique Vincent
 
 
 
 
Comme il m'est doux de pleurer,
La nuit quand mon coeur plein de douleur
Chuchote à mon oreille,
Des mots de peur, des mots d'enfer

Vidée, le visage en catastrophe :
Ne plus se cacher,
Laisser échapper de ses yeux
Sa poésie d'amour
Enfin pure, vraie, nue :
Soulagée de tout mensonge

Comme il m'est doux de pleurer
Car ma tristesse n'attend plus alors
Qu'une larme essuyée
Pour effacer les regrets
Et croire aux lendemains

Se dorloter, se cajoler, s'attendrir
Sur son petit rien chagrin
Les souvenirs bougent s'agitent
Un frisson, deux frissons, tout redevient présent

Comme il m'est doux de pleurer
Et je ne veux pas d'un matin
Aux yeux secs et absents
Alors que sur mon oreiller
La pluie n'est pas tombée

© Florence Issac

 
"Juste un peu d'Amour avant la fin"
Editions "L'Echappée Belle"
91 pages
Illustrations ©Monique Vincent



 
 

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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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