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L’amour de toi est amour du monde
la colline alanguie qui effleure l’azur
la vague d’écume qui caresse la grève
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Gestes expressifs à deviner
Sous un regard indifférent
Nudité à même la peau
La marque du songe en offrande
Et l’intemporalité du corps alité
Appel sous ses lèvres closes
L’odeur suave et sereine de la saveur
Sur un coussin à la fois ferme et souple
Le mouvement sans suite jusqu’à l’extase
©Gérard Leyzieux
Poèmes extraits du recueil « Et langue disparaît » paru aux éditions Stellamaris (2018)
(http://editionsstellamaris.blogspot.com/2018/09/et-langue-disparait.html)
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C'est midi dans la cour ; j'écris, le fumier glousse,
Un chien jappe, un frelon rit, deux scieurs de long
Font un grincement brun sur un grincement blond.
Et pourtant quelle harmonie étrange et douce.
Ce matin mes souliers sont verts de mousse :
J'ai couru par les bois, déclamant du Villon.
Et j'ai eu des terreurs blanches de papillon
Sur ma coiffe trouée, pour ma pipe rousse.
J'ai demandé -ce que tu sais bien- un sujet
De comédie à plus d'un chêne qui songeait :
Tous ne m'ont fait que des réponses évasives.
Alors j'ai dû cueillir çà et là quelques vers
Car mon passage fit parfois des taillis verts
Jaillir de blonds essaims de rimes paladines.
(ossia=maladives)
©Pierre MIRONER
POÉSIES-Ed. menu fretin
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Tu es de chaque côté du miroir fissuré
même si tu ne vois qu’un fragment
étrange parfois,
tu es resté dans ses eaux, murmure d’été,
neiges éloignées, source d’un infini
commencement dans mes eaux,
la ligne qui fissure le miroir en deux
n’est que le souffle du pâle étranger
qui ne peut rompre l’entier,
seulement refaire sans cesse
le commencement
comme un retour au miracle.
©Sonia Elvireanu
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La guerre de Troie - Sculpture de Liliane Caumont
Poème dédié à Liliane Caumont, pour sa sculpture « La guerre de Troie. »
La guerre de Troie,
Légende homérique ou réalité ?
A l’origine se profile une femme
Belle à damner les âmes,
L’aveugle crédulité des hommes,
L’orgueil, la passion, la jalousie,
Anéantiront la cité troyenne,
Pilleront les joyaux de la reine,
Le feu s’étendra à la terre
Sur les ruines d’un lointain passé.
Reviendra encore l’ombre du pouvoir,
La folie chronique et pandémique
De la sempiternelle désolation,
L’histoire sans cesse se renouvelle,
Génocide des innocents
Subissant l’opprobre et l’anathème,
Ce sont toujours et encore
Les temps mauvais recommencés,
Les ventres de femmes exsangues,
Les visages de l’effroi face
A l’avancée mortifère des boucliers,
Les yeux stigmatisés
Des mères pleurant leurs enfants
Recouverts de froids linceuls.
La fiancée du vent
Interroge le temps,
Afin de porter simplement
Un regard nouveau sur la vie,
Où l’œuvre prendra tout son sens
En rejetant le spectre de la guerre,
Des exactions, des ignorances, des différences,
Généré par l’épopée humaine.
©Michel Bénard.
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/image%2F0992079%2F20221122%2Fob_c7f151_amour.jpg)
j’avais tant à lui offrir
mais elle est passée
sans me voir
sans me regarder
et moi, coeur brisé
je m’en suis retourné
la vie est cruelle
à qui sait aimer
dans une époque
de fer et de cruauté
où on admire l’avoir
mais si peu l’être
nul n’est parfait
nous le savons bien
mais si aux femmes
nous offrons
toujours le respect
pourquoi n’être pas aimé
je l’ai tant attendu
l’amoureuse inconnue
qui me parlait
depuis l’éther
de l’univers
du ciel ou de l’enfer
je l’ai trop attendue
à en user
au jour le jour
mes blancs cheveux
et mes espérances
trop folles
je l’attendrai encore
au cas où
par miracle
elle entendrait
la voix de mon coeur
qui l’appelle toujours
je l’attendrai
au-delà de la vie
au coeur du néant
puisque jamais
l’amour ne meurt
son parfum toujours demeure
©Jean Dornac
Lannion, le 21 novembre 2022
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Dessin de Jeanne Champel Grenier
Bleu, le ciel d'amplitude inespérée
Blanche, la terre sous les reins
Brûlante l'épée du soleil
Entre les branches d'orangers
Qui filtrent les rayons de feu
Au loin le duende des vagues
Sous leur résille de sel
Et par tièdes et tendres rafales
Le moussant parfum du jasmin
Qui déborde des jardins
Seul dans un corps en feu
Danse un cœur Carmen
Et son éventail qui vibre
Au filigrane orgueilleux
Du dangereux l'équilibre
Entre ollé et amen
Incluse dans la terre des ancêtres
Grenade au profond d'une fleur
Chuchoter et s'emplir le cœur
Des ''Légendes du Guatémala''
Castagnettes et guitarillas
De Miguel Angel Asturias
Rouge, le ciel d'amplitude dévoilée
Rouge, la terre sous les reins
Rouge, l'épée du soleil
Et sentir vibrer sur ses tempes
Les cigales des maracas
Et le son des bandjos
De Chichicasténango
© Jeanne CHAMPEL GRENIER
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/image%2F0992079%2F20221120%2Fob_609019_701a07866fda320fc9ab0443e549fc39.jpg)
N’est-ce pas dans la mémoire
qu’il faut chercher un abri
c’est un refuge commode
et lâche diront certains
Je n’en sais pas de meilleur
et les heures difficiles
je ne puis les accepter
qu’en usant de subterfuge
Ce qui fut ne sera plus
c’est bien vrai quoi que l’on fasse
mais on peut se lamenter
il ne dépend que de nous
de goûter ce qu’il en reste
Un souvenir heureux ne peut pas être volé
©Louis Delorme
Extrait du recueil imprimé par Louis Delorme lui-même, recueil nommé : « Le point de rupture »
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