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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 07:26
Essuie-Laisse-Pour une fois  (3ème partie et fin) – Mouloudi Mustapha
 
 
 
 
 
Dédié à mon frère Athanase Vantchev de Thracy et mon grand ami Jean Dornac
 
Dans cette vie qui ne fait pas mieux fait pire…
Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas d’avoir le premier rôle mais d’être à la hauteur de ce dit rôle…
Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas d’arracher mais de savoir-faire quelque chose d’utile avec ce qui fut arraché…
Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas de s’assurer le présent mais de faire quelque chose qui puisse être utile pour demain…
Enfin aujourd’hui c’est déjà demain et, demain, c’est bien un pas de plus vers la tombe et cette tombe abrite bien le plus important de ce qui peut, aujourd’hui paraître important…
L’administré (le citoyen) pour peu que la confiance entre lui et l’administration (ses élus et responsables) soit bien en place (réciproque) peut se surpasser et ainsi rendre à tout ce qui est utile toute son utilité et surtout son respect, il peut rêver et faire rêver dans le noble sens du mot autant les siens que ceux qui l’entourent. Il peut honorer le présent et ainsi asseoir le futur qui ne fera pas peur à la génération future… Malheureusement, tant que la démagogie (une façon comme une autre de considérer l’autre tel un ignare voir un peu plus) pour l’administrateur reste parfois une culture et souvent une science…Alors parler de la confiance, c’est comme parler d’un simple mot le plus souvent vide de sens…
Que peut-on attendre de celui qui grandit dans le lit de l’irrespect et vieillit sur la chaise du mal ?  
 
 
Inconscient que vois-tu 
En dehors de tes lustres ?
Vieux et jeunes perdus
Au fil de tes trois lustres.
 
Inconscient, à quand le réveil
L’heure n’attend personne ?
La sueur est une merveille
Le devoir, noble courçon.
 
Inconscient, reprends-toi
L’histoire n’a qu’une plume
Dans l’année, douze mois
Avant la toux, le rhume.
 
Même huilé, sans rail
Son utilité est nulle
Ce train plein de paille
Un leurre pour le bidule.
 
Même huilée, sans clé
La serrure n’a pas de sens
L’homme au travail bâclé
Perdra toutes ses chances.
 
Même huilé un vieux moteur
A la ferraille est condamné
Dans mes mots cette couleur
Pour laquelle je fus blâmé.
 
Laisse le couvercle à sa place
La blessure peut déborder
L’humain n’a qu’une race
Gommons le verbe «saborder».
 
Laisse l’espoir revivre
Ici bas, tout rappelle dieu
Nul ne pourra survivre
Sous le poids d’un pieu.
 
Laisse, regarde le soleil
Sa trajectoire est la même
On épuise bien les abeilles
Avec les « comme je t’aime».
 
Toi qui guettes mes lignes
Nous partirons les mains vides
Je persiste et je signe
Sur mon front deux rides.
 
Toi qui continues de mentir
Malgré tout, malgré ton âge
Que peux-tu encore définir
Que du noir sur ta page.
 
Toi, fais-toi empereur ou roi
Les saints relèvent de dieu
Sur ton nom, tire une croix
Bientôt on quittera ce lieu.
 
© Mouloudi Mustapha 
 
 
 
 
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