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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 09:23

À l'heure où le monde entier semble plonger dans le bouillon du totalitarisme ...

 

https://stock.adobe.com/images/laicite-france-laique-aux-couleurs-du-drapeau-francais-liberte-egalite-fraternite-illustration-vectorielle/417872502

 

 

 

Parmi les mots vieillis, usés

fatigués, épuisés

entamés, parfois

il y a ces trois-là :

 

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

 

Ah ! On peut dire

qu'ils en ont bavé

des ronds de chapeau

pour faire tenir ensemble

le contenant et le contenu

ces trois-là !

 

Et même si l'esprit

s'est un peu évaporé

même s'ils essaient parfois

de s'échapper chacun de leur côté

ils s'en sortent bien 

Chez nous

 

Unis comme les doigts de la main

ils sont sur toutes les tables de qualité

car ils ont de la bouteille

et une belle étiquette 

bien lisible :

 

RÉPUBLIQUE

FRANÇAISE

Bleu blanc rouge

millésime 1789

 

qui unit et permet de rêver

en trinquant avec les amis

au meilleur cru

auquel on croit

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER 

 


 

 

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 15:05

https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2020/11/29/le-port-du-voile-integral-n-est-pas-determine-par-la-religion-mais-par-le-rapport-aux-hommes_6061521_6038514.html

 

 

à ceux qui, alentour

tels des virus infâmes

laissent place aux maudits

les effaceurs de femmes

 

 

« Mon amie mes mots suent

ne croit pas qu'ils respirent

ils ont le dos fourbu

et le front qui transpire

en ce monde où tout pue

voile donc ton sourire

de noir comme la nue

car c'est la fin, sais-tu

du bon comme du pire :

toutes femmes en deuil

ce monde n'en a cure

Les virus eux l'ont vu

et se tordent de rire ! »

 

« Mon amie où es-tu ?

Moi qui voulais t'occire

tout espoir est perdu

la mort même soupire

car ma faux est tordue

mes amis vont en rire

qui espéraient le pire

puisque ton corps a chu

ce corps que seul j'admire

et ton désir qui fut

 

Je t'aimais trop, j'expire..

Sûr d'attraper là-haut

mille vierges au lasso

qui m'explosent de rire. »

et c'est signé Landru

 

Combien sont de sa race

sauvage et la dent dure

sans même hausser la hure ?

Il n'est que regarder

les femmes en robe obscure

qui n'osent crier « Grâce ! »

Et le monde alentour

pétri de calembours

qui leur cède la place... 

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER 

 


 

 

 

 

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16 juin 2025 1 16 /06 /juin /2025 14:23

Je n’ai pas eu la chance de rencontrer Jeannine, mais nous avons entretenu une correspondance par courriel, régulière, amicale, formidable ! J’ai découvert une femme à l’esprit vif malgré ses 90 ans, une femme au grand cœur, une poète d’exception.

 

Seul le fait que début octobre dernier j’ai été hospitalisé en urgence a mis fin à nos échanges, trop épuisé je ne pouvais poursuivre. C’est un profond regret... 

 

L’annonce de son décès a provoqué en moi une grande tristesse, une profonde tristesse...

 

Le monde a perdu une femme d’exception !!

Jean Dornac

 

*******************

JEANNINE DION-GUÉRIN

« ET QUE LA JOIE DEMEURE »

 

Jeannine DION-GUÉRIN ( née en France le 8 juin 1933) est femme de lettres, poète, comédienne, conférencière, animatrice de radio française. Elle fut directrice d'école maternelle et Secrétaire générale de la Société des Poètes Français. Réalisatrice littéraire du Concours poétique international pour la commémoration du centenaire de Vincent Van Gogh en 1990 à Auvers-sur- Oise . Cet événement fut suivi d'une anthologie, ouvrage d'art numéroté : « Vincent, de la toile au poème » Grand Prix de l'Académie de Lutéce. En 2010, pour l'ensemble de ses œuvres lui fut attribué, par le Cénacle européen, le Grand Prix de poésie Léopold Sedar Senghor, en présence d' Henri Arphang Senghor, neveu du poète.

Jeannine DION-GUÉRIN publie ici son dernier recueil intitulé : « Et que la joie demeure », livre illustré de très belles œuvres de Wilfrid MÉNARD.

Bien sûr, le titre du recueil nous rappelle l'œuvre musicale « Jésus que ma joie demeure » de Jean Sébastien Bach, mais il n'est pas, ici, question de foi religieuse personnelle, ni de salut de l'âme ; il s'agit de faire de sa vie, jour après jour, une œuvre joyeuse, vivante, pleine d'humour, afin d'entraîner les autres, car, vivre c'est se mettre en harmonie avec l'autre, les autres, et si possible faire se mouvoir positivement l'univers autour de soi. Et d'ailleurs, l'auteur s'accompagne brillamment tout au long de ce recueil de l'assentiment d'autres poètes comme Marcel JOUHANDEAU : « De mon âme ce feu ! De mon corps ce buisson ardent ! »

Jeannine DION-GUÉRIN nous dit de regarder la vie autour de nous, d'en prendre le tempo : ''L'arbre/ c'est de la géométrie qui danse/ L'autan sert la chorégraphie (Arbraresque p. 38) Nulle intention de s'illustrer en sublime poète aux pesants lauriers, car ''Mon idée fixe à moi, rimailleur de papier/ c'est de confisquer le mot/ dont je ne suis que le pâle écho ( Requête p. 23) Que voilà une humilité de bon augure ! Tout s'explique : la vie est courte, il est urgent de la vivre avec ardeur : '' Si brève la lumière/ qu'il importe de la bien fêter''(Bref l'incendie p.119) .

Néanmoins, nous sommes loin du ''Mangeons et buvons car demain nous mourrons'', il s'agit d'une précoce prise de conscience de ce que la nature nous enseigne et de marcher de concert ; regardons autour de nous :''Tout ce qui fut à l'origine stable/ devint au fil du temps mouvant/ poulpes dansant/poissons volant/ anémones de mer s'épanouissant...à chaque espèce son rang.'' (Fin d'un monde p.153)

Il faut en conclure que la position de l'auteur est bien loin de l'idée obscure, solitaire et contrite que l'on se fait du poète. Si une longue vie toute dédiée aux arts et aux lettres, vous emmène, comme tout un chacun, insidieusement vers l'épilogue : ''Plus faible est le flux/ de la vague qui se replie/Plus forte l'ampleur/de la déferlante qui suit'' (Du don de vie p. 145). On reste digne  et créatif si possible ; on n'en est pas moins bien loin des honneurs de pacotille (''Arbre, apprends à renoncer/à la séduction de tes ramures/ ignore les colifichets de deux sous''( Rimes de fin d'été p.177)

Ainsi, au bout de tant d'années créatives, nous charme encore Jeannine DION-GUÉRIN, toujours aussi attachée au partage des joies de la vie :(Poète accueille ses bienfaits/ même si tu t'étonnes d'être/ encore ici à les célébrer. ( Du don de vie p.145)

« Et que la joie demeure !» :Un recueil plein de vie et de jeunesse, de la couleur, un rythme alerte. Bien loin du poète tourmenté qui se préoccupe de ''triturer la guimauve des mots'' ( Bilan p.171), Jeannine DION-GUÉRIN pousse l'élégance du geste jusqu'à ''Témoigner de ces petits riens/ qui troussent la peau, précèdent/ les mots passeurs d'eau '' J de la joie avec un grand J évidemment ! Le tout, ajouté à ''cette frénésie du pinceau/ flattant la corrida des noces/païennes de la Chair et du Mot ( De la vie la corrida p.184)

En cette période de sérieuse remise en question des rapports humains en ce monde, merci pour ce riche témoignage ! ''Et que la joie demeure ''chez tous vos lecteurs !

 

Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

« Et que la joie demeure » - Jeannine DION-GUERIN- Éditinter poésie

 

 

 

©Jeanne Champel Grenier & Jean Dornac                       
 
 
 
 

 

 

 

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12 mai 2025 1 12 /05 /mai /2025 14:12

https://charliehebdo.fr/2022/11/ecologie/chasse-du-fric-pour-les-treillis/

 

 

 

Vêtu d'une tenue de camouflage gris-verdâtre (lui disait ''caca d'oie''), et bardé de cartouches autour du ventre tel un chapon farci de gousses d'ail, il s'en allait ''canon-cassé'' en direction du bois où, non sans arrière-pensée, il distribuait des poignées de maïs transgéniques afin de nourrir les cochons sauvages.

Il avait son langage fleuri, parlait de la nouvelle robe ''pintade'' de son épouse, de son ''regard de coq de bruyère'', de sa ''démarche de poularde'', et de la dernière ''teinture de sa hure'' poivre et sel !

Il disait : il fait ''un temps de chien'', ou bien ''un froid de canard'' ; se plaignait d'avoir ''mal à son œil de perdrix'', que c'était signe de pluie et que ça allait ''pisser comme une vache''. Pourtant, il préférait ce temps mi figue-mi raisin que ''le soleil de plomb'' qui ''lui cuisait le mont chauve''.

Bien sûr, il ''avait de la bouteille''(surtout le litre de rouge dans la musette), et dès le point du jour, il allait ''faire le pied''. Parfois ''il se faisait une ou deux bécasses'' et n'en parlait pas à sa femme. Il ''ne courait pas tous les lièvres à la fois'' et s'attardait souvent pour ''boire un coup que les Boches n'auront pas'', ou ''une gnole qui lui rabotait bien le buffet''.

Il avait donc ''du nez'', ''de l'estomac'' et même ''une veine de cocu'', comme il disait élégamment, de n'avoir pas ''raté un cochon à trente mètres'', un jour où tous ses potes étaient bredouille !

C'était le bon chasseur de base, sympathique et vantard, qui disait avoir''la côte auprès des gonzesses'', lesquelles n'hésitaient pas à dire que question virtuosité au lit ''il ne cassait pas trois pattes à un canard''.

En résumé : un ''sacré cassaïre* de première'' qui n'avait pas encore descendu un copain mais qui, hélas, un matin de ''brouillard à couper au couteau'', avait déjà ''rétamé''son chien.

cassaïre : chasseur, en patois du languedoc

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER 

 


                                                                                               
             

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13 mars 2025 4 13 /03 /mars /2025 10:58

( sur une chanson de Marie Laforêt)

 

Refrain

Dans la forêt blanche d'Ukraine

glisse une blanche troïka

Dans le silence elle promène

petit Boris et Natacha

Raconte-nous petite mère

ce qu'ils ont vu sur le chemin

Raconte-nous petite mère

jusqu'à demain...

 

Le renard bleu, la zibeline

ont vu passer les chars d'assaut

tous les soldats du cher Poutine

qui, lui, est resté bien au chaud

 

Ref...

 

Elles ont pleuré les babouchkas

qui n'ont jamais pu dire : « Non ! 

Laissez l'Ukraine en ses frontières

et cessez d'exploser leurs ponts ! »

 

Ref...

 

Ô triste goulag sibérien

où meurent des tas d'innocents

que l'on traite comme des chiens

pour voir enfin couler leur sang !

 

Ref...

 

Car en Ukraine autant qu'ici,

bientôt plus de morts que d'arpèges

c'est la musique de la folie

des vieux ensanglanteurs de neige ! »

 

Ref :

 

Dans la forêt rouge d'Ukraine

glisse une rouge troïka

dans le silence elle promène

ses enfants cousus dans des draps

 

©Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

(dont le grand père paternel communiste a participé

à hauteur de 200000 francs or

à l'emprunt jamais remboursé

pour la construction des chemins de fer russes)

 




          
 
 

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19 janvier 2025 7 19 /01 /janvier /2025 08:59

Les tontons mafieux...

 

 

 

 

 

Il a dit à tout le poulailler :

-Taisez-vous, c'est Moi qui parle !

Il a dit à la basse-cour et à la haute cour

-C'est Moi qui décide !

Il a appelé ses potes

(épuisés, en compote) :

-Toi tu fais ça !

Toi, tu viens là ; toi, tu vas là-bas

et vous, voilà ce que vous avez à faire :

vous direz : OUI CHEF !

Rien à discuter !

Vous allez voir,(et entendre) on va s'éclater 

Ils ne vont pas en revenir !

 

Ils ont dit :

-Et si on faisait...

-Pourquoi on ne ferait pas...

-Y en a qui disent...

 

Il a dit :

-Tous virés : Virés ! Virés !

Sauf toi, là-bas, ma jolie !!!

Tu as le droit de venir me lécher les pieds !

 

Ils se sont rassemblés

comme des moutons dans les rues...

tous, tous les pingouins qui avaient voté,

sans le savoir, pour la canicule

tous les chameaux, et dromadaires qui avaient votés,

sans le vouloir, pour la banquise

et ils ont crié :

-À bas LUI ! On voulait l'AUTRE !

 

Il a dit :

-Trop tard !

C'est celui qui dit qui est !

Voilà mon programme :

 

-À bas TOUS les autres !

Je vais monter des murs

démonter les échafaudages

brûler les échelles

noyer les ports

augmenter les montagnes

clouer les portes et fenêtres

ET LES BECS !

Je vais clouer aussi les avions

crever les bateaux

et flinguer les OVNI

 

Ils ont dit :

-Et bien ! Il ne fait pas de cadeaux !

Il a répondu :

SI !

À Noël: un colt à chaque enfant

qui a fait ses premiers pas 

et un kalash aux autres 

Il n'est jamais trop tôt pour faire la loi !

 

Diriger, c'est du boulot :

Il faut flinguer tous les opposants

flinguer aussi les journalistes

et ne pas faire de taches

Alors repeindre la Maison Blanche (ou le Kremlin)

en ROUGE....3 couches

 

Il était cuit comme un homard

avait sifflé, cul sec, 1 litre de whisky (ou de vodka )

chanté : ''on les aura, tous les étrangers on les aura !''

Puis il est parti repousser les frontières

le bazooka à la boutonnière...

 

Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

                                        
 
 


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31 août 2024 6 31 /08 /août /2024 07:00


 


Pas de ciel
On ne voit que la mer
la mer à perte de vue

Sur la mer, une frise de mouettes
dansante, bercée par les vagues

Par endroit, une farandole de petits poissons
tels les mots joyeux d'une phrase

Puis, Ô exclamation du silence : une méduse
une méduse seule, transparente, en suspens,
bonnet de nuit d'autrefois filtrant les rêves

Et dans un coin à droite, un poulpe en boule
ramassé, endormi, tentacules repliés

Au-dessous du poulpe : une étoile de mer
dans l'intimité de ses pieds ambulacraires
petits, tout roses et nus comme colonie d'enfants

Et tout en bas : la signature
telle une algue, illisible

Le titre ? Marine

C'est un tableau naïf, une huile
une huile claire, légère, légère...
une huile qui avance et qui recule
perpétuellement vivante
avec des « pchchiiii » réguliers
comme une paisible respiration...qui dure

Elle vivra longtemps, longtemps, sur la terre

Il lui manquera toujours une seconde ou deux
pour atteindre l'Éternité
                                                                                               

© Jeanne CHAMPEL GRENIER               
 
 

 

 

 

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24 juillet 2024 3 24 /07 /juillet /2024 06:39


 

 

Dans le ciel bleu de Grasse
Les blancs nuages assis sur la lumière
Coulent des jours heureux
Lions ailés, cygnes, plumes d'émeus
Victoire de Samothrace
Et barbe à papa des Dieux

Il suffit de lever les yeux
Pour se sentir léger et jeune
À côté des pierres quaternaires
Et le rire des vieux cailloux
Du sentier où se tordent les pieds

En bas, la mer de roses Centifolia...

Les femmes ramassent les fleurs du matin
Et plongent leurs mains dans des sacs de lin fin

Il y a des papillons au-dessus des toits
Et des oiseaux plein les lilas

Partout des eaux fleuries
Et des jets d'eau brumisateurs

À Grasse, même le silence
Qui se donne contenance
Sort des flacons et embaume la nuit
                                                                                               

© Jeanne CHAMPEL GRENIER          
 
 

 

 

 

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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 06:54

 

 

Poète errant
Chanteur de rue
 
Il a dit aussitôt
qu'il changerait sa vie
pour celle d'un oiseau
pas même un oiseau rare
un simple passereau
piaf, mésange ou merlot
 
Il n'a pas changé d'avis
il le chante juste plus haut
un oiseau, même un oiseau de nuit
qui connaît du silence les fruits
 
Et lui passe sa vie jour après jour
à chanter des rengaines pleines de ''toujours''
Anonyme, dans la rue à portée de mépris
il regarde le ciel, blancheur de linge lourd
teinté du bleu de Gien au bleu de méthylène
 
On dirait que la terre fume, enfin sortie du four
Tels sont les sommets d'inaccessibles montagnes
où la sérénité grimpe au coeur de la brume
S'endorment les soupirs, les rêves de Cocagne...
 
Et la nuit se répand comme un film d'amour
plutôt noir au début qu'un feu de camp allume
S'en vont les déceptions légères comme plumes
Vasières de l'oubli pour apnées de toujours
 
Là, il nettoie son coeur de ses humains désirs
aidé par les étoiles, lavandières de l'âme
dont certaines, épuisées, très vieilles vont mourir
et d'autres déjà mortes lui envoient leur lumière
 
Il attend pour compter la recette du jour
que la lune là-haut se pose sur le gril
doré de beurre et miel recette de sa mère
cet amour cuit à point qui le nourrit toujours
                                                                                                       

© Jeanne CHAMPEL GRENIER  
   
 
 
 
 
 
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4 mars 2024 1 04 /03 /mars /2024 07:44

Des milliers de Russes assistent aux funérailles d'Alexeï Navalny, le 1er mars 2024. | REUTERS/STRINGER

(commentaire JD : L'avenir de la Russie, il est là, parmi ces courageux et non pas du côté des vieux mafieux du Kremlin !!)

 


« Dans la forêt blanche d'Ukraine
glisse une blanche troïka
Dans le silence elle promène
Petit Boris et Natacha... »

chantait Marie Laforêt...A la même époque, Jean Ferrat écrivait les paroles d'OURAL , OURALOU, en Ardèche, en l'honneur de son chien-loup et de son amour pour la Russie.

Et voilà que tous ensemble, nous déchantons de voir ce que certains appellent ouvertement notre ''boucher d'Ukraine'' qui se met à menacer l'Europe !
        Que se passe-t-il à la tête de nos amis russes dont nous aimons tant le peuple, les coutumes et les grands noms d'écrivains, les peintres, les musiciens ? Allons-nous rester de glace ?

       Au secours la Grande Culture russe, étend la paix comme s'étend la neige silencieuse et pure sur tes immensités, tes steppes enneigées où se poursuivent ''le renard blanc, la zibeline...''qui nous font tant rêver d'Anna Karénine, des splendeurs du Bolchoï !

      Au secours la grande musique russe : Moussorgski, Prokofief, Borodine, Rachmaninov, Rimski-Korsakof...Au secours les peintres des grands espaces  musicaux comme Kandinsky et tous les autres : Chagall, Malevitch, Andreï Roublev et ses icônes d'or, Alexandre Ivanov ( L'Apparition du Christ), Ivan Aïvazovski ( le peintre de la Mer Noire), Ilia Répine et ses portraits de Tolstoï, et ceux des bateliers de la Volga ; Ivan Chichkine et ses immenses paysages de forêts et de steppes ; Valentin Serov : ''La jeune fille aux pêches'' ( Galerie Tetriakov) ; Vassily Kandinsky et sa sublime ''Composition abstraite ''d'allure musicale ; Kasimir Malevitch et son ''Carré noir sur fond blanc'', lui l'inventeur du suprématisme, et dont une seule œuvre vaut 90 millions de dollars !

       Au secours encore, Ilya Kabakov( 1933-2023) : ''L'homme qui s'est envolé dans l'espace depuis son appartement'' : ce tableau qui représente une pièce avec une excavation au plafond, tel le résultat d'un bombardement inversé ; une œuvre qui illustre l'aspiration suprême pour la liberté, la découverte ; Kabakov, le premier à créer ''des installations'' à travers ses œuvres et qui réfléchissait sur le passé, le présent, le futur... sans kalachnikov !

       Au secours, vous aussi ''Les chemins de fer russes'' aux millions de kilomètres où se sont investies les fortunes bourgeoises françaises, dont celle de mes grands parents paternels honnêtes et vaillants tailleurs de pierre, et dont nous conservons ''pieusement'' le reçu pour remboursement de l'emprunt jamais acquitté ! « deux cents mille francs or » qui nous ont tant fait rêver, enfants !

        Au secours, peuple russe bunkerisé par un régime de la terreur, du goulag et des prisons sibériennes ; souviens-toi de tes héros et révolte-toi, ne laisse plus partir tes enfants à la boucherie.

        Au secours, enfin, les amis de Navalny ! Ce courageux sacrifice sera-t-il le premier de millions d'autres sans que personne ne se révolte ?
                                                                                                       

© Jeanne CHAMPEL GRENIER  
   
 
 

 

 

 

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