Un livre est un message,
Une histoire que l’on signe...
Un livre s’écrit avec le sang,
En rouge, en noir et blanc,
Avec le sel de ses larmes,
Et le charme innocent
D’un regard si troublant...
Un livre n’est féminin
Que dans la légèreté,
L’érotisme effleuré,
Désinvolte, et dévoré !
Mais il n’est masculin
Qu’en sujets bien musclés,
La rime masculine
Jamais ne le décline !
Ni ambigène, ni arc en ciel
Le livre n’a de pareil...
Simplement : « il est »...
Ce n’était que le crépuscule
Qui empourprait la mer
N’injurie pas ton Dieu
Pour un démon facétieux
Qui s’égare dans la ville.
Laisse retomber les rumeurs
Dans les rues poudrées d’or.
Le sang versé sera rendu
Jusqu’à l’ultime goutte
Et sera compté
Chaque baiser arraché à la vie.
Ne renie pas ton Dieu
Il te suit pas à pas
Au coeur du labyrinthe,
Et je t’attends revêtue de lumière
Pour porter à tes lèvres
Le doux breuvage de l’oubli.
C’est l’heure des pipistrelles
Au ciel crépusculaire.
Leur incessant va-et-vient
Entre chêne et noyer
Tisse le hamac invisible
Où je m’endors sous les étoiles.
Ah ! Quelle nostalgie affleure
En cet instant d’éternité !
Le monde se balance en moi
Dans son véritable équilibre.
Je le berce comme un enfant !
Elle est arrivée
Petite et fatiguée
Dans le bec d’un geai
Qui la transportait.
Le volatile l’a jetée
La pauvre graine est tombée
Et elle s’est écrasée
Sur du terreau doux et mouillé.
Apeurée, elle s’est cachée
Dans un endroit chaud et douillet
Elle a commencé à germer
Petite tige verte cachée.
Et dans la terre trempée
Elle s’est frayé un sentier
Elle en rencontra des dangers
Qui la firent reculer.
Mais par un malin secret
Toujours elle les évitait.
Un matin elle l’aperçut
Cette lueur tant attendue
Prenant son temps elle sortit
Petite pousse verte et jolie
Elle grandit, grandit, grandit
Au fil des jours, au fil des nuits.
Dans la rosée matinale
Elle déploya ses pétales
D’une rose naissant se faisant pâle,
Chantant son secret, très fière
« Je suis allée vers la lumière ».
Le cœur me bat pour les terres riches, le pays doré où les rêves murissent comme les grains de raisin.
Les grappes sont lourdes et prêtes à exploser, leur beauté te fait mettre les genoux à terre. Des cailloux blancs s'abreuvent de tes larmes, les lèvres gercées commencent à chuchoter des prières.
En haut, une montgolfière siage sur des voies célestes. Dans le jour qui brûle un lézard lèche la pierre du prophète. Les grappes attendent encore la sauvegarde.
Je reçois de tes mains le don de la terre. Ton regard suit mon regard dans les marées hautes de l'océan frappé. Nous sommes là, tous les deux, livrés à une histoire jamais à se comprendre.
Les moments s'enfilent comme des grains dans une grappe. Les anges vont arriver bientôt. C'est où la fin ?
Les dernières vibrations de cloche
viennent de retentir
dans le silence de l’abbaye,
nous enveloppant de sagesse et de paix
à l’heure des vêpres.
Elles s’étirent sur un rayon de lune
s’élèvent vers l’infini,
les voici perdues dans les nues.
L’espace en conserve les traces,
ondes silencieuses
que seuls les moines perçoivent
jusqu’à l’appel du prochain office.
Des mots tels des fruits, une récolte à dire et au-delà, la voix, son visage, sa musique : champ du vrai.
Souffle irradiant le vide, vibrations des lèvres sur l’espace, la voix, ses prémices balbutiants : enfance du Mot pour être toujours en lumière et silence.
Jachère de l’instant, à l’aveugle prendre le chemin. De bleu ou de pluie coiffer son ciel, de goudron ou de terre revêtir sa peau. Être en lui comme il est en nous. Être son voyage comme il est le notre.
Plénitude du rien, le chemin marche en nous et pas à pas donne son ailleurs
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...