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20 janvier 2024 6 20 /01 /janvier /2024 07:53

Ed.Thierry Sajat-2024
                                                        

           Dans ce recueil, Thierry Sajat nous ouvre son cœur de façon discrète, un peu comme le ferait un ami; il nous parle de Sandy chanteuse bien connue et aussi d'Elsa sa fille, de quelque ami cher aussi. C'est une poésie qui tient à l'âme sans la choquer ni l'encombrer, une poésie qui vous parle et vous aide à rêver...Une poésie saine et claire avec ce je ne sais quoi de rare et de précieux qui rappelle les grands noms d'autrefois.
RÉVÉLATIONS : une poésie à murmurer, à chanter, une poésie à mettre entre toutes les mains, entre tous les cœurs, mais une poésie de la retenue et de la pudeur comme nous le révèlent ces mots en exergue :
 ''Les mots qu'on n'écrit pas sont toujours les plus beaux »

        La plume de Thierry SAJAT est comme lui, discrète, prévenante, élégante, jamais outrancière ni même insinuante. S'y devine un respect pour la pudeur des femmes et un sens du secret qui jamais n'insinue le moindre geste osé. Il est question d'amour sur le fil, d'amour pur, sans aucune lourdeur ni allusion déplacée que l'on retrouve trop souvent dans les poèmes masculins. Oui, l'auteur nous offre une poésie pleine de charme et de convenance, mais de profondeur de sentiment aussi :
« Je suis au bord du jour.
J'ai besoin de t'écrire et les mots se balancent
Presque ivres d'amour.
( Sur la page du soir – P.9)

À peine quelque détail sur la femme aimée :
Petit poème comme un songe
Un trait de lune dans tes yeux
Tandis que m'en-chante ta voix
Et qu'à fleur d'âme je te vois...
(Petit Po-aime- P.7)

Ce que l'on remarque sur le chemin poétique de Thierry SAJAT, c'est, ici où là, quelque mot ancien qui interpelle, brille tel un objet précieux, sacré, conservé par amour de la langue :
 
Écrits sur quelque paperolle
Des mots de lune et de parfum
( Écrits- P.11)
Les paperolles étant ces broderies de papier plié qu'utilisaient les religieuses pour créer de magnifiques ex-votos.

D'autres mots surgissent, comme des oubliettes :
En composant mes vers au ciselet du vent ( En composant mes vers- P.6)
Et qu'un sourire d'âme apparaît au musoir ( Vois-tu -P.21)

Notons, puisque ces paroles sont si rares à notre époque de consommation d'amours rapides, ce respect de la beauté et la douceur de l'instant :

Ies mots très doux que vient souffler
Ma lèvre à ton oreille femme.
Le temps s'arrête pour nous deux
Je prends ta main, frôle ton âme
Et rien n'est plus beau sous les cieux.
( Ce soir-P.30)

Et puis revient en Leit-motiv puissant le souvenir d'Elsa, la fille unique disparue dont il faut écrire la douleur puisque seul le souvenir permet de survivre :

Une boule dans la poitrine
Tel un silence de papier
Ou de plume, sous les encrines
De nos étoiles estropiées
( Une boule dans la poitrine- P.46)

Des vers silencieux qui font un bruit étrange
Dans mon crâne blessé sous un roulis de brume...
Quand le verbe s'éveille au tremblé de la plume
Les mots venant à moi sont des murmures d'ange.
(Les mots venant à moi – P.49)

Et je demeure à ses côtés
Dans un silence qui murmure
Sa mémoire qui fait le mur...
(Poème à Elsa-P.50)

              REVELATIONS : un recueil murmuré, impossible à déclamer ; un recueil dépourvu d'artifice et qui ne cherche pas à plaire en démontrant sa culture ou sa maîtrise ; un recueil riche de « révélations » poétiques en catimini. Thierry SAJAT fait ici dans la dentelle ; il nous murmure des secrets avec juste ce qu'il faut d'immortel dans le ton, et il nous semble parfois retrouver un peu la musique des troubadours à la cour de France.
Aucune préciosité, ni grandiloquence, dans cette écriture de l'Amour, et encore moins de détails déplacés dont certains se délectent, mais vérité, délicatesse et grande élégance de plume comme de cœur.

© Jeanne CHAMPEL GRENIER  
   
 


 

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19 janvier 2024 5 19 /01 /janvier /2024 07:41

Profil imaginaire, dessin au trait, 1995
Reproduit dans le Livre I de mes œuvres plastiques (M.E.O. 2020).

©Monique Thomassettie
 
 
 
Et si
– la note : si
je posais
au cœur des feux d'artifices,
la bombe d'une question ?
 
La voici
la voix-ci :
 
la poésie la plus résistante
ne serait-elle pas en l'audace
d'une Carmen :
 
« Je ne te parle pas
je chante pour moi-même »
 
Mais moi
je vous parle
tout en chantant pour moi-même
 
C'est la vitale berceuse
du poème
Et plus
 
Est-ce l'hiver
qui fait se replier mon chant
en un foyer ayant
le mal de la solitude ?
 
Ma voix secrète
cependant
a le même accent
que celle ici ouverte
 
Je ne sais plus
si je chante en dedans
ou en dehors de moi
 
Tant suis-je
expression intrinsèque

 

©Monique Thomassettie
 
Mis en ligne sur mon site (rubrique Mélange) le 17 décembre 2009.
Poème alors adressé à mes lecteurs et lectrices en direct, soit sur mon site.                    

 
 

 

 

 

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17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 10:33

 

                              
Michel Bénard a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.  

 

 

 

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17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 07:47

 

 

Pour qu’on n'oublie pas Ode, je la publierai au rythme habituel tant que j’aurai encore des textes d’elle, elle qu’en aucun cas je ne pourrais oublier… JD

 

 

 

 

 

Ma vie à bout de souffle
tombe dans l’abîme
de vos bras aimés
Elle tombe à bout de semence
dans vos aime-greniers
 
~*~~*~
 
La mia vita senza respiro
cade nell’abisso
elle vostre braccia amate
Cade in fondo al seme
nei vostri ama-granai

 

Ode©


Extrait du recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction en italien de Mario Selvaggio                        

 

Et dans nos aime-greniers, nous te garderons la plus belle place chère Ode !(JD)  

 

 

 

 

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16 janvier 2024 2 16 /01 /janvier /2024 07:57

Deux frères et une cousine, années mi-1950

 

Je dédie ce poème à Ode qui, en poésie, a été pour moi comme une maman…

 

souvent on me dit :
vis dans le présent
jamais dans le passé !
sans doute… peut-être…

car l’esprit libre
va où il veut
chante ce dont il a envie
y compris le passé

pourvu qu’il ait rencontré
un bonheur simple
un vrai, un marquant
un qui jamais ne s’oublie !

Est-ce une faute
de vivre encore
des moments de grâce
en songeant à la douce grand-mère ?

Est-ce une faute
si mon esprit
se souvient
des doux instants avec maman ?

Est-ce une faute
si mon coeur
ne peut ni ne veut
oublier mon merveilleux frère ?

Non !! Ils ont construit ce que je suis
ils ont été ce petit bonheur
si vaste qu’il ne peut
s’inscrire dans une simple page

Est-ce aussi une faute
de me souvenir de mon papa
parti si tôt, trop tôt
pour mon petite cerveau ?

on croit que je n’écoute pas
que je n’en fais qu’à ma tête
non ! Mon esprit n’en fait
qu’à ce qu’il a aimé ou maudit

avec l’âge
les futilités s’effacent
ne restent que le beau et le laid
le tendre et l’horrible

et cet âge
ne connaît nul repos
nulle pitié
il sait tirer nos regrets et nos larmes
comme on tire le lait des vaches !

©Jean Dornac
Lannion, le 15 janvier 2024                                     
 


Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.  

 

 

 

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15 janvier 2024 1 15 /01 /janvier /2024 07:38

Photo Jean Dornac©

 

Laissez-moi goûter ces heures
que la brise va bercer
je vais enfin me passer
de la vie et de ses leurres
pas de danger que je pleure
que je puisse m’angoisser
surtout point d’air compassé
puisqu’il faut que chacun meure
j’aime l’arbre qui gémit
dont le feuillage frémit
les grands lys qui s’évaporent
et poursuivre dans le ciel
les derniers rayons de miel
ah quelques beaux jours encore

©Louis Delorme    
Extrait du recueil imprimé par Louis Delorme lui-même, recueil nommé : « Le point de rupture »          
 
 

 

 

 

 

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14 janvier 2024 7 14 /01 /janvier /2024 08:27


 

           « Qui n'a pas d'ennemi n'a aucune valeur » proverbe bosniaque issu d'un peuple qui connaît la musique ; quant à vouloir s'en créer juste pour le plaisir de défrayer la chronique relève d'une agressivité ou d'un masochisme évidents. Pourtant c'est le risque que prend le grand philosophe de l'humour Pierre Dac lorsqu'il ''étudie'',à sa façon, l'évolution de l'homme et note que certains caractères tels que la bouche aux lèvres développées chez certaines peuplades africaines prouveraient que nous avons dégénéré en perdant ce caractère ultra protecteur de dentition, nous qui vivons actuellement 24 heures sur 24 sur les gencives dès l'âge mûr!

Alors, l'évolution : progrès ou dégénérescence ?

           À l'origine, on en est sûr, l'homme se déplaçait à quatre pattes tout comme les singes dont il est la version verticalisée, mais semble-t-il, sans réelle protection extérieure contre les chocs, leur coccyx, sorte de queue résiduelle, étant ultra fragile, contrairement à certaines espèces de singes qui, eux, possèdent un arrière-train étonnamment développé, véritable coussin de cuir rouge vif, semblable au canapé en forme de lèvres géantes ( le ''Sofa boca'') créé par Dali, en hommage à Mae West .
           Ah ! Ces magnifiques et énormes lèvres charnues, exorbitées, que certaines peuplades épargnées ont aussi à la bouche, et qui protègent alors de façon magistrale la dentition que cette espèce a d'ailleurs fort belle et solide. Formidable avantage, très sécurisant, ce qui empêche ces favorisés de la nature d'être comme nous ''sur les dents'', tels de sauvages bestiaux que nous sommes, tout en gueule, prêts à l'attaque à la moindre occasion !
            Avions-nous tous à l'origine ces sécurisantes protections avant, arrière ? Combien de temps aura-t-il fallu pour que l'artiste constructeur de l'époque décide de changer la carrosserie de ce créatif mobile humain ? A partir de combien de millénaires d'usure ce caractère extraverti est-il devenu trop lourd à assumer ? Nul ne sait, mais il est probable que ce genre de pare-chocs attirant, usé jusqu'à la gomme, ait été cause de douleurs, au point d'obliger à de longues séances d'immobilité, voire de reculade en cas de danger : la cible n'étant que trop visible. Voilà comment auraient disparu ces genres de punching-balls humains autoportés, provocateurs...

Pourtant « Là où est le danger là est ce qui sauve » nous dit Höberlin !

           Dans l'attente de neutralisation de l'attrait produit par ses bases arrières colorées gonflées à bloc, il se pourrait aussi que l'hominien ( femelle surtout plus particulièrement visée) histoire de passer inaperçu, ait eu l'idée d'épouser la rectitude du tronc d'arbre ; voilà que pattes avant et pattes arrières au lieu de concourir au ras du sol, soudain se surplombent et que l'équilibre du véhicule s'en trouve du coup momentanément étrangement fragilisé : vertigineuse expérience d'où seraient nées les expressions : à tomber, tomber de haut, tomber d'inanition, et plus communément '' se carapater'', voire se planter, dégringoler étant plus récent (probablement du temps des gringos)
           Bref, il n'est plus question que de tomber ( même en amour!) et ceci jusqu'à la tombe finale dont nul ne s'est encore relevé, à part quelque cas non encore vérifié, fort probablement sortis du coma,( kôma=sommeil profond en grec) inconnu à l'époque.
           Tant d'histoire, direz-vous, pour un sujet humain à quatre membres dont deux portent les deux autres sur le dos, et parfois l'inverse dans le but de se rappeler les anciennes pratiques simièsques, sans jamais être capable d'autant de souplesse!
          Tant d'histoire pour essayer de réhabiliter cette espèce verticale au regard oblique que nous sommes, formée d'une forte majorité de ''déséquilibrés'' dont mille et un exemples se déplacent en ce monde, debout, mais dépourvus de vision à longue portée, à peine une courte vue que rien n'améliore, pas même l'usage fluctuant de la philosophie ou de la religion.
Et pourtant... l'espoir existe : l'humour notamment qui permet très souvent d'y voir plus loin que le bout de son nez !

Y aurait-il, un ultime secours ?

           Ne manquerait à cette espèce, dont nous sommes, qu'un gonflement postérieur équivalent au  gonflement spectaculaire de l'égo, pour corriger le fait de cette déchéance animale, et encaisser les coups de pieds au ''fondement''.. qui se perdent...
Ne plus se prendre pour la race supérieure d' humanoïdes, droits dans leurs bottes, autorisés à dénigrer, voire à détruire les autres, dès la plus petite différence d'aspect, ou de croyance, c'est pour quand?...
Aucun signe d'amélioration à l'heure où nous parlons!
           Histoire humaine incroyable qui laisse pantois ! Seule une certaine souplesse d'esprit permettrait tout de même d'en rire... à postériori !... LE RIRE : un des rares points positifs qui nous distingue des animaux, preuve que nous en avons plus besoin qu'eux !
          Alors, faute de mieux, cultivons, entretenons l'humour, cette étrange soupape de sécurité cérébrale qui nous retient souvent à deux doigts de l'ultime implosion ou explosion de férocité , car comme le dit un correspondant d'Anna Akhmatova qui en connaissait un rayon sur la méchanceté humaine :

Ils sont sans compassion, ces pauvres animaux
Qu'autrefois on appelait les humains
Vindicatifs, ils fomentent  jusqu'à la fin
Histoire d'avoir médaille au tombeau...

© Jeanne CHAMPEL GRENIER  

 
 
 

 

 

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13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 07:39


 

 
"Comme tu viens souvent
je te donne la clef
de la porte secrète"
Souffle Pierre dans l'ombre
De cette grande salle
Où tout un bric à brac
Regarde la fillette...
 
Sa main reconnaissante
Serre la" Clef Magique"
Qui connait son royaume
Si près du magasin
De ce vieil homme tendre...
 
"Tu es presque ma fille
tu ne peux rien jeter
un siège ou un jouet
une lampe...un miroir...
compagnon de nos jeux
nous serions bien ingrats
d'omettre vos conseils
et votre fidélité
car en vous oubliant
nous effaçons nos jours
du tableau de la vie..."
 
"Merci..merci encore
d'avoir sauvé l'enfance
et la joie de mes rêves
qui vivaient au grenier...
merci d'être venu
et d'avoir acheté
à mes parents surpris
tout ce qu'ils voulaient vendre
pour faire de la place
au salon de Mamie...
Je n'étais que tristesse
et vous l'avez compris...
Je vous rembourserai
un peu chaque semaine"
Dit Camille au vieil homme.
 
"Je sais que tu écoutes
le silence et le vent
que tu parles aux insectes
et que les fleurs se penchent
en signe de respect
quand tu passes près d'elles...
Ma petite Camille
poursuit le magicien
à la voix merveilleuse
Sais-tu que ma boutique
dès qu'elle t'aperçoit
me parle d'une fée
qui règne sur les choses
et tout ce que tu vois
s'anime devant moi...
N'est-ce pas un paiement
plus vrai que de l'argent ?...
Tes amis te réclament
ils possèdent le livre
des mystères et des songes
Vas vite  mon enfant
tu connais le chemin..."
 
Camille disparut
Au fond du magasin
Retrouver l'univers
De son nouveau grenier...
Sous l'astre de lumière
Au bonheur des fées...
 
                                                                         Fin ...

 

Cette aventure fut imaginée, puis écrite avec le concours des élèves, lors des ateliers "Poésie"  durant l'année 2012, au "Cours de l'Alphabet"  à Cagnes sur Mer.
 

Sources : http://victorvarjac.wifeo.com/#1123
 

©Victor Varjac        
 
 
 
 

 

 

 

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12 janvier 2024 5 12 /01 /janvier /2024 09:14

Gérard BEAULIEU «  La FEMME portant l’homme qui porte le monde »

 

L’enfer, ce n’est pas les autres…
L’enfer, c’est être seul
condamné à l’absence de regards
derrière des paupières closes.
C’est la parole qui se perd dans écho
dans le silence étouffant du moi.
C’est l’errance quotidienne du geste
qui cherche en vain son but.

Les autres,
c’est la promesse d’une éclaircie
sous un ciel de pluie,
un air qui devient plus doux
sous la chaleur d’un regard.
C’est l’éclosion d’un sourire
que l’on cueille au bord du chemin.
C’est le dialogue aux paroles gourmandes
que l’on échange au festin des rencontres.
Les autres, ce n’est pas non plus le paradis,
non, juste de petits bonheurs au quotidien,
des îles inattendues
s’offrant au navigateur solitaire…


©Kathleen HYDEN-DAVID  
Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019              
 
 
 

 

 

 

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11 janvier 2024 4 11 /01 /janvier /2024 07:35


 

 

Dans tes rêves les reines
Se promènent toutes nues
Sur les sables du temps
Suivies de cavaliers
Ceinturés de pourpre
Et portant le chapeau de Cassavre*

Ils vont sous les palmes
Où veillent les étoiles,
En quête d’une nuit d’amour.

Dans les donjons où les fées
Enfantent les sortilèges
Mes princes ont une peau de jais

Je les couches dans mes forêts
Sur des lits de feuilles mortes
Attendant la moindre pluie
Pour goûter leurs bouches douces
Et poser mes lèvres sur leurs coeurs.

L’amour est une barque divaguant
Mais je connais les anses
Blotties sour les feuillages
Où viendront se blottir
Nos douleurs orphelines.

© Denise Bernhardt


Extrait du recueil « La face double du rêve » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Aux éditions Le Vert-Galant.                                                      
 
 
 

 

 

 

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