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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 07:35

 


L’amour de toi est amour du monde
le désir de t’aimer est vibrant de vie
 
Ta grâce est le souffle du vent qui caresse l’épi
le soleil du matin qui joue dans le feuillage
la colline alanguie qui effleure l’azur
 
Ta joie est l’oiseau virevoltant
éperdu d’amour à l’aile de l’oiselle
 
Ta tendresse est l’enfant au sein de sa mère
la vague d’écume qui caresse la grève
le ciel rose et or au jour finissant
 
Ta beauté est la beauté du monde
empreinte de pluies et de vents
de soleils frais éclos au matin
de nuits, havres de baisers ardents
 
L’amour de toi est amour du monde
en t’étreignant, je l’embrasse
nos baisers sont nuages, nos caresses sont jours
notre désir est nuits
 
©  Bernard Delpech                  
 
 
 
 

 
 
 
 
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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 07:27


 

Gestes expressifs à deviner
Sous un regard indifférent
Nudité à même la peau
La marque du songe en offrande
Et l’intemporalité du corps alité
Appel sous ses lèvres closes
L’odeur suave et sereine de la saveur
Sur un coussin à la fois ferme et souple
Le mouvement sans suite jusqu’à l’extase   

©Gérard Leyzieux


Poèmes extraits du recueil « Et langue disparaît » paru aux éditions Stellamaris (2018)
(http://editionsstellamaris.blogspot.com/2018/09/et-langue-disparait.html)    
 

 

 

 

 

 

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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 07:27


 

 

C'est midi dans la cour ; j'écris, le fumier glousse,
Un chien jappe, un frelon rit, deux scieurs de long
Font un grincement brun sur un grincement blond.
Et pourtant quelle harmonie étrange et douce.

 

Ce matin mes souliers sont verts de mousse :
J'ai couru par les bois, déclamant du Villon.
Et j'ai eu des terreurs blanches de papillon
Sur ma coiffe trouée, pour ma pipe rousse.

 

J'ai demandé -ce que tu sais bien- un sujet
De comédie à plus d'un chêne qui songeait :
Tous ne m'ont fait que des réponses évasives.

 

Alors j'ai dû cueillir çà et là quelques vers
Car mon passage fit parfois des taillis verts
Jaillir de blonds essaims de rimes paladines.
                                          (ossia=maladives)

 

©Pierre MIRONER
POÉSIES-Ed. menu fretin
 
       

 

 

 

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 07:30


 

Tu es de chaque côté du miroir fissuré
même si tu ne vois qu’un fragment
étrange parfois,

 

tu es resté dans ses eaux, murmure d’été,
neiges éloignées, source d’un infini
commencement dans mes eaux,

la ligne qui fissure le miroir en deux
n’est que le souffle du pâle étranger
qui ne peut rompre l’entier,

seulement refaire sans cesse
le commencement
comme un retour au miracle.

 

 ©Sonia Elvireanu                           
 
 
 

 

 

 

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 07:42
Voilà ta gueule, la mort ! Tu n’es que laideur, nous ne t’aimons pas, retourne d’où tu viens ! (J. Dornac)
 

La vie, on doit la prendre comme elle vient. On peut aussi la refaire et être persuadé que tant qu’elle est présente, il y a de l’espoir. La mort, elle, au contraire,
vous ne l’entendrez en aucun cas vous souhaiter « Bonne année » ou « Bonne santé ». Avec elle, on ne peut rien prévoir.
C’est une redoutable calculatrice.

Étant donné qu’elle a toujours élaboré ses plans
en procédant par élimination,
on ne devrait jamais l’écrire autrement qu’en abrégé. L’idéal serait de lui attribuer
tellement de mauvais points qu’elle aurait droit à une correction bien méritée
et en prendrait du coup pour son grade.
Sachant qu’il est impossible d’en finir avec elle,
au moins aurions-nous l’opportunité de l’humilier
à nos risques et périls
en l’exposant à la risée du monde entier.
 
©Michel Duprez                                    
 
 
 
 
 
 
 
 
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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 07:41

La guerre de Troie - Sculpture de Liliane Caumont

 

Poème dédié à Liliane Caumont, pour sa sculpture « La guerre de Troie. »

 

 


La guerre de Troie,
Légende homérique ou réalité ?
A l’origine se profile une femme
Belle à damner les âmes,
L’aveugle crédulité des hommes,
L’orgueil, la passion, la jalousie,
Anéantiront la cité troyenne,
Pilleront les joyaux de la reine,
Le feu s’étendra à la terre
Sur les ruines d’un lointain passé.
Reviendra encore l’ombre du pouvoir,
La folie chronique et pandémique
De la sempiternelle désolation,
L’histoire sans cesse se renouvelle,
Génocide des innocents
Subissant l’opprobre et l’anathème,   
Ce sont toujours et encore
Les temps mauvais recommencés,
Les ventres de femmes exsangues,
Les visages de l’effroi face
A l’avancée mortifère des boucliers,
Les yeux stigmatisés
Des mères pleurant leurs enfants
Recouverts de froids linceuls.
La fiancée du vent
Interroge le temps,
Afin de porter simplement
Un regard nouveau sur la vie,
Où l’œuvre prendra tout son sens
En rejetant le spectre de la guerre,
Des exactions, des ignorances, des différences,
Généré par l’épopée humaine.


©Michel Bénard.                      
 
 

 

 

 

 

 

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 07:40
Photo Jdornac©

 
Un oiseau donne naissance à la lune
Un oiseau amincit mon chagrin
Un oiseau m’ouvre le chemin des étoiles
Un oiseau m’annonce que tu seras là demain
 
~*~
 
Un uccello infonde la vita alla luna
Un uccello attenua il mio dispiacere
Un uccello mi apre il cammino delle stelle
Un uccello mi annuncia che tu sarai qui domani
 

Ode©

Extraits du recueil Médaillons poétiques
 
Medaglioni poetici Extraits du recueil du même nom par Ode,
traduction de Mario Selvaggio Édizioni Universitarie Roma
     
 
 
 
 
 
 
 

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 07:42


 

 

j’avais tant à lui offrir
mais elle est passée
sans me voir
sans me regarder
et moi, coeur brisé
je m’en suis retourné

la vie est cruelle
à qui sait aimer
dans une époque
de fer et de cruauté
où on admire l’avoir
mais si peu l’être

nul n’est parfait
nous le savons bien
mais si aux femmes
nous offrons
toujours le respect
pourquoi n’être pas aimé

je l’ai tant attendu
l’amoureuse inconnue
qui me parlait
depuis l’éther
de l’univers
du ciel ou de l’enfer

je l’ai trop attendue
à en user
au jour le jour
mes blancs cheveux
et mes espérances
trop folles

je l’attendrai encore
au cas où
par miracle
elle entendrait
la voix de mon coeur
qui l’appelle toujours

je l’attendrai
au-delà de la vie
au coeur du néant
puisque jamais
l’amour ne meurt
son parfum toujours demeure
 

©Jean Dornac
Lannion, le 21 novembre 2022            
 
 
 
 

 

 

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 07:36


Dessin de Jeanne Champel Grenier

 

Bleu, le ciel d'amplitude inespérée
Blanche, la terre sous les reins
Brûlante l'épée du soleil
Entre les branches d'orangers
Qui filtrent les rayons de feu

Au loin le duende des vagues
Sous leur résille de sel
Et par tièdes et tendres rafales
Le moussant parfum du jasmin
Qui déborde des jardins

Seul dans un corps en feu
Danse un cœur Carmen
Et son éventail qui vibre
Au filigrane orgueilleux
Du dangereux l'équilibre
Entre ollé et amen

Incluse dans la terre des ancêtres
Grenade au profond d'une fleur
Chuchoter et s'emplir le cœur
Des ''Légendes du Guatémala''
Castagnettes et guitarillas
De Miguel Angel Asturias

Rouge, le ciel d'amplitude dévoilée
Rouge, la terre sous les reins
Rouge, l'épée du soleil
Et sentir vibrer sur ses tempes
Les cigales des maracas
Et le son des bandjos
De Chichicasténango  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER                              
 
 
 
 

 

 

 

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 07:47


 


N’est-ce pas dans la mémoire
qu’il faut chercher un abri
c’est un refuge commode
et lâche diront certains

Je n’en sais pas de meilleur
et les heures difficiles
je ne puis les accepter
qu’en usant de subterfuge

Ce qui fut ne sera plus
c’est bien vrai quoi que l’on fasse
mais on peut se lamenter
il ne dépend que de nous
de goûter ce qu’il en reste

Un souvenir heureux ne peut pas être volé

 

©Louis Delorme    

Extrait du recueil imprimé par Louis Delorme lui-même, recueil nommé : « Le point de rupture »
 
     

 

 

 

 


 
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