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25 avril 2023 2 25 /04 /avril /2023 06:39


 

 


Quand je songe à ces rêves
demeurés sans consistance,
ces apparences trompeuses
qui avaient gagné ma confiance,
il me suffit de tirer un trait
pour en finir avec ce chapitre
et tout réinventer
au petit bonheur la chance,
allant de poème en poème
ajouter de plus en plus d'amour
dans le cœur de ce futur
souvent qualifié d'incertain,
libéré de tout mensonge
et qui vous fait rêver,
telle une voix venue d'ailleurs
ou. mieux encore,
de l'intérieur de vous-mème,
apprendre au monde entier
que l'espoir et la volonté
animant chacun d'entre nous
jusqu'à la fin des temps,
garderont l'usage de la parole
 

©Michel Duprez                                    
 
 
 
 
 
 
 
 

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24 avril 2023 1 24 /04 /avril /2023 07:25

Peinture d’Eliane Hurtado

Ce poème de Michel Bénard est dédié à Eliane Hurtado                                
 
 
 

 

©Michel Bénard.       

 

 

 

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23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 07:18

Photo Ode©

 

Par le regard des autres
Je pénètre dans mon regard intérieur
Le monde s’infiltre par tous les pores de ma peau

Je suis argile
Terre bénie qui se baigne au fleuve
Se réchauffe au feu des entrailles de la terre
et au feu de camp de la plage
Noces nuptiales intimes

Je suis la descendante de tant de lignées
Qu’elles se perdent dans la nuit des temps
Je les cherche dans mon art
Je les fais renaître
Pour m’en rapprocher
Les reconnaître
Me reconnaître
Généalogie cosmique

Ode©  
sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/regards_interieur_temps.htm  

 

 


 

 

 

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22 avril 2023 6 22 /04 /avril /2023 06:44

oeuvre de Kay Sage : White Silence

 


ô combien je pense
à ma famille de naissance
désormais disparue
devrais-je rentrer chez moi ?

J’arpente par la grâce de ma mémoire
les chemins tortueux
que la vie nous impose
du début à la fin

Qu’on le veuille ou non
ce sentier que l’on croit bon
n’est souvent qu’une torture
imposée avec sadisme

Sur ce chemin
j’ai perdu les premiers
qui m’ont pris tendrement
dans leurs bras

Les uns après les autres
ailleurs ont été emportés
sans pouvoir donner
leur avis ou consentement

Au crépuscule de ma propre vie
chaque jour chaque nuit
je sais que la porte du néant
peut s’ouvrir sournoisement

Pour aller où ?
je l’ignore
pire ou mieux ?
je l’ignore

Ils en ont de la chance
tous ceux qui affirment
avoir une ligne directe
avec Dieu ou ses anges

Moi, je n’ai que silences
doutes et souffrances !
pourquoi être né
si c’est pour finir à jamais ?

C’est une question
qui peut mener
plus vite qu’on ne le croit
à la folie et sans retour…

c’est une question
sans réponse
depuis toujours
et à jamais…

Je saurai peut-être
lorsque je rentrerai chez moi
et que les miens retrouvés
me serreront dans leurs bras…

©Jean Dornac
Lannion, le 20 avril 2023                               
 
 

 

 


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21 avril 2023 5 21 /04 /avril /2023 06:48


 

 

*Nuit au-dessus de la montagne
jusqu'à la faim de la rivière

Un grand silence t'accompagne
Sans illusion et sans prière
Toi qui rêvais d'égalité
Le monde est encore en chantier

En bas le peuple se rassemble
Ceux qui ont pu se relever
Les autres s'avoueront vaincus
Il y a des morts à enterrer
C'est le sort qui l'aura voulu

Tu crois pouvoir chasser la mort
Avec des mots gonflés d'amour
Mais la misère ça a du corps
Ça ressemble à du vieux levain
Qui vous aigrit le cœur sans fin
Et ça ricoche de père en fils

Quand la parole devient violence
Pleins de morsures sont les mots
Muré l'espoir, les idées flanchent
Dans les cachots de noir silence
Se consume alors l'avenir
À petits feux qui font mourir

Surgiront toujours d'autres héros
Que rien ne pourra arrêter
Ils ont l'exemple en héritage
N'attendront jamais les années
Car la valeur emplit le cœur
Quand l'injustice est déclencheur
De révoltes et d'atrocités

Rien n'étouffera le jasmin
Qui s'ingénie à embaumer
Ni les oeillets sur le chemin
Les orangers ploient sous le drain
Qui baigne en continu leur pied...

*Nuit au-dessus de la montagne
jusqu'à la faim de la rivière

Un grand silence t'accompagne
Toi qui rêvais d'égalité
Sans illusion et sans prière
Le monde est encore en chantier

*Vers de Pablo Neruda

© Jeanne CHAMPEL GRENIER  

( Extrait de « POETES CITOYENS »
CONTREPOINTS- vol.3)Ed.France Libris-2018

                              
 
 
 

 

 

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20 avril 2023 4 20 /04 /avril /2023 06:36



On a plus inventé
pour faire disparaître
que pour faire avancer les choses.

On a laissé se dégrader,
on a pourri,
on a détruit,
on s’est évertué
dans différents domaines
pour que la terre aille au plus mal.

Quand on l’aura toute fouillée,
toute creusée
et toute dépouillée,
sur quel autre caillou
trouverons-nous refuge ?

Ce n’est pas la porte à côté !

 

©Louis Delorme    

Extrait du recueil « Alternances » de 2020. Editions Thierry Sajet                      
 
 
 
 

 

 

 

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19 avril 2023 3 19 /04 /avril /2023 06:41


 

 

 
Souhaiter
Que la nuit nous démasque
Souhaiter
Démaquiller les figures
Ces reflets dans le miroir
Qui ne donnent
Plus rien à voir
 
J'entends
Inventer les visages
Comme un artiste rêvant
Sa toile
Comme un enfant
Qui peint
Les nuages
 

 © Leafar Izen      

Extrait du recueil « Oeuvre incomplète »  
L'auteur travaille actuellement sur un 4eme roman : "L'Homme qui n'existait plus »
 
Le site de Leafar Izen et son site de vente par correspondance  

 

 

 


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18 avril 2023 2 18 /04 /avril /2023 06:32


 

 

Marchant sur une scène
émoussée... imprécise... délavée...
l'homme apprend un rôle...
Entre la haine et la mort
il quémande les applaudissements
d'une bien pâle réalité
que le temps solitaire
ne cesse de pourfendre...
Ah ! Ce jeu grotesque
reconnaissable seulement
à nos présences insouciantes
disparaît tout à coup
quand nous plongeons
nos visages inquiets
dans la beauté vivante
de ce rêve perdu
et pourtant toujours proche
contenu dans l'espace !

©Victor Varjac
Antibes, novembre 1999

sources : http://victorvarjac.wifeo.com/#1123


         
 

 

 

 

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17 avril 2023 1 17 /04 /avril /2023 06:43

Collages de Michel Bénard et peintures d’Eliane Hurtado

 

Dans son essai sur l’art, Rodin écrit : « …chez Rubens, Velasquez, Rembrandt, ... la couleur tantôt éclate en fanfare de soleil tantôt s'atténue en sourdines de brume. » (A. Rodin, L’Art, 1911, p. 139), mot que le Dictionnaire définit comme un « Amas de gouttelettes en suspension dans l'air, masquant d'une manière plus ou moins opaque, le ciel, la surface du sol ou des eaux. » Par ailleurs, le terme « tesselle » est désigné comme étant une « Pièce faisant partie d'une composition ornementale formée de petits éléments juxtaposés (mosaïque, pavement, etc.). »
    Dans cette mesure, le premier ferait référence aux tableaux d’Eliane où les éléments de l’univers se côtoient dans l’unité et la différence, et le deuxième aux collages de Michel. En fait, ces deux concepts intègrent les deux entreprises par un enchevêtrement qui fait que les uns renvoie aux autres et que la pratique d’Eliane se marie à celle de Michel.
    Ici, il faut souligner que le terme « collage » est en partie restrictif car, même si par l’approche et la méthode elle diffère du tableau, cette forme artistique relève également de la peinture. Cela est particulièrement vrai dans le cas de Michel Bénard qui excelle simultanément dans le domaine pictural et la pratique scripturale comme cela se donne à voir dans ses oeuvres où l’image et le texte ne font qu’un et sont transmués par l’unité matérielle et esthétique de ce que j’appellerai sa plume-pinceau.

    A ce stade, je ferai une courte citation d’un extrait de la préface que j’avais eu le plaisir d’écrire pour leur beau livre d’artiste Encres et pigments : « Peindre les mots. Écrire les couleurs. Et par les uns et les autres sceller le mariage du tableau et du poème, donner forme à l’intime. Et de l’intime invoquer l’universel, toucher l’un pour se fondre dans le Tout. »
    Tel est l’élan créateur que l’on retrouve dans cette belle exposition à quatre mains où les collages ésotériques de Michel Bénard rencontrent les peintures lumineuses d’Eliane Hurtado. Telle semble la démarche où s’accompagnent en chemin le peintre-poète étoilé inscrivant sa voix et l’artiste habitée épousant le cosmos.

    L’un et l’autre ont une oeuvre importante tant par leurs productions que par la qualité de leurs créations. Michel Bénard, poète distingué et internationalement reconnu, Eliane Hurtado, peintre rare, inspirée, merveilleusement éclairée par son art et sa virtuosité et dont les toiles et le style unique se font de plus en plus connaître.
    Cette production commune nous est donnée en offrande en même temps qu’elle marque un stade important de leurs collaborations au fil du temps et des oeuvres. En effet, par le passé, les deux créateurs ont travaillé ensemble ou en relation l’un avec l’autre, Michel Bénard présentant les créations artistiques d’Eliane Hurtado, cette dernière prêtant sa palette aux textes et couvertures des livres du poète.
    Dans cette oeuvre peinte en dialogue, les collages calligraphiques de Michel Bénard vont à la rencontre des peintures d’Eliane Hurtado. De même, les créations d’Eliane Hurtado se déclinent en chuchotements, en étincelles ou en explosions dans les sillons des formes et des mots de Michel Bénard. Ainsi, le peintre-calligraphe traque les routes de l’artiste et la peintre explore les sentiers du magicien mariant les images aux mots. Cela nous donne une exposition d’une grande richesse tant par les thématiques que par les mouvements de ses composantes, une collaboration née de la rencontre des élans personnels et des questionnements qui interpellent tout être humain.

    Poète et peintre prolifique, Michel Bénard danse les formes, les images et les mots et, que ce soit à partir de l’émotion la plus intime ou de l’idée la plus partagée, il rencontre l’artiste qui donne des couleurs et des volumes aux sentiments partagés, aux solitudes vécues, aux aspirations communes, aux méditations constantes qui habitent l’être par-delà l’espace et le temps.
    Arpenteur des villes et des pays, de la France, de l’Europe et de l’Afrique, Michel Bénard sème des émotions et des idées, des évocations sacrées comme repères ou signaux de ses voyages, chants et appels à partir de ses pérégrinations et de sa quête. Ainsi, il n’est pas un thème qu’il délaisse ou un mystère qu’il ne tente d’approcher, de révéler et de partager. Ainsi, ses collages relèvent du questionnement le plus profond et de la spiritualité la plus sacrée.

    Voyageuse de la terre et de l’espace, traceuse de sillons dans la nuit et les étoiles qu’elle colore de questions, de célébrations, de sang et d’or, Eliane Hurtado renouvelle la contemplation, le silence et l’émerveillement face à l’inouï de l’univers et de la création. Par des moyens et dans des directions différentes ou partagées, tous deux sont à la recherche sans fin de réponses pour nous aider à survivre la tragédie de l’existence, tous deux travaillent inlassablement à exprimer la joie de vivre et, sans cesse, partagent avec nous les étapes de leurs voyages et de leurs illuminations. Tous deux sont constamment guidées par l’avénement de la Parole et de la Forme, car si « Au commencement était le Verbe… », la Bible dit aussi que « l’Esprit se fit chair et monde. »
    Comme les poèmes, les collages de Michel Bénard embrassent l’émotion la plus secrète ainsi que le rêve le plus libre en même temps que le plus exigeant. Ainsi, son art est une éloquente expression de cette grande vérité énoncée par William Faulkner : « C’est à partir du singulier que l’on atteint l’universel. »
    Pareillement, mais par le moyen de la matière et des couleurs, la peinture d’Eliane Hurtado se révèle simultanément terrienne et céleste. Tout en elle respire le sol, la lumière, l’eau, mais cette respiration se conjugue avec la présence constante du ciel et de l’espace transcendantal. Dans cette mesure, les deux démarches, celle du peintre-poète et celle de l’artiste-peintre, se font face, se parlent et s’étreignent dans une danse qui allie le simple et le complexe, l’individuel et le social, le personnel et l’universel. Enracinés dans la réalité de l’instant, elles s’inscrivent dans le même mouvement en un temps simultanément physique et métaphysique qui est constamment présent autant dans les collages que dans les peintures.

    Henry Miller disait : « Peindre, c’est aimer à nouveau » et si, comme l’a formidablement exprimé Hölderlin, « il faut habiter le monde poétiquement », la peinture renouvelle l’élan vital, alimente le flux du vivant et l’énergie de la création. Le dialogue entre les deux formes d’expression que sont la peinture et la poésie est un processus simultanément ardu et heureux, brûlant et apaisant en ce qu’il enrichit l’expression et approfondit la vision, en qu’il nourrit l’exigence et l’ascèse que constitue tout art digne de ce nom. Cette exposition en est une belle illustration.
    On ne pouvait imaginer meilleur mariage des tons, des émotions, des idées, des cris, de la méditation et de l’expression. On ne pouvait concevoir meilleure collaboration que celle de ces deux complices qui nous donnent ici des oeuvres à admirer et aimer. En attendant les prochains diamants qu’ils taillent pour l’avenir et pour nous.    

©Hafid Gafaïti
   
 
 
 

 

 

 

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16 avril 2023 7 16 /04 /avril /2023 06:47

Peinture de Roland Souchon réalisée
dans l’émotion troublante de l’envol printanier


 
Le jour va poindre
                  et les tourments de la nuit se disjoindre
 
Entends-tu sourdre l’onde
                  au roulis d’une ombre
 
Passe le vent
                  sur l’insaisissable nuage
 
S’échappe le silence
                  au fil d’une voix
 
Fugace transparence
 
Livre ouvert aux musiciens de l’azur
 
 
 

©Roland Souchon
www.rolandsouchon.com  
 
 
 
 

 

 

 

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